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Rencontre exceptionnelle avec Léa Doyen de Taverny. Elle connait le succès avec son blog culinaire. Interview alléchante !!

Publié le : 08-04-2012

Léa Doyen onyvapasavecledosdelacuilleres.comLéa. Elle a 19 ans et habite Taverny. En quelques mois, elle a réussi avec un blog culinaire à se faire remarquer. Elle a gagné récemment un concours culinaire et elle participe au magazine MarmitonMag. Dans le numéro de ce trimestre, elle revisite la recette du rôti de porc au miel et aux pommes, face à la chef étoilée Sophie Bise !
Je suis donc très heureux de mettre à l'honneur Léa Doyen et son blog et je la remercie d'avoir répondu de manière détaillée à mes questions malgré un emploi du temps bien rempli entre les études et la cuisine.
Elle nous raconte l'aventure de son blog, comment elle a gagné le concours "Mets de l'huile,". Elle nous donne aussi son avis sur les émissions de cuisine comme "Masterchef" ou "Top chef" et enfin elle nous glisse quelques bonnes adresses dans le Val d'Oise !!

>> Blog de Léa Doyen : www.onyvapasavecledosdelacuillere.com

 

Tout d'abord, faisons connaissance. Léa. avant d'évoquer votre blog, j'aimerais que vous nous racontiez comment vos grands-parents ont joué un rôle important dans votre goût pour la cuisine ?

Précisément ce sont mes « beaux-grands parents » (les parents de mon beau-père) qui m’ont réellement insufflé cette passion pour la cuisine, mais parlons de « grands-parents », c’est à la fois plus simple et l’affecte le rend possible. Ils sont tous deux anciens chefs restaurateurs (mon grand-père était chef cuisinier et ma grand-mère chef pâtissière) et ont tenu deux restaurants dans Paris.
C’est à leur contact que j’ai découvert la cuisine et précisément l’amour des beaux produits (cueillis dans le potager ou achetés au marché le matin même chez des producteurs de confiance), le délice de la préparation aux fourneaux et les techniques nécessaires et bien entendu le plaisir du partage autour d’une belle table. Les week-ends chez eux en Normandie ont forgé ma vision de la cuisine et c’est cette vision là de la gastronomie et de la cuisine que j’essaie de faire transparaitre dans mes créations et dans mon blog ! Aujourd’hui, mon contact avec eux en ce qui concerne la cuisine est devenu davantage « professionnel » car ils me donnent des vrais cours, afin que j’assimile les techniques, les cuissons et toutes les bases… Et j’ai l’impression que je ne viendrai jamais au bout de cet apprentissage (et je m’en réjouis !), quand je vois que eux aussi, à 75 ans sont toujours en train d’apprendre !
D’autre part, mes grands-parents paternels (mes « vrais » grands parents (mais je n’aime pas trop cette expression)) sont originaires du Périgord où j’ai une maison de campagne et où je passe mes vacances d’été depuis que je suis toute petite. Au travers des ballades dans les bois à la cueillette des champignons, fraises des bois et mûres ou encore autour d’une casserole pleine de pommes de terre sarladaises, j’ai aussi développé mon goût pour la gastronomie et la rencontre culinaire !

A quel âge avez-vous concocté vos premiers plats et quelle furent les réactions familiales ?
J’ai le souvenir assez précis d’un roulé à la confiture de framboise que j’avais fait en suivant la recette sur un livre de cuisine emprunté à la médiathèque. Je devais avoir 9 ans et je me souviens que c’était pour moi un réel bonheur de mettre les mains dans la farine, d’ajouter un peu de sucre et puis un œuf et puis deux, tout remuer, faire cuire au four, etc. Je voulais absolument réussir pour être digne de mes grands-parents !
J’ai la chance d’avoir une maman qui, absolument contrairement à moi, déteste cuisiner (mais adore déguster) mais qui je pense à tout de suite compris que cuisiner était important pour moi et très vite elle m’a laissée investir la cuisine. Cuisiner a toujours été pour moi un moyen de m’évader, de ne penser à rien hormis de faire du beau, du bon et ce pour faire plaisir et me faire plaisir (quand je cuisine, la dégustation ne se fait pas avec le dos de la cuillère, comme l’indique mon blog !)
Ma mère et mon beau-père se sont révélés être des critiques très exigeants, n’hésitant pas à rechigner sur certains détails, mais tant mieux, entre le niveau de mes grands-parents et l’exigence de mes parents, j’ai toujours cherché à m’améliorer !

