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Série "patrimoine religieux" : l'église de Margency a failli être vendue et même détruite !

Publié le : 14-02-2022

Eglise de Margency

SÉRIE "Le patrimoine religieux"
Le Journal de François vous propose tout au long de cette saison 2021-2022 de découvrir les principaux édifices religieux de notre chère Vallée de Montmorency et leur histoire à travers les siècles.
Cette semaine, zoom sur la discrète église de Margency qui a été l'objet de nombreux débats au cours de son histoire.

Eglise de MargencyL'église de la Nativité Notre-Dame est discrète, certains d'entre vous ne la connaissent peut-être même pas. Elle se situe juste à côté de l'Hôpital d'Enfants Margency qui jouxte le château de Margency.
Sa place n'est pas anodine. En effet, au départ, l'édifice n'est que la chapelle de la seigneurie, rebâtie au milieu du XVe siècle, consacrée en église en 1548 et dédiée à "Notre Dame" et plus précisément à la nativité de la vierge.
Tout au long de son histoire, l'église va faire l'objet de nombreuses rénovations car l'édifice s'est trouvé à plusieurs reprises en état de décrépitude. En 1864, le sous-préfet a donné le choix à la municipalité de Margency de réparer le bâtiment ou bien de la détruire. Eglise de MargencyHeureusement, la restauration a été votée et les riches familles comme celle d'Henry Davilliers qui possédait le château de Margency ou bien celles de Charles Delon et Alfred Leroux, propriétaires respectifs du Château de Bury et celui de Maugarny, ont participé grandement au financement.
En 1896, un projet ambitieux d'une nouvelle église est même envisagé, les plans sont établis mais ne verra jamais le jour.
Un nouveau cri d'alerte a été en 1966 à la suite de la rupture d'un étai en place depuis de très nombreuses années. Construite sur un sous-sol pas très stable, l'église a nécessité de nombreuses rénovations avec notamment le renfort de contreforts.  Du rafistolage diront certains…
Mais c'est enfin en 1999 que la décision a été prise de restaurer sérieusement l'édifice afin que les offices religieux puissent reprendre.

Vitrail de Henri Babonneau : Mais, impossible d'évoquer cette église sans s'attarder sur les bisbilles entre Andilly et Margency… En effet, au départ, l'église est rattachée à la paroisse d'Andilly mais les Margencéens ont réussi après de moultes échanges et refus à faire reconnaitre en 1699 "l'indépendance" de la paroisse de Margency. Dans le recueil consacré à l'église et édité par le Cercle Culturel (voir en fin d'article), on y apprend que « les habitants exposèrent au cardinal de Noailles, archevêque de Paris, que « le curé de la paroisse ne voulait plus les desservir depuis 18 mois, qu'ils étaient en effet éloignés d'un quart de lieue de l'église paroissiale et que les chemins étaient mauvais en hiver. Ils firent valoir que l'église de Margency avait des fonts baptismaux, un cimetière et cinq cents livres de rente pour entretenir un curé et obtinrent l'érection de leur village en paroisse ».
Après la Révolution, les petites paroisses ont été regroupées et celles de Montlignon, Margency et Andilly devaient "fusionner". Margency avait l'avantage d'être au centre du territoire mais c'est à Andilly qu'une nouvelle fois les paroissiens de Margency sont rattachés. Pour que des messes soient tout de même célébrées à Margency, le préfet exigea que la ville se dote d'un chapelain, payé par la commune. Et, en 1812, le sous-préfet alla plus loin en souhaitant que l'église de Margency soit vendue, devenue inutile suite à la fusion des paroisses !  Heureusement, l'église n'a jamais été mise en vente et le curé d'Andilly a été autorisé par la suite à venir célébrer la messe à Margency.

Sculpture de Saint-RochAujourd'hui, l'église de style gothique a conservé sa simplicité. Vous apprécierez les vitraux dont celui représentant Saint Borromé évêque de Milan, donnant la communion aux mendiants malades de la peste. En ce qui concerne les tableaux, vous remarquerez notamment celui (classé) de la Sainte Famille attribué à Gabriel Metsu peintre de l’école flamande. Enfin la sculpture de Saint-Roch attire l'attention.
Enfin il était impossible de terminer ce survol rapide de l'histoire de l'église de Margency sans évoquer Henriette-Julie-Claude et Joséphine-Anne, les deux… cloches ! La première a été baptisée en 1729 mais elle n'est plus en place…  Quant à la deuxième, elle a été bénie en 1820 et pèse 312 kg. Elle somme toujours à l'heure des offices !

Lors de votre visite dans l'église, vous pouvez consulter librement l'histoire de l'église de la Nativité Notre-Dame écrite suite aux recherches effectuées avec brio par Alexandre Nicolon et Claude Collineau et le dépouillement des registres paroissiaux par les adhérents du Cercle Culturel de Margency.

