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Rencontre avec Gilles Legardinier, auteur de "Demain j'arrête !" : l'émotion à fleur de mots.

Publié le : 31-07-2012

Gilles LegardinierGilles Legardinier, habitant de Saint-Leu-la-Forêt, connaît un grand succès avec son dernier ouvrage "Demain j'arrête". Salué par une excellente chronique de Sophie dans le "Journal de François" et de bonnes critiques dans les autres médias, le livre a été rapidement remarqué par le public et s'est trouvé en rupture de stock à Noël et, à l'heure actuelle, plus de 30 000 exemplaires ont déjà été vendus.
Après nous avoir proposé des thrillers comme "L'exil des anges" (prix du polar SNCF), Gilles Legardinier aborde avec "Demain j'arrête" le registre de la comédie. Essai transformé ! Pour autant, il n'a pas pris " la grosse tête" et a accepté avec enthousiasme de me rencontrer pour répondre à mes questions. L'interview s'est vite transformée en discussion amicale sur la vision de son métier et de la vie en générale.

Sophie - Librairie Lecut ErmontCOUP DE COEUR DE SOPHIE

"Demain j'arrête" de Gilles Legardinier

Julie est une trentenaire, elle s'ennuie dans son travail et sa vie sentimentale est au point mort, jusqu'au jour où elle "flashe" pour son nouveau voisin ! Elle décide alors de mettre tout en œuvre pour le séduire et, à cette fin, elle ne va pas hésiter à mettre à contribution ses connaissances…
Après deux polars, l'auteur nous offre un véritable plaisir de lecture, une comédie très réussie alternant des situations cocasses et des événements plus émouvants avec des personnages touchants et très humains !
En ces temps de grisaille, ce livre vous ensoleillera et, comme le dit l'auteur, « il fait du bien  » !
Editions Fleuve noir

Demain j'arrête de Gilles legardinier


Avec "Demain j'arrête", vous abordez la comédie et chose rare pour un auteur masculin, vous vous projetez dans les pensées d'une héroïne. Amoureuse.  Cela a été un exercice de style difficile pour vous ?
Pas du tout ! Je ne pouvais raconter la naissance d'un amour que par le biais d'une femme. C'est beaucoup plus puissant émotionnellement. Décrire une femme amoureuse n'est pas difficile. Il m'a suffi d'exprimer ce que j'avais observé chez les femmes qui m'entourent; Souvent nous, les hommes, remarquons chez les femmes des expressions, des regards, des émotions que nous ne relevons pas oralement soit par pudeur ou tout simplement par respect pour elles. Avec l'écriture, cela a été un bonheur de pouvoir me "lâcher", raconter une belle histoire d'amour légère en utilisant le fruit de mon observation des femmes ! Les femmes soupçonnent les hommes de ne pas bien les connaître et les hommes soupçonnent les femmes de trouver les hommes  plus simples qu'ils ne le sont véritablement.
Pour ma part, je ne parle pas d'égalité entre les hommes et les femmes mais plutôt de complémentarité. Cela reflète mieux la réalité de la vie.

Qu'est-ce qui vous a donné envie d'écrire une comédie ?
Souvent, dans les différentes rencontres avec le public, on me pose la question : "Comment vous est venue l'idée du livre ?" A chaque fois, je réponds que mon imagination ne s'arrête jamais. Je n'ai pas besoin de lire les journaux, les faits divers pour trouver la trame de mon nouveau roman. Chaque jour, j'ai quarante idées qui me traversent l'esprit. Le lendemain, je n'en garde peut-être qu'une, et si au bout de six mois, cette idée s'accroche, ne me quitte plus, alors c'est qu'elle mérite d'être développée. Je schématise mais c'est pour montrer qu'il n'y a pas de règle particulière.
Pour répondre précisément à votre question, je considère la comédie comme un travail sur "l'humain", sur les sentiments. Et j'adore cela ! J'aime rencontrer les gens, échanger avec le public, avec les autres. Ecrire une comédie ne nécessite pas pour moi un travail énorme de préparation, il me faut simplement être juste dans le rythme émotionnel du livre. Pour moi c'est essentiel.