Léa Doyen onyvapasavecledosdelacuilleres.comAujourd'hui, vous avez obtenu votre Bac et commencé des études à Sciences Po. La cuisine semble bien éloignée de l'univers de ces études. Est-ce pour vous une respiration, une manière de "décompresser", de se faire plaisir ?
Après une première année d’études à Sciences Po et à La Sorbonne Paris IV (je suis en bi-cursus Sciences Po et La Sorbonne Paris IV en Lettres Modernes) très exigeante et assez déroutante aussi, j’ai senti le besoin de me retrouver, de me réorienter, je ne savais plus très bien ce que je voulais faire, ce qui me motivais dans la vie. Et la cuisine est réapparue comme une évidence. J’ai même voulu arrêter Sciences Po pour me lancer dans des études d’hôtellerie, puis je me suis forgée un parcours professionnel qui alliait les deux !
J’avais un peu arrêté de cuisiner pendant mon Bac et je n’y avais plus tellement touché depuis. Et soudainement, j’ai ressenti le besoin de me recentrer sur mes « fourneaux ». Et là, tout est allé assez vite, l’idée du blog, de participer à un concours et de faire de la cuisine mon quotidien. Aujourd’hui j’aborde mes études de manière beaucoup plus sereine et optimiste car la cuisine est en effet pour moi comme une respiration et aussi un fil conducteur dans mon projet professionnel. J’aimerais devenir moi aussi un acteur de la diffusion de la culture culinaire en France et en particulier auprès des enfants, un peu comme l’ont été pour moi mes grands-parents. Aussi, j’ai eu la chance de faire un stage chez la mère de mon petit-copain qui est institutrice à l’école maternelle Curie à Taverny et j’ai pu participer à l’animation d’un potager pédagogique dans l’école et ce fut pour moi un pur bonheur que d’éveiller les enfants aux plaisirs des goûts !
La cuisine est finalement devenue un peu tout à la fois, une respiration dans un rythme d’études qui peut être parfois très prenant, un projet professionnel et aussi un plaisir, pour moi et ma famille !

Vous avez débuté votre blog en août 2011. Vous partagez en toute simplicité vos recettes. Quel accueil avez-vous eu de la part des internautes ?
J’appréhendais un peu après l’ouverture de mon blog, le regard des gens sur le contenu et l’esthétique, j’avais peur de ne pas me démarquer… Mais petit à petit je me suis fait confiance et ma victoire au concours "Mets de l’huile d’olive" organisé en novembre m’a fait d’une part prendre de l’assurance mais m’a aussi fait rencontrer le monde des bloggeurs et des journalistes culinaires qui ont été avec moi (sûrement du fait de mon jeune âge par rapport à tous) très attentifs et encourageants !
Et très rapidement, j’ai pu voir mon blog faire de plus en plus de visites en passant de 20 visites par jour pendant le premier mois à 400 visites aujourd’hui, seulement six mois après, je suis vraiment contente ! De plus, le nombre de membres de mon blog augmente de manière constante et la page Facebook du blog connait aussi une super fréquentation, j’en suis ravie ! Et bien sûr, toutes les articles dans lesquels j’ai pu intervenir, dans des journaux de qualité tels que Le Parisien ou encore MarmitonMag ou Cuisine Pratique, n’ont fait que donner toujours plus de rayonnement au blog ! Je reçois régulièrement des encouragements des internautes par mail, c’est extrêmement encourageant !

A votre avis, qu'est-ce qui vous différencie des autres blogs culinaires ?
Un des aspects qui m’a donné envie de créer mon blog, c’est que j’en avais marre de tomber sur des blogs culinaires parfois très beaux, à l’esthétique parfaite et aux titres de recettes on ne peut plus alléchants mais qui étaient impossible à faire chez soi du fait de la complexité des ingrédients utilisés et parfois même des ustensiles.
Je suis à 100% pour la création culinaire et je suis une fan des grands chefs qui travaillent en dehors des sentiers battus tels que Jean-François Piège, Yannick Alliéno ou encore Christophe Michalak dans la pâtisserie. Néanmoins, ma conception de la cuisine est davantage centrée sur la quotidienneté, le terroir, la tradition et l’originalité au quotidien. Ce que j’essaie de faire à travers mon blog, ce n’est pas de montrer mes talents de cuisinière mais de donner envie aux gens de cuisiner et que cela leur soit possible avec ce qu’ils ont dans leurs frigo ! Le nombre de fois où mes amis m’ont dit : « ils sont bien gentils les bloggeurs de cuisine mais on a rien de ce qu’ils ont dans nos placards, c’est impossible à trouver ou ça coûte trop cher ! ». Et je veux cuisiner pour ces personnes. Faire des repas quotidiens des repas mémorables, plein de gourmandise, traditionnels et raffinés et plein de partage surtout.

Racontez-nous le concours "Mets de l'huile" que vous avez remporté ? Cela vous ouvre les portes des médias ?
Le concours fut vraiment une expérience inoubliable ! Premièrement c’était mon premier concours de cuisine, trois mois seulement après mon entrée dans la cuisine « active ». J’appréhendais beaucoup mais l’excitation a pris le dessus.
J’étais face à deux bloggeuses expérimentées qui avaient toutes deux au moins 5 ans de blog cuisine derrière elles. Nous avions été présélectionnées sur l’esthétique et le contenu de nos blogs parmi 300 bloggeurs dans toute la France et la Belgique.
Ensuite, nous avons dû faire preuve de créativité en créant un plat et un dessert mettant à l’honneur l’huile d’olive.
Enfin, les finalistes, dont je faisais partie donc, devions nous opposer aux fourneaux pendant 2heures en faisant une entrée et un plat avec un panier d’ingrédients imposés. Et c’est un jury composé du grand chef Gilles Marre, de la directrice de la communication de La Bovida, un maître huilier et le Rédacteur du magazine Saveurs qui nous ont jugées et qui m’ont déclaré gagnante ! Quel plaisir, et quelle surprise ! Mon caviar de tomates, crème de parmesan et gressin ainsi que mon poulet en papillote, citron, moutarde au piment d’Espelette, crème au thym et crumble au parmesan, tomates, courgettes et aubergines, ont su faire la différence je crois ! J’en ai été très flattée !
Mais ce qu’il y a eu de plus flatteur encore c’est en effet le retour médiatique que cette victoire à eu pour mon blog, différents magazines faisant appel à moi pour des chroniques et même M6 ! C’est formidable et très stimulant, cela prouve que l’on me fait confiance dans mon domaine et que ma manière de traiter la cuisine plait aux internautes et lecteurs !

Léa Doyen onyvapasavecledosdelacuilleres.comComment envisagez-vous la suite de votre aventure culinaire ? Vous vous perfectionnez en prenant aussi des cours ?
Je pense continuer dans ma lignée, c'est-à-dire me concentrer sur la qualité de mon blog, chercher à l’améliorer toujours plus, que ce soit dans la qualité et la fréquence des recettes, dans l’esthétique aussi (que je viens tout juste de changer d’ailleurs) mais aussi oui perfectionner mes connaissances culinaires !
Je prends des cours avec mes grands-parents d’une part mais je cherche aussi à acquérir une formation on va dire plus extérieure : je prends des cours chez Ducasse parfois, la dernière fois c’était pour apprendre à faire des macarons, des initiations à l’œnologie aussi, ou encore, j’envisage très bientôt de faire une formation de cuisine naturelle, savoir cuisiner avec des fleurs sauvages (je trouve ça génial de pouvoir retourner aux sources pour ensuite remobiliser ce patrimoine et l’adapter à nos modes de vie actuels). J’essaye aussi, autant que possible de participer aux événements gastronomiques qui sont proposés près de chez moi.
Le dernier en date est la Foire aux Vins de Paris où la rencontre avec les producteurs est véritablement enrichissante, en terme humain et technique !

Côté médias, les émissions comme "Masterchef" ou autre "Top chef"" vous intéressent et vous tentent-elles ?
J’adore regarder ces émissions et je trouve ça formidable de voir des jeunes comme moi tel que Ruben de top chef, un amateur, qui peut dérouter des professionnels bien plus expérimentés que nous jeunes et autodidactes ! Mais pour ma part je ne suis pas certaine de vouloir participer à ce genre d’émission, peut être par un certain manque de confiance en mes capacités récurrent mais aussi parce que j’ai tellement de projets en route, que je ne peux pas trouver le temps de me consacrer à de telles aventures. Je préfère me concentrer aujourd’hui sur l’aboutissement de mes études à Sciences Po, ce qui m’ouvrira les portes des instituions publiques autour de l’éducation d’où j’essayerai d’insuffler un vent de gastronomie !

