Découvrons ce projet exceptionnel qui illustre la transformation d’un territoire marqué par l’histoire en un projet forestier ambitieux. Et bonne nouvelle : les premiers chemins de randonnée sont déjà accessibles dans cette forêt en devenir !
Doit-on remercier le baron Haussmann ? En 2020, le "Journal de François" posait cette question quelque peu provocatrice dans un article consacré à l'arrivée du chemin de fer dans la Vallée de Montmorency.
En effet, Haussmann a transformé Paris sous le Second empire et a eu un jour un projet fou : installer une nécropole à Méry-sur-Oise afin de désengorger les cimetières parisiens. Une ligne ferroviaire spéciale reliant Paris à Méry-sur-Oise devait être créée pour transporter les cercueils. Pour cela, Haussmann a fait plancher des ingénieurs de la Compagnie du chemin de fer du Nord.
A l'exception des représentants des villes de Méry, Frépillon et Bessancourt, parties prenantes du projet, tous les autres maires de la région se sont opposés à cette idée… funèbre !
Heureusement le projet a été abandonné après la chute de Napoléon III et l'avènement de la IIIe République. Toutefois, la ligne de chemin de fer reliant aujourd'hui Ermont-Eaubonne à Valmondois a pu voir le jour rapidement.Rappeler cet épisode historique est important pour comprendre le projet actuel de création d'une nouvelle forêt : la Forêt de Maubuisson.
Sous le Second Empire, la Ville de Paris acquiert de vastes terrains à Méry‑sur‑Oise et à Pierrelaye. Une loi de 1889 autorise, puis rend obligatoire en 1894, le traitement des eaux usées par épandage, transformant la plaine en zone d’irrigation pendant près d’un siècle, au prix d’un important déboisement.
Et cet épandage a eu deux effets majeurs : il a favorisé, notamment au XXe siècle, le maraîchage et la culture de nombreux légumes qui ont alimenté les étals des Halles de Paris !
Mais, à partir des années 1990, des études sanitaires ont révélé que l’épandage prolongé d’eaux usées avait contaminé les sols de la plaine en ETM (Éléments Traces Métalliques) au-delà des seuils autorisés pour l’alimentation humaine.
Et en 2000, un arrêté préfectoral a mis un terme aux cultures alimentaires. La plaine est devenue progressivement un espace délaissé, où les dépôts sauvages ont vu le jour.
Face à cette situation, il est alors envisagé de réaliser un projet exceptionnel en Île-de-France : la création d'une nouvelle forêt. Cette décision est actée le 6 avril 2011 en Conseil des Ministres : « La nouvelle forêt contribuera à faire du Grand Paris un modèle de métropole durable, et participera à la lutte contre le réchauffement climatique. Elle constituera un maillon de la ceinture verte de l’Île-de-France entre les forêts domaniales de Saint-Germain (Yvelines) et de Montmorency (Val-d’Oise). Aux franges de la forêt seront construits près de 8 000 logements. »
En 2022, le Comité syndical du SMAPP (Syndicat Mixte pour l’Aménagement de la Plaine de Pierrelaye-Bessancourt), chargé de mettre en œuvre le projet, a donné un nom à cette forêt en devenir : la Forêt de Maubuisson en référence au domaine de Blanche de Castille acquis au XIIIe siècle ! Un clin d'œil à l'histoire de ce territoire qui s'étendait sur les communes de Bessancourt, Frépillon, Méry-sur-Oise et Saint-Ouen-L’Aumône.
Évoquons enfin cette future forêt : 590 hectares compléteront les 370 hectares de bois existants ! Trente espèces d'arbres ont été sélectionnées pour leur capacité à résister au changement climatique, parmi lesquelles le chêne sessile, l’érable plane, le charme, l’orme, l’alisier torminal, le cornouiller, le pin laricio de Calabre et le sapin de Bornmüller.
A noter qu'elles seront plantées “en mélange” pour éviter les propagations de maladies ou d’insectes ravageurs. Et des clairières seront préservées pour le bien-être des promeneurs et aussi pour la préservation d'une biodiversité spécifique.
Pour résumer ce projet de nouvelle forêt, retenons ce chiffre : 90. C’est le nombre de kilomètres de chemins qui feront bientôt le bonheur des randonneurs.
Mais bonne nouvelle d'ores et déjà ! 6,5 kilomètres de chemins ont été réhabilités et sont devenus praticables à pied ou à vélo. Ils ont été balisés par la Fédération Française de Randonnée Ces itinéraires (en jaune) sont visibles sur la carte publiée dans la lettre d’information n°5 consacrée à la Forêt de Maubuisson. (voir ci-dessous)
Pour en savoir plus :
> Le dossier complet édité par le Syndicat Mixte pour l’Aménagement de la Plaine de Pierrelaye-Bessancourt (SMAPP).
