Formée sur les courts de Saint‑Leu‑la‑Forêt, Lucie Crest, 19 ans, s’impose comme l’un des grands espoirs du tennis-fauteuil français ! Étudiante en école d’ingénieur et déjà 12ᵉ au classement national, elle réalise un parcours inspirant que le "Journal de François" a souhaité mettre en lumière. Que vous aimiez le tennis ou non, Lucie mérite votre attention et votre soutien !
Lucie, peux-tu te présenter en quelques mots ?
Je m’appelle Lucie Crest, j’ai 19 ans. Je suis joueuse de tennis-fauteuil, classée 12ᵉ française, vice‑championne de France junior en 2024 et 4ᵉ au championnat de France deuxième série en 2025. En parallèle du sport, je suis étudiante en école d’ingénieur en informatique, avec un intérêt particulier pour la cybersécurité.
Evoquons tout de suite la maladie. À quelle âge est-elle survenue ?
J’ai commencé le tennis valide à 4 ans, grâce à mon père. À 11 ans, j’ai été touchée par une maladie auto‑immune rare, une myélite, qui m’a paralysée des jambes de manière brutale, en l’espace de 30 minutes. Je venais de commencer ma 6ème. Depuis je me déplace en fauteuil roulant. J'ai passé ensuite deux ans entre l’hôpital et le centre de rééducation.
Comment as-tu découvert le tennis-fauteuil ?
En sortant de rééducation, je voulais absolument refaire du sport. J'ai fait un peu de basket fauteuil. Puis ma mère a vu une annonce proposant un après‑midi découverte du tennis fauteuil. J’ai essayé… et j’ai tout de suite accroché. C’était une continuité logique avec le tennis que je pratiquais avant. Aujourd’hui, le tennis m’apporte au quotidien de l’énergie et la confiance dont j'ai besoin.
Qu’est-ce qui est le plus difficile au tennis-fauteuil ?
Le déplacement en fauteuil, sans hésiter. Il faut se déplacer, tourner les roues, tenir la raquette, rester face au filet… C’est très technique. Le service est aussi mon principal point faible, même si je suis gauchère, ce qui pourrait être un avantage.
Comment t’entraînes-tu aujourd’hui ?
Je m’entraîne 3 à 4h30 par semaine, ce qui n’est pas suffisant pour être professionnelle, mais compatible avec mes études. Je m’entraîne principalement avec mon coach Benoît Tapon, très engagé dans le tennis fauteuil et le sport santé. Et je remercie aussi Cheiker mon partenaire de club qui partage mes séances d'entrainement.
Tu poursuis aussi des études exigeantes. Comment gères-tu les deux ?
Je suis en école d’ingénieur à Pontoise, en informatique. Les horaires sont assez compatibles avec le sport, même s’il y a beaucoup de travail personnel. L’an prochain, je dois trouver une alternance, ce qui représente un autre défi !
Quel a été ton parcours scolaire ?
J'ai eu une scolarité au collège compliquée. Les gens n'étaient pas méchants avec moi mais j'avais l'impression que l'on ne me calculait pas. Au collège, les apparence cela compte beaucoup… Puis j'ai eu la chance d'intégrer le lycée Toulouse‑Lautrec à Vaucresson, spécialisé dans l’accueil d’élèves en situation de handicap. J’y ai été interne. Ça a été une vraie révélation, humainement et scolairement. J’y ai obtenu mon bac avec mention bien.
Pour l'anecdote, j'ai même été figurante dans la série "Toulouse Lautrec", diffusée sur TF1 et inspirée de la vie dans ce lycée formidable.
Tu as aussi vécu un moment très fort en dehors des courts, avec la flamme olympique ?
Oui, j’ai eu l’honneur de porter la flamme olympique. C’était un moment complètement incroyable. Il y avait énormément de monde, une ambiance incroyable, on se sent vraiment comme une star, portée par l’énergie du public. C’était très symbolique pour moi, à la fois en tant que sportive et en tant que personne en situation de handicap.
