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Perche tendue à la championne de France Ninon Guillon-Romarin : elle nous raconte son confinement, ses entrainements à Eaubonne, les futurs Jeux Olympiques et son début de carrière.

Publié le : 20-04-2020

Ninon Guillon-Romarin (photo issue page instagram de Ninon GR)Ninon Guillon-Romarin est une des étoiles du sport de notre région. Elle est championne de France et détient le record de France du saut à la perche. Elle s'entraine pendant tout l'hiver au CDFAS d'Eaubonne puis en plein air à Cergy. Retrouvons notre championne pour évoquer sa carrière prometteuse et son entrainement pendant le confinement. Une interview exceptionnelle avec cette sportive attachante que le Journal suivra jusqu'aux Jeux Olympiques de Tokyo et Paris.

Ninon, comment se passe ton confinement ? Il rime avec entrainement ?
Oui. Ce confinement se passe plutôt bien pour l'instant. Avril est pour moi une période transitoire entre la saison en salle et la saison estivale.
Donc, en ce moment, l'entrainement de base, c'est énormément de musculation, de l'endurance pour "faire de la caisse".
J'ai la chance d'avoir à domicile pas mal de matériel, des barres d'haltérophilie, des charges et des "medecine balls". J'ai même fait mes séances de courses dans la rue et dans le champ derrière chez moi… Je ne croise personne et... j'ai mon attestation !
Quant à mes séances de courses de côte que j'effectue habituellement dans la forêt de Montmorency, je vais les faire dans une côte située vers chez moi. J'attendrai 19h pour les effectuer ! Bref, on s'adapte. Je suis plutôt en forme physiquement.

Ce n'est pas trop difficile de s'entrainer quand il n'y a pas de compétitions prévues à court terme ?
C'est vrai que c'est compliqué. Nous sommes dans l'expectative pour les prochains Championnats d'Europe prévu fin août au stade Charléty à Paris.
Je m'entraine donc avec ces Championnats en vue. L'important pour moi est d'être prête lorsque la saison pourra débuter. Je travaille donc dans ce sens-là. Et je pense aussi aux prochains Jeux Olympiques reportés à l'année prochaine.

Ninon Guillon-Romarin Parlons de ce report des Jeux Olympiques de Tokyo à l'année prochaine ? Comment l'as-tu vécu ?
Je me suis doutée que ce serait compliqué de maintenir les jeux en 2020 donc je n'ai pas été surprise. Les JO rassemblent des sportifs et des spectateurs venant de partout. Sur un plan sanitaire c'était impensable.
Je me suis alors vite mis en tête : « tu as un an de plus pour stabiliser les apprentissages et les progrès faits cette année. C'est un an de plus d'expérience dans ma carrière. »  J'ai donc pris ce report du côté positif pour justement me relancer sur quelque chose. Je vais pouvoir encore progresser et bosser physiquement. Dès le confinement terminé je pourrai alors reprendre la perche correctement et assez rapidement. L'idée est là : ne pas perdre physiquement pour sauter rapidement sans prendre de risque de blessures.

Tu étais qualifiée pour les JO prévus cet été. Ta sélection reste valable pour l'année prochaine ?
Oui mais cela ne change rien pour moi. Cet hiver, j'avais à cœur de montrer que j'étais en forme pour me rassurer et montrer à la Fédération que j'étais une valeur sûre. Il faudra le refaire l'année prochaine. Rien n'est acquis !

Ninon et Axel  à l'entrainement au CDFAS d'EaubonneTu t'entraines et vis avec Axel Chapelle, qui est aussi un sportif de haut niveau (champion de France du saut à la perche en salle en 2019). Est-ce un avantage ?
C'est sûr que s'entrainer avec Axel est motivant. Nous faisons les mêmes séances quotidiennes, de deux heures environ. C'est un avantage d'être à deux et d'avoir le même rythme de vie. La cohabitation se passe bien ! (rires)
De plus nous sommes en contact régulier, par téléphone pendant cette période, avec nos entraineurs Emmanuel Chapelle et Sébastien Homo et nous respectons le programme établi.

