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Michel Zévaco, l'auteur des "Pardaillan" et du "Capitan", repose à Eaubonne. Retour sur une carrière tourmentée !

Publié le : 25-04-2022

Michel ZévacoMichel Zévaco : il est enterré à Eaubonne, il a été très célèbre au début du XXe siècle mais aujourd'hui il est tombé quelque peu dans l'anonymat ! Il est temps d'évoquer la vie tourmentée et l'œuvre du célèbre auteur des "Pardaillan" et du "Capitan" !

Les amateurs de romans de cape et d'épée pensent évidemment à Alexandre Dumas qui est resté dans la postérité pour ses nombreux romans. Mais Michel Zévaco a aussi ses fans et mérite d'être redécouvert !
Né à Ajaccio en 1860, il monte à Paris à 20 ans. Le jeune homme a été tout d'abord professeur mais il sera vite révoqué car il aurait séduit et enlevé la femme d'un conseiller municipal ! Ensuite, il s'engagera dans l'armée pendant quelques années avant de se lancer dans le journalisme politique. Il travaillera dans la presse anarchiste et fera même deux séjours en prison ! En effet, il n'hésita pas à provoquer en duel Ernest Constans, le ministre de l'intérieur aux débuts des années 1890. Il lui donna rendez-vous le 1er mai à 14h place de la Concorde! Il sera alors évidemment emprisonné quatre mois pour incitation au meurtre. Michel Zévaco sera ensuite condamné pour provocation au meurtre à la suite d'un éditorial dans le journal "L'égalité" et fera un deuxième séjour derrière les barreaux. Mais une épidémie de typhus lui permettra de se sortir de prison de façon anticipée.

Le Capitan de Michel ZévacoC'est à la fin des années 1890 que sa carrière va prendre une nouvelle orientation : il abandonne le journalisme et devient vite un auteur de romans-feuilletons de renom ! Après deux premiers romans publiés dans le journal de Jean Jaurès "La petite république socialiste", il crée le fameux personnage de Pardaillan qu'il déclinera à travers dix romans populaires parus dans ce même journal puis dans "Le matin" (voir en fin de page les notes de Claudine Costes sur "les Pardaillan".
Michel Zévaco rencontrera aussi un autre succès populaire avec "Le Capitan" qui sera adapté au cinéma avec Jean Marais dans la rôle-titre. Pour l'anecdote, l'intrigue a été largement modifiée car le Capitan était dans le roman de Zévaco un jeune homme de 20 ans alors que l'acteur en avait 47 !

Enfin, c'est pendant la première guerre mondiale que Michel Zévaco rejoindra Eaubonne pour se mettre à l'abri. Il décèdera le 8 août 1918, sans doute d'un cancer et repose dans l'ancien cimetière (5e division).

Enfin je laisse le mot de la fin à Jean-Paul Sartre qui évoque Michel Zévaco dans "Les mots" :
« Surtout, je lisais tous les jours, dans Le Matin, le feuilleton de Michel Zévaco : cet auteur de génie, sous l’influence de Hugo, avait inventé le roman de cape et d’épée républicain. Ses héros représentaient le peuple ; ils faisaient et défaisaient les empires, prédisaient dès le XIVe siècle la Révolution française, protégeaient par bonté d’âme des rois enfants ou des rois fous contre leurs ministres, souffletaient les rois méchants. Le plus grand de tous, Pardaillan, c’était mon maître : cent fois, pour l'imiter, superbement campé sur mes jambes de coq, j’ai giflé Henri III et Louis XIII. » (Jean-Paul Sartre, Les Mots)

Roman Les Pardaillan - Michel ZévacoBonus : notes préparées par Claudine Costes au sujet des Pardaillan (extrait du livre "Histoire de Margency d'Alexandre Nicolon avec la collaboration de Claude Collineau et Bernard Deü)

