Programme de la semaine des cinémas de la Vallée de Montmorency :
Enghien - Franconville - Saint-Gratien - Taverny et les séances du mercredi de Ermont
Autres cinémas proches : Epinay-sur-Seine - Saint-Ouen l'Aumône
Zoom nouveauté : 'Demi-sœur" de Josiane Balasko
L'histoire
Nénette est une petite fille de soixante ans. Un problème à la naissance l’a rendue différente. Nénette, qui a l’âge mental d’une enfant de 8 ans, a toujours vécu avec sa mère, qui l’a élevée seule. Nénette travaille, elle fait le ménage à l’école de la commune et sa meilleure amie est une tortue. Mais lorsque sa maman meurt, tout va changer et Nénette doit partir en maison de retraite. L’établissement n’autorisant pas les animaux, Nénette part avec sa valise et sa tortue, avec l’idée de retrouver son père, dont elle ne possède qu’une photo jaunie, une lettre et une adresse. Lorsque Nénette arrive enfin à l’adresse indiquée sur la lettre, une pharmacie, ce n’est pas son père qu’elle trouve, mais le fils de ce dernier, Paul Bérard, pharmacien psychorigide, qui voit débarquer cette demi-sœur avec effarement.
Un film de et avec Josiane Balasko et avec Michel Blanc, Brigitte Roüan…
Bonus : propos de Josiane Balasko, actrice et réalisatrice du film
Comment est née "Demi-sœur" ?
J’avais l’envie de raconter une histoire simple, la rencontre de deux personnages qui viennent de mondes diamétralement opposés, et qui vont finir par se retrouver. Le monde d’Antoinette Novack, dite Nénette, c’est l’enfance, l’enfance à perpétuité. Elle a sans doute été victime d’une naissance prématurée, sans les soins appropriés que notre époque aurait pu lui apportée. Le monde de Paul, c’est avant tout une pharmacie de province, sans rêves, sans amis, sans réelle famille, un monde solitaire dont il s’échappe en élevant des Bernard-l’hermite, ces crustacés disgracieux- qui vivent dans la coquille des autres. Paul est un être fermé, conformiste, misanthrope, sa vie est une toute petite ligne tracée au cordeau. Il s’est enveloppé dans son égoïsme comme dans un cocon.
Et le jour où il découvre que cette petite bonne femme au comportement singulier est sa demi-sœur, l’idée lui en est insupportable.
Pourquoi Nénette, pourquoi cette vieille enfant ?
Je crois qu’un acteur, je devrais dire un saltimbanque, puisque c’est ce que nous sommes, fait le seul métier où on lui demande de jouer jusqu’à un âge avancé. Mais jouer un enfant, lorsque l’on a de très loin passer l’âge, est une gageure. J’ai alors imaginé Nénette, et ses réactions enfantines, bouderies, crises de larmes disproportionnées, joies intenses, naïveté totale, et surtout, une énorme confiance dans la bonté des autres. Faire exister Nénette n’a pas été de tout repos à trouver, ne pas en faire un cas pathologique, ce n’est pas le propos, et rester dans la vérité de l’enfance, d’aller à fond dans les émotions qui la traversent, mais une fois cernée, Nénette reste la même, c’est son frère qui va évoluer et venir à elle.
J’ai vu plusieurs fois ce film magnifique et tordant de Howard Hawks, "Monkey Business", dans lequel un chimpanzé de laboratoire va concocter au hasard une potion de jeunesse que Cary Grant et Ginger Roger vont absorber à leur insu, et régresser ainsi jusque dans leur petite enfance. De là me vient aussi l’envie de jouer une enfant. Donc le procédé qui va rapprocher Paul et Nénette ne pouvait être que chimique.
Et ce sont des petites pilules aux couleurs éclatantes, confiées à Nénette par une chanteuse Punk au hasard d’une rencontre, qui vont faire opérer la magie entre eux. C’est de l’ecstasy, pour Nénette c’est des sucrettes… Elle qui aime tant faire du café à son frère.
Le choix de Michel Blanc
Le choix de Michel Blanc a été immédiatement, dès le début du projet. Non seulement parce que c’est un ami de longue date que j’avais envie de retrouver sur un plateau, mais surtout parce que c’est un formidable acteur, qui peut faire pleurer de rire, et pleurer tout court. Et j’ai eu la chance qu’il accepte dès la lecture du scénario;
Sur le plateau, Michel, qui est un réalisateur de talent, est avant tout un acteur. Il ne va pas se mêler de mise en scène, et j’ai la même attitude lorsque je suis actrice sous la direction de quelqu’un d’autre. J’ai conçu le personnage de Paul autour de lui, ce pianiste frustré, qui aurait rêvé d’être concertiste classique. Et Michel est un excellent pianiste. C’était très important que la part cachée de Paul soit cette passion musicale qu’il n’a pas eu le choix de développer.
C’est le personnage le plus difficile à jouer, de rester dans la vérité en changeant totalement de registre. De voir passer Michel d’un être rébarbatif et hostile à ce personnage débordant d’amour du prochain était un régal.
