Vendredi 16 juin, samedi 17 juin et dimanche 18 juin 2023
Montmorency
Georgeta Iuga est une célèbre peintre d'icônes sur verre. De nombreuses de ses œuvres sont présentes dans les vieilles églises en bois du Nord de la Transylvanie, région des Carpates.
Ce week-end, elle expose exceptionnellement dans la Collégiale de Montmorency. Un évènement qui va attirer tous ceux qui sont sensibles à son art et à ses icones !
Vendredi 16 juin de 19h à 20h30, samedi 17 juin de 15h à 20h30 et dimanche 18 juin 2023 de 10h30 à 14h30 - Collégiale Saint-martin 2 rue Saint-Martin Montmorency - Entrée libre.
Présentation de Georgeta Iuga (extrait communiqué de presse)
Georgeta Iuga, peintre d’icônes sur verre, renoue avec une ancienne tradition populaire du Maramures, au nord de la Transylvanie. On trouve
Archéologue et conservateur de musée honoraire, elle a débuté dans l’iconographie à la mort du dictateur communiste Ceaucescu. Toute la nuit suivante, elle l’a passée à peindre sa première icône…
Cet événement a été le déclencheur d’une vocation longtemps refoulée. Georgeta, orthodoxe, a été avec son mari Dumitru, gréco-catholique, poète réputé, parmi les principaux dissidents au communisme dans leur région.
Elle vit à Baia Mare, capitale du département du Maramures dans les montagnes du nord-ouest de la Roumanie. Francophile, elle a été exposée maintes fois en France.
L’art de l’icône sur verre est difficile et fascinant car tout est peint sur l’envers de la vitre : un premier dessin à l’encre de Chine, puis les détails des visages, les vêtements, le fond et tout à la fin, la feuille d’or et feuille d’argent. La peinture est réalisée à tempera avec des pigments de couleurs minérales en poudre (poudre d’émeraude, d’améthyste, de topaze…) liés avec de l’œuf, comme au Moyen Âge. Techniquement, c’est le contraire de l’icône byzantine sur bois.
Le tracé faussement naïf, les décors floraux, la juxtaposition des couleurs complémentaires – rouge et vert, rouge et bleu, orange et bleu – sont des constantes. Les teintes sont gaies et éclatantes. Le rouge symbolise la Foi, le jaune la lumière, le bleu le ciel, le vert la fertilité, le noir la douleur.
Il n’y a jamais deux icônes exactement semblables ; Georgeta a à ce sujet une jolie expression : « La beauté a des rythmes différents, comme les battements du cœur. »
Adam et Ève, la Vierge au Calvaire, la Crucifixion, la Nativité, l’Adoration des mages, l’Annonciation, la Tempête apaisée, la Résurrection, la Naissance de la Vierge, Élie dans le char de feu, les Chérubins, le Pressoir mystique, la Sainte Trinité, les Anges gardiens, les quatre Évangélistes, saint Georges, saint Nicolas, sont des thèmes de prédilection.
Autrefois, l’icône de Marie impératrice du Ciel (une Vierge à l’Enfant en orange et bleu) faisait partie de la dot des mariées et on la mettait dans la plus belle pièce de la maison, la « chambre de cérémonie », pour qu’elle protège la famille et la maison.
Georgeta s’inspire des icônes anciennes du Maramures, mais elle crée aussi des thèmes inspirés des fresques des célèbres monastères de Moldavie roumaine : l’Ange du jour et l’Ange de la nuit, l’Ange du temps d’après l’Apocalypse, de délicates Vierges à l’Enfant. D’autres, enfin, sont inspirées par la piété gréco-catholique comme le petit saint Jean Baptiste à l’Agneau.
En France, on connaît surtout les icônes byzantines grecques ou russes, sur bois. Mais il importe de se souvenir que bien d’autres traditions iconographiques existent ailleurs : icônes coptes d’Égypte, icônes arabes de Syrie, icônes en émail cloisonné de Géorgie, icônes éthiopiennes, enluminures sur parchemin d’Arménie…
L’icône sur verre de Roumanie est un genre à part entière, pratiqué dans les monastères orthodoxes et admis dans les églises ; elles sont absolument reconnues par l’Église orthodoxe et, si elles ne figurent pas sur l’iconostase, elles se trouvent en bonne place dans le pronaos et le naos des églises. L’origine de l’icône sur verre remonte au XVIIe siècle. Les moines de Nicula, au sud du Maramures, commencèrent à peindre ces icônes sur verre et à enseigner cet art aux paysans. L’icône sur verre s’est ensuite répandue dans le reste de la Transylvanie, dans le sud de la Pologne (région de Zakopane), en Bavière et jusqu’en Alsace.
Au Maramures les principales icônes, en signe de respect, sont drapées dans une « serviette brodée », une longue écharpe de chanvre ou de coton, brodée au point de croix de couleurs vives.
Georgeta avoue être bouleversée lorsqu’elle voit les fidèles prier devant ses icônes, transfigurant ainsi son travail d’artiste. Avec elle, la plaque de verre ne sert plus à regarder le monde extérieur : elle devient la fenêtre de l’invisible, une ouverture sur le monde spirituel, la fenêtre de l’éternité.
