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Les chroniques de Moritz : "Le rire du chat"

Publié le : 14-06-2021

Gérard Pouettre Moritz aimerait convaincre des copains de l'utilité du rire. La mission est délicate ! Grâce à Gérard Pouettre, il intervient régulièrement dans le Journal de François pour notre plus grand plaisir. Et merci à Jean-Marie Brochard pour ses illustrations de Moritz !



Le rire du chat

MoritzUne étude sérieuse sur le rire a provoqué une grande perplexité chez Moritz. Il ne voyait jusqu’à présent pas comme un handicap le fait que les chats ne rient pas. Mais cette lecture le fait douter.

La pandémie vécue par les humains fait ressortir l’importance d’un acte que leur situation n’encourage pas, tout au moins jusqu’aux signes de soulagement récents. Si le rire manque tant aux hommes, peut-être que les chats pourraient en profiter pour tirer des enseignements pour améliorer leur propre vie.

D’autant plus que, contrairement à une idée reçue, Moritz a appris que le rire n’est pas le propre de l’homme. Des expériences sur les rats et sur les singes ont montré qu’ils rient quand on les chatouille. Il n’y a donc pas d’impossibilité absolue pour les chats. « Mais comment demander à mes maitres qu’ils me chatouillent ? » se dit Moritz.

Il va étudier un programme de contorsions inhabituelles et humoristiques pour les inciter à le faire car l’étude montre que les animaux ne rient que quand on les touche alors que les humains rient même sans qu’on les touche. Et d’ailleurs Moritz se demande souvent quelle en est la raison.

En attendant, il se positionne devant une glace et multiplie les mimiques qui pourraient s’apparenter à un sourire avant d’exploiter chaque occasion de câlin pour les expérimenter. Il ouvre sa bouche en montrant ses dents mais plutôt que l’effet Kennedy, c’est l’effet fauve agressif de ses canines acérées qui domine. Comme quoi le rire n’est pas toujours séducteur ou pacifique.
Il a alors posé sa patte devant son museau pour atténuer ce défaut. Mais une réflexion un peu sexiste lui est venue à l’esprit : « Ça fait fou rire de fillette ». Il a donc décidé a minima de faire frétiller ses moustaches, ce qui a l’avantage de l’inscrire dans la mode actuelle.

Quand il l’a expliqué à ses copains du voisinage, ils se sont moqués mais comme des pinces sans rire. Il a pu ainsi argumenter qu’une espèce qui rit fonctionne mieux, que la cohésion du groupe est plus forte, que la création d’endorphines favorise les liens sociaux.

Mais il n’a pas vraiment convaincu cette espèce particulièrement individualiste que sont les chats. Alors, il a essayé autre chose : « Le rire améliore les performances au travail et la créativité ». Il a presque réussi à déclencher un sourire au bout de leur museau mais pas pour la raison qu’il escomptait : c’était une mimique moqueuse, ironique comme si la notion de performance les concernait !

Moritz a fait une dernière tentative : « D’après cette étude, le rire permet de mieux supporter la douleur, il est bénéfique pour le sommeil et la digestion ; depuis que je m’entraine, je me sens mieux ».

Un de ses copains qui suit lui aussi l’actualité a rétorqué : « Ecoute, Moritz, tu dois aussi savoir que le rire et les pleurs sont des expressions primitives des émotions. Nous les chats, sommes bien plus raffinés et discrets ».

« Tu es prétentieux à mourir de rire » a lancé Moritz en plissant sa moustache.

Notez bien que les infos distillées par Moritz dans ses chroniques sont toutes vérifiables.

Gérard Pouettre Moritz aimerait convaincre des copains de l'utilité du rire. La mission est délicate ! Grâce à Gérard Pouettre, il intervient régulièrement dans le Journal de François pour notre plus grand plaisir. Et merci à Jean-Marie Brochard pour ses illustrations de Moritz !



Le rire du chat

MoritzUne étude sérieuse sur le rire a provoqué une grande perplexité chez Moritz. Il ne voyait jusqu’à présent pas comme un handicap le fait que les chats ne rient pas. Mais cette lecture le fait douter.

La pandémie vécue par les humains fait ressortir l’importance d’un acte que leur situation n’encourage pas, tout au moins jusqu’aux signes de soulagement récents. Si le rire manque tant aux hommes, peut-être que les chats pourraient en profiter pour tirer des enseignements pour améliorer leur propre vie.

D’autant plus que, contrairement à une idée reçue, Moritz a appris que le rire n’est pas le propre de l’homme. Des expériences sur les rats et sur les singes ont montré qu’ils rient quand on les chatouille. Il n’y a donc pas d’impossibilité absolue pour les chats. « Mais comment demander à mes maitres qu’ils me chatouillent ? » se dit Moritz.

Il va étudier un programme de contorsions inhabituelles et humoristiques pour les inciter à le faire car l’étude montre que les animaux ne rient que quand on les touche alors que les humains rient même sans qu’on les touche. Et d’ailleurs Moritz se demande souvent quelle en est la raison.

En attendant, il se positionne devant une glace et multiplie les mimiques qui pourraient s’apparenter à un sourire avant d’exploiter chaque occasion de câlin pour les expérimenter. Il ouvre sa bouche en montrant ses dents mais plutôt que l’effet Kennedy, c’est l’effet fauve agressif de ses canines acérées qui domine. Comme quoi le rire n’est pas toujours séducteur ou pacifique.
Il a alors posé sa patte devant son museau pour atténuer ce défaut. Mais une réflexion un peu sexiste lui est venue à l’esprit : « Ça fait fou rire de fillette ». Il a donc décidé a minima de faire frétiller ses moustaches, ce qui a l’avantage de l’inscrire dans la mode actuelle.

Quand il l’a expliqué à ses copains du voisinage, ils se sont moqués mais comme des pinces sans rire. Il a pu ainsi argumenter qu’une espèce qui rit fonctionne mieux, que la cohésion du groupe est plus forte, que la création d’endorphines favorise les liens sociaux.

Mais il n’a pas vraiment convaincu cette espèce particulièrement individualiste que sont les chats. Alors, il a essayé autre chose : « Le rire améliore les performances au travail et la créativité ». Il a presque réussi à déclencher un sourire au bout de leur museau mais pas pour la raison qu’il escomptait : c’était une mimique moqueuse, ironique comme si la notion de performance les concernait !

Moritz a fait une dernière tentative : « D’après cette étude, le rire permet de mieux supporter la douleur, il est bénéfique pour le sommeil et la digestion ; depuis que je m’entraine, je me sens mieux ».

Un de ses copains qui suit lui aussi l’actualité a rétorqué : « Ecoute, Moritz, tu dois aussi savoir que le rire et les pleurs sont des expressions primitives des émotions. Nous les chats, sommes bien plus raffinés et discrets ».

« Tu es prétentieux à mourir de rire » a lancé Moritz en plissant sa moustache.

Notez bien que les infos distillées par Moritz dans ses chroniques sont toutes vérifiables.


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