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Rencontre avec Jean‑Pierre Bousquet, passeur de mémoire et de culture à Enghien.

Publié le : 06-04-2026

Jean-Pierre BousquetPersonnalité incontournable de la vie culturelle d’Enghien‑les‑Bains, Jean‑Pierre Bousquet œuvre depuis plus de quarante ans pour la transmission de la mémoire locale et la mise en lumière des artistes. Créateur de "Festicart" et cofondateur de "Sign’Art", collectionneur passionné et organisateur infatigable, il revient dans cette interview sur son parcours, ses engagements et son amour indéfectible pour Enghien.

Jean‑Pierre, tu es une figure emblématique d'Enghien-les-Bains en organisant notamment les expositions de "Sign'Art" et "Festicart". Quand es-tu arrivé dans la ville ?
Je suis né en janvier 1948. J’ai d’abord vécu à Asnières-sur-Seine, puis, en 1960, mes parents ont déménagé à Enghien. J’avais alors une douzaine d’années.
J’ai été scolarisé à Ormesson, comme beaucoup de jeunes Enghiennois à l’époque. D’ailleurs beaucoup de gens qui ont ensuite fait partie de la vie municipale sont passés par là ! Et mon parcours scolaire n’a pas été classique. Mes parents voulaient absolument que je fasse un métier manuel. Mon père disait : « On aura toujours besoin d’installateurs sanitaires ! »
Donc je suis parti faire des études à Ermont‑Eaubonne, dans cette voie‑là. J’y suis resté trois ans, mais très honnêtement, ça ne me plaisait pas du tout ! Il y avait aussi un contexte familial compliqué, mes parents venaient de divorcer… Bref, ce n’était pas une période simple…

Et toi que souhaitais-tu faire ? Quel domaine t'attirait ?
Vers l'âge de quinze ans, je suis entré dans le scoutisme et cela a été déterminant. Cela m’a appris l’animation, l’organisation, la débrouille. J’ai été assistant de troupe au Pré‑Saint‑Gervais, je m’occupais de l’intendance, des camps. On partait partout en France, en Corrèze, en Corse… D'ailleurs, j’ai passé mes épreuves scoutes là‑bas. C’est aussi à ce moment‑là que je me suis un peu émancipé de ma famille.

Jean-Pierre BousquetSi je calcule bien, tu as eu 20 ans en 1968 !
Exactement. Je pars à l’armée en 1967 et pendant mai 1968, j’étais vaguemestre, c’est‑à‑dire responsable du courrier de l’état‑major. À l’époque, plus personne ne circulait, sauf moi. J’avais une autorisation spéciale signée du commandant de Paris !
Je transportais le courrier, mais aussi parfois des personnes, de l’essence… On faisait ce qu’on pouvait. C’était une période complètement folle.
A mon retour, j'ai eu la chance d'intégrer en 1968 la Maison des jeunes et de la culture de Montmorency, qui venait tout juste d’ouvrir. Je suis le tout premier diplômé BASE (Brevet d’aptitude à l’animation socio‑éducative) du Val‑d’Oise !  Je faisais tout : animation, sport, judo, cours de français pour des Maliens, radio libre… Le salaire était dérisoire, mais ce n’était pas le sujet. J’adorais ça.
Mais ma vie professionnelle a basculé complètement en 1970. Je rencontre Pierre Monsarrat, premier adjoint au maire de Montmorency, qui dirigeait une société de fret aérien. Il me dit : « Je cherche quelqu’un au Bourget. Tu n’as jamais fait ça, mais tu es un démerdard. » Je me suis lancé sans aucune formation. J’ai commencé comme simple employé de transit. Et 37 ans plus tard, je suis sorti directeur France.

Tu as alors énormément voyagé ?
Ah oui, partout. Afrique, Asie, Amérique latine… Je suis allé 11 fois à Cuba, au Vietnam, en Afrique, notamment au Gabon où j’ai eu une mission très lourde : redresser une société de fret complètement à l’abandon. J’ai ouvert ou restructuré des agences à Lyon, Bordeaux, Nantes… C’était un métier passionnant, très prenant.