Revenons au tennis : quels sont tes résultats récents en compétition ?
Cette saison a été très positive. J’ai gagné plusieurs tournois nationaux et je progresse régulièrement au classement. Depuis décembre, je fais aussi de la préparation mentale, ce qui m’a peut-être aidée à mieux gérer le stress en match.
Quels sont tes objectifs sportifs ?
À court terme, mon objectif est de devenir championne de France deuxième série. Si je passe sous la 12ᵉ place nationale, j’accéderai en septembre à la première série. À plus long terme, j’aimerais progresser encore avant de me lancer sur le circuit international ITF. Et bien sûr, jouer un jour le tournoi de Roland‑Garros ou faire les Jeux Olympiques, c'est un rêve !
Le tennis-fauteuil a un coût important. Comment fais-tu face avec ta famille ?
Oui, c’est un vrai sujet. Un fauteuil de compétition coûte environ 10 000 €, sans compter les tournois, le matériel, les déplacements. C'est pourquoi j’ai rejoint l’association "Vision Sport", qui me permet de gagner en visibilité et de recevoir des dons. Pour l’instant, l’aide vient surtout de ma famille et de proches que je remercie beaucoup !
Comment te décrirais-tu en dehors du sport ?
Je suis plutôt timide et introvertie, même si ça va mieux avec le temps. Je n’aime pas trop me mettre en avant ni “jouer” sur le handicap. En dehors du tennis, j’aime les jeux vidéo, les séries et… la pâtisserie mais je n'ai plus beaucoup de temps pour en faire !
Je te laisse le mot de la fin pour encourager d'autres personnes à se lancer dans la pratique d'un sport…
Le tennis-fauteuil m’a énormément apporté, humainement et sportivement. J’aimerais continuer à progresser, à représenter ce sport et, si possible, inspirer d’autres personnes à se lancer, quel que soit leur parcours.
Grand merci pour ta disponibilité et le Journal de François te soutient et suivra avec attention tes prochaines compétitions !
> Pour soutenir Lucie Crest (don déductible des impôts – bien choisir le nom de l'athlète sur la 2e page de la commande)

Formée sur les courts de Saint‑Leu‑la‑Forêt, Lucie Crest, 19 ans, s’impose comme l’un des grands espoirs du tennis-fauteuil français ! Étudiante en école d’ingénieur et déjà 12ᵉ au classement national, elle réalise un parcours inspirant que le "Journal de François" a souhaité mettre en lumière. Que vous aimiez le tennis ou non, Lucie mérite votre attention et votre soutien !
Lucie, peux-tu te présenter en quelques mots ?
Je m’appelle Lucie Crest, j’ai 19 ans. Je suis joueuse de tennis-fauteuil, classée 12ᵉ française, vice‑championne de France junior en 2024 et 4ᵉ au championnat de France deuxième série en 2025. En parallèle du sport, je suis étudiante en école d’ingénieur en informatique, avec un intérêt particulier pour la cybersécurité.
Evoquons tout de suite la maladie. À quelle âge est-elle survenue ?
J’ai commencé le tennis valide à 4 ans, grâce à mon père. À 11 ans, j’ai été touchée par une maladie auto‑immune rare, une myélite, qui m’a paralysée des jambes de manière brutale, en l’espace de 30 minutes. Je venais de commencer ma 6ème. Depuis je me déplace en fauteuil roulant. J'ai passé ensuite deux ans entre l’hôpital et le centre de rééducation.
Comment as-tu découvert le tennis-fauteuil ?
En sortant de rééducation, je voulais absolument refaire du sport. J'ai fait un peu de basket fauteuil. Puis ma mère a vu une annonce proposant un après‑midi découverte du tennis fauteuil. J’ai essayé… et j’ai tout de suite accroché. C’était une continuité logique avec le tennis que je pratiquais avant. Aujourd’hui, le tennis m’apporte au quotidien de l’énergie et la confiance dont j'ai besoin.
Qu’est-ce qui est le plus difficile au tennis-fauteuil ?