Tu t'entraînes régulièrement au CDFAS d'Eaubonne, le centre sportif qui a été choisi par les Américains comme camp de base pour les JO 2024. Comment as-tu accueilli cette annonce ?
C'est une reconnaissance pour les installations qui sont excellentes. En tant qu'athlètes, Axel et moi avons la chance de bénéficier d'une piste toute neuve, d'un sautoir et de tout le matériel de musculation sur place. Par conséquent, je ne suis pas surprise que les Américains aient choisi ce site qui, en plus, est situé à proximité du village olympique. C'est vraiment une belle vitrine pour le Val d'Oise qui fait beaucoup pour le sport !

Pour les lecteurs du Journal de François qui ne te suivent pas encore, revenons maintenant sur ta carrière. A quel âge as-tu commencé le saut à la perche ?
J'ai commencé la perche à 13 ans à Bourges, complètement par hasard !
Enfant, j'ai fait sept ans de gym puis j'ai voulu faire de l'athlétisme car je battais au sprint les gars dans la cour !
Et en athlé, jusqu'en minimes (13 ans), on touche à tout : on fait des courses, des sauts et des lancers. Et pour moi, les lancers, c'était "la cata" ! Je préférais les courses.
Puis un jour, j'ai commencé par hasard le saut à la perche avec une ancienne perchiste de haut niveau Agnès Livebardon. Elle proposait une initiation et cela m'a tout de suite  beaucoup plu car cela alliait mes qualités de vitesse et de gymnaste. De tout le groupe présent ce jour-là, je suis la seule à avoir continué !

Tu n'as pas eu d'appréhension lors de tes premiers sauts ?
J'ai toujours eu un petit brin de folie ! Non, sérieusement, on saute de manière très progressive. Un fil à 2m, puis à 3m… je ne me suis pas retrouvée direct à 4m20 ! Il y a plein d'étapes, on prend des perches de plus en plus grandes, de plus en plus dures.. Je me suis vite amusée dès la première année et, au bout d'un an et demi, je sautais déjà 3m30. Je me suis retrouvée alors parmi les meilleures Françaises de ma catégorie et j'ai gagné les championnats de France UNSS (Union Nationale du Sport Scolaire) et cadettes. J'avais trouvé un sport qui m'allait bien et qui m'éclatait.

Ninon Guillon-Romarin (photo issue page instagram de Ninon GR)Ta carrière a pris son envol quand tu as rejoint le Val d'Oise ?
En effet, j'ai dû prendre deux décisions importantes. Tout d'abord mon coach de Clermont a arrêté pour des raisons personnelles, il fallait que je trouve une solution. C'est donc tout naturellement que j'ai choisi de rejoindre Axel et le club de Cergy que je représentais déjà depuis quelques années même si je ne m'entrainais pas dans la ville.
Autre décision : j'ai mis mes études entre parenthèses pour me consacrer complétement à ma discipline. J'étais en Master MEEF (Métiers de l'Enseignement, de l'Education et de la Formation) 1er degré pour devenir professeur des écoles après une licence Staps éducation motricité.  Mais quand je m'entrainais après mes huit heures de cours, ce n'était pas évident. Très rapidement, après ces deux décisions, j'ai vite progressé et je suis passé de 4m40 à 4m60 en deux ou trois mois.
J'étais même encore Espoir quand j'ai fait les minima pour faire les Championnats du monde à Londres. Pour l'anecdote, j'envisageais de prendre des places pour aller voir Axel à Londres et je me suis retrouvée qualifiée avec lui pour ces mêmes Championnats !
Ça m'a vraiment conforté dans mon choix et dès janvier de l'année 2018 j'ai réussi 4m71 et rapidement 4m72, le record de France ! Je ne m'y attendais pas. Je savais que j'avais progressé mais ce n'était pas pour autant gagné d'avance. Je profite du moment et je sais que c'est une chance. Une carrière de sportif de haut niveau est moins longue que celle de certains chanteurs !

Quel statut as-tu en tant que sportive ?
Après ma 5ème place aux Championnats d'Europe de Berlin, je bénéficie de la ligue professionnelle mise en place, permettant aux meilleurs athlètes de pratiquer leur sport dans de bonnes conditions avec le statut d'athlète professionnel. Je suis donc salariée du club de Cergy, financé par la Fédération.
J'ai aussi le soutien du département du Val d'Oise et de l'agglomération de Cergy pour financer des stages par exemple. J'ai bien conscience de cette chance de pouvoir vivre complètement mon projet sportif et de le mener à bien. Je les remercie vivement et je m'investis dès qu'on a besoin de moi pour une manifestation, une rencontre avec des jeunes par exemple.