> Newsletter n°5 de la Forêt de Maubuisson (décembre 2025)
Découvrons ce projet exceptionnel qui illustre la transformation d’un territoire marqué par l’histoire en un projet forestier ambitieux. Et bonne nouvelle : les premiers chemins de randonnée sont déjà accessibles dans cette forêt en devenir !
Doit-on remercier le baron Haussmann ? En 2020, le "Journal de François" posait cette question quelque peu provocatrice dans un article consacré à l'arrivée du chemin de fer dans la Vallée de Montmorency.
En effet, Haussmann a transformé Paris sous le Second empire et a eu un jour un projet fou : installer une nécropole à Méry-sur-Oise afin de désengorger les cimetières parisiens. Une ligne ferroviaire spéciale reliant Paris à Méry-sur-Oise devait être créée pour transporter les cercueils. Pour cela, Haussmann a fait plancher des ingénieurs de la Compagnie du chemin de fer du Nord.
A l'exception des représentants des villes de Méry, Frépillon et Bessancourt, parties prenantes du projet, tous les autres maires de la région se sont opposés à cette idée… funèbre !
Heureusement le projet a été abandonné après la chute de Napoléon III et l'avènement de la IIIe République. Toutefois, la ligne de chemin de fer reliant aujourd'hui Ermont-Eaubonne à Valmondois a pu voir le jour rapidement.Rappeler cet épisode historique est important pour comprendre le projet actuel de création d'une nouvelle forêt : la Forêt de Maubuisson.
Sous le Second Empire, la Ville de Paris acquiert de vastes terrains à Méry‑sur‑Oise et à Pierrelaye. Une loi de 1889 autorise, puis rend obligatoire en 1894, le traitement des eaux usées par épandage, transformant la plaine en zone d’irrigation pendant près d’un siècle, au prix d’un important déboisement.
Et cet épandage a eu deux effets majeurs : il a favorisé, notamment au XXe siècle, le maraîchage et la culture de nombreux légumes qui ont alimenté les étals des Halles de Paris !
Mais, à partir des années 1990, des études sanitaires ont révélé que l’épandage prolongé d’eaux usées avait contaminé les sols de la plaine en ETM (Éléments Traces Métalliques) au-delà des seuils autorisés pour l’alimentation humaine.
Et en 2000, un arrêté préfectoral a mis un terme aux cultures alimentaires. La plaine est devenue progressivement un espace délaissé, où les dépôts sauvages ont vu le jour.
Face à cette situation, il est alors envisagé de réaliser un projet exceptionnel en Île-de-France : la création d'une nouvelle forêt. Cette décision est actée le 6 avril 2011 en Conseil des Ministres : « La nouvelle forêt contribuera à faire du Grand Paris un modèle de métropole durable, et participera à la lutte contre le réchauffement climatique. Elle constituera un maillon de la ceinture verte de l’Île-de-France entre les forêts domaniales de Saint-Germain (Yvelines) et de Montmorency (Val-d’Oise). Aux franges de la forêt seront construits près de 8 000 logements. »
En 2022, le Comité syndical du SMAPP (Syndicat Mixte pour l’Aménagement de la Plaine de Pierrelaye-Bessancourt), chargé de mettre en œuvre le projet, a donné un nom à cette forêt en devenir : la Forêt de Maubuisson en référence au domaine de Blanche de Castille acquis au XIIIe siècle ! Un clin d'œil à l'histoire de ce territoire qui s'étendait sur les communes de Bessancourt, Frépillon, Méry-sur-Oise et Saint-Ouen-L’Aumône.
Évoquons enfin cette future forêt : 590 hectares compléteront les 370 hectares de bois existants ! Trente espèces d'arbres ont été sélectionnées pour leur capacité à résister au changement climatique, parmi lesquelles le chêne sessile, l’érable plane, le charme, l’orme, l’alisier torminal, le cornouiller, le pin laricio de Calabre et le sapin de Bornmüller.
A noter qu'elles seront plantées “en mélange” pour éviter les propagations de maladies ou d’insectes ravageurs. Et des clairières seront préservées pour le bien-être des promeneurs et aussi pour la préservation d'une biodiversité spécifique.
Pour résumer ce projet de nouvelle forêt, retenons ce chiffre : 90. C’est le nombre de kilomètres de chemins qui feront bientôt le bonheur des randonneurs.
Mais bonne nouvelle d'ores et déjà ! 6,5 kilomètres de chemins ont été réhabilités et sont devenus praticables à pied ou à vélo. Ils ont été balisés par la Fédération Française de Randonnée Ces itinéraires (en jaune) sont visibles sur la carte publiée dans la lettre d’information n°5 consacrée à la Forêt de Maubuisson. (voir ci-dessous)
Pour en savoir plus :
> Le dossier complet édité par le Syndicat Mixte pour l’Aménagement de la Plaine de Pierrelaye-Bessancourt (SMAPP).
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