CP Enghien - collection JP BousquetEvoquons maintenant ta passion pour l’histoire et la collection…
Au départ, j’étais philatéliste. Je me passionnais pour la Seconde Guerre mondiale, les timbres, les oblitérations. J’y ai passé des années. Et puis un jour, j’ai hérité de l’album de cartes postales de ma grand‑mère. Et là… j’ai basculé. En regardant ces cartes, je me suis rendu compte qu’elles racontaient une histoire différente, plus vivante, plus quotidienne. Les rues, les commerces, les gens, les détails qu’on ne voit plus.
Petit à petit, je me suis concentré sur Enghien‑les‑Bains. Aujourd’hui, j’ai plus de 6 000 cartes uniquement sur Enghien, et près de 100 000 cartes au total, sans compter les documents anciens, les affiches, les factures, les courriers. J’ai même une lettre oblitérée d’Enghien avant la création officielle de la commune.
Là, on n’est plus dans la collection tranquille… c’est devenu compulsif, il faut bien le dire !

Salon Festicart 2025C’est cette passion qui t'amène à créer "Festicart" ?
Exactement. Au début des années 80, je me rends compte d’un truc tout bête : on est une dizaine dans la région à collectionner les cartes postales, mais on ne se connaît pas. Chacun est dans son coin, avec ses boîtes à chaussures. Je me dis : c’est quand même idiot, il faut qu’on se rencontre !
Alors je publie un article dans la presse locale. Et là, ça explose. Je reçois des coups de fil, des lettres, des gens intéressés. On organise une première réunion à la MJC d’Enghien, dans les anciens locaux de Garnier. Et là, je vois arriver 20, 25 personnes. On parle, on échange, on compare nos collections… À la fin de la réunion, on crée l’association. Et on me nomme président.
Festicart est né en 1982. Le premier salon a lieu en 1983. Il est inauguré par Albert Magarian, maire de Montmorency, et Françoise Kohler‑Chevrot, maire d’Enghien‑les‑Bains. On avait déjà un artiste invité, Jean Bernadac, qui était mon parrain artistique.
Ce qui est important pour moi avec "Festicart", ce n’est pas seulement la carte postale. C’est la mémoire locale. Aujourd’hui, on a environ 70 adhérents. "Festicart", ce n’est pas un salon poussiéreux, c’est un lieu de transmission. Et le fait que ça dure depuis plus de 40 ans, ça veut dire quelque chose !

EXPO Fou d'art - avril 2026Puis vient la création de "Sign’Art", en 2008. Quel était l'ambition de l'association ?
Il n'y avait plus d'expositions régulières proposées à Enghien alors, avec mes amis artistes Yves Couëdel, Yves Aubry et Dominique Vincent, nous nous sommes lancés dans cette nouvelle aventure ! Nous proposons deux expositions collectives par an ! A ce propos, la prochaine a lieu du 8 au 12 avril ! (voir en fin  d'interview).

Qu’est‑ce qui fait la singularité de "Sign’Art" et ses expositions intitulées "Fou d'Art" ?
À Sign’Art, chaque artiste est invité d’honneur. Ce n’est pas un slogan, c’est une réalité. Je ne sélectionne que 13 artistes. Mais chacun dispose de sa “bulle”, son alvéole. Il fait ce qu’il veut : il expose trois œuvres ou vingt œuvres. Et  dans le Val‑d’Oise, seules les expositions "Fou d'Art" proposent ce concept.
La composition des artistes sélectionnés est aussi très pensée et j’y tiens beaucoup. En général, on a 8 peintres, 2 sculpteurs, 1 photographe, 1 graphiste et 1 artiste verrier. Le chiffre 13, c’est notre porte‑bonheur !
Aujourd’hui, les artistes sont heureux de venir exposer à Enghien. Je travaille déjà sur l'exposition de 2027.

Peut-on dire que "Festicart" et "Sign’Art" sont deux facettes d’un même engagement ?
Complètement ! "Festicart", c’est la mémoire par les documents, "Sign’Art", c’est la création vivante. Dans les deux cas, il s’agit de mettre en valeur des gens, leur travail, leur histoire. Moi, je me considère comme un passeur. Je mets les conditions pour que ces événements existent.

LIVRE Enghien d'antanRappelons aussi que tu as été conseiller municipal et que tu as publié plusieurs ouvrages consacrés à Enghien…
Oui, j’ai été conseiller municipal pendant plus de vingt‑cinq ans, de 1983 à 1989, puis de 2001 à 2020. Passionné d’histoire locale, j’ai d’abord publié des livres d’images, tels que "Enghien hier et aujourd’hui", avant de collaborer avec l’historien Jean‑Paul Neu. Par la suite, j’ai réalisé seul un ouvrage dans la collection "Villes d’antan". Tiré à 1000 exemplaires, il est aujourd’hui épuisé. L’intérêt du public, notamment des nouveaux habitants, pour l’histoire locale est très fort, et cela me touche beaucoup.