Nous sommes en avril 1553.
De la fenêtre de sa modeste maison située à Margency, le seigneur de Piennes contemple la formidable silhouette du manoir du Connétable de Montmorency qui se dresse sur la colline. Il s'inquiète de l'absence de sa fille Jeanne, une mince, frêle et fière jeune fille de seize ans, qui, au dire de la servante s'en est allée cueillir du muguet dans la forêt de châtaigniers à laquelle s'appuyait Margency.
La jeune fille a rendez-vous avec son amour, François de Montmorency, le fils du Connétable, Anne de Montmorency, ennemi juré de son père.
Partant de là, Michel Zévaco, l'auteur des "Pardaillan", nous entraîne dans une grande aventure où le chevalier de Pardaillan, seul les premières années, puis avec son fils vingt ans plus tard, luttera pour sauver le faible, le juste, le roi… cent fois nous le croirons perdu, cent fois il resurgira, l'épée au poing pour faire triompher la justice.
Nous lirons plusieurs fois le nom de Margency dans le premier volume. Dans le troisième, des années plus tard, une lettre adressée à François de Montmorency est retrouvée, lettre dans laquelle Jeanne de Piennes écrit : librement, tu m'as épousée dans la vieille chapelle de Margency.
Ensuite, nous apprenons que François de Montmorency souhaite marie sa fille avec le comte de Margency. Le chevalier de Pardaillan dit alors ne pas connaître le comte mais ajoute-t-il : Je connais Margency. C'est un beau comté. Enclavé dans les domaines de Montmorency, il avait été pour ainsi dire dépecé, et il n'en restait qu'un pauvre reste qui appartenait à la famille de Piennes jusqu'au moment où le connétable s'en est emparé.
Les Pardaillan sont des héros bine sûr, mais ils demeurent des hommes qui connaissent la peur, la pitié, la faiblesse parfois, mais restent toujours d'une droiture parfaite. Leurs ennemis sont tellement fourbes, ambitieux, sans scrupule, que le lecteur ne peut qu'être enchanté de voir l'un des Pardaillan leur passer une épée au travers du corps !
Le premier volume des Pardaillan paraît le 14 mars 1902.
Michel Zévaco, journaliste et écrivain auteur des Pardaillan, est né à Ajaccio le 1er février 1860. Il a habité Eaubonne où il est mort en 1918.

Tombe de Michel Zévaco à Eaubonne

Michel ZévacoMichel Zévaco : il est enterré à Eaubonne, il a été très célèbre au début du XXe siècle mais aujourd'hui il est tombé quelque peu dans l'anonymat ! Il est temps d'évoquer la vie tourmentée et l'œuvre du célèbre auteur des "Pardaillan" et du "Capitan" !

Les amateurs de romans de cape et d'épée pensent évidemment à Alexandre Dumas qui est resté dans la postérité pour ses nombreux romans. Mais Michel Zévaco a aussi ses fans et mérite d'être redécouvert !
Né à Ajaccio en 1860, il monte à Paris à 20 ans. Le jeune homme a été tout d'abord professeur mais il sera vite révoqué car il aurait séduit et enlevé la femme d'un conseiller municipal ! Ensuite, il s'engagera dans l'armée pendant quelques années avant de se lancer dans le journalisme politique. Il travaillera dans la presse anarchiste et fera même deux séjours en prison ! En effet, il n'hésita pas à provoquer en duel Ernest Constans, le ministre de l'intérieur aux débuts des années 1890. Il lui donna rendez-vous le 1er mai à 14h place de la Concorde! Il sera alors évidemment emprisonné quatre mois pour incitation au meurtre. Michel Zévaco sera ensuite condamné pour provocation au meurtre à la suite d'un éditorial dans le journal "L'égalité" et fera un deuxième séjour derrière les barreaux. Mais une épidémie de typhus lui permettra de se sortir de prison de façon anticipée.

Le Capitan de Michel ZévacoC'est à la fin des années 1890 que sa carrière va prendre une nouvelle orientation : il abandonne le journalisme et devient vite un auteur de romans-feuilletons de renom ! Après deux premiers romans publiés dans le journal de Jean Jaurès "La petite république socialiste", il crée le fameux personnage de Pardaillan qu'il déclinera à travers dix romans populaires parus dans ce même journal puis dans "Le matin" (voir en fin de page les notes de Claudine Costes sur "les Pardaillan".
Michel Zévaco rencontrera aussi un autre succès populaire avec "Le Capitan" qui sera adapté au cinéma avec Jean Marais dans la rôle-titre. Pour l'anecdote, l'intrigue a été largement modifiée car le Capitan était dans le roman de Zévaco un jeune homme de 20 ans alors que l'acteur en avait 47 !

