Récemment, Marc Bloch et son épouse Simonne Vidal, Mélinée et Missak Manouchian, ont rejoint le Panthéon. Cette actualité est l’occasion de rappeler qu’une personnalité liée à la Vallée de Montmorency y repose également : René Cassin, qui vécut plusieurs années à Andilly.
Retour en arrière. En 1968, le prix Nobel de la Paix est décerné à René Cassin, alors président de la Cour européenne des droits de l'homme. Cette distinction vient couronner le parcours exceptionnel de ce juriste né à Bayonne en 1887, qui a consacré sa vie à la défense de la paix et des droits fondamentaux.
En effet, il a été membre de la délégation française auprès de la Société des Nations de 1924 à 1938. Dans ces années trente, il a très tôt pris conscience des dangers que représente la montée du nazisme. C'est pourquoi, dès le 24 juin 1940, il rejoint à Londres le général de Gaulle qui lui demande aussitôt d'écrire les statuts de la France libre, négociés avec Winston Churchill. Entre 1943 et 1945, il représente la France à la Conférence permanente des ministres de l'Éducation alliés et fait partie des fondateurs de l'UNESCO (Organisation des Nations unies pour l'Éducation, la Science et la Culture).
C'est également en 1943 que René Cassin achète à Andilly le "Château des Sources", construit par Alfred Deschars, maire de la commune de 1896 à 1920. Après le décès de ce dernier en 1922, son épouse le conserve jusqu'à sa vente au célèbre diplomate. René Cassin en restera propriétaire pendant 18 ans avant de revendre la demeure à Armand Frei, alors maire de la ville.
Après la Seconde Guerre mondiale, René Cassin fait partie des rédacteurs de la célèbre Déclaration universelle des droits de l'homme, adoptée à Paris en 1948.
Son engagement se poursuit au plus haut niveau des institutions françaises et européennes. En 1958, nous le retrouvons président du Conseil constitutionnel provisoire : il proclame officiellement l'élection du général de Gaulle à la présidence de la République. De 1959 à 1965, il est vice-président de la Cour européenne des droits de l'homme, avant d’en devenir le président de 1965 à 1968.
En 1971, René Cassin revient à Andilly pour inaugurer la rue qui porte aujourd’hui son nom. Quant au Château des Sources, il est devenu l’actuelle mairie de la commune.
René Cassin s'éteint à Paris en 1976. Onze ans plus tard, le 5 octobre 1987, à l'occasion du centenaire de sa naissance, sa dépouille est transférée au Panthéon à Paris. (voir vidéo ci-dessous). Une reconnaissance nationale à la hauteur de l’œuvre accomplie par l’un des plus grands défenseurs français des droits de l’homme.
Article publié en 2019 et actualisé en juillet 2026.
Récemment, Marc Bloch et son épouse Simonne Vidal, Mélinée et Missak Manouchian, ont rejoint le Panthéon. Cette actualité est l’occasion de rappeler qu’une personnalité liée à la Vallée de Montmorency y repose également : René Cassin, qui vécut plusieurs années à Andilly.
Retour en arrière. En 1968, le prix Nobel de la Paix est décerné à René Cassin, alors président de la Cour européenne des droits de l'homme. Cette distinction vient couronner le parcours exceptionnel de ce juriste né à Bayonne en 1887, qui a consacré sa vie à la défense de la paix et des droits fondamentaux.
En effet, il a été membre de la délégation française auprès de la Société des Nations de 1924 à 1938. Dans ces années trente, il a très tôt pris conscience des dangers que représente la montée du nazisme. C'est pourquoi, dès le 24 juin 1940, il rejoint à Londres le général de Gaulle qui lui demande aussitôt d'écrire les statuts de la France libre, négociés avec Winston Churchill. Entre 1943 et 1945, il représente la France à la Conférence permanente des ministres de l'Éducation alliés et fait partie des fondateurs de l'UNESCO (Organisation des Nations unies pour l'Éducation, la Science et la Culture).
C'est également en 1943 que René Cassin achète à Andilly le "Château des Sources", construit par Alfred Deschars, maire de la commune de 1896 à 1920. Après le décès de ce dernier en 1922, son épouse le conserve jusqu'à sa vente au célèbre diplomate. René Cassin en restera propriétaire pendant 18 ans avant de revendre la demeure à Armand Frei, alors maire de la ville.
Après la Seconde Guerre mondiale, René Cassin fait partie des rédacteurs de la célèbre Déclaration universelle des droits de l'homme, adoptée à Paris en 1948.
Son engagement se poursuit au plus haut niveau des institutions françaises et européennes. En 1958, nous le retrouvons président du Conseil constitutionnel provisoire : il proclame officiellement l'élection du général de Gaulle à la présidence de la République. De 1959 à 1965, il est vice-président de la Cour européenne des droits de l'homme, avant d’en devenir le président de 1965 à 1968.
En 1971, René Cassin revient à Andilly pour inaugurer la rue qui porte aujourd’hui son nom. Quant au Château des Sources, il est devenu l’actuelle mairie de la commune.
René Cassin s'éteint à Paris en 1976. Onze ans plus tard, le 5 octobre 1987, à l'occasion du centenaire de sa naissance, sa dépouille est transférée au Panthéon à Paris. (voir vidéo ci-dessous). Une reconnaissance nationale à la hauteur de l’œuvre accomplie par l’un des plus grands défenseurs français des droits de l’homme.
Article publié en 2019 et actualisé en juillet 2026.
Vous appréciez le Journal de François ? Soutenez-le ! Merci.
Retourner à la page d'accueil - Retourner à la page "Personnalités locales"
Vous appréciez le Journal de François ? Soutenez-le ! Merci.
Retourner à la page d'accueil Retourner à la page "Personnalités locales"
Aucun commentaire