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"Mon Âme Sœur" à Eaubonne : de l'écoute d'urgence à la reconstruction durable ! Interview passionnante de Catherine Goujart-Delambre.

Publié le : 05-10-2026

Association Mon âme soeurEn juin dernier, Le Journal de François mettait à l'honneur l'association saint-prissienne Patapon 95, engagée en faveur de l'égalité entre les femmes et les hommes ainsi que dans la lutte contre les violences de genre. C'est à l'occasion de cet entretien que Pierre Carnicelli et Brigitte Carnicelli m'ont vivement conseillé de rencontrer l'équipe de "Mon Âme Sœur", une association eaubonnaise dont l'action remarquable mérite d'être mieux connue.
Un grand merci à eux pour cette précieuse recommandation ! Ma rencontre avec Catherine Goujart-Delambre, cofondatrice de "Mon Âme Sœur", s'est révélée aussi enrichissante que passionnante. Avec enthousiasme et conviction, elle raconte l'aventure humaine que représente le développement de cette association, aujourd'hui devenue un acteur essentiel de l'accompagnement des victimes confrontées à toutes les formes de violences : psychologiques, physiques, sexuelles, numériques, mais aussi financières ou administratives.

Catherine Goujart DelambreCatherine, pouvez-vous nous présenter l’association "Mon Âme Sœur" ?
"Mon Âme Sœur" a été créée en juin 2014. L’association est née d’une histoire personnelle : avec mon amie Katie Salvador, nous avons toutes les deux été confrontées à des situations de violences. À l’époque, nous avons eu beaucoup de difficultés à trouver de l’aide adaptée. Nous nous sommes alors dit qu’il fallait agir et rendre visible cette réalité.
Au départ, nous n’avions ni local, ni expérience associative. Notre objectif était simplement de faire entendre que les violences existaient et qu’il fallait accompagner les victimes. Douze ans plus tard, l’association est devenue un acteur reconnu sur le territoire.

Comment l’association s’est-elle développée ?
Les débuts ont été compliqués. Nous avons rencontré beaucoup de résistances et il a parfois été difficile d’accéder aux formations ou de travailler en réseau. Nous avons néanmoins poursuivi notre chemin en nous formant ailleurs et en développant progressivement des partenariats avec les services sociaux, les gendarmeries et d’autres acteurs locaux.
Notre force a toujours été notre réactivité. Nous sommes longtemps restés entièrement bénévoles. Lorsqu’une situation urgente se présentait, nous nous mobilisions immédiatement. Cette proximité avec les victimes a contribué à faire connaître notre travail.

Quel a été le rôle de l’association pendant la crise sanitaire ?
Le premier confinement a été un moment déterminant. Beaucoup de structures étaient à l’arrêt alors que les besoins explosaient. Nous avons récupéré des invendus alimentaires, 80 kg de poisson que nous avons cuisinés, nous avons préparé des repas, les avons livrés dans les hôtels, distribué et soutenu les personnes hébergées sur place. On a récupéré chez Ikea toutes les plantes qui étaient dehors et on a ouvert une cagnotte, une plante-un don. On a récupéré 5000 €, ce qui nous a permis d'acheter des couches, des produits de première nécessité, le temps que tous les services sociaux se remettent en ordre de marche…
Cette mobilisation a permis aux institutions de découvrir concrètement notre capacité d’action. C’est à partir de cette période que notre travail a commencé à être davantage reconnu.
Les orientations sont principalement faites par les intervenants sociaux en commissariat ou en gendarmerie ou bien par les services sociaux départementaux…

L’année 2023 a marqué un tournant pour l’association. Pourquoi ?
La fermeture de l’association "Du Côté des Femmes" à Cergy a provoqué une augmentation brutale du nombre de victimes orientées vers nous. En quelques mois, nous avons enregistré une hausse de plus de 245 % des demandes.
À ce moment-là, nous avons dû faire un choix : arrêter, limiter les prises en charge ou professionnaliser l’association. Nous avons choisi la troisième voie. Grâce au soutien de plusieurs partenaires institutionnels, notamment la CAF, nous avons pu recruter nos premiers salariés et structurer notre activité.

Combien de personnes accompagniez-vous auparavant et aujourd’hui ?
En 2022, nous accompagnions environ 316 victimes par an. En 2023, nous sommes passés à 458. En 2024, nous avons atteint 591 accompagnements, puis 641 en 2025. Cette progression reflète à la fois une meilleure visibilité de l’association et l’ampleur des besoins sur le territoire.

Quels types de violences traitez-vous ?
Nous accompagnons principalement les victimes de violences conjugales, quel que soit leur genre. Environ 90 % des personnes accompagnées sont des femmes, mais nous recevons également des hommes victimes.
Nous constatons aussi une augmentation des situations de violences intrafamiliales : violences entre parents et enfants, violences entre frères et sœurs, situations d’inceste ou encore violences exercées par un enfant majeur sur ses parents. Ces situations sont souvent peu prises en charge et laissent les familles très démunies.
Nous aidons principalement des femmes, mais rappelons ces chiffres : une femme meurt tous les 3 jours des suites de violences conjugales et/ou intrafamiliales. N'oublions pas qu'un enfant meurt tous les 5 jours et un homme meurt tous les 13 jours. On ne le dit jamais, mais cela figure dans les stats !

Mon âme soeur - Le colibriComment se déroule l’accompagnement ?
Tout commence par l’écoute. Nous évaluons la situation, les risques et les besoins. Ensuite, nous pouvons proposer un accompagnement social, juridique et psychologique.
Nous aidons également les personnes dans leurs démarches administratives, leurs demandes de logement, leurs procédures judiciaires ou encore leurs démarches auprès des services sociaux.
Puis, depuis 2021, nous avons ouvert "Le Colibri", un centre de reconstruction qui propose des ateliers sur mesure : bien-être, atelier cuisine, arts créatifs, coaching vestimentaire, mise en valeur par le maquillage, sophrologie, massage, self-défense, yoga restauratif, informatique ou encore relaxation avec le "lâcher-prise" de façon à poursuivre la reconstruction de la victime et lui permettre de retrouver son autonomie.

La question du logement reste-t-elle le principal obstacle ?
Oui. L’hébergement est aujourd’hui l’un des problèmes majeurs. Nous pouvons accéder à des mises à l’abri temporaires à l’hôtel. Dans le Val d'Oise, il y a un dispositif pour une mise en sécurité de 12 nuits, renouvelable une fois, avec une obligation d'être prise en charge par une des trois associations reconnues. Lorsque aucune solution de logement n'est disponible, la sortie de l'hôtel est particulièrement difficile.
Mