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Le sannoisien Marcel Barbu s'est présenté face au Général de Gaulle aux élections de 1965 !

Publié le : 20-12-2020

Marcel BarbuAu cours du mois de novembre, de nombreux documentaires consacrés au Général de Gaulle ont été diffusés pour le cinquantenaire de sa mort. A cette occasion, l'élection présidentielle de 1965 a été évoquée avec sa mise en ballotage surprise par François Mitterrand. Lors de ce scrutin, un Sannoisien s'est fait remarquer : un certain Marcel Barbu ! Revenons sur la vie d'un homme aux idées originales qu'il a souhaité mettre en œuvre.

Marcel Barbu résidait à Sannois et s'est présenté à l'élection présidentielle en 1965 face, entre autres, au Général de Gaulle qui le traitait « d'hurluberlu ». Candidat sans parti, il se disait « le candidat des chiens battus » et a récolté le plus petit nombre de voix, soit 279 685, représentant 1,15 % des suffrages exprimés. Il a laissé l'image d'un homme original et parfois incompris.
A Sannois, une place lui est dédiée. Ce n'est pas pour sa candidature à la Présidence mais pour ses "Maisons Barbu" qui ont vu le jour dans la Vallée de Montmorency.

Flash-back sur son itinéraire. Durant toute sa vie, Marcel Barbu a été fidèle à une idée : la promotion de communautés de travail. Il a créé, dans les années 40, pendant l'Occupation, une entreprise de boitiers de montres installée dans le Dauphiné où il édictait des règles décidées avec ses employés en assemblées générales hebdomadaires. Pendant la guerre, il a fait le maximum pour protéger ses employés avant d'être arrêté par la Gestapo et transféré à Buchenwald.
Après la guerre, il s'est retrouvé de manière éphémère député de la Drome où il a cherché vainement à développer ses idées.

En 1Maison Barbu (photo issue site Topic topos)953, il s'installe à Sannois et crée en 1955 une association pour la construction et la gestion immobilière de Sannois (ACGIS). Fidèle à ses idées, Il refuse la construction d'appartements HLM et souhaite que toute personne mal logée puisse bénéficier de sa propre maison. L'association est à l'origine de la création de Sociétés Civiles Immobilières de Construction (SCIC) regroupant des dizaines d'adhérents et c'est ainsi que de nombreux pavillons "bon marché" (on en dénombre environ 4000) ont vu le jour à Sannois et dans les villes voisines de la Vallée de Montmorency.
Toute sa vie il restera fidèle à ses idées qu'il souhaitait mettre en application. Il est décédé le 7 novembre 1984 à Paris, à l'âge de 77 ans et est inhumé dans l'ancien cimetière de Sannois.

>> Pour en savoir plus : fiche wikipediaBiographie par Michel Chaudy (Faire des Hommes libres -  Michel Chaudy - Editions REPAS)

 

 

(Article publié en 2016 et actualisé en décembre 2020)

Marcel BarbuAu cours du mois de novembre, de nombreux documentaires consacrés au Général de Gaulle ont été diffusés pour le cinquantenaire de sa mort. A cette occasion, l'élection présidentielle de 1965 a été évoquée avec sa mise en ballotage surprise par François Mitterrand. Lors de ce scrutin, un Sannoisien s'est fait remarquer : un certain Marcel Barbu ! Revenons sur la vie d'un homme aux idées originales qu'il a souhaité mettre en œuvre.

Marcel Barbu résidait à Sannois et s'est présenté à l'élection présidentielle en 1965 face, entre autres, au Général de Gaulle qui le traitait « d'hurluberlu ». Candidat sans parti, il se disait « le candidat des chiens battus » et a récolté le plus petit nombre de voix, soit 279 685, représentant 1,15 % des suffrages exprimés. Il a laissé l'image d'un homme original et parfois incompris.
A Sannois, une place lui est dédiée. Ce n'est pas pour sa candidature à la Présidence mais pour ses "Maisons Barbu" qui ont vu le jour dans la Vallée de Montmorency.

Flash-back sur son itinéraire. Durant toute sa vie, Marcel Barbu a été fidèle à une idée : la promotion de communautés de travail. Il a créé, dans les années 40, pendant l'Occupation, une entreprise de boitiers de montres installée dans le Dauphiné où il édictait des règles décidées avec ses employés en assemblées générales hebdomadaires. Pendant la guerre, il a fait le maximum pour protéger ses employés avant d'être arrêté par la Gestapo et transféré à Buchenwald.
Après la guerre, il s'est retrouvé de manière éphémère député de la Drome où il a cherché vainement à développer ses idées.

