L’équipe des Toiles de Saint-Gratien accueille les réalisateurs Colas et Mathias Rifkiss, ainsi que le comédien Sébastien Chassagne pour une avant-première prometteuse de leur film "La petite graine".
Récemment, Sébastien Chassagne s’est distingué dans le film de Martin Jauvat, "Baise‑en‑ville", où il incarnait le mémorable patron de l’entreprise Allo Nettoyo.
Synopsis
Denis et Céline rêvent d’avoir un enfant. Après des années d’inséminations artificielles infructueuses, ils se lancent dans le plan de la dernière chance : demander à Piche, un ancien camarade de classe dont Denis était le souffre-douleur, de les aider.
Un film de Mathias et Colas Rifkiss avec Sébastien Chassagne, Louise Massin, Oussama Kheddam…
Vendredi 10 avril2026 à 20h15 – Cinéma "Les Toiles" place François Truffaut Saint-Gratien – Réservation en ligne ou prévente à la caisse du cinéma.
Bonus : propos de Colas et Mathias Rifkiss, réalisateurs de "La petite graine"
Depuis vos débuts avec "Passage(s)" (2004), deux thèmes traversent votre cinéma : la transmission familiale et la hantise de la sélection des individus. Avec "La Petite Graine", vous opérez la synthèse des deux…
Colas : Cela vient sans doute de notre position sociale provinciale. Nous nous sommes toujours interrogés sur le positionnement de l’être humain dans son environnement. La dernière cellule un peu inattaquable, malgré ses dysfonctionnements, c’est la famille, le couple, l’amour. Tous nos films traitent de la manière dont on se fait une place parmi les siens.
Mathias : Tout système coercitif, politique ou sociétal a un impact dévastateur dans la cellule proche. C’est ce qu’on aime radiographier : comment un élément extérieur vient télescoper cette cellule familiale.
Comment, en voulant traiter de sujets aussi importants, en vient-on à la comédie ?
Mathias : Notre père, issu d’une famille très modeste émigrée des pays de l’Est, était le premier des siens à avoir eu un vrai salaire. Ses parents possédaient très peu. Pourtant, il riait toujours, c’était son arme contre le désespoir.
Colas : C’est l’arme que nous avons choisie pour attaquer le système. C’est la tradition du bouffon sous le roi : se moquer des puissants, c’est aussi se moquer des mécanismes sociaux et de nous-mêmes.
Notre premier court métrage parlait de la Solution finale. Quand on a appris que notre grand-mère était passée en zone libre avec son chat dans un panier et qu’elle avait croisé un Anglais parachuté dans un arbre, c’était presque Alice au pays des merveilles. Ce n’est pas drôle, mais c’est une drôle de vie.
"La Charge mentale", le court métrage qui a donné naissance à "La Petite Graine", portait sur l’injonction au couple parfait. Nous en parlions parce que c’est notre lot quotidien : dans nos couples respectifs, nous n’avons pas d’enfants. Comment gère-t-on cela face au regard social, au mépris politique ? Je pense à la fameuse conférence de presse d’Emmanuel Macron demandant un « réarmement démographique ». Nous l’avons pris comme une insulte, dire aux gens qui ont des difficultés à avoir des enfants qu’ils ne servent à rien. Plutôt que de s’en lamenter, nous avons choisi d’en faire un vrai départ de comédie.
Est-ce contre la règle ou contre la norme que vous luttez ?
Mathias : La norme impose des règles. Elle voudrait faire croire qu’il n’y en a pas, mais c’est elle-même la règle.
Colas : C’est toujours facile de gagner un jeu quand c’est soi-même qui fixe les règles. Créer une norme, c’est le meilleur moyen de confiner les gens à un seul modèle social. Mais ne pas pouvoir adhérer à cette normalité peut s’avérer une bénédiction : si l’on dispose d’assez d’humour et de recul, c’est une aubaine pour réinventer sa vie. C’était le leitmotiv de ce premier long métrage : comment réenchanter le couple quand on n’a pas d’enfant ? Tu pars de très loin, mais en regardant différemment, le verre à moitié vide peut devenir à moitié plein.
