Samedi 7 février 2025
Saint-Leu-la-Forêt
"Les Amis de la librairie À la Page" de Saint-Leu-la-Forêt organise une rencontre dédicace avec la romancière Françoise Henry. N'hésitez pas à venir à ce nouveau rendez-vous littéraire !
Présentation de la romancière (extrait communiqué de presse)
Françoise Henry revient à Saint-Leu pour nous présenter son dernier opus, Comme un oiseau sans ailes. C’est le dernier d’une longue série (12 livres déjà parus à ce jour) qui sonne un peu différemment : certes, la romancière revient là aussi sur la matière fragile et précieuse de la mémoire familiale qui nous constitue et nous colore mais là, Françoise Henry va plus loin, avec délicatesse, faisant le portrait croisé, en vis-à-vis, des deux figures parentales, avec celle de la mère au premier plan.
Mettre sa mère en lumière, c’est aussi donner la parole à un être que l’on connaît par fragments, par ouïe dire, sans certitude, où les pans de notre propre histoire se mélangent avec ceux de celle que l’on a aimée sans vraiment la connaître. D’où le pari de ce roman, intimiste, voire intime, qui engage la narratrice plus que tous les autres. Le prologue tout d’abord, onirique et existentiel, avec le père en veilleur des songes. Puis l’incipit, fulgurant, qui scelle le destin symbolique d’une femme foudroyée qui est sa mère. On sait alors, au fil du texte, que la narratrice veillera à ne pas être sacrilège tout en en disant beaucoup, sur eux et sur elle, avec la tendresse de celle qui a tout compris, après : elle fait parler celle qui n’a pas toujours eu droit à la parole et celui qui reste dans l’économie des mots. Pour leur être plus fidèle, la narratrice, jouant entre roman, récit et autobiographie, procède par touches, comme un peintre, et nous emmène dans son aquarelle. Sa mère, brillante, « vibrante », rejoint toutes ces femmes au foyer qui n’ont apparemment pas d’histoire, « pas voix au chapitre » et que la littérature fait parler.
Pas de banalité pourtant ; on comprend à demi-mots le poids mais aussi la beauté du quotidien quand il s’allie à la force des âmes ardentes qui s’évadent, coûte que coûte. On dépasse de loin la seule problématique sociologique des mères au foyer, vivant dans l’ombre d’un époux attentionné mais absorbé par les contraintes et les valorisations de l’activité professionnelle. Avec ce récit, la narratrice évoque, rend hommage, donne la voix à celle qui n’a pas pu prendre son envol mais qui trouve des espaces de liberté pour respirer : cette mère aimante aurait pu dire comme le poète de l’Horizon chimérique : « Car j’ai de grands départs inassouvis en moi ».
Comme un oiseau sans ailes est un grand livre que nous vous invitons à ouvrir avec Françoise, comme on ouvre ses ailes, le 7 février prochain.
Samedi 7 février 2026 à 17 h - Librairie "À la page 2001" 16 rue du Général Leclerc Saint-Leu-la-Forêt – Entrée libre.
Samedi 7 février 2025
Saint-Leu-la-Forêt
"Les Amis de la librairie À la Page" de Saint-Leu-la-Forêt organise une rencontre dédicace avec la romancière Françoise Henry. N'hésitez pas à venir à ce nouveau rendez-vous littéraire !
Présentation de la romancière (extrait communiqué de presse)
Françoise Henry revient à Saint-Leu pour nous présenter son dernier opus, Comme un oiseau sans ailes. C’est le dernier d’une longue série (12 livres déjà parus à ce jour) qui sonne un peu différemment : certes, la romancière revient là aussi sur la matière fragile et précieuse de la mémoire familiale qui nous constitue et nous colore mais là, Françoise Henry va plus loin, avec délicatesse, faisant le portrait croisé, en vis-à-vis, des deux figures parentales, avec celle de la mère au premier plan.
Mettre sa mère en lumière, c’est aussi donner la parole à un être que l’on connaît par fragments, par ouïe dire, sans certitude, où les pans de notre propre histoire se mélangent avec ceux de celle que l’on a aimée sans vraiment la connaître. D’où le pari de ce roman, intimiste, voire intime, qui engage la narratrice plus que tous les autres. Le prologue tout d’abord, onirique et existentiel, avec le père en veilleur des songes. Puis l’incipit, fulgurant, qui scelle le destin symbolique d’une femme foudroyée qui est sa mère. On sait alors, au fil du texte, que la narratrice veillera à ne pas être sacrilège tout en en disant beaucoup, sur eux et sur elle, avec la tendresse de celle qui a tout compris, après : elle fait parler celle qui n’a pas toujours eu droit à la parole et celui qui reste dans l’économie des mots. Pour leur être plus fidèle, la narratrice, jouant entre roman, récit et autobiographie, procède par touches, comme un peintre, et nous emmène dans son aquarelle. Sa mère, brillante, « vibrante », rejoint toutes ces femmes au foyer qui n’ont apparemment pas d’histoire, « pas voix au chapitre » et que la littérature fait parler.
Pas de banalité pourtant ; on comprend à demi-mots le poids mais aussi la beauté du quotidien quand il s’allie à la force des âmes ardentes qui s’évadent, coûte que coûte. On dépasse de loin la seule problématique sociologique des mères au foyer, vivant dans l’ombre d’un époux attentionné mais absorbé par les contraintes et les valorisations de l’activité professionnelle. Avec ce récit, la narratrice évoque, rend hommage, donne la voix à celle qui n’a pas pu prendre son envol mais qui trouve des espaces de liberté pour respirer : cette mère aimante aurait pu dire comme le poète de l’Horizon chimérique : « Car j’ai de grands départs inassouvis en moi ».
Comme un oiseau sans ailes est un grand livre que nous vous invitons à ouvrir avec Françoise, comme on ouvre ses ailes, le 7 février prochain.
Samedi 7 février 2026 à 17 h - Librairie "À la page 2001" 16 rue du Général Leclerc Saint-Leu-la-Forêt – Entrée libre.
Vous appréciez le Journal de François ? Soutenez-le ! Merci.
Retourner à la page d'accueil - Retourner à la page "Agenda"
Vous appréciez le Journal de François ? Soutenez-le ! Merci.
Aucun commentaire