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Série "patrimoine religieux" : l’église Saint-Pierre-Saint-Paul de Sannois reconstruite au XXe siècle

Publié le : 20-12-2021

Eglise de Sannois

Eglise de SannoisSÉRIE "Le patrimoine religieux"
Le Journal de François vous propose tout au long de cette saison 2021-2022 de découvrir les principaux édifices religieux de notre chère Vallée de Montmorency et leur histoire à travers les siècles.
Intéressons-nous aujourd'hui à l'église Saint-Pierre-Saint-Paul de Sannois.

Cette église de Sannois que nous avons le plaisir de voir actuellement a été reconstruite en deux étapes : en 1900-1901, puis en 1934-1935, notamment pour la partie où se situent le clocher et le baptistère.
Pour évoquer cette église, retrouvons Gérard Ducoeur, notre historien local qui nous décrit sur le site de Valmorency l'histoire de cette église de Sannois :
« L’église primitive a totalement disparu, remplacée au XVIe siècle, par une nouvelle construction qui, à son tour, cèdera la place, à l’église actuelle. Le seul vestige conservé de cette église est un chapiteau dont trois faces sont ornées et représentent quatre personnages sur un fond de feuilles d’acanthe. L’identification des personnages paraît certaine pour les deux premiers : celui de droite est saint Pierre qui tient la « clé », celui de gauche est saint Paul qui tient le « Livre ». De chaque côté, il semble s’agir d’orants plus ou moins mués en atlantes, spécialement à droite. La frontalité, la réminiscence antique de l’atlante, la rusticité de l’œuvre rappellent les chapiteaux du XIe siècle. Ce chapiteau, en supposant qu’il ne s’agisse pas d’un remploi, tendrait à faire dater la construction de la première église de Sannois de la fin du XIe ou du début du XIIe siècle, en accord avec ce qui a été entrevu de l’époque de la création de la paroisse.
Un autre chapiteau conservé, en calcaire lutétien, représente un enfant vendangeur en train de couper une grappe de raisin, sans doute polychrome à l’origine. Il est datable du XVIe siècle.

Rosace de l'Eglise de Sannois - (photo site catholique95.fr)L’église Saint-Pierre et Saint-Paul de Sannois, possède dans sa partie neuve des vitraux créés par Valentine Reyre (voir ci-dessous), une artiste ermontoise du sacré, pour le baptistère de l’église, cinq fenêtres : la Sainte Trinité (au centre), anges gardiens (de part et d’autre), texte du Notre Père (au sud-ouest), texte du Credo (au sud-est), et aux fenêtres basses de la nef : Saint-Albert (2e travée sud), Sainte-Anne (3e travée sud), et trois saints missionnaires : Saint-Antoine de Padoue, Saint-François-Xavier, Saint-François d’Assise (2e travée nord) ainsi qu’une petite rosace représentant Sainte-Catherine de Sienne, (3e travée nord). La grande rosace du fond de l’église, au-dessus de la tribune, s’inscrit dans un cadre sannoisien Sainte-Thérèse de l’Enfant-Jésus, apparaît près du clocher de l’église et du moulin. Valentine Reyre fit ces cartons en 1937.

Enfin, signalons la présence d’un chapiteau moderne, sculpté en 2000 : « Chaîne d’amitié ou de prière communautaire », par l’artiste sannoisien Dan Robert, pour marquer le centenaire de l’église et aussi l’avènement du nouveau millénaire (2e travée nord).

> En savoir plus
histoire complète de Sannois par Gérard Ducoeur.
Les vitraux de l'église de Sannois sur le site catholique95.fr

Eglise de Sannois

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Eglise de Sannois

Zoom sur Valentine Reyre (extrait du site catholique 95.fr)
Valentine Reyre est née à Paris en 1889. Initiée à la peinture par son père, elle expose dès 1913, remarquée par la critique. Mais très vite, elle donne la priorité à la recherche d’une esthétique chrétienne. En pleine première guerre mondiale, Valentine Reyre fonde, aux côtés de Maurice Denis, "l’Arche", un groupement d’artistes et d’architectes au service de l’Eglise et de la liturgie, qui veulent œuvrer pour la reconstruction des églises.
Elle installe son atelier à Ermont-Cernay en 1921. Elle y meurt en 1943, laissant une œuvre considérable (fresques, vitraux). Dans le Val-d’Oise, elle collabore, en 1926, avec les frères Perret, architectes,  pour la décoration de la chapelle sainte Thérèse de Montmagny ; elle y réalisera la fresque du chœur et par la suite, le chemin de croix. Outre les vitraux de l’église de Sannois, elle réalisa aussi un vitrail pour la chapelle-aumônerie du lycée Van Gogh, vitrail qui a été déplacé et se trouve actuellement dans l’oratoire du centre Jean-Paul II à Ermont.