A ce sujet, tu entraînes des jeunes perchistes à Cergy ?
En effet, Axel et moi entrainons un groupe de jeunes perchistes et des décathloniens. C'est une manière de rendre à notre club ce qu'il nous donne et de transmettre nos connaissances. Une expérience très enrichissante.

Impossible d'évoquer ta carrière sans évoquer ta famille très sportive…
C'est vrai que j'ai la chance d'avoir des parents qui aiment le sport ! Ils sont tous les deux professeurs d'EPS (Education Physique et Sportive), ma mère est une ancienne gymnaste et mon père rugbyman.
Ils nous ont donc éduqués, moi et mes frères, en nous encourageant à pratiquer le sport de notre choix. C'est nous qui avons choisi notre discipline et c'est important. Mon frère Gauvain a suivi mon exemple. Il est devenu un très bon perchiste. Il a hâte de reprendre la compétition après deux ans d'arrêt suite à une grave blessure à l'épaule. Quant à Célestin, mon deuxième frère, il est resté dans le monde du rugby, cher à mon père. Il joue actuellement en Fédérale 3 à Bourges. Je remercie vraiment mes parents pour leur éducation transmise dans les valeurs du sport !

Bords de l'OiseTerminons cette interview avec un petit coup d'œil sur le Val d'Oise. Peux-tu nous dire quel coin de la région apprécies-tu particulièrement ?
La Forêt de Montmorency est évidemment incontournable mais ça me rappelle mes séances de courses de côte et ce n'est pas agréable. J'ai pas mal vomi dans cette forêt ! Alors j'apprécie beaucoup les bords de l'Oise calmes entre Méry-sur-Oise et l'Isle Adam. Je me suis bien acclimaté au Val d'Oise et j'ai encore beaucoup de lieux à visiter !

Merci pour ta disponibilité. Le Journal de François s'engage à te suivre régulièrement jusqu'aux Jeux Olympiques de Tokyo et Paris. Et nous retrouverons aussi prochainement Axel pour évoquer avec lui son parcours.

Ninon Guillon-Romarin (photo issue page instagram de Ninon GR)Ninon Guillon-Romarin est une des étoiles du sport de notre région. Elle est championne de France et détient le record de France du saut à la perche. Elle s'entraine pendant tout l'hiver au CDFAS d'Eaubonne puis en plein air à Cergy. Retrouvons notre championne pour évoquer sa carrière prometteuse et son entrainement pendant le confinement. Une interview exceptionnelle avec cette sportive attachante que le Journal suivra jusqu'aux Jeux Olympiques de Tokyo et Paris.

Ninon, comment se passe ton confinement ? Il rime avec entrainement ?
Oui. Ce confinement se passe plutôt bien pour l'instant. Avril est pour moi une période transitoire entre la saison en salle et la saison estivale.
Donc, en ce moment, l'entrainement de base, c'est énormément de musculation, de l'endurance pour "faire de la caisse".
J'ai la chance d'avoir à domicile pas mal de matériel, des barres d'haltérophilie, des charges et des "medecine balls". J'ai même fait mes séances de courses dans la rue et dans le champ derrière chez moi… Je ne croise personne et... j'ai mon attestation !
Quant à mes séances de courses de côte que j'effectue habituellement dans la forêt de Montmorency, je vais les faire dans une côte située vers chez moi. J'attendrai 19h pour les effectuer ! Bref, on s'adapte. Je suis plutôt en forme physiquement.

Ce n'est pas trop difficile de s'entrainer quand il n'y a pas de compétitions prévues à court terme ?
C'est vrai que c'est compliqué. Nous sommes dans l'expectative pour les prochains Championnats d'Europe prévu fin août au stade Charléty à Paris.
Je m'entraine donc avec ces Championnats en vue. L'important pour moi est d'être prête lorsque la saison pourra débuter. Je travaille donc dans ce sens-là. Et je pense aussi aux prochains Jeux Olympiques reportés à l'année prochaine.