Vendredi 16 juin, samedi 17 juin et dimanche 18 juin 2023
Montmorency
Georgeta Iuga est une célèbre peintre d'icônes sur verre. De nombreuses de ses œuvres sont présentes dans les vieilles églises en bois du Nord de la Transylvanie, région des Carpates.
Ce week-end, elle expose exceptionnellement dans la Collégiale de Montmorency. Un évènement qui va attirer tous ceux qui sont sensibles à son art et à ses icones !
Vendredi 16 juin de 19h à 20h30, samedi 17 juin de 15h à 20h30 et dimanche 18 juin 2023 de 10h30 à 14h30 - Collégiale Saint-martin 2 rue Saint-Martin Montmorency - Entrée libre.
Présentation de Georgeta Iuga (extrait communiqué de presse)
Georgeta Iuga, peintre d’icônes sur verre, renoue avec une ancienne tradition populaire du Maramures, au nord de la Transylvanie. On trouve
Archéologue et conservateur de musée honoraire, elle a débuté dans l’iconographie à la mort du dictateur communiste Ceaucescu. Toute la nuit suivante, elle l’a passée à peindre sa première icône…
Cet événement a été le déclencheur d’une vocation longtemps refoulée. Georgeta, orthodoxe, a été avec son mari Dumitru, gréco-catholique, poète réputé, parmi les principaux dissidents au communisme dans leur région.
Elle vit à Baia Mare, capitale du département du Maramures dans les montagnes du nord-ouest de la Roumanie. Francophile, elle a été exposée maintes fois en France.
L’art de l’icône sur verre est difficile et fascinant car tout est peint sur l’envers de la vitre : un premier dessin à l’encre de Chine, puis les détails des visages, les vêtements, le fond et tout à la fin, la feuille d’or et feuille d’argent. La peinture est réalisée à tempera avec des pigments de couleurs minérales en poudre (poudre d’émeraude, d’améthyste, de topaze…) liés avec de l’œuf, comme au Moyen Âge. Techniquement, c’est le contraire de l’icône byzantine sur bois.
Le tracé faussement naïf, les décors floraux, la juxtaposition des couleurs complémentaires – rouge et vert, rouge et bleu, orange et bleu – sont des constantes. Les teintes sont gaies et éclatantes. Le rouge symbolise la Foi, le jaune la lumière, le bleu le ciel, le vert la fertilité, le noir la douleur.
Il n’y a jamais deux icônes exactement semblables ; Georgeta a à ce sujet une jolie expression : « La beauté a des rythmes différents, comme les battements du cœur. »
Adam et Ève, la Vierge au Calvaire, la Crucifixion, la Nativité, l’Adoration des mages, l’Annonciation, la Tempête apaisée, la Résurrection, la Naissance de la Vierge, Élie dans le char de feu, les Chérubins, le Pressoir mystique, la Sainte Trinité, les Anges gardiens, les quatre Évangélistes, saint Georges, saint Nicolas, sont des thèmes de prédilection.
Autrefois, l’icône de Marie impératrice du Ciel (une Vierge à l’Enfant en orange et bleu) faisait partie de la dot des mariées et on la mettait dans la plus belle pièce de la maison, la « chambre de cérémonie », pour qu’elle protège la famille et la maison.
Georgeta s’inspire des icônes anciennes du Maramures, mais elle crée aussi des thèmes inspirés des fresques des célèbres monastères de Moldavie roumaine : l’Ange du jour et l’Ange de la nuit, l’Ange du temps d’après l’Apocalypse, de délicates Vierges à l’Enfant. D’autres, enfin, sont inspirées par la piété gréco-catholique comme le petit saint Jean Baptiste à l’Agneau.
En France, on connaît surtout les icônes byzantines grecques ou russes, sur bois. Mais il importe de se souvenir que bien d’autres traditions iconographiques existent ailleurs : icônes coptes d’Égypte, icônes arabes de Syrie, icônes en émail cloisonné de Géorgie, icônes éthiopiennes, enluminures sur parchemin d’Arménie…
L’icône sur verre de Roumanie est un genre à part entière, pratiqué dans les monastères orthodoxes et admis dans les églises ; elles sont absolument reconnues par l’Église orthodoxe et, si elles ne figurent pas sur l’iconostase, elles se trouvent en bonne place dans le pronaos et le naos des églises. L’origine de l’icône sur verre remonte au XVIIe siècle. Les moines de Nicula, au sud du Maramures, commencèrent à peindre ces icônes sur verre et à enseigner cet art aux paysans. L’icône sur verre s’est ensuite répandue dans le reste de la Transylvanie, dans le sud de la Pologne (région de Zakopane), en Bavière et jusqu’en Alsace.
Au Maramures les principales icônes, en signe de respect, sont drapées dans une « serviette brodée », une longue écharpe de chanvre ou de coton, brodée au point de croix de couleurs vives.
Georgeta avoue être bouleversée lorsqu’elle voit les fidèles prier devant ses icônes, transfigurant ainsi son travail d’artiste. Avec elle, la plaque de verre ne sert plus à regarder le monde extérieur : elle devient la fenêtre de l’invisible, une ouverture sur le monde spirituel, la fenêtre de l’éternité.
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