Enfin, j'ai appris que votre rêve serait d'ouvrir un restaurant dans le… Périgord ! Mais parlez-nous du Val d'Oise ! Avez-vous quelques adresses sympas de restaurant ou de lieux pour trouver de bons produits situés dans le 95 ?
Oui, le Périgord est une de mes terres natales, je ne peux l’oublier et ma conception de la cuisine prend sens au travers de cette région ! Néanmoins bien sûr le Val d’Oise est le « pays » qui m’a vu grandir, dans lequel j’ai fait toutes mes expériences d’enfant et de jeune adulte aujourd’hui. Ce que j’adore dans le Val d’Oise et particulièrement à Saint Leu la Forêt et Taverny, c’est la proximité avec la forêt de Montmorency… En automne comme au printemps, c’est juste magnifique de pouvoir faire son petit « marché » nature à seulement 30km de Paris.
Pour ce qui est des bonnes adresses dans le Val d’Oise, j’adore aller dans un petit magasin portugais à Pierrelaye appelé « A Feria de Portugal » on y trouve des produits typiques et de très bonne qualité dans une ambiance vraiment folklorique. J’y achète ma morue séchée, du poulpe, pour ma salade de poulpe, genièvre et oignons rouges, des morceaux de porc et puis leurs fèves, au goût vraiment subtil !
J’ai découvert un petit restaurant dans Auvers sur Oise, tout plein de charme, « Sous le Porche ». Vraiment agréable, dans une ambiance cosy et très conviviale, juste à côté de la maison de Van Gogh. Une carte vraiment sympa, de bons produit et si vous avez de la chance vous pourrez manger au son de la voix d’un artiste invité!
Léa Doyen onyvapasavecledosdelacuilleres.comAussi, mon petit coup de cœur, c’est la crêperie « La ronde des crêpes » de Beauchamp, un tout petit restaurant, qui ne paye pas de mine mais qui sert des crêpes délicieuses, sucrées et salées, un super service et un rapport qualité/prix très appréciable !

 

Blog de Léa Doyen : www.onyvapasavecledosdelacuillere.com

Léa Doyen onyvapasavecledosdelacuilleres.comLéa. Elle a 19 ans et habite Taverny. En quelques mois, elle a réussi avec un blog culinaire à se faire remarquer. Elle a gagné récemment un concours culinaire et elle participe au magazine MarmitonMag. Dans le numéro de ce trimestre, elle revisite la recette du rôti de porc au miel et aux pommes, face à la chef étoilée Sophie Bise !
Je suis donc très heureux de mettre à l'honneur Léa Doyen et son blog et je la remercie d'avoir répondu de manière détaillée à mes questions malgré un emploi du temps bien rempli entre les études et la cuisine.
Elle nous raconte l'aventure de son blog, comment elle a gagné le concours "Mets de l'huile,". Elle nous donne aussi son avis sur les émissions de cuisine comme "Masterchef" ou "Top chef" et enfin elle nous glisse quelques bonnes adresses dans le Val d'Oise !!

>> Blog de Léa Doyen : www.onyvapasavecledosdelacuillere.com

 

Tout d'abord, faisons connaissance. Léa. avant d'évoquer votre blog, j'aimerais que vous nous racontiez comment vos grands-parents ont joué un rôle important dans votre goût pour la cuisine ?

Précisément ce sont mes « beaux-grands parents » (les parents de mon beau-père) qui m’ont réellement insufflé cette passion pour la cuisine, mais parlons de « grands-parents », c’est à la fois plus simple et l’affecte le rend possible. Ils sont tous deux anciens chefs restaurateurs (mon grand-père était chef cuisinier et ma grand-mère chef pâtissière) et ont tenu deux restaurants dans Paris.
C’est à leur contact que j’ai découvert la cuisine et précisément l’amour des beaux produits (cueillis dans le potager ou achetés au marché le matin même chez des producteurs de confiance), le délice de la préparation aux fourneaux et les techniques nécessaires et bien entendu le plaisir du partage autour d’une belle table. Les week-ends chez eux en Normandie ont forgé ma vision de la cuisine et c’est cette vision là de la gastronomie et de la cuisine que j’essaie de faire transparaitre dans mes créations et dans mon blog ! Aujourd’hui, mon contact avec eux en ce qui concerne la cuisine est devenu davantage « professionnel » car ils me donnent des vrais cours, afin que j’assimile les techniques, les cuissons et toutes les bases… Et j’ai l’impression que je ne viendrai jamais au bout de cet apprentissage (et je m’en réjouis !), quand je vois que eux aussi, à 75 ans sont toujours en train d’apprendre !
D’autre part, mes grands-parents paternels (mes « vrais » grands parents (mais je n’aime pas trop cette expression)) sont originaires du Périgord où j’ai une maison de campagne et où je passe mes vacances d’été depuis que je suis toute petite. Au travers des ballades dans les bois à la cueillette des champignons, fraises des bois et mûres ou encore autour d’une casserole pleine de pommes de terre sarladaises, j’ai aussi développé mon goût pour la gastronomie et la rencontre culinaire !

