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Zoom sur l'église Saint-Joseph d'Enghien et le rôle de la famille de Mora

Publié le : 12-08-2021

La rubrique "D'hier à aujourd'hui" s'intéresse à l'église Saint-Joseph d'Enghien et à la famille de Mora. Merci à notre historien local, Jean-Pierre Bousquet auteur de nombreux ouvrages consacrés à la ville thermale pour sa collaboration.

 

Eglise et rue de Mora à Enghien (collection JP Bousquet)

Eglise et rue de Mora à Enghien (photo JP Bousquet)

Savez-vous que le nom de famille de Mora et l'église Saint-Joseph d'Enghien sont indissociables ? La rue de Mora offre en effet une très belle perspective sur l'édifice construit en 1860, mais c'est d'autres liens qui nous intéressent. Replongeons-nous au milieu du XIXe siècle. La ville d'Enghien nait en 1850, se développe rapidement et l'évêque de Versailles nomme le premier curé d'Enghien, l'abbé Mercier. Les nombreux fidèles se retrouvent alors à l'étroit dans la seule chapelle de la ville qui tombe en ruine. En 1856, le préfet la fait fermer au culte.
Il faut donc construire rapidement une église ! Le coût de la construction est estimé à près de 75 000 francs et les cloches celui des cloches à 23 000 francs. Et qui va aider à la construction de l'édifice ? La veuve de Joseph Moreno de Mora ! Avec l'aide des enfants, elle consent un legs de 50 000 francs et souhaite que l'église soit appelée "Eglise Saint-Joseph" en référence au prénom de son mari !
L'initiative est bienvenue et évidemment acceptée. Rappelons pour l'anecdote que la famille Moreno de Mora était installée à Montmorency dans le château qui est devenu par la suite l'hôtel de ville mais s'est fâchée avec le curé de la paroisse. C'est ainsi qu'ils ont changé de paroisse et se sont retrouvés à Enghien.

L'église a donc été construite entre 1858 et 1860 sur les plans de l'architecte Auguste Delaporte. Le chantier sera mené par Antoine-Gaëtan Guérinot, un élève de Viollet-le-Duc.
Un premier agrandissement aura lieu en 1866 puis en 1927 pour accueillir tous les paroissiens.


Eglise Saint-Joseph d'EnghienZoom sur l'architecture et les vitraux de l'église Saint-Joseph d'Enghien-les-Bains

La façade de style romano-byzantin présente trois tympans dans sa partie basse et au milieu des arcades enserrant des statues de dix saints et saintes. L'intérieur est marqué quant à lui par le style néo-gothique.

Les vitraux sont particulièrement remarquables. Un premier vitrail double montre Jeanne d'Arc assistant au couronnement de Charles VII. Dans le bas-côté droit, quatre vitraux représentent une série dédiée aux apparitions de Lourdes, le dernier sainte Catherine Labouré. Le chœur présente trois vitraux figurant l'Enfance de Jésus, la Nativité et la Fuite en Égypte, flanqués des vitraux du roi David, de Salomon, d'Élie et de Malachie. Le bas-côté gauche montre des guérisons à Lourdes. Au-dessus du monument aux morts, se trouvent deux vitraux représentant l'un l'archange saint Michel devant le mont Saint-Michel avec des soldats à ses pieds (dont l'un est enveloppé dans le drapeau français), et l'autre, sainte Jeanne d'Arc devant la cathédrale de Reims en flammes avec des blessés de la guerre de 1914-1918 à ses pieds.

La grande croix moderne en bois de tilleul au-dessus de l'autel moderne en granite est des mains de Jacques de Romance dans les années 1980.

Le grand orgue de tribune date de 1901 ; il est issu des ateliers de Gutschenritter et Merklin. Il a été restauré et augmenté dans les années 1980.
(extrait fiche Wikipédia)

La rubrique "D'hier à aujourd'hui" s'intéresse à l'église Saint-Joseph d'Enghien et à la famille de Mora. Merci à notre historien local, Jean-Pierre Bousquet auteur de nombreux ouvrages consacrés à la ville thermale pour sa collaboration.