Pour terminer, comment te définirais-tu aujourd'hui ? Comme un organisateur expérimenté, un historien passionné ?
Surtout comme quelqu’un qui ne sait pas s’arrêter ! Je ne peux pas rester dans un canapé, je suis toujours en ébullition, c'est pour ça que je dors très peu. Malheureusement, mais tant que j’ai l’énergie, je continuerai avec plaisir !

Merci à Jean-Pierre pour sa disponibilité et bravo pour toutes ces actions culturelles très appréciées par le grand public.

 

EXPO Fou d'Art - avril 2026"Fou d'art" : exposition de l'association "Sign'Art"

Du 8 au 12 avril 2026
Enghien-les-Bains

Pour cette nouvelle édition de "Fou d'Art"l'association "Sign’Art" accueille treize artistes de renom dans la salle des fêtes d'Enghien : « Les matières et les disciplines se répondent, dessinant un paysage artistique en constante évolution. Peinture, sculpture, photographie, verre, céramique et graphisme dialoguent dans une exposition où chaque artiste déploie son propre langage et ses explorations. En écho aux Journées Européennes des Métiers d’Art, cette édition met en lumière la poésie des gestes et la richesse des savoir-faire qui nourrissent la création contemporaine. » précise Jean-Pierre Bousquet, organisateur de l'événement.

Les artistes participant à l'exposition
Peintres : Corinne Agostini, Anne Marie Delage, Anne Dussaux, Dominique Jeu, Isa Kuentz-Mayer, Maria Krijestorac, Fabien Mayaudon, Catherine Poinsignon
Sculpteurs : Toham Kremf, Jean-Louis Prestoud
Graphiste : Christian Chavand
Verre et céramique : Fernanda Capelas (remplace Claude Lagrange qui est souffrant)
Photographe : Joyelo

Du 8 au 12 avril 2026 - Salle des fêtes (derrière le Casino) angle de la rue de la Libération et de l'avenue de Ceinture Enghien - entrée libre.
Horaires d'ouverture : mercredi, jeudi et vendredi de 14h à 19h, samedi et dimanche de 10h à 19h – Vernissage le 10 avril à partir de 17h45.

Jean-Pierre BousquetPersonnalité incontournable de la vie culturelle d’Enghien‑les‑Bains, Jean‑Pierre Bousquet œuvre depuis plus de quarante ans pour la transmission de la mémoire locale et la mise en lumière des artistes. Créateur de "Festicart" et cofondateur de "Sign’Art", collectionneur passionné et organisateur infatigable, il revient dans cette interview sur son parcours, ses engagements et son amour indéfectible pour Enghien.

Jean‑Pierre, tu es une figure emblématique d'Enghien-les-Bains en organisant notamment les expositions de "Sign'Art" et "Festicart". Quand es-tu arrivé dans la ville ?
Je suis né en janvier 1948. J’ai d’abord vécu à Asnières-sur-Seine, puis, en 1960, mes parents ont déménagé à Enghien. J’avais alors une douzaine d’années.
J’ai été scolarisé à Ormesson, comme beaucoup de jeunes Enghiennois à l’époque. D’ailleurs beaucoup de gens qui ont ensuite fait partie de la vie municipale sont passés par là ! Et mon parcours scolaire n’a pas été classique. Mes parents voulaient absolument que je fasse un métier manuel. Mon père disait : « On aura toujours besoin d’installateurs sanitaires ! »
Donc je suis parti faire des études à Ermont‑Eaubonne, dans cette voie‑là. J’y suis resté trois ans, mais très honnêtement, ça ne me plaisait pas du tout ! Il y avait aussi un contexte familial compliqué, mes parents venaient de divorcer… Bref, ce n’était pas une période simple…

Et toi que souhaitais-tu faire ? Quel domaine t'attirait ?
Vers l'âge de quinze ans, je suis entré dans le scoutisme et cela a été déterminant. Cela m’a appris l’animation, l’organisation, la débrouille. J’ai été assistant de troupe au Pré‑Saint‑Gervais, je m’occupais de l’intendance, des camps. On partait partout en France, en Corrèze, en Corse… D'ailleurs, j’ai passé mes épreuves scoutes là‑bas. C’est aussi à ce moment‑là que je me suis un peu émancipé de ma famille.