A quel âge avez-vous concocté vos premiers plats et quelle furent les réactions familiales ?
J’ai le souvenir assez précis d’un roulé à la confiture de framboise que j’avais fait en suivant la recette sur un livre de cuisine emprunté à la médiathèque. Je devais avoir 9 ans et je me souviens que c’était pour moi un réel bonheur de mettre les mains dans la farine, d’ajouter un peu de sucre et puis un œuf et puis deux, tout remuer, faire cuire au four, etc. Je voulais absolument réussir pour être digne de mes grands-parents !
J’ai la chance d’avoir une maman qui, absolument contrairement à moi, déteste cuisiner (mais adore déguster) mais qui je pense à tout de suite compris que cuisiner était important pour moi et très vite elle m’a laissée investir la cuisine. Cuisiner a toujours été pour moi un moyen de m’évader, de ne penser à rien hormis de faire du beau, du bon et ce pour faire plaisir et me faire plaisir (quand je cuisine, la dégustation ne se fait pas avec le dos de la cuillère, comme l’indique mon blog !)
Ma mère et mon beau-père se sont révélés être des critiques très exigeants, n’hésitant pas à rechigner sur certains détails, mais tant mieux, entre le niveau de mes grands-parents et l’exigence de mes parents, j’ai toujours cherché à m’améliorer !

Léa Doyen onyvapasavecledosdelacuilleres.comAujourd'hui, vous avez obtenu votre Bac et commencé des études à Sciences Po. La cuisine semble bien éloignée de l'univers de ces études. Est-ce pour vous une respiration, une manière de "décompresser", de se faire plaisir ?
Après une première année d’études à Sciences Po et à La Sorbonne Paris IV (je suis en bi-cursus Sciences Po et La Sorbonne Paris IV en Lettres Modernes) très exigeante et assez déroutante aussi, j’ai senti le besoin de me retrouver, de me réorienter, je ne savais plus très bien ce que je voulais faire, ce qui me motivais dans la vie. Et la cuisine est réapparue comme une évidence. J’ai même voulu arrêter Sciences Po pour me lancer dans des études d’hôtellerie, puis je me suis forgée un parcours professionnel qui alliait les deux !
J’avais un peu arrêté de cuisiner pendant mon Bac et je n’y avais plus tellement touché depuis. Et soudainement, j’ai ressenti le besoin de me recentrer sur mes « fourneaux ». Et là, tout est allé assez vite, l’idée du blog, de participer à un concours et de faire de la cuisine mon quotidien. Aujourd’hui j’aborde mes études de manière beaucoup plus sereine et optimiste car la cuisine est en effet pour moi comme une respiration et aussi un fil conducteur dans mon projet professionnel. J’aimerais devenir moi aussi un acteur de la diffusion de la culture culinaire en France et en particulier auprès des enfants, un peu comme l’ont été pour moi mes grands-parents. Aussi, j’ai eu la chance de faire un stage chez la mère de mon petit-copain qui est institutrice à l’école maternelle Curie à Taverny et j’ai pu participer à l’animation d’un potager pédagogique dans l’école et ce fut pour moi un pur bonheur que d’éveiller les enfants aux plaisirs des goûts !
La cuisine est finalement devenue un peu tout à la fois, une respiration dans un rythme d’études qui peut être parfois très prenant, un projet professionnel et aussi un plaisir, pour moi et ma famille !