Enfin, c'est pendant la première guerre mondiale que Michel Zévaco rejoindra Eaubonne pour se mettre à l'abri. Il décèdera le 8 août 1918, sans doute d'un cancer et repose dans l'ancien cimetière (5e division).

Enfin je laisse le mot de la fin à Jean-Paul Sartre qui évoque Michel Zévaco dans "Les mots" :
« Surtout, je lisais tous les jours, dans Le Matin, le feuilleton de Michel Zévaco : cet auteur de génie, sous l’influence de Hugo, avait inventé le roman de cape et d’épée républicain. Ses héros représentaient le peuple ; ils faisaient et défaisaient les empires, prédisaient dès le XIVe siècle la Révolution française, protégeaient par bonté d’âme des rois enfants ou des rois fous contre leurs ministres, souffletaient les rois méchants. Le plus grand de tous, Pardaillan, c’était mon maître : cent fois, pour l'imiter, superbement campé sur mes jambes de coq, j’ai giflé Henri III et Louis XIII. » (Jean-Paul Sartre, Les Mots)

Roman Les Pardaillan - Michel ZévacoBonus : notes préparées par Claudine Costes au sujet des Pardaillan (extrait du livre "Histoire de Margency d'Alexandre Nicolon avec la collaboration de Claude Collineau et Bernard Deü)

Nous sommes en avril 1553.
De la fenêtre de sa modeste maison située à Margency, le seigneur de Piennes contemple la formidable silhouette du manoir du Connétable de Montmorency qui se dresse sur la colline. Il s'inquiète de l'absence de sa fille Jeanne, une mince, frêle et fière jeune fille de seize ans, qui, au dire de la servante s'en est allée cueillir du muguet dans la forêt de châtaigniers à laquelle s'appuyait Margency.
La jeune fille a rendez-vous avec son amour, François de Montmorency, le fils du Connétable, Anne de Montmorency, ennemi juré de son père.
Partant de là, Michel Zévaco, l'auteur des "Pardaillan", nous entraîne dans une grande aventure où le chevalier de Pardaillan, seul les premières années, puis avec son fils vingt ans plus tard, luttera pour sauver le faible, le juste, le roi… cent fois nous le croirons perdu, cent fois il resurgira, l'épée au poing pour faire triompher la justice.
Nous lirons plusieurs fois le nom de Margency dans le premier volume. Dans le troisième, des années plus tard, une lettre adressée à François de Montmorency est retrouvée, lettre dans laquelle Jeanne de Piennes écrit : librement, tu m'as épousée dans la vieille chapelle de Margency.
Ensuite, nous apprenons que François de Montmorency souhaite marie sa fille avec le comte de Margency. Le chevalier de Pardaillan dit alors ne pas connaître le comte mais ajoute-t-il : Je connais Margency. C'est un beau comté. Enclavé dans les domaines de Montmorency, il avait été pour ainsi dire dépecé, et il n'en restait qu'un pauvre reste qui appartenait à la famille de Piennes jusqu'au moment où le connétable s'en est emparé.
Les Pardaillan sont des héros bine sûr, mais ils demeurent des hommes qui connaissent la peur, la pitié, la faiblesse parfois, mais restent toujours d'une droiture parfaite. Leurs ennemis sont tellement fourbes, ambitieux, sans scrupule, que le lecteur ne peut qu'être enchanté de voir l'un des Pardaillan leur passer une épée au travers du corps !
Le premier volume des Pardaillan paraît le 14 mars 1902.
Michel Zévaco, journaliste et écrivain auteur des Pardaillan, est né à Ajaccio le 1er février 1860. Il a habité Eaubonne où il est mort en 1918.

Tombe de Michel Zévaco à Eaubonne


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