Eglise de Margency

SÉRIE "Le patrimoine religieux"
Le Journal de François vous propose tout au long de cette saison 2021-2022 de découvrir les principaux édifices religieux de notre chère Vallée de Montmorency et leur histoire à travers les siècles.
Cette semaine, zoom sur la discrète église de Margency qui a été l'objet de nombreux débats au cours de son histoire.

Eglise de MargencyL'église de la Nativité Notre-Dame est discrète, certains d'entre vous ne la connaissent peut-être même pas. Elle se situe juste à côté de l'Hôpital d'Enfants Margency qui jouxte le château de Margency.
Sa place n'est pas anodine. En effet, au départ, l'édifice n'est que la chapelle de la seigneurie, rebâtie au milieu du XVe siècle, consacrée en église en 1548 et dédiée à "Notre Dame" et plus précisément à la nativité de la vierge.
Tout au long de son histoire, l'église va faire l'objet de nombreuses rénovations car l'édifice s'est trouvé à plusieurs reprises en état de décrépitude. En 1864, le sous-préfet a donné le choix à la municipalité de Margency de réparer le bâtiment ou bien de la détruire. Eglise de MargencyHeureusement, la restauration a été votée et les riches familles comme celle d'Henry Davilliers qui possédait le château de Margency ou bien celles de Charles Delon et Alfred Leroux, propriétaires respectifs du Château de Bury et celui de Maugarny, ont participé grandement au financement.
En 1896, un projet ambitieux d'une nouvelle église est même envisagé, les plans sont établis mais ne verra jamais le jour.
Un nouveau cri d'alerte a été en 1966 à la suite de la rupture d'un étai en place depuis de très nombreuses années. Construite sur un sous-sol pas très stable, l'église a nécessité de nombreuses rénovations avec notamment le renfort de contreforts.  Du rafistolage diront certains…
Mais c'est enfin en 1999 que la décision a été prise de restaurer sérieusement l'édifice afin que les offices religieux puissent reprendre.

Vitrail de Henri Babonneau : Mais, impossible d'évoquer cette église sans s'attarder sur les bisbilles entre Andilly et Margency… En effet, au départ, l'église est rattachée à la paroisse d'Andilly mais les Margencéens ont réussi après de moultes échanges et refus à faire reconnaitre en 1699 "l'indépendance" de la paroisse de Margency. Dans le recueil consacré à l'église et édité par le Cercle Culturel (voir en fin d'article), on y apprend que « les habitants exposèrent au cardinal de Noailles, archevêque de Paris, que « le curé de la paroisse ne voulait plus les desservir depuis 18 mois, qu'ils étaient en effet éloignés d'un quart de lieue de l'église paroissiale et que les chemins étaient mauvais en hiver. Ils firent valoir que l'église de Margency avait des fonts baptismaux, un cimetière et cinq cents livres de rente pour entretenir un curé et obtinrent l'érection de leur village en paroisse ».
Après la Révolution, les petites paroisses ont été regroupées et celles de Montlignon, Margency et Andilly devaient "fusionner". Margency avait l'avantage d'être au centre du territoire mais c'est à Andilly qu'une nouvelle fois les paroissiens de Margency sont rattachés. Pour que des messes soient tout de même célébrées à Margency, le préfet exigea que la ville se dote d'un chapelain, payé par la commune. Et, en 1812, le sous-préfet alla plus loin en souhaitant que l'église de Margency soit vendue, devenue inutile suite à la fusion des paroisses !  Heureusement, l'église n'a jamais été mise en vente et le curé d'Andilly a été autorisé par la suite à venir célébrer la messe à Margency.

Sculpture de Saint-RochAujourd'hui, l'église de style gothique a conservé sa simplicité. Vous apprécierez les vitraux dont celui représentant Saint Borromé évêque de Milan, donnant la communion aux mendiants malades de la peste. En ce qui concerne les tableaux, vous remarquerez notamment celui (classé) de la Sainte Famille attribué à Gabriel Metsu peintre de l’école flamande. Enfin la sculpture de Saint-Roch attire l'attention.
Enfin il était impossible de terminer ce survol rapide de l'histoire de l'église de Margency sans évoquer Henriette-Julie-Claude et Joséphine-Anne, les deux… cloches ! La première a été baptisée en 1729 mais elle n'est plus en place…  Quant à la deuxième, elle a été bénie en 1820 et pèse 312 kg. Elle somme toujours à l'heure des offices !

Lors de votre visite dans l'église, vous pouvez consulter librement l'histoire de l'église de la Nativité Notre-Dame écrite suite aux recherches effectuées avec brio par Alexandre Nicolon et Claude Collineau et le dépouillement des registres paroissiaux par les adhérents du Cercle Culturel de Margency.

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1 commentaire(s)

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Jean Pierre Bousquet - Il y a 3 mois
Bravo pour cette documentation très intéressante..avec un clin d œil à mon ami Claude Collineau ????
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