Vous avez débuté votre blog en août 2011. Vous partagez en toute simplicité vos recettes. Quel accueil avez-vous eu de la part des internautes ?
J’appréhendais un peu après l’ouverture de mon blog, le regard des gens sur le contenu et l’esthétique, j’avais peur de ne pas me démarquer… Mais petit à petit je me suis fait confiance et ma victoire au concours "Mets de l’huile d’olive" organisé en novembre m’a fait d’une part prendre de l’assurance mais m’a aussi fait rencontrer le monde des bloggeurs et des journalistes culinaires qui ont été avec moi (sûrement du fait de mon jeune âge par rapport à tous) très attentifs et encourageants !
Et très rapidement, j’ai pu voir mon blog faire de plus en plus de visites en passant de 20 visites par jour pendant le premier mois à 400 visites aujourd’hui, seulement six mois après, je suis vraiment contente ! De plus, le nombre de membres de mon blog augmente de manière constante et la page Facebook du blog connait aussi une super fréquentation, j’en suis ravie ! Et bien sûr, toutes les articles dans lesquels j’ai pu intervenir, dans des journaux de qualité tels que Le Parisien ou encore MarmitonMag ou Cuisine Pratique, n’ont fait que donner toujours plus de rayonnement au blog ! Je reçois régulièrement des encouragements des internautes par mail, c’est extrêmement encourageant !

A votre avis, qu'est-ce qui vous différencie des autres blogs culinaires ?
Un des aspects qui m’a donné envie de créer mon blog, c’est que j’en avais marre de tomber sur des blogs culinaires parfois très beaux, à l’esthétique parfaite et aux titres de recettes on ne peut plus alléchants mais qui étaient impossible à faire chez soi du fait de la complexité des ingrédients utilisés et parfois même des ustensiles.
Je suis à 100% pour la création culinaire et je suis une fan des grands chefs qui travaillent en dehors des sentiers battus tels que Jean-François Piège, Yannick Alliéno ou encore Christophe Michalak dans la pâtisserie. Néanmoins, ma conception de la cuisine est davantage centrée sur la quotidienneté, le terroir, la tradition et l’originalité au quotidien. Ce que j’essaie de faire à travers mon blog, ce n’est pas de montrer mes talents de cuisinière mais de donner envie aux gens de cuisiner et que cela leur soit possible avec ce qu’ils ont dans leurs frigo ! Le nombre de fois où mes amis m’ont dit : « ils sont bien gentils les bloggeurs de cuisine mais on a rien de ce qu’ils ont dans nos placards, c’est impossible à trouver ou ça coûte trop cher ! ». Et je veux cuisiner pour ces personnes. Faire des repas quotidiens des repas mémorables, plein de gourmandise, traditionnels et raffinés et plein de partage surtout.

Racontez-nous le concours "Mets de l'huile" que vous avez remporté ? Cela vous ouvre les portes des médias ?
Le concours fut vraiment une expérience inoubliable ! Premièrement c’était mon premier concours de cuisine, trois mois seulement après mon entrée dans la cuisine « active ». J’appréhendais beaucoup mais l’excitation a pris le dessus.
J’étais face à deux bloggeuses expérimentées qui avaient toutes deux au moins 5 ans de blog cuisine derrière elles. Nous avions été présélectionnées sur l’esthétique et le contenu de nos blogs parmi 300 bloggeurs dans toute la France et la Belgique.
Ensuite, nous avons dû faire preuve de créativité en créant un plat et un dessert mettant à l’honneur l’huile d’olive.
Enfin, les finalistes, dont je faisais partie donc, devions nous opposer aux fourneaux pendant 2heures en faisant une entrée et un plat avec un panier d’ingrédients imposés. Et c’est un jury composé du grand chef Gilles Marre, de la directrice de la communication de La Bovida, un maître huilier et le Rédacteur du magazine Saveurs qui nous ont jugées et qui m’ont déclaré gagnante ! Quel plaisir, et quelle surprise ! Mon caviar de tomates, crème de parmesan et gressin ainsi que mon poulet en papillote, citron, moutarde au piment d’Espelette, crème au thym et crumble au parmesan, tomates, courgettes et aubergines, ont su faire la différence je crois ! J’en ai été très flattée !
Mais ce qu’il y a eu de plus flatteur encore c’est en effet le retour médiatique que cette victoire à eu pour mon blog, différents magazines faisant appel à moi pour des chroniques et même M6 ! C’est formidable et très stimulant, cela prouve que l’on me fait confiance dans mon domaine et que ma manière de traiter la cuisine plait aux internautes et lecteurs !

