Le Moulin de Sannois rouvre ses portes le premier dimanche de chaque mois (sauf en juillet et août), ainsi que lors des Journées européennes des Moulins et du Patrimoine Meulier. C’est l’occasion idéale de découvrir ou redécouvrir ce monument emblématique de la Vallée de Montmorency.
Un guide-conférencier vous fera explorer tous les secrets du moulin : de la fabrication de la farine à son mécanisme interne, le Moulin n’aura bientôt plus de secrets pour vous !
Bien communal depuis 1936, le Moulin est inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques depuis 1975. Situé à 162 m d’altitude, sur la colline du Mont Trouillet, il offre un large panorama sur les environs.
Sur ce site classé depuis 1934 se trouve également la Maison du Meunier, ancienne guinguette devenue bien communal en 1978.
Dimanches 5 avril, 3 mai, 7 juin, 6 septembre, 4 octobre 2026 de 14h à 19h – Moulin 26 rue des Moulins Sannois - Tarif : 6 €, réduit : 4 €, gratuit pour les moins de 6 ans.
Bonus : zoom sur le Moulin de Sannois
Visiter le Moulin de Sannois, c’est l’occasion unique de découvrir et de faire découvrir à vos proches tous les secrets d’un monument historique d’exception. Dès l’entrée, vous serez impressionné par la précision remarquable des mécanismes et par le rôle historique majeur qu’a joué ce moulin au fil des siècles.
Construit en 1759 par François Roger, vigneron à Franconville, le moulin est inscrit à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques depuis 1975. Il existe deux grandes catégories de moulins à vent : le moulin à tour, de type "Moulin de Daudet", et le moulin à pivot, dont "notre" Moulin de Sannois est tout à fait représentatif. Il est même le plus imposant de sa catégorie en France : sa poutre centrale, servant de pivot, mesure six mètres de haut, est taillée dans un unique chêne vieux de 500 ans, et l’ensemble de la structure dépasse les 40 tonnes !
La visite de l’intérieur du moulin permet d’admirer le fascinant mécanisme qui transforme la force du vent en énergie mécanique destinée à moudre le grain. Mais au-delà de la prouesse technique, c’est aussi un véritable témoignage du passé qui s’offre aux visiteurs, un patrimoine précieusement conservé et transmis à travers les générations.
Grâce aux nombreuses restaurations réalisées au fil du temps — la plus récente datant de 2007 — le Moulin de Sannois figure aujourd’hui parmi les moulins les mieux conservés de France.
Présentation du moulin (réalisée par Denise Bobard Paulard et Gérard Ducoeur – extrait du site de l'association de Valmorency)
Il existe deux grandes catégories de moulins à vent : le moulin du type "moulin tour" et celui dit "à pivot" appelé aussi "chandelier".
Le moulin de Sannois fait partie de cette seconde catégorie. Il est même le plus important de France, par sa taille. La poutre centrale qui sert de pivot atteint une hauteur de six mètres. Elle est d’un seul tenant, taillée dans un bois de chêne vieux de cinq cents ans. L’ensemble de la cage sur son piédestal pèse trente-six tonnes. L’édifice réalisé tout en bois repose sur quatre dés en maçonnerie. Ses ailes mesurent vingt-deux mètres d’envergure.
L’extérieur
La cage du bâtiment, réalisée tout en bois, repose sur un socle en maçonnerie, servant de support à l’édifice. Pour la cage, toutes les parties neuves ont été faites à partir de chênes âgés de deux-cents ans. Quant au bardeau de châtaignier qui constitue la couverture du moulin, il a été fendu à la main, pour mieux résister aux intempéries.
Pour accéder à l’intérieur du moulin, il faut emprunter un escalier extérieur. Il comporte une queue de 13 mètres : il s’agit d’une longue pièce de bois qu’utilisaient le meunier et ses aides pour orienter la cage dans le sens du vent. Parfois, ils se servaient d’un treuil, ou bien ils attelaient des chevaux à la queue du moulin.
L’intérieur
Au sommet de l’escalier, le visiteur pénètre dans la cage dont la partie centrale est occupée par le pivot ou bourdon. Cette pièce de bois date de cinq cents ans (c. 1650). Sa hauteur est de six mètres.
Une fois dans la « chambre du meunier », on peut admirer le grand coffre où sont placées les deux meules : l’une fixe (gisante), l’autre mobile (courante). Elles écrasent le grain pour le réduire en farine. La source d’énergie provient du pignon conique, fixé sur l’arbre des meules, qu’entraîne lerouet (grande roue dentée), monté lui-même sur l’arbre de couche où sont fixées les ailes, munies de voiles, entraînées par la force potentielle du vent.
Le rouet, pièce maîtresse du mécanisme, doit pouvoir résister à l’usure. C’est pour cette raison que ses dents (alluchons) sont réalisées en cormier (bois très dur). Le meunier devait cependant lubrifier ces engrenages à la graisse, pour assurer leur longévité.
Le système de freinage, adapté au rouet, est composé d’un ruban métallique et de patins en bois. Un système ingénieux, appelé le « monte-sacs », était également mû par l’intermédiaire du rouet. Il facilitait le travail du meunier, qui devait principalement surveiller ses meules.
Les artisans de jadis étaient très ingénieux, ils ont su transformer la force du vent, pour la mettre au service de l’homme, en améliorant la vie quotidienne des paysans, et en développant la production agricole.