(extrait dossier de presse)
Programme de la semaine des cinémas de la Vallée de Montmorency :
Enghien - Franconville - Saint-Gratien - Taverny et les séances du mercredi de Ermont
Autres cinémas proches : Epinay-sur-Seine - Saint-Ouen l'Aumône
Zoom nouveauté : 'Demi-sœur" de Josiane Balasko
L'histoire
Nénette est une petite fille de soixante ans. Un problème à la naissance l’a rendue différente. Nénette, qui a l’âge mental d’une enfant de 8 ans, a toujours vécu avec sa mère, qui l’a élevée seule. Nénette travaille, elle fait le ménage à l’école de la commune et sa meilleure amie est une tortue. Mais lorsque sa maman meurt, tout va changer et Nénette doit partir en maison de retraite. L’établissement n’autorisant pas les animaux, Nénette part avec sa valise et sa tortue, avec l’idée de retrouver son père, dont elle ne possède qu’une photo jaunie, une lettre et une adresse. Lorsque Nénette arrive enfin à l’adresse indiquée sur la lettre, une pharmacie, ce n’est pas son père qu’elle trouve, mais le fils de ce dernier, Paul Bérard, pharmacien psychorigide, qui voit débarquer cette demi-sœur avec effarement.
Un film de et avec Josiane Balasko et avec Michel Blanc, Brigitte Roüan…
Bonus : propos de Josiane Balasko, actrice et réalisatrice du film
Comment est née "Demi-sœur" ?
J’avais l’envie de raconter une histoire simple, la rencontre de deux personnages qui viennent de mondes diamétralement opposés, et qui vont finir par se retrouver. Le monde d’Antoinette Novack, dite Nénette, c’est l’enfance, l’enfance à perpétuité. Elle a sans doute été victime d’une naissance prématurée, sans les soins appropriés que notre époque aurait pu lui apportée. Le monde de Paul, c’est avant tout une pharmacie de province, sans rêves, sans amis, sans réelle famille, un monde solitaire dont il s’échappe en élevant des Bernard-l’hermite, ces crustacés disgracieux- qui vivent dans la coquille des autres. Paul est un être fermé, conformiste, misanthrope, sa vie est une toute petite ligne tracée au cordeau. Il s’est enveloppé dans son égoïsme comme dans un cocon.
Et le jour où il découvre que cette petite bonne femme au comportement singulier est sa demi-sœur, l’idée lui en est insupportable.
Pourquoi Nénette, pourquoi cette vieille enfant ?
Je crois qu’un acteur, je devrais dire un saltimbanque, puisque c’est ce que nous sommes, fait le seul métier où on lui demande de jouer jusqu’à un âge avancé. Mais jouer un enfant, lorsque l’on a de très loin passer l’âge, est une gageure. J’ai alors imaginé Nénette, et ses réactions enfantines, bouderies, crises de larmes disproportionnées, joies intenses, naïveté totale, et surtout, une énorme confiance dans la bonté des autres. Faire exister Nénette n’a pas été de tout repos à trouver, ne pas en faire un cas pathologique, ce n’est pas le propos, et rester dans la vérité de l’enfance, d’aller à fond dans les émotions qui la traversent, mais une fois cernée, Nénette reste la même, c’est son frère qui va évoluer et venir à elle.
J’ai vu plusieurs fois ce film magnifique et tordant de Howard Hawks, "Monkey Business", dans lequel un chimpanzé de laboratoire va concocter au hasard une potion de jeunesse que Cary Grant et Ginger Roger vont absorber à leur insu, et régresser ainsi jusque dans leur petite enfance. De là me vient aussi l’envie de jouer une enfant. Donc le procédé qui va rapprocher Paul et Nénette ne pouvait être que chimique.
Et ce sont des petites pilules aux couleurs éclatantes, confiées à Nénette par une chanteuse Punk au hasard d’une rencontre, qui vont faire opérer la magie entre eux. C’est de l’ecstasy, pour Nénette c’est des sucrettes… Elle qui aime tant faire du café à son frère.
Le choix de Michel Blanc
Le choix de Michel Blanc a été immédiatement, dès le début du projet. Non seulement parce que c’est un ami de longue date que j’avais envie de retrouver sur un plateau, mais surtout parce que c’est un formidable acteur, qui peut faire pleurer de rire, et pleurer tout court. Et j’ai eu la chance qu’il accepte dès la lecture du scénario;
Sur le plateau, Michel, qui est un réalisateur de talent, est avant tout un acteur. Il ne va pas se mêler de mise en scène, et j’ai la même attitude lorsque je suis actrice sous la direction de quelqu’un d’autre. J’ai conçu le personnage de Paul autour de lui, ce pianiste frustré, qui aurait rêvé d’être concertiste classique. Et Michel est un excellent pianiste. C’était très important que la part cachée de Paul soit cette passion musicale qu’il n’a pas eu le choix de développer.
C’est le personnage le plus difficile à jouer, de rester dans la vérité en changeant totalement de registre. De voir passer Michel d’un être rébarbatif et hostile à ce personnage débordant d’amour du prochain était un régal.
(extrait dossier de presse)
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