Jean-Pierre BousquetSi je calcule bien, tu as eu 20 ans en 1968 !
Exactement. Je pars à l’armée en 1967 et pendant mai 1968, j’étais vaguemestre, c’est‑à‑dire responsable du courrier de l’état‑major. À l’époque, plus personne ne circulait, sauf moi. J’avais une autorisation spéciale signée du commandant de Paris !
Je transportais le courrier, mais aussi parfois des personnes, de l’essence… On faisait ce qu’on pouvait. C’était une période complètement folle.
A mon retour, j'ai eu la chance d'intégrer en 1968 la Maison des jeunes et de la culture de Montmorency, qui venait tout juste d’ouvrir. Je suis le tout premier diplômé BASE (Brevet d’aptitude à l’animation socio‑éducative) du Val‑d’Oise !  Je faisais tout : animation, sport, judo, cours de français pour des Maliens, radio libre… Le salaire était dérisoire, mais ce n’était pas le sujet. J’adorais ça.
Mais ma vie professionnelle a basculé complètement en 1970. Je rencontre Pierre Monsarrat, premier adjoint au maire de Montmorency, qui dirigeait une société de fret aérien. Il me dit : « Je cherche quelqu’un au Bourget. Tu n’as jamais fait ça, mais tu es un démerdard. » Je me suis lancé sans aucune formation. J’ai commencé comme simple employé de transit. Et 37 ans plus tard, je suis sorti directeur France.

Tu as alors énormément voyagé ?
Ah oui, partout. Afrique, Asie, Amérique latine… Je suis allé 11 fois à Cuba, au Vietnam, en Afrique, notamment au Gabon où j’ai eu une mission très lourde : redresser une société de fret complètement à l’abandon. J’ai ouvert ou restructuré des agences à Lyon, Bordeaux, Nantes… C’était un métier passionnant, très prenant.

CP Enghien - collection JP BousquetEvoquons maintenant ta passion pour l’histoire et la collection…
Au départ, j’étais philatéliste. Je me passionnais pour la Seconde Guerre mondiale, les timbres, les oblitérations. J’y ai passé des années. Et puis un jour, j’ai hérité de l’album de cartes postales de ma grand‑mère. Et là… j’ai basculé. En regardant ces cartes, je me suis rendu compte qu’elles racontaient une histoire différente, plus vivante, plus quotidienne. Les rues, les commerces, les gens, les détails qu’on ne voit plus.
Petit à petit, je me suis concentré sur Enghien‑les‑Bains. Aujourd’hui, j’ai plus de 6 000 cartes uniquement sur Enghien, et près de 100 000 cartes au total, sans compter les documents anciens, les affiches, les factures, les courriers. J’ai même une lettre oblitérée d’Enghien avant la création officielle de la commune.
Là, on n’est plus dans la collection tranquille… c’est devenu compulsif, il faut bien le dire !

Salon Festicart 2025C’est cette passion qui t'amène à créer "Festicart" ?
Exactement. Au début des années 80, je me rends compte d’un truc tout bête : on est une dizaine dans la région à collectionner les cartes postales, mais on ne se connaît pas. Chacun est dans son coin, avec ses boîtes à chaussures. Je me dis : c’est quand même idiot, il faut qu’on se rencontre !
Alors je publie un article dans la presse locale. Et là, ça explose. Je reçois des coups de fil, des lettres, des gens intéressés. On organise une première réunion à la MJC d’Enghien, dans les anciens locaux de Garnier. Et là, je vois arriver 20, 25 personnes. On parle, on échange, on compare nos collections… À la fin de la réunion, on crée l’association. Et on me nomme président.
Festicart est né en 1982. Le premier salon a lieu en 1983. Il est inauguré par Albert Magarian, maire de Montmorency, et Françoise Kohler‑Chevrot, maire d’Enghien‑les‑Bains. On avait déjà un artiste invité, Jean Bernadac, qui était mon parrain artistique.
Ce qui est important pour moi avec "Festicart", ce n’est pas seulement la carte postale. C’est la mémoire locale. Aujourd’hui, on a environ 70 adhérents. "Festicart", ce n’est pas un salon poussiéreux, c’est un lieu de transmission. Et le fait que ça dure depuis plus de 40 ans, ça veut dire quelque chose !