Vous nous dites que vous aimez échanger avec le autres. C'est pourquoi vous participez à des rencontres dans les écoles, à des conférences avec des lycéens et que vous venez aussi de présider le jury du concours des nouvelles de Bessancourt ?
Oui, l'échange avec les autres me nourrit. Avec les enfants, j'aime leurs questions "cash" qui surprennent. J'ai eu aussi l'occasion de parler de mon métier devant des jeunes lycéens et apprentis guère passionnés au début par cette rencontre organisée. Pour ma part, j'aime le dialogue et en leur parlant d'eux, j'ai réussi à les "capter" en évoquant mes sentiments à leur âge envers la littérature. Quand je leur dit que lire "Le rouge et le noir" de Stendhal à 15 ans n'a pas de sens, qu'il faut avoir vécu avant de lire ce chef d'œuvre, cela leur plait. C'est tout simplement d'émotions que je parle.
Quand la ville de Bessancourt m'a proposé de présider le jury du 8e concours des nouvelles policières, cela m'a touché et m'a aussi donné l'occasion de rencontrer le public et des écrivains en herbe qui viennent de tous les horizons. Lors de la remise des prix, j'ai félicité certains qui connaissent parfaitement les rouages de l'écriture mais leurs nouvelles manquaient parfois de l'essentiel : de l'émotion ! Encore et toujours !

Avez-vous des projets ? Un retour au thriller ?
Mon prochain livre sera aussi une comédie mais je n'abandonne pas les autres genres et le thriller en particulier. Mais la préparation est plus conséquente selon les sujets. Pour "L'exil des anges", je me suis documenté sur le fonctionnement de la mémoire, pour "Nous étions les hommes" j'ai rencontré de nombreux soignants et accompagnants de malades d'Alzheimer, etc. J'aime aussi ce travail de documentaliste qui me permet ensuite d'être crédible dans l'écriture de mon roman.
Vous l'aurez compris, je souhaite changer de style et ne pas me cantonner à un seul registre. Je dis souvent pour résumer mon point de vue : "Les restaurants qui ne servent qu'un seul plat ne sont jamais les meilleurs" !

Enfin, pour finir, quelles sont vos passions ? Vous lisez beaucoup ?
Je vais vous surprendre mais je ne lis guère de livres. Pascale, mon épouse étant une grande lectrice, elle me fait une très bonne sélection ! Je préfère raconter des histoires plutôt que l'on m'en raconte, peut-être est-ce dû à mon imagination débordante…
Pour résumer, ma passion ce sont les autres, je me "nourris des autres"! Par exemple, j'aime faire du sport mais pas tout seul. Et quand les autres me transmettent leurs émotions, je suis comblé. C'est le cas actuellement : je reçois chaque jour des mails de lectrices et lecteurs de "Demain j'arrête"  qui me font parfois pleurer tellement ils sont touchants !

Grand merci à Gilles Legardinier pour sa disponibilité et sa simplicité dans l'échange. Un vrai bonheur !

Gilles LegardinierGilles Legardinier, habitant de Saint-Leu-la-Forêt, connaît un grand succès avec son dernier ouvrage "Demain j'arrête". Salué par une excellente chronique de Sophie dans le "Journal de François" et de bonnes critiques dans les autres médias, le livre a été rapidement remarqué par le public et s'est trouvé en rupture de stock à Noël et, à l'heure actuelle, plus de 30 000 exemplaires ont déjà été vendus.
Après nous avoir proposé des thrillers comme "L'exil des anges" (prix du polar SNCF), Gilles Legardinier aborde avec "Demain j'arrête" le registre de la comédie. Essai transformé ! Pour autant, il n'a pas pris " la grosse tête" et a accepté avec enthousiasme de me rencontrer pour répondre à mes questions. L'interview s'est vite transformée en discussion amicale sur la vision de son métier et de la vie en générale.

Sophie - Librairie Lecut ErmontCOUP DE COEUR DE SOPHIE

"Demain j'arrête" de Gilles Legardinier

Julie est une trentenaire, elle s'ennuie dans son travail et sa vie sentimentale est au point mort, jusqu'au jour où elle "flashe" pour son nouveau voisin ! Elle décide alors de mettre tout en œuvre pour le séduire et, à cette fin, elle ne va pas hésiter à mettre à contribution ses connaissances…
Après deux polars, l'auteur nous offre un véritable plaisir de lecture, une comédie très réussie alternant des situations cocasses et des événements plus émouvants avec des personnages touchants et très humains !
En ces temps de grisaille, ce livre vous ensoleillera et, comme le dit l'auteur, « il fait du bien  » !
Editions Fleuve noir

Demain j'arrête de Gilles legardinier


Avec "Demain j'arrête", vous abordez la comédie et chose rare pour un auteur masculin, vous vous projetez dans les pensées d'une héroïne. Amoureuse.  Cela a été un exercice de style difficile pour vous ?
Pas du tout ! Je ne pouvais raconter la naissance d'un amour que par le biais d'une femme. C'est beaucoup plus puissant émotionnellement. Décrire une femme amoureuse n'est pas difficile. Il m'a suffi d'exprimer ce que j'avais observé chez les femmes qui m'entourent; Souvent nous, les hommes, remarquons chez les femmes des expressions, des regards, des émotions que nous ne relevons pas oralement soit par pudeur ou tout simplement par respect pour elles. Avec l'écriture, cela a été un bonheur de pouvoir me "lâcher", raconter une belle histoire d'amour légère en utilisant le fruit de mon observation des femmes ! Les femmes soupçonnent les hommes de ne pas bien les connaître et les hommes soupçonnent les femmes de trouver les hommes  plus simples qu'ils ne le sont véritablement.
Pour ma part, je ne parle pas d'égalité entre les hommes et les femmes mais plutôt de complémentarité. Cela reflète mieux la réalité de la vie.

