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Quand la chorale "La Joie de vivre" de Taverny fait dialoguer Mozart et Cherubini ! Passionnant.

Publié le : 31-05-2026

CONCERT La joie de vivre Taverny - 13 juin 2026Quel plaisir de retrouver la chorale "La Joie de vivre" en l'église Notre-Dame de Taverny pour un concert inédit! Accompagnée par l'Ensemble instrumental "La Création", elle nous propose un programme exceptionnel réunissant, en une même soirée, deux requiems: ceux de Mozart et de Cherubini.  Les mélomanes relèveront une démarche originale que va nous expliquer avec passion Tibère Popovici, le célèbre chef de cœur de la chorale de Taverny. Et même si vous n'êtes pas spécialiste, laissez-vous emporter par ce pan d'histoire musicale !

« La programmation de Mozart et de Cherubini dans un même concert, inédite à notre connaissance, pourrait surprendre certains. Elle a cependant ses raisons, que nous allons essayer d‘expliquer plus loin.
Mais rappelons d’abord comment ces deux compositeurs sont perçus aujourd’hui :

D’un côté, Mozart, un génie reconnu dont le nom deviendra un superlatif pour toute réussite dans n’importe quel domaine (on entendra parler, entre autres, d’un « Mozart de la finance », pour ne citer qu’un seul secteur d’activité), mais qui, curieusement, a échoué à Paris pour se faire reconnaître de son vivant. De l’autre côté, le redouté directeur pendant 48 ans du Conservatoire de Paris, Luigi Cherubini, réformateur de l’enseignement musical supérieur en France, compositeur ayant montré sa voie à Beethoven, auteur d’un impressionnant catalogue d’œuvres musicales, mais qui, tout aussi curieusement, est resté presque totalement inconnu des Français. On connaît donc aujourd’hui Mozart, qui n’avait pas réussi en son temps à Paris, et on a totalement oublié Cherubini, pilier de la vie musicale parisienne pendant un demi-siècle durant sa vie.

Rechercher des correspondances, des similitudes ou au contraire des différences entre les œuvres de ces deux compositeurs est sinon la tâche quasi obligatoire d’un chercheur qui s’apprête à interpréter leurs œuvres, au moins une possibilité ou une occasion d’éclairer différemment chacun de ces deux requiems, l’un par rapport à l’autre. Même si les deux compositeurs sont contemporains, — Mozart étant âgé de seulement 4 ans de plus que Cherubini — leurs requiems ne le sont pas, nous allons voir pourquoi.

Il y a néanmoins deux raisons « immédiates » à l’origine de notre démarche d’associer ces deux requiems au sein d’un même programme. La première est le traitement des parties chorales, les deux œuvres étant du pain bénit pour les chanteurs amateurs de grande musique, d’une élévation spirituelle touchant profondément les âmes et agréablement les oreilles. Alors que Cherubini réserve autant l’intimité du deuil que l’exaltation des louanges au seul chant choral, Mozart, au-delà des magnifiques chœurs, laisse exprimer les sentiments individuels des solistes dans des moments de méditation (Recordare) ou de bénédiction (Benedictus). Toutefois, les deux requiems permettent la mise en valeur des chœurs, avec lesquels le public est plus à même d’entrer en communion, qui plus est dans une église. En 1814, l'écrivain et critique musical E. T. A. Hoffmann dans l'Allgemeine musikalische Zeitung s'en prend à l’exécution du Requiem (de Mozart) dans une salle de concert qu'il juge extravagante : « Le Requiem, joué dans une salle de concert, n'est pas la même musique : [il est] l'apparition d'un saint au bal ! ».

MozartLa seconde raison de confronter ces deux chefs-d’œuvre, nous l’avons trouvée en partant de quelques données chronologiques, qui nous ont révélé un lien à nos yeux non négligeable et peut-être pas suffisamment pris jusqu’ici en considération. Mozart conçoit son Requiem en ré mineur peu avant sa mort, en 1791, tandis que Cherubini ne parvient à composer le sien, en ut mineur, que 25 ans plus tard. Nous avons donc affaire à une œuvre du 19e siècle (celle de Cherubini) que Mozart ne pouvait pas connaître, et une autre du 18e (de Mozart) que Cherubini connaissait en revanche très bien, et c’est le moins qu’on puisse dire, puisqu’il a même tenu la baguette lors de sa première exécution à Paris, en 1804, dans l’église Saint-Germain l’Auxerrois !

En effet, ce lien que constitue la direction par Cherubini de la création française du Requiem de Mozart en 1804, peut nous faire penser à une filiation et à un regard critique rendu possible par la chronologie historique. Le quart de siècle de maturation dont a bénéficié le Requiem de Cherubini (de 1791, l’année de composition du Requiem de Mozart, à 1816, quand fut composé celui de Cherubini) a fait naître une œuvre originale, qui ne doit rien au style rococo du 18e et affirme une nouvelle façon d’exprimer toute une gamme de sentiments, dépouillée de certaines galanteries censées rassurer à l’époque une pratique musicale de l’aristocratie contre les lourdeurs du style baroque le précédant.