Léa Doyen onyvapasavecledosdelacuilleres.comComment envisagez-vous la suite de votre aventure culinaire ? Vous vous perfectionnez en prenant aussi des cours ?
Je pense continuer dans ma lignée, c'est-à-dire me concentrer sur la qualité de mon blog, chercher à l’améliorer toujours plus, que ce soit dans la qualité et la fréquence des recettes, dans l’esthétique aussi (que je viens tout juste de changer d’ailleurs) mais aussi oui perfectionner mes connaissances culinaires !
Je prends des cours avec mes grands-parents d’une part mais je cherche aussi à acquérir une formation on va dire plus extérieure : je prends des cours chez Ducasse parfois, la dernière fois c’était pour apprendre à faire des macarons, des initiations à l’œnologie aussi, ou encore, j’envisage très bientôt de faire une formation de cuisine naturelle, savoir cuisiner avec des fleurs sauvages (je trouve ça génial de pouvoir retourner aux sources pour ensuite remobiliser ce patrimoine et l’adapter à nos modes de vie actuels). J’essaye aussi, autant que possible de participer aux événements gastronomiques qui sont proposés près de chez moi.
Le dernier en date est la Foire aux Vins de Paris où la rencontre avec les producteurs est véritablement enrichissante, en terme humain et technique !

Côté médias, les émissions comme "Masterchef" ou autre "Top chef"" vous intéressent et vous tentent-elles ?
J’adore regarder ces émissions et je trouve ça formidable de voir des jeunes comme moi tel que Ruben de top chef, un amateur, qui peut dérouter des professionnels bien plus expérimentés que nous jeunes et autodidactes ! Mais pour ma part je ne suis pas certaine de vouloir participer à ce genre d’émission, peut être par un certain manque de confiance en mes capacités récurrent mais aussi parce que j’ai tellement de projets en route, que je ne peux pas trouver le temps de me consacrer à de telles aventures. Je préfère me concentrer aujourd’hui sur l’aboutissement de mes études à Sciences Po, ce qui m’ouvrira les portes des instituions publiques autour de l’éducation d’où j’essayerai d’insuffler un vent de gastronomie !

Enfin, j'ai appris que votre rêve serait d'ouvrir un restaurant dans le… Périgord ! Mais parlez-nous du Val d'Oise ! Avez-vous quelques adresses sympas de restaurant ou de lieux pour trouver de bons produits situés dans le 95 ?
Oui, le Périgord est une de mes terres natales, je ne peux l’oublier et ma conception de la cuisine prend sens au travers de cette région ! Néanmoins bien sûr le Val d’Oise est le « pays » qui m’a vu grandir, dans lequel j’ai fait toutes mes expériences d’enfant et de jeune adulte aujourd’hui. Ce que j’adore dans le Val d’Oise et particulièrement à Saint Leu la Forêt et Taverny, c’est la proximité avec la forêt de Montmorency… En automne comme au printemps, c’est juste magnifique de pouvoir faire son petit « marché » nature à seulement 30km de Paris.
Pour ce qui est des bonnes adresses dans le Val d’Oise, j’adore aller dans un petit magasin portugais à Pierrelaye appelé « A Feria de Portugal » on y trouve des produits typiques et de très bonne qualité dans une ambiance vraiment folklorique. J’y achète ma morue séchée, du poulpe, pour ma salade de poulpe, genièvre et oignons rouges, des morceaux de porc et puis leurs fèves, au goût vraiment subtil !
J’ai découvert un petit restaurant dans Auvers sur Oise, tout plein de charme, « Sous le Porche ». Vraiment agréable, dans une ambiance cosy et très conviviale, juste à côté de la maison de Van Gogh. Une carte vraiment sympa, de bons produit et si vous avez de la chance vous pourrez manger au son de la voix d’un artiste invité!
Léa Doyen onyvapasavecledosdelacuilleres.comAussi, mon petit coup de cœur, c’est la crêperie « La ronde des crêpes » de Beauchamp, un tout petit restaurant, qui ne paye pas de mine mais qui sert des crêpes délicieuses, sucrées et salées, un super service et un rapport qualité/prix très appréciable !

 

Blog de Léa Doyen : www.onyvapasavecledosdelacuillere.com


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1 commentaire(s)

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gourmince - Il y a 7 ans
Très intéressant et félicitations de prendre la suite de nos aînés en t'intéressant à la cuisine. As-tu une newsletter où je peux m'inscrire ? D'avance, merci.
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