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La distillerie Garnier a marqué l'histoire d'Enghien. Retour sur le parcours de cette entreprise familiale innovante !

Publié le : 13-09-2021

Distillerie Garnier à Enghien (collection Jean-Pierre Bousquet)Quand on parle du patrimoine d'Enghien, on pense immédiatement à son Casino, aux thermes, aux maisons de villégiature qui bordent le lac mais il est plus rare que l'on évoque la distillerie Garnier car celle-ci a disparu du paysage enghiennois, le Centre des Arts ayant été construit à son emplacement. Alors retournons-nous sur un passé pas si lointain…

Paul Garnier a fondé en 1859 une entreprise de liqueurs qui commercialise entre autres, l'Abricotine. Malheureusement en 1870, Noyons est bombardé pendant la guerre et les bâtiments qui abrite la société sont détruits…
C'est alors que notre entrepreneur décide de s'installer à Enghien-les-Bains. D'une part, il se retrouve près des producteurs de fruits (n'oublions pas la réputation des Cerises de Montmorency !) et, d'autre part, l'arrivée du train favorisera les échanges et son commerce.
Distillerie Garnier à Enghien (collection Jean-Pierre Bousquet)Fin négociateur, il nouera un contrat d'exclusivité avec une société américaine pour que les liqueurs Garnier percent le marché outre-Atlantique. Les plus connus seront : l'Abricotine, le Triple Sec ou bien la Liqueur d'Or.
Après la mort en 1886 de son fondateur, l'entreprise sera reprise successivement par son fils André qui décèdera prématurément. C'est donc la femme de celui-ci, Caroline Garnier, qui reprendra le flambeau avant de le céder à son fils Paul. Le succès est toujours au rendez-vous, aussi bien en France qu'aux Etats-Unis où la liqueur Garnier est même fabriquée sur place.
L'entreprise sera quand même rachetée en 1975 par sa concurrente, la Société Bénédictine de Fécamp et la manufacture émigrera en Normandie.
Distillerie Garnier à Enghien (collection Jean-Pierre Bousquet)Mais la distillerie Garnier restera dans l'histoire pour ses coups de génie marketing ! D'une part, tous les produits étaient commercialisés dans des flacons originaux aux formes différentes chaque année.  Aujourd'hui ces créations reflètent toute une époque (art déco, art nouveau…) et sont très recherchées par les collectionneurs du monde entier ! D'autre part, Caroline Garnier n'hésitait pas à faire appel à des artistes de renom pour réaliser les affiches vantant les produits Garnier. Elles aussi sont très prisées par les spécialistes du genre !

Aujourd'hui, le souvenir de la distillerie reste vivant à travers les nombreuses cartes postales de l'époque (grand merci à Jean-Pierre Bousquet pour celles qui illustrent cet article). Et enfin, rappelons qu'un livre "La distillerie Garnier d'Enghien-les-Bains 1873-1975" signé Jacques et Josée Geninet, est disponible à l'Office de Tourisme d'Enghien (81 rue du Général de Gaulle)

> En savoir plus
Histoire de la distillerie : site de la ville d'Enghien.
Les créations Garnier : site internet du collectionneur Claude Berthod

Distillerie Garnier à Enghien (collection Jean-Pierre Bousquet)Quand on parle du patrimoine d'Enghien, on pense immédiatement à son Casino, aux thermes, aux maisons de villégiature qui bordent le lac mais il est plus rare que l'on évoque la distillerie Garnier car celle-ci a disparu du paysage enghiennois, le Centre des Arts ayant été construit à son emplacement. Alors retournons-nous sur un passé pas si lointain…

Paul Garnier a fondé en 1859 une entreprise de liqueurs qui commercialise entre autres, l'Abricotine. Malheureusement en 1870, Noyons est bombardé pendant la guerre et les bâtiments qui abrite la société sont détruits…
C'est alors que notre entrepreneur décide de s'installer à Enghien-les-Bains. D'une part, il se retrouve près des producteurs de fruits (n'oublions pas la réputation des Cerises de Montmorency !) et, d'autre part, l'arrivée du train favorisera les échanges et son commerce.
Distillerie Garnier à Enghien (collection Jean-Pierre Bousquet)Fin négociateur, il nouera un contrat d'exclusivité avec une société américaine pour que les liqueurs Garnier percent le marché outre-Atlantique. Les plus connus seront : l'Abricotine, le Triple Sec ou bien la Liqueur d'Or.
Après la mort en 1886 de son fondateur, l'entreprise sera reprise successivement par son fils André qui décèdera prématurément. C'est donc la femme de celui-ci, Caroline Garnier, qui reprendra le flambeau avant de le céder à son fils Paul. Le succès est toujours au rendez-vous, aussi bien en France qu'aux Etats-Unis où la liqueur Garnier est même fabriquée sur place.
L'entreprise sera quand même rachetée en 1975 par sa concurrente, la Société Bénédictine de Fécamp et la manufacture émigrera en Normandie.
Distillerie Garnier à Enghien (collection Jean-Pierre Bousquet)Mais la distillerie Garnier restera dans l'histoire pour ses coups de génie marketing ! D'une part, tous les produits étaient commercialisés dans des flacons originaux aux formes différentes chaque année.  Aujourd'hui ces créations reflètent toute une époque (art déco, art nouveau…) et sont très recherchées par les collectionneurs du monde entier ! D'autre part, Caroline Garnier n'hésitait pas à faire appel à des artistes de renom pour réaliser les affiches vantant les produits Garnier. Elles aussi sont très prisées par les spécialistes du genre !

Aujourd'hui, le souvenir de la distillerie reste vivant à travers les nombreuses cartes postales de l'époque (grand merci à Jean-Pierre Bousquet pour celles qui illustrent cet article). Et enfin, rappelons qu'un livre "La distillerie Garnier d'Enghien-les-Bains 1873-1975" signé Jacques et Josée Geninet, est disponible à l'Office de Tourisme d'Enghien (81 rue du Général de Gaulle)

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Histoire de la distillerie : site de la ville d'Enghien.
Les créations Garnier : site internet du collectionneur Claude Berthod

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