Qu'est-ce qui vous a donné envie d'écrire une comédie ?
Souvent, dans les différentes rencontres avec le public, on me pose la question : "Comment vous est venue l'idée du livre ?" A chaque fois, je réponds que mon imagination ne s'arrête jamais. Je n'ai pas besoin de lire les journaux, les faits divers pour trouver la trame de mon nouveau roman. Chaque jour, j'ai quarante idées qui me traversent l'esprit. Le lendemain, je n'en garde peut-être qu'une, et si au bout de six mois, cette idée s'accroche, ne me quitte plus, alors c'est qu'elle mérite d'être développée. Je schématise mais c'est pour montrer qu'il n'y a pas de règle particulière.
Pour répondre précisément à votre question, je considère la comédie comme un travail sur "l'humain", sur les sentiments. Et j'adore cela ! J'aime rencontrer les gens, échanger avec le public, avec les autres. Ecrire une comédie ne nécessite pas pour moi un travail énorme de préparation, il me faut simplement être juste dans le rythme émotionnel du livre. Pour moi c'est essentiel.

Vous nous dites que vous aimez échanger avec le autres. C'est pourquoi vous participez à des rencontres dans les écoles, à des conférences avec des lycéens et que vous venez aussi de présider le jury du concours des nouvelles de Bessancourt ?
Oui, l'échange avec les autres me nourrit. Avec les enfants, j'aime leurs questions "cash" qui surprennent. J'ai eu aussi l'occasion de parler de mon métier devant des jeunes lycéens et apprentis guère passionnés au début par cette rencontre organisée. Pour ma part, j'aime le dialogue et en leur parlant d'eux, j'ai réussi à les "capter" en évoquant mes sentiments à leur âge envers la littérature. Quand je leur dit que lire "Le rouge et le noir" de Stendhal à 15 ans n'a pas de sens, qu'il faut avoir vécu avant de lire ce chef d'œuvre, cela leur plait. C'est tout simplement d'émotions que je parle.
Quand la ville de Bessancourt m'a proposé de présider le jury du 8e concours des nouvelles policières, cela m'a touché et m'a aussi donné l'occasion de rencontrer le public et des écrivains en herbe qui viennent de tous les horizons. Lors de la remise des prix, j'ai félicité certains qui connaissent parfaitement les rouages de l'écriture mais leurs nouvelles manquaient parfois de l'essentiel : de l'émotion ! Encore et toujours !

Avez-vous des projets ? Un retour au thriller ?
Mon prochain livre sera aussi une comédie mais je n'abandonne pas les autres genres et le thriller en particulier. Mais la préparation est plus conséquente selon les sujets. Pour "L'exil des anges", je me suis documenté sur le fonctionnement de la mémoire, pour "Nous étions les hommes" j'ai rencontré de nombreux soignants et accompagnants de malades d'Alzheimer, etc. J'aime aussi ce travail de documentaliste qui me permet ensuite d'être crédible dans l'écriture de mon roman.
Vous l'aurez compris, je souhaite changer de style et ne pas me cantonner à un seul registre. Je dis souvent pour résumer mon point de vue : "Les restaurants qui ne servent qu'un seul plat ne sont jamais les meilleurs" !

Enfin, pour finir, quelles sont vos passions ? Vous lisez beaucoup ?
Je vais vous surprendre mais je ne lis guère de livres. Pascale, mon épouse étant une grande lectrice, elle me fait une très bonne sélection ! Je préfère raconter des histoires plutôt que l'on m'en raconte, peut-être est-ce dû à mon imagination débordante…
Pour résumer, ma passion ce sont les autres, je me "nourris des autres"! Par exemple, j'aime faire du sport mais pas tout seul. Et quand les autres me transmettent leurs émotions, je suis comblé. C'est le cas actuellement : je reçois chaque jour des mails de lectrices et lecteurs de "Demain j'arrête"  qui me font parfois pleurer tellement ils sont touchants !

Grand merci à Gilles Legardinier pour sa disponibilité et sa simplicité dans l'échange. Un vrai bonheur !


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