Le déplacement en fauteuil, sans hésiter. Il faut se déplacer, tourner les roues, tenir la raquette, rester face au filet… C’est très technique. Le service est aussi mon principal point faible, même si je suis gauchère, ce qui pourrait être un avantage.
Comment t’entraînes-tu aujourd’hui ?
Je m’entraîne 3 à 4h30 par semaine, ce qui n’est pas suffisant pour être professionnelle, mais compatible avec mes études. Je m’entraîne principalement avec mon coach Benoît Tapon, très engagé dans le tennis fauteuil et le sport santé. Et je remercie aussi Cheiker mon partenaire de club qui partage mes séances d'entrainement.
Tu poursuis aussi des études exigeantes. Comment gères-tu les deux ?
Je suis en école d’ingénieur à Pontoise, en informatique. Les horaires sont assez compatibles avec le sport, même s’il y a beaucoup de travail personnel. L’an prochain, je dois trouver une alternance, ce qui représente un autre défi !
Quel a été ton parcours scolaire ?
J'ai eu une scolarité au collège compliquée. Les gens n'étaient pas méchants avec moi mais j'avais l'impression que l'on ne me calculait pas. Au collège, les apparence cela compte beaucoup… Puis j'ai eu la chance d'intégrer le lycée Toulouse‑Lautrec à Vaucresson, spécialisé dans l’accueil d’élèves en situation de handicap. J’y ai été interne. Ça a été une vraie révélation, humainement et scolairement. J’y ai obtenu mon bac avec mention bien.
Pour l'anecdote, j'ai même été figurante dans la série "Toulouse Lautrec", diffusée sur TF1 et inspirée de la vie dans ce lycée formidable.
Tu as aussi vécu un moment très fort en dehors des courts, avec la flamme olympique ?
Oui, j’ai eu l’honneur de porter la flamme olympique. C’était un moment complètement incroyable. Il y avait énormément de monde, une ambiance incroyable, on se sent vraiment comme une star, portée par l’énergie du public. C’était très symbolique pour moi, à la fois en tant que sportive et en tant que personne en situation de handicap.
Revenons au tennis : quels sont tes résultats récents en compétition ?
Cette saison a été très positive. J’ai gagné plusieurs tournois nationaux et je progresse régulièrement au classement. Depuis décembre, je fais aussi de la préparation mentale, ce qui m’a peut-être aidée à mieux gérer le stress en match.
Quels sont tes objectifs sportifs ?
À court terme, mon objectif est de devenir championne de France deuxième série. Si je passe sous la 12ᵉ place nationale, j’accéderai en septembre à la première série. À plus long terme, j’aimerais progresser encore avant de me lancer sur le circuit international ITF. Et bien sûr, jouer un jour le tournoi de Roland‑Garros ou faire les Jeux Olympiques, c'est un rêve !
Le tennis-fauteuil a un coût important. Comment fais-tu face avec ta famille ?
Oui, c’est un vrai sujet. Un fauteuil de compétition coûte environ 10 000 €, sans compter les tournois, le matériel, les déplacements. C'est pourquoi j’ai rejoint l’association "Vision Sport", qui me permet de gagner en visibilité et de recevoir des dons. Pour l’instant, l’aide vient surtout de ma famille et de proches que je remercie beaucoup !
Comment te décrirais-tu en dehors du sport ?
Je suis plutôt timide et introvertie, même si ça va mieux avec le temps. Je n’aime pas trop me mettre en avant ni “jouer” sur le handicap. En dehors du tennis, j’aime les jeux vidéo, les séries et… la pâtisserie mais je n'ai plus beaucoup de temps pour en faire !
Je te laisse le mot de la fin pour encourager d'autres personnes à se lancer dans la pratique d'un sport…
Le tennis-fauteuil m’a énormément apporté, humainement et sportivement. J’aimerais continuer à progresser, à représenter ce sport et, si possible, inspirer d’autres personnes à se lancer, quel que soit leur parcours.
Grand merci pour ta disponibilité et le Journal de François te soutient et suivra avec attention tes prochaines compétitions !
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