EXPO Fou d'art - avril 2026Puis vient la création de "Sign’Art", en 2008. Quel était l'ambition de l'association ?
Il n'y avait plus d'expositions régulières proposées à Enghien alors, avec mes amis artistes Yves Couëdel, Yves Aubry et Dominique Vincent, nous nous sommes lancés dans cette nouvelle aventure ! Nous proposons deux expositions collectives par an ! A ce propos, la prochaine a lieu du 8 au 12 avril ! (voir en fin  d'interview).

Qu’est‑ce qui fait la singularité de "Sign’Art" et ses expositions intitulées "Fou d'Art" ?
À Sign’Art, chaque artiste est invité d’honneur. Ce n’est pas un slogan, c’est une réalité. Je ne sélectionne que 13 artistes. Mais chacun dispose de sa “bulle”, son alvéole. Il fait ce qu’il veut : il expose trois œuvres ou vingt œuvres. Et  dans le Val‑d’Oise, seules les expositions "Fou d'Art" proposent ce concept.
La composition des artistes sélectionnés est aussi très pensée et j’y tiens beaucoup. En général, on a 8 peintres, 2 sculpteurs, 1 photographe, 1 graphiste et 1 artiste verrier. Le chiffre 13, c’est notre porte‑bonheur !
Aujourd’hui, les artistes sont heureux de venir exposer à Enghien. Je travaille déjà sur l'exposition de 2027.

Peut-on dire que "Festicart" et "Sign’Art" sont deux facettes d’un même engagement ?
Complètement ! "Festicart", c’est la mémoire par les documents, "Sign’Art", c’est la création vivante. Dans les deux cas, il s’agit de mettre en valeur des gens, leur travail, leur histoire. Moi, je me considère comme un passeur. Je mets les conditions pour que ces événements existent.

LIVRE Enghien d'antanRappelons aussi que tu as été conseiller municipal et que tu as publié plusieurs ouvrages consacrés à Enghien…
Oui, j’ai été conseiller municipal pendant plus de vingt‑cinq ans, de 1983 à 1989, puis de 2001 à 2020. Passionné d’histoire locale, j’ai d’abord publié des livres d’images, tels que "Enghien hier et aujourd’hui", avant de collaborer avec l’historien Jean‑Paul Neu. Par la suite, j’ai réalisé seul un ouvrage dans la collection "Villes d’antan". Tiré à 1000 exemplaires, il est aujourd’hui épuisé. L’intérêt du public, notamment des nouveaux habitants, pour l’histoire locale est très fort, et cela me touche beaucoup.

Pour terminer, comment te définirais-tu aujourd'hui ? Comme un organisateur expérimenté, un historien passionné ?
Surtout comme quelqu’un qui ne sait pas s’arrêter ! Je ne peux pas rester dans un canapé, je suis toujours en ébullition, c'est pour ça que je dors très peu. Malheureusement, mais tant que j’ai l’énergie, je continuerai avec plaisir !

Merci à Jean-Pierre pour sa disponibilité et bravo pour toutes ces actions culturelles très appréciées par le grand public.

 

EXPO Fou d'Art - avril 2026"Fou d'art" : exposition de l'association "Sign'Art"

Du 8 au 12 avril 2026
Enghien-les-Bains

Pour cette nouvelle édition de "Fou d'Art"l'association "Sign’Art" accueille treize artistes de renom dans la salle des fêtes d'Enghien : « Les matières et les disciplines se répondent, dessinant un paysage artistique en constante évolution. Peinture, sculpture, photographie, verre, céramique et graphisme dialoguent dans une exposition où chaque artiste déploie son propre langage et ses explorations. En écho aux Journées Européennes des Métiers d’Art, cette édition met en lumière la poésie des gestes et la richesse des savoir-faire qui nourrissent la création contemporaine. » précise Jean-Pierre Bousquet, organisateur de l'événement.

Les artistes participant à l'exposition
Peintres : Corinne Agostini, Anne Marie Delage, Anne Dussaux, Dominique Jeu, Isa Kuentz-Mayer, Maria Krijestorac, Fabien Mayaudon, Catherine Poinsignon
Sculpteurs : Toham Kremf, Jean-Louis Prestoud
Graphiste : Christian Chavand
Verre et céramique : Fernanda Capelas (remplace Claude Lagrange qui est souffrant)
Photographe : Joyelo

Du 8 au 12 avril 2026 - Salle des fêtes (derrière le Casino) angle de la rue de la Libération et de l'avenue de Ceinture Enghien - entrée libre.
Horaires d'ouverture : mercredi, jeudi et vendredi de 14h à 19h, samedi et dimanche de 10h à 19h – Vernissage le 10 avril à partir de 17h45.

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