En 1Maison Barbu (photo issue site Topic topos)953, il s'installe à Sannois et crée en 1955 une association pour la construction et la gestion immobilière de Sannois (ACGIS). Fidèle à ses idées, Il refuse la construction d'appartements HLM et souhaite que toute personne mal logée puisse bénéficier de sa propre maison. L'association est à l'origine de la création de Sociétés Civiles Immobilières de Construction (SCIC) regroupant des dizaines d'adhérents et c'est ainsi que de nombreux pavillons "bon marché" (on en dénombre environ 4000) ont vu le jour à Sannois et dans les villes voisines de la Vallée de Montmorency.
Toute sa vie il restera fidèle à ses idées qu'il souhaitait mettre en application. Il est décédé le 7 novembre 1984 à Paris, à l'âge de 77 ans et est inhumé dans l'ancien cimetière de Sannois.

>> Pour en savoir plus : fiche wikipediaBiographie par Michel Chaudy (Faire des Hommes libres -  Michel Chaudy - Editions REPAS)

 

 

(Article publié en 2016 et actualisé en décembre 2020)


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4 commentaire(s)

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loreau - Il y a 23 jours
UN SACRE PERSONNAGE QUE JE NE CONNAISSAIS EVIDEMMENT PAS
Jean-Marie Brochard - Il y a 29 jours
Merci François de m’avoir fait découvrir Marcel Barbu. Personne intéressante pour ses réalisations dont j’ai aussi apprécié l’adresse au Général de Gaulle pendant les élections présidentielles de 1965.
tardif - Il y a 29 jours
Marcel Barbu a débuté sa vie professionnelle comme ouvrier dans un atelier de boîtiers de montre à St Leu la Forêt
La fabrication des boîtes de montres, branche à part entière de l’industrie horlogère, est une activité qui, étonnamment, occupa jusqu’à une centaine de personnes à Saint-Leu et Taverny.
De nombreux ateliers furent présents dans notre région en nombre conséquent entre 1910 et 1980, une présence étonnante.Eu égard au fait que la fabrication des boîtiers est plutôt orientée dans la région Est de notre pays et bien entendu en Suisse !
Une explication : l’usage de la montre bracelet importée des USA durant la Première Guerre mondiale est pour beaucoup dans le développement de cet artisanat particulier au sein de l’industrie horlogère.
Il semble que la première société installée dans notre région ait été J. Person, devenue ensuite Person-Gabus au 37 de la rue Pasteur.Une activité qui dura jusque dans les années 1980. Les ateliers furent ensuite transformés en logements sociaux, ou disparurent mais les Etablissements Paul Frank et Fils au 91 rue de Paris puis Labout à Beauchamp auraient repris à leur compte cet artisanat.
Person aurait employé jusqu’à 80 ouvriers !Il faut ajouter les nombreux ouvriers indépendants travaillant à domicile comme dans la rue des Villas Pasteur.
Né le 17 octobre 1907 dans un bidonville de Nanterre Marcel Barbu connaîtra un destin particulier puisqu’il sera candidat en1965 aux élections présidentielles.
Apprenti horloger chez Person à Saint-Leu en 1923 il y rencontre sa future épouse. Service militaire de 18 mois, ouvrier ensuite chez Person, il monte son propre atelier à Saint-Leu (lieu non connu). Ensuite il quitte la Seine-et-Oise pour fonder une entreprise à Besançon avec l’appui de Fred Lippmann, futur créateur de Lip dont les montres connaîtront une gloire internationale au poignet du Général de Gaulle, Winston Churchill, Général Eisenhower entre autres.
Il aurait embauché Pierre Brunner et Barbeau en 1929. Paul Brunner fonda Brunner et Fils en 1931, établissement installé au 16 puis au 24 rue d’Ermont.
Singulier destin s’il en est. Marcel Barbu s’installe en 1953 à Sannois où il entame un combat pour l’habitation des plus pauvres. Il crée une association spécifique (ACGIS) forte de 8000 adhérents qui va être à l’initiative de la construction de plus de
4000 logements (les Cités Barbu ») à Sannois et Saint-Leu. Traité de communiste par le maire de la ville, Cyrille Leconte, qui lui refuse le permis de construire, Barbu lui réplique que le maire communiste d’Achères l’a traité de fasciste. »Bel exemple d’apolitisme » déclara-t-il avec humour. Il y eut même des manifestations à Saint-Leu pour le déblocage des permis.
Finalement les 78 pavillons litigieux verront le jour du côté de la rue des Eaux-Vives ou de la rue de la Claire-Fontaine.
Christiane d'Amiens - Il y a 4 ans
Bravo pour cet hommage à Marcel Barbu qui a en effet permis à des personnes aux revenus modestes, et surtout sans apport personnel, d'acquérir une maison individuelle.
Mon mari et moi-même en avons bénéficié dans les années 60 à Taverny. C'était un quartier très convivial, tout le monde se connaissait et les enfants y évoluaient en toute sécurité. Ils en ont gardé un excellent souvenir.
Mais quand je vois à quel prix sont vendus maintenant ces pavillons je suis indignée!
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