Luigi CherubiniLe maniérisme délicat est désormais perçu comme mièvrerie inutile et doit faire place au renforcement des contours, à l’accentuation des contrastes, à une théâtralité qui n’épargne plus le spectateur. Il en résulte une musique de participation plus directe, et qui ne se contente plus d’être une de contemplation. C’est cette nouvelle esthétique qui va mener le classicisme viennois à son apogée que découvre Beethoven dans la musique de Cherubini, cet « autre Louis » — comme l’avaient nommé des contemporains ayant trouvé des ressemblances entre le style de Luigi et celui de Ludwig, lors du passage de Cherubini à Vienne —. La forme, les contrastes, l’équilibre et même la polyphonie héritée du baroque savamment maîtrisée par Cherubini, situe son Requiem en ut mineur en plein classicisme, courant qui va perdurer jusqu’à ce qu’un élément perturbateur ne vienne le déstabiliser.

Seulement, en écoutant l’œuvre de Cherubini, on s’aperçoit que le ver était déjà dans le fruit : ce sont les harmonies audacieuses du directeur du Conservatoire qui vont ouvrir la voie au romantisme en musique. Le subjectif sera privilégié et ce sera en conflit avec la rigueur formelle du classicisme. Mais nous n’en sommes pas encore là.

A cheval sur les deux courants, Beethoven affirma assez tôt sa préférence pour le Requiem de Cherubini (par rapport à celui de Mozart). Ignaz von Seyfried, ami proche de Beethoven en témoigne : « Beethoven aimait la conception du Requiem de Cherubini, à laquelle il comptait (« si jamais j’en écrivais un ») y prendre beaucoup ad notam ».

Mais qu’en est-il du célébrissime « requiem des requiems », l’adoré par tous Requiem en ré mineur de Mozart ? Pourquoi l’écouter encore, après toutes les innovations, les « adaptations au goût du jour », les transformations de compositeur en compositeur que ce genre a subies jusqu’à aujourd’hui ?

Un compositeur contemporain, ne pourrait, certes, composer de la même manière qu’au 18e siècle et pas parce qu’il n’en serait pas capable. Tous les étudiants en composition font des exercices de style au Conservatoire. Ils en apprennent la technique. Il serait donc encore techniquement possible d’utiliser le même « langage stylistique » que « parlaient » d’ailleurs, pas seulement Mozart, mais également tous ses contemporains ; Mozart n’en a extrait « que » le maximum. On considère qu’un style est épuisé, lorsque quelqu’un l’a porté au zénith. Et en cette période rococo du classicisme viennois, il n’y avait qu’un Mozart. Si un nouveau Mozart naissait un jour, il ne pourrait être que le Mozart de sa propre époque. Jamais celui de l’époque de Mozart.

Cependant, un style épuisé, comblé ou fini n’est pas mort pour autant. L’intérêt qu’il pourrait y avoir à jouer de la musique ancienne n’est pas seulement historique. De la même manière qu’une fresque de Raphaël nous réchauffe le cœur et ce à chaque fois qu’on la revoit, la musique solaire de Mozart arrive à capter notre amour, on rend les armes, on capitule devant autant de beauté, de bonté, de vérité. Ce n’est que l’idéal de kalokagathia grecque qui est réalisé, l’harmonie de toutes les vertus.

Si à l’époque de Mozart la notion de génie n’était pas encore connue, toutes les générations ultérieures ont eu la même révélation au contact de la musique de celui qui avait pris le prénom d’Amadeus en 1770 à Vérone. Laissons parler les philosophes : Diderot disait que « pour parler de Mozart, il faudra pouvoir tremper sa plume dans l’arc-en-ciel ». Nietzsche voyait en Mozart « un génie gai, enthousiaste, tendre et amoureux, qui, par bonheur, n’était pas allemand... ». Tandis que pour Heidegger « Mozart a été un de ceux qui ont le mieux entendu parmi tous ceux qui écoutent ».