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Intéressons-nous aujourd'hui à l'église Saint-Pierre-Saint-Paul de Sannois.

Cette église de Sannois que nous avons le plaisir de voir actuellement a été reconstruite en deux étapes : en 1900-1901, puis en 1934-1935, notamment pour la partie où se situent le clocher et le baptistère.
Pour évoquer cette église, retrouvons Gérard Ducoeur, notre historien local qui nous décrit sur le site de Valmorency l'histoire de cette église de Sannois :
« L’église primitive a totalement disparu, remplacée au XVIe siècle, par une nouvelle construction qui, à son tour, cèdera la place, à l’église actuelle. Le seul vestige conservé de cette église est un chapiteau dont trois faces sont ornées et représentent quatre personnages sur un fond de feuilles d’acanthe. L’identification des personnages paraît certaine pour les deux premiers : celui de droite est saint Pierre qui tient la « clé », celui de gauche est saint Paul qui tient le « Livre ». De chaque côté, il semble s’agir d’orants plus ou moins mués en atlantes, spécialement à droite. La frontalité, la réminiscence antique de l’atlante, la rusticité de l’œuvre rappellent les chapiteaux du XIe siècle. Ce chapiteau, en supposant qu’il ne s’agisse pas d’un remploi, tendrait à faire dater la construction de la première église de Sannois de la fin du XIe ou du début du XIIe siècle, en accord avec ce qui a été entrevu de l’époque de la création de la paroisse.
Un autre chapiteau conservé, en calcaire lutétien, représente un enfant vendangeur en train de couper une grappe de raisin, sans doute polychrome à l’origine. Il est datable du XVIe siècle.

Rosace de l'Eglise de Sannois - (photo site catholique95.fr)L’église Saint-Pierre et Saint-Paul de Sannois, possède dans sa partie neuve des vitraux créés par Valentine Reyre (voir ci-dessous), une artiste ermontoise du sacré, pour le baptistère de l’église, cinq fenêtres : la Sainte Trinité (au centre), anges gardiens (de part et d’autre), texte du Notre Père (au sud-ouest), texte du Credo (au sud-est), et aux fenêtres basses de la nef : Saint-Albert (2e travée sud), Sainte-Anne (3e travée sud), et trois saints missionnaires : Saint-Antoine de Padoue, Saint-François-Xavier, Saint-François d’Assise (2e travée nord) ainsi qu’une petite rosace représentant Sainte-Catherine de Sienne, (3e travée nord). La grande rosace du fond de l’église, au-dessus de la tribune, s’inscrit dans un cadre sannoisien Sainte-Thérèse de l’Enfant-Jésus, apparaît près du clocher de l’église et du moulin. Valentine Reyre fit ces cartons en 1937.

Enfin, signalons la présence d’un chapiteau moderne, sculpté en 2000 : « Chaîne d’amitié ou de prière communautaire », par l’artiste sannoisien Dan Robert, pour marquer le centenaire de l’église et aussi l’avènement du nouveau millénaire (2e travée nord).

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Les vitraux de l'église de Sannois sur le site catholique95.fr

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Zoom sur Valentine Reyre (extrait du site catholique 95.fr)
Valentine Reyre est née à Paris en 1889. Initiée à la peinture par son père, elle expose dès 1913, remarquée par la critique. Mais très vite, elle donne la priorité à la recherche d’une esthétique chrétienne. En pleine première guerre mondiale, Valentine Reyre fonde, aux côtés de Maurice Denis, "l’Arche", un groupement d’artistes et d’architectes au service de l’Eglise et de la liturgie, qui veulent œuvrer pour la reconstruction des églises.
Elle installe son atelier à Ermont-Cernay en 1921. Elle y meurt en 1943, laissant une œuvre considérable (fresques, vitraux). Dans le Val-d’Oise, elle collabore, en 1926, avec les frères Perret, architectes,  pour la décoration de la chapelle sainte Thérèse de Montmagny ; elle y réalisera la fresque du chœur et par la suite, le chemin de croix. Outre les vitraux de l’église de Sannois, elle réalisa aussi un vitrail pour la chapelle-aumônerie du lycée Van Gogh, vitrail qui a été déplacé et se trouve actuellement dans l’oratoire du centre Jean-Paul II à Ermont.

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1 commentaire(s)

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PAULE LEFEVRE - Il y a 5 mois
bONJOUR

manque d'illustration sur la reconstruction de l'église de Sannois
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