Denise Bobard-Paulard, avec une contributions de Gérard Ducoeur, mai 2009
Le Moulin de Sannois rouvre ses portes le premier dimanche de chaque mois (sauf en juillet et août), ainsi que lors des Journées européennes des Moulins et du Patrimoine Meulier. C’est l’occasion idéale de découvrir ou redécouvrir ce monument emblématique de la Vallée de Montmorency.
Un guide-conférencier vous fera explorer tous les secrets du moulin : de la fabrication de la farine à son mécanisme interne, le Moulin n’aura bientôt plus de secrets pour vous !
Bien communal depuis 1936, le Moulin est inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques depuis 1975. Situé à 162 m d’altitude, sur la colline du Mont Trouillet, il offre un large panorama sur les environs.
Sur ce site classé depuis 1934 se trouve également la Maison du Meunier, ancienne guinguette devenue bien communal en 1978.
Dimanches 5 avril, 3 mai, 7 juin, 6 septembre, 4 octobre 2026 de 14h à 19h – Moulin 26 rue des Moulins Sannois - Tarif : 6 €, réduit : 4 €, gratuit pour les moins de 6 ans.
Bonus : zoom sur le Moulin de Sannois
Visiter le Moulin de Sannois, c’est l’occasion unique de découvrir et de faire découvrir à vos proches tous les secrets d’un monument historique d’exception. Dès l’entrée, vous serez impressionné par la précision remarquable des mécanismes et par le rôle historique majeur qu’a joué ce moulin au fil des siècles.
Construit en 1759 par François Roger, vigneron à Franconville, le moulin est inscrit à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques depuis 1975. Il existe deux grandes catégories de moulins à vent : le moulin à tour, de type "Moulin de Daudet", et le moulin à pivot, dont "notre" Moulin de Sannois est tout à fait représentatif. Il est même le plus imposant de sa catégorie en France : sa poutre centrale, servant de pivot, mesure six mètres de haut, est taillée dans un unique chêne vieux de 500 ans, et l’ensemble de la structure dépasse les 40 tonnes !
La visite de l’intérieur du moulin permet d’admirer le fascinant mécanisme qui transforme la force du vent en énergie mécanique destinée à moudre le grain. Mais au-delà de la prouesse technique, c’est aussi un véritable témoignage du passé qui s’offre aux visiteurs, un patrimoine précieusement conservé et transmis à travers les générations.
Grâce aux nombreuses restaurations réalisées au fil du temps — la plus récente datant de 2007 — le Moulin de Sannois figure aujourd’hui parmi les moulins les mieux conservés de France.
Présentation du moulin (réalisée par Denise Bobard Paulard et Gérard Ducoeur – extrait du site de l'association de Valmorency)
Il existe deux grandes catégories de moulins à vent : le moulin du type "moulin tour" et celui dit "à pivot" appelé aussi "chandelier".
Le moulin de Sannois fait partie de cette seconde catégorie. Il est même le plus important de France, par sa taille. La poutre centrale qui sert de pivot atteint une hauteur de six mètres. Elle est d’un seul tenant, taillée dans un bois de chêne vieux de cinq cents ans. L’ensemble de la cage sur son piédestal pèse trente-six tonnes. L’édifice réalisé tout en bois repose sur quatre dés en maçonnerie. Ses ailes mesurent vingt-deux mètres d’envergure.
L’extérieur
La cage du bâtiment, réalisée tout en bois, repose sur un socle en maçonnerie, servant de support à l’édifice. Pour la cage, toutes les parties neuves ont été faites à partir de chênes âgés de deux-cents ans. Quant au bardeau de châtaignier qui constitue la couverture du moulin, il a été fendu à la main, pour mieux résister aux intempéries.
Pour accéder à l’intérieur du moulin, il faut emprunter un escalier extérieur. Il comporte une queue de 13 mètres : il s’agit d’une longue pièce de bois qu’utilisaient le meunier et ses aides pour orienter la cage dans le sens du vent. Parfois, ils se servaient d’un treuil, ou bien ils attelaient des chevaux à la queue du moulin.
L’intérieur
Au sommet de l’escalier, le visiteur pénètre dans la cage dont la partie centrale est occupée par le pivot ou bourdon. Cette pièce de bois date de cinq cents ans (c. 1650). Sa hauteur est de six mètres.
Une fois dans la « chambre du meunier », on peut admirer le grand coffre où sont placées les deux meules : l’une fixe (gisante), l’autre mobile (courante). Elles écrasent le grain pour le réduire en farine. La source d’énergie provient du pignon conique, fixé sur l’arbre des meules, qu’entraîne lerouet (grande roue dentée), monté lui-même sur l’arbre de couche où sont fixées les ailes, munies de voiles, entraînées par la force potentielle du vent.
Le rouet, pièce maîtresse du mécanisme, doit pouvoir résister à l’usure. C’est pour cette raison que ses dents (alluchons) sont réalisées en cormier (bois très dur). Le meunier devait cependant lubrifier ces engrenages à la graisse, pour assurer leur longévité.
Le système de freinage, adapté au rouet, est composé d’un ruban métallique et de patins en bois. Un système ingénieux, appelé le « monte-sacs », était également mû par l’intermédiaire du rouet. Il facilitait le travail du meunier, qui devait principalement surveiller ses meules.
Les artisans de jadis étaient très ingénieux, ils ont su transformer la force du vent, pour la mettre au service de l’homme, en améliorant la vie quotidienne des paysans, et en développant la production agricole.
Denise Bobard-Paulard, avec une contributions de Gérard Ducoeur, mai 2009
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