Une surprise vous est réservée, cher public, quant à l’ordre du programme, ainsi qu’a l’enchaînement des deux requiems. L’expliquer tuerait le mystère que nous souhaitons préserver. A chacun de l’interpréter ! »

Solistes :
Claire-Elie Ténet : soprano
Julie-Anne Moutongo-Black : mezzo
Nicolae Hategan : tenor
Mark Pancek : baryton

Samedi 13 juin 2026 à 20h30 - Eglise Notre-Dame rue Jean XXIII Taverny - Tarif : 20 €, réduit : 15 € - Billetterie en ligne - Agence Valère 185 rue de Paris Taverny et sur place le jour de concert

CONCERT La joie de vivre Taverny - 13 juin 2026Quel plaisir de retrouver la chorale "La Joie de vivre" en l'église Notre-Dame de Taverny pour un concert inédit! Accompagnée par l'Ensemble instrumental "La Création", elle nous propose un programme exceptionnel réunissant, en une même soirée, deux requiems: ceux de Mozart et de Cherubini.  Les mélomanes relèveront une démarche originale que va nous expliquer avec passion Tibère Popovici, le célèbre chef de cœur de la chorale de Taverny. Et même si vous n'êtes pas spécialiste, laissez-vous emporter par ce pan d'histoire musicale !

« La programmation de Mozart et de Cherubini dans un même concert, inédite à notre connaissance, pourrait surprendre certains. Elle a cependant ses raisons, que nous allons essayer d‘expliquer plus loin.
Mais rappelons d’abord comment ces deux compositeurs sont perçus aujourd’hui :

D’un côté, Mozart, un génie reconnu dont le nom deviendra un superlatif pour toute réussite dans n’importe quel domaine (on entendra parler, entre autres, d’un « Mozart de la finance », pour ne citer qu’un seul secteur d’activité), mais qui, curieusement, a échoué à Paris pour se faire reconnaître de son vivant. De l’autre côté, le redouté directeur pendant 48 ans du Conservatoire de Paris, Luigi Cherubini, réformateur de l’enseignement musical supérieur en France, compositeur ayant montré sa voie à Beethoven, auteur d’un impressionnant catalogue d’œuvres musicales, mais qui, tout aussi curieusement, est resté presque totalement inconnu des Français. On connaît donc aujourd’hui Mozart, qui n’avait pas réussi en son temps à Paris, et on a totalement oublié Cherubini, pilier de la vie musicale parisienne pendant un demi-siècle durant sa vie.

Rechercher des correspondances, des similitudes ou au contraire des différences entre les œuvres de ces deux compositeurs est sinon la tâche quasi obligatoire d’un chercheur qui s’apprête à interpréter leurs œuvres, au moins une possibilité ou une occasion d’éclairer différemment chacun de ces deux requiems, l’un par rapport à l’autre. Même si les deux compositeurs sont contemporains, — Mozart étant âgé de seulement 4 ans de plus que Cherubini — leurs requiems ne le sont pas, nous allons voir pourquoi.

Il y a néanmoins deux raisons « immédiates » à l’origine de notre démarche d’associer ces deux requiems au sein d’un même programme. La première est le traitement des parties chorales, les deux œuvres étant du pain bénit pour les chanteurs amateurs de grande musique, d’une élévation spirituelle touchant profondément les âmes et agréablement les oreilles. Alors que Cherubini réserve autant l’intimité du deuil que l’exaltation des louanges au seul chant choral, Mozart, au-delà des magnifiques chœurs, laisse exprimer les sentiments individuels des solistes dans des moments de méditation (Recordare) ou de bénédiction (Benedictus). Toutefois, les deux requiems permettent la mise en valeur des chœurs, avec lesquels le public est plus à même d’entrer en communion, qui plus est dans une église. En 1814, l'écrivain et critique musical E. T. A. Hoffmann dans l'Allgemeine musikalische Zeitung s'en prend à l’exécution du Requiem (de Mozart) dans une salle de concert qu'il juge extravagante : « Le Requiem, joué dans une salle de concert, n'est pas la même musique : [il est] l'apparition d'un saint au bal ! ».

MozartLa seconde raison de confronter ces deux chefs-d’œuvre, nous l’avons trouvée en partant de quelques données chronologiques, qui nous ont révélé un lien à nos yeux non négligeable et peut-être pas suffisamment pris jusqu’ici en considération. Mozart conçoit son Requiem en ré mineur peu avant sa mort, en 1791, tandis que Cherubini ne parvient à composer le sien, en ut mineur, que 25 ans plus tard. Nous avons donc affaire à une œuvre du 19e siècle (celle de Cherubini) que Mozart ne pouvait pas connaître, et une autre du 18e (de Mozart) que Cherubini connaissait en revanche très bien, et c’est le moins qu’on puisse dire, puisqu’il a même tenu la baguette lors de sa première exécution à Paris, en 1804, dans l’église Saint-Germain l’Auxerrois !

En effet, ce lien que constitue la direction par Cherubini de la création française du Requiem de Mozart en 1804, peut nous faire penser à une filiation et à un regard critique rendu possible par la chronologie historique. Le quart de siècle de maturation dont a bénéficié le Requiem de Cherubini (de 1791, l’année de composition du Requiem de Mozart, à 1816, quand fut composé celui de Cherubini) a fait naître une œuvre originale, qui ne doit rien au style rococo du 18e et affirme une nouvelle façon d’exprimer toute une gamme de sentiments, dépouillée de certaines galanteries censées rassurer à l’époque une pratique musicale de l’aristocratie contre les lourdeurs du style baroque le précédant.