 

Eglise et rue de Mora à Enghien (collection JP Bousquet)

Eglise et rue de Mora à Enghien (photo JP Bousquet)

Savez-vous que le nom de famille de Mora et l'église Saint-Joseph d'Enghien sont indissociables ? La rue de Mora offre en effet une très belle perspective sur l'édifice construit en 1860, mais c'est d'autres liens qui nous intéressent. Replongeons-nous au milieu du XIXe siècle. La ville d'Enghien nait en 1850, se développe rapidement et l'évêque de Versailles nomme le premier curé d'Enghien, l'abbé Mercier. Les nombreux fidèles se retrouvent alors à l'étroit dans la seule chapelle de la ville qui tombe en ruine. En 1856, le préfet la fait fermer au culte.
Il faut donc construire rapidement une église ! Le coût de la construction est estimé à près de 75 000 francs et les cloches celui des cloches à 23 000 francs. Et qui va aider à la construction de l'édifice ? La veuve de Joseph Moreno de Mora ! Avec l'aide des enfants, elle consent un legs de 50 000 francs et souhaite que l'église soit appelée "Eglise Saint-Joseph" en référence au prénom de son mari !
L'initiative est bienvenue et évidemment acceptée. Rappelons pour l'anecdote que la famille Moreno de Mora était installée à Montmorency dans le château qui est devenu par la suite l'hôtel de ville mais s'est fâchée avec le curé de la paroisse. C'est ainsi qu'ils ont changé de paroisse et se sont retrouvés à Enghien.

L'église a donc été construite entre 1858 et 1860 sur les plans de l'architecte Auguste Delaporte. Le chantier sera mené par Antoine-Gaëtan Guérinot, un élève de Viollet-le-Duc.
Un premier agrandissement aura lieu en 1866 puis en 1927 pour accueillir tous les paroissiens.


Eglise Saint-Joseph d'EnghienZoom sur l'architecture et les vitraux de l'église Saint-Joseph d'Enghien-les-Bains

La façade de style romano-byzantin présente trois tympans dans sa partie basse et au milieu des arcades enserrant des statues de dix saints et saintes. L'intérieur est marqué quant à lui par le style néo-gothique.

Les vitraux sont particulièrement remarquables. Un premier vitrail double montre Jeanne d'Arc assistant au couronnement de Charles VII. Dans le bas-côté droit, quatre vitraux représentent une série dédiée aux apparitions de Lourdes, le dernier sainte Catherine Labouré. Le chœur présente trois vitraux figurant l'Enfance de Jésus, la Nativité et la Fuite en Égypte, flanqués des vitraux du roi David, de Salomon, d'Élie et de Malachie. Le bas-côté gauche montre des guérisons à Lourdes. Au-dessus du monument aux morts, se trouvent deux vitraux représentant l'un l'archange saint Michel devant le mont Saint-Michel avec des soldats à ses pieds (dont l'un est enveloppé dans le drapeau français), et l'autre, sainte Jeanne d'Arc devant la cathédrale de Reims en flammes avec des blessés de la guerre de 1914-1918 à ses pieds.

La grande croix moderne en bois de tilleul au-dessus de l'autel moderne en granite est des mains de Jacques de Romance dans les années 1980.

Le grand orgue de tribune date de 1901 ; il est issu des ateliers de Gutschenritter et Merklin. Il a été restauré et augmenté dans les années 1980.
(extrait fiche Wikipédia)


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2 commentaire(s)

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francoise marvaldi - Il y a 1 an
je voudrais savoir si on peut attribuer les vitraux à l'atelier : Champigneulle qui en a fait de semblables dans d'autres eglises et aux mêmes dates. fr.marvazldi
Lemmelet Sylvie - Il y a 2 ans
C'est avec grand plaisir que je découvre l'histoire de cette église d'Enghien dans laquelle je me suis mariée ,en 1981 .
Que de souvenirs ,à ce jour ,mon mari et moi ,comptons 37 ans de mariage ,qui a été célébré dans cette église ,emplie d'histoire .
Merci pour votre journal si intéressant et passionnant.
Cordialement.
Sylvie Lemmelet
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