Ninon Guillon-Romarin Parlons de ce report des Jeux Olympiques de Tokyo à l'année prochaine ? Comment l'as-tu vécu ?
Je me suis doutée que ce serait compliqué de maintenir les jeux en 2020 donc je n'ai pas été surprise. Les JO rassemblent des sportifs et des spectateurs venant de partout. Sur un plan sanitaire c'était impensable.
Je me suis alors vite mis en tête : « tu as un an de plus pour stabiliser les apprentissages et les progrès faits cette année. C'est un an de plus d'expérience dans ma carrière. »  J'ai donc pris ce report du côté positif pour justement me relancer sur quelque chose. Je vais pouvoir encore progresser et bosser physiquement. Dès le confinement terminé je pourrai alors reprendre la perche correctement et assez rapidement. L'idée est là : ne pas perdre physiquement pour sauter rapidement sans prendre de risque de blessures.

Tu étais qualifiée pour les JO prévus cet été. Ta sélection reste valable pour l'année prochaine ?
Oui mais cela ne change rien pour moi. Cet hiver, j'avais à cœur de montrer que j'étais en forme pour me rassurer et montrer à la Fédération que j'étais une valeur sûre. Il faudra le refaire l'année prochaine. Rien n'est acquis !

Ninon et Axel  à l'entrainement au CDFAS d'EaubonneTu t'entraines et vis avec Axel Chapelle, qui est aussi un sportif de haut niveau (champion de France du saut à la perche en salle en 2019). Est-ce un avantage ?
C'est sûr que s'entrainer avec Axel est motivant. Nous faisons les mêmes séances quotidiennes, de deux heures environ. C'est un avantage d'être à deux et d'avoir le même rythme de vie. La cohabitation se passe bien ! (rires)
De plus nous sommes en contact régulier, par téléphone pendant cette période, avec nos entraineurs Emmanuel Chapelle et Sébastien Homo et nous respectons le programme établi.

Tu t'entraînes régulièrement au CDFAS d'Eaubonne, le centre sportif qui a été choisi par les Américains comme camp de base pour les JO 2024. Comment as-tu accueilli cette annonce ?
C'est une reconnaissance pour les installations qui sont excellentes. En tant qu'athlètes, Axel et moi avons la chance de bénéficier d'une piste toute neuve, d'un sautoir et de tout le matériel de musculation sur place. Par conséquent, je ne suis pas surprise que les Américains aient choisi ce site qui, en plus, est situé à proximité du village olympique. C'est vraiment une belle vitrine pour le Val d'Oise qui fait beaucoup pour le sport !

Pour les lecteurs du Journal de François qui ne te suivent pas encore, revenons maintenant sur ta carrière. A quel âge as-tu commencé le saut à la perche ?
J'ai commencé la perche à 13 ans à Bourges, complètement par hasard !
Enfant, j'ai fait sept ans de gym puis j'ai voulu faire de l'athlétisme car je battais au sprint les gars dans la cour !
Et en athlé, jusqu'en minimes (13 ans), on touche à tout : on fait des courses, des sauts et des lancers. Et pour moi, les lancers, c'était "la cata" ! Je préférais les courses.
Puis un jour, j'ai commencé par hasard le saut à la perche avec une ancienne perchiste de haut niveau Agnès Livebardon. Elle proposait une initiation et cela m'a tout de suite  beaucoup plu car cela alliait mes qualités de vitesse et de gymnaste. De tout le groupe présent ce jour-là, je suis la seule à avoir continué !

Tu n'as pas eu d'appréhension lors de tes premiers sauts ?
J'ai toujours eu un petit brin de folie ! Non, sérieusement, on saute de manière très progressive. Un fil à 2m, puis à 3m… je ne me suis pas retrouvée direct à 4m20 ! Il y a plein d'étapes, on prend des perches de plus en plus grandes, de plus en plus dures.. Je me suis vite amusée dès la première année et, au bout d'un an et demi, je sautais déjà 3m30. Je me suis retrouvée alors parmi les meilleures Françaises de ma catégorie et j'ai gagné les championnats de France UNSS (Union Nationale du Sport Scolaire) et cadettes. J'avais trouvé un sport qui m'allait bien et qui m'éclatait.