Luigi CherubiniLe maniérisme délicat est désormais perçu comme mièvrerie inutile et doit faire place au renforcement des contours, à l’accentuation des contrastes, à une théâtralité qui n’épargne plus le spectateur. Il en résulte une musique de participation plus directe, et qui ne se contente plus d’être une de contemplation. C’est cette nouvelle esthétique qui va mener le classicisme viennois à son apogée que découvre Beethoven dans la musique de Cherubini, cet « autre Louis » — comme l’avaient nommé des contemporains ayant trouvé des ressemblances entre le style de Luigi et celui de Ludwig, lors du passage de Cherubini à Vienne —. La forme, les contrastes, l’équilibre et même la polyphonie héritée du baroque savamment maîtrisée par Cherubini, situe son Requiem en ut mineur en plein classicisme, courant qui va perdurer jusqu’à ce qu’un élément perturbateur ne vienne le déstabiliser.

Seulement, en écoutant l’œuvre de Cherubini, on s’aperçoit que le ver était déjà dans le fruit : ce sont les harmonies audacieuses du directeur du Conservatoire qui vont ouvrir la voie au romantisme en musique. Le subjectif sera privilégié et ce sera en conflit avec la rigueur formelle du classicisme. Mais nous n’en sommes pas encore là.

A cheval sur les deux courants, Beethoven affirma assez tôt sa préférence pour le Requiem de Cherubini (par rapport à celui de Mozart). Ignaz von Seyfried, ami proche de Beethoven en témoigne : « Beethoven aimait la conception du Requiem de Cherubini, à laquelle il comptait (« si jamais j’en écrivais un ») y prendre beaucoup ad notam ».

Mais qu’en est-il du célébrissime « requiem des requiems », l’adoré par tous Requiem en ré mineur de Mozart ? Pourquoi l’écouter encore, après toutes les innovations, les « adaptations au goût du jour », les transformations de compositeur en compositeur que ce genre a subies jusqu’à aujourd’hui ?

Un compositeur contemporain, ne pourrait, certes, composer de la même manière qu’au 18e siècle et pas parce qu’il n’en serait pas capable. Tous les étudiants en composition font des exercices de style au Conservatoire. Ils en apprennent la technique. Il serait donc encore techniquement possible d’utiliser le même « langage stylistique » que « parlaient » d’ailleurs, pas seulement Mozart, mais également tous ses contemporains ; Mozart n’en a extrait « que » le maximum. On considère qu’un style est épuisé, lorsque quelqu’un l’a porté au zénith. Et en cette période rococo du classicisme viennois, il n’y avait qu’un Mozart. Si un nouveau Mozart naissait un jour, il ne pourrait être que le Mozart de sa propre époque. Jamais celui de l’époque de Mozart.

Cependant, un style épuisé, comblé ou fini n’est pas mort pour autant. L’intérêt qu’il pourrait y avoir à jouer de la musique ancienne n’est pas seulement historique. De la même manière qu’une fresque de Raphaël nous réchauffe le cœur et ce à chaque fois qu’on la revoit, la musique solaire de Mozart arrive à capter notre amour, on rend les armes, on capitule devant autant de beauté, de bonté, de vérité. Ce n’est que l’idéal de kalokagathia grecque qui est réalisé, l’harmonie de toutes les vertus.

Si à l’époque de Mozart la notion de génie n’était pas encore connue, toutes les générations ultérieures ont eu la même révélation au contact de la musique de celui qui avait pris le prénom d’Amadeus en 1770 à Vérone. Laissons parler les philosophes : Diderot disait que « pour parler de Mozart, il faudra pouvoir tremper sa plume dans l’arc-en-ciel ». Nietzsche voyait en Mozart « un génie gai, enthousiaste, tendre et amoureux, qui, par bonheur, n’était pas allemand... ». Tandis que pour Heidegger « Mozart a été un de ceux qui ont le mieux entendu parmi tous ceux qui écoutent ».

Une surprise vous est réservée, cher public, quant à l’ordre du programme, ainsi qu’a l’enchaînement des deux requiems. L’expliquer tuerait le mystère que nous souhaitons préserver. A chacun de l’interpréter ! »

Solistes :
Claire-Elie Ténet : soprano
Julie-Anne Moutongo-Black : mezzo
Nicolae Hategan : tenor
Mark Pancek : baryton

Samedi 13 juin 2026 à 20h30 - Eglise Notre-Dame rue Jean XXIII Taverny - Tarif : 20 €, réduit : 15 € - Billetterie en ligne - Agence Valère 185 rue de Paris Taverny et sur place le jour de concert

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