(extrait dossier de presse)
L’équipe des Toiles de Saint-Gratien accueille les réalisateurs Colas et Mathias Rifkiss, ainsi que le comédien Sébastien Chassagne pour une avant-première prometteuse de leur film "La petite graine".
Récemment, Sébastien Chassagne s’est distingué dans le film de Martin Jauvat, "Baise‑en‑ville", où il incarnait le mémorable patron de l’entreprise Allo Nettoyo.
Synopsis
Denis et Céline rêvent d’avoir un enfant. Après des années d’inséminations artificielles infructueuses, ils se lancent dans le plan de la dernière chance : demander à Piche, un ancien camarade de classe dont Denis était le souffre-douleur, de les aider.
Un film de Mathias et Colas Rifkiss avec Sébastien Chassagne, Louise Massin, Oussama Kheddam…
Vendredi 10 avril2026 à 20h15 – Cinéma "Les Toiles" place François Truffaut Saint-Gratien – Réservation en ligne ou prévente à la caisse du cinéma.
Bonus : propos de Colas et Mathias Rifkiss, réalisateurs de "La petite graine"
Depuis vos débuts avec "Passage(s)" (2004), deux thèmes traversent votre cinéma : la transmission familiale et la hantise de la sélection des individus. Avec "La Petite Graine", vous opérez la synthèse des deux…
Colas : Cela vient sans doute de notre position sociale provinciale. Nous nous sommes toujours interrogés sur le positionnement de l’être humain dans son environnement. La dernière cellule un peu inattaquable, malgré ses dysfonctionnements, c’est la famille, le couple, l’amour. Tous nos films traitent de la manière dont on se fait une place parmi les siens.
Mathias : Tout système coercitif, politique ou sociétal a un impact dévastateur dans la cellule proche. C’est ce qu’on aime radiographier : comment un élément extérieur vient télescoper cette cellule familiale.
Comment, en voulant traiter de sujets aussi importants, en vient-on à la comédie ?
Mathias : Notre père, issu d’une famille très modeste émigrée des pays de l’Est, était le premier des siens à avoir eu un vrai salaire. Ses parents possédaient très peu. Pourtant, il riait toujours, c’était son arme contre le désespoir.
Colas : C’est l’arme que nous avons choisie pour attaquer le système. C’est la tradition du bouffon sous le roi : se moquer des puissants, c’est aussi se moquer des mécanismes sociaux et de nous-mêmes.
Notre premier court métrage parlait de la Solution finale. Quand on a appris que notre grand-mère était passée en zone libre avec son chat dans un panier et qu’elle avait croisé un Anglais parachuté dans un arbre, c’était presque Alice au pays des merveilles. Ce n’est pas drôle, mais c’est une drôle de vie.
"La Charge mentale", le court métrage qui a donné naissance à "La Petite Graine", portait sur l’injonction au couple parfait. Nous en parlions parce que c’est notre lot quotidien : dans nos couples respectifs, nous n’avons pas d’enfants. Comment gère-t-on cela face au regard social, au mépris politique ? Je pense à la fameuse conférence de presse d’Emmanuel Macron demandant un « réarmement démographique ». Nous l’avons pris comme une insulte, dire aux gens qui ont des difficultés à avoir des enfants qu’ils ne servent à rien. Plutôt que de s’en lamenter, nous avons choisi d’en faire un vrai départ de comédie.
Est-ce contre la règle ou contre la norme que vous luttez ?
Mathias : La norme impose des règles. Elle voudrait faire croire qu’il n’y en a pas, mais c’est elle-même la règle.
Colas : C’est toujours facile de gagner un jeu quand c’est soi-même qui fixe les règles. Créer une norme, c’est le meilleur moyen de confiner les gens à un seul modèle social. Mais ne pas pouvoir adhérer à cette normalité peut s’avérer une bénédiction : si l’on dispose d’assez d’humour et de recul, c’est une aubaine pour réinventer sa vie. C’était le leitmotiv de ce premier long métrage : comment réenchanter le couple quand on n’a pas d’enfant ? Tu pars de très loin, mais en regardant différemment, le verre à moitié vide peut devenir à moitié plein.
(extrait dossier de presse)
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