Ninon Guillon-Romarin (photo issue page instagram de Ninon GR)Ta carrière a pris son envol quand tu as rejoint le Val d'Oise ?
En effet, j'ai dû prendre deux décisions importantes. Tout d'abord mon coach de Clermont a arrêté pour des raisons personnelles, il fallait que je trouve une solution. C'est donc tout naturellement que j'ai choisi de rejoindre Axel et le club de Cergy que je représentais déjà depuis quelques années même si je ne m'entrainais pas dans la ville.
Autre décision : j'ai mis mes études entre parenthèses pour me consacrer complétement à ma discipline. J'étais en Master MEEF (Métiers de l'Enseignement, de l'Education et de la Formation) 1er degré pour devenir professeur des écoles après une licence Staps éducation motricité.  Mais quand je m'entrainais après mes huit heures de cours, ce n'était pas évident. Très rapidement, après ces deux décisions, j'ai vite progressé et je suis passé de 4m40 à 4m60 en deux ou trois mois.
J'étais même encore Espoir quand j'ai fait les minima pour faire les Championnats du monde à Londres. Pour l'anecdote, j'envisageais de prendre des places pour aller voir Axel à Londres et je me suis retrouvée qualifiée avec lui pour ces mêmes Championnats !
Ça m'a vraiment conforté dans mon choix et dès janvier de l'année 2018 j'ai réussi 4m71 et rapidement 4m72, le record de France ! Je ne m'y attendais pas. Je savais que j'avais progressé mais ce n'était pas pour autant gagné d'avance. Je profite du moment et je sais que c'est une chance. Une carrière de sportif de haut niveau est moins longue que celle de certains chanteurs !

Quel statut as-tu en tant que sportive ?
Après ma 5ème place aux Championnats d'Europe de Berlin, je bénéficie de la ligue professionnelle mise en place, permettant aux meilleurs athlètes de pratiquer leur sport dans de bonnes conditions avec le statut d'athlète professionnel. Je suis donc salariée du club de Cergy, financé par la Fédération.
J'ai aussi le soutien du département du Val d'Oise et de l'agglomération de Cergy pour financer des stages par exemple. J'ai bien conscience de cette chance de pouvoir vivre complètement mon projet sportif et de le mener à bien. Je les remercie vivement et je m'investis dès qu'on a besoin de moi pour une manifestation, une rencontre avec des jeunes par exemple.

A ce sujet, tu entraînes des jeunes perchistes à Cergy ?
En effet, Axel et moi entrainons un groupe de jeunes perchistes et des décathloniens. C'est une manière de rendre à notre club ce qu'il nous donne et de transmettre nos connaissances. Une expérience très enrichissante.

Impossible d'évoquer ta carrière sans évoquer ta famille très sportive…
C'est vrai que j'ai la chance d'avoir des parents qui aiment le sport ! Ils sont tous les deux professeurs d'EPS (Education Physique et Sportive), ma mère est une ancienne gymnaste et mon père rugbyman.
Ils nous ont donc éduqués, moi et mes frères, en nous encourageant à pratiquer le sport de notre choix. C'est nous qui avons choisi notre discipline et c'est important. Mon frère Gauvain a suivi mon exemple. Il est devenu un très bon perchiste. Il a hâte de reprendre la compétition après deux ans d'arrêt suite à une grave blessure à l'épaule. Quant à Célestin, mon deuxième frère, il est resté dans le monde du rugby, cher à mon père. Il joue actuellement en Fédérale 3 à Bourges. Je remercie vraiment mes parents pour leur éducation transmise dans les valeurs du sport !

Bords de l'OiseTerminons cette interview avec un petit coup d'œil sur le Val d'Oise. Peux-tu nous dire quel coin de la région apprécies-tu particulièrement ?
La Forêt de Montmorency est évidemment incontournable mais ça me rappelle mes séances de courses de côte et ce n'est pas agréable. J'ai pas mal vomi dans cette forêt ! Alors j'apprécie beaucoup les bords de l'Oise calmes entre Méry-sur-Oise et l'Isle Adam. Je me suis bien acclimaté au Val d'Oise et j'ai encore beaucoup de lieux à visiter !

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1 commentaire(s)

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Vandebeek Bernard - Il y a 3 mois
Pour avoir été un sportif de petit niveau et etre fils d'un coureur de 400 m ayant représente la Franc aux jeux interalliés de 1919, j'apprécie la sincérité et l'humilité de cette championne.
Je fais sa connaissance grâce à cette interview et avoue l'avoir peut être manquée lors de mes promenades dans la Foret de Montmorency
Merci à Francois pour avoir mené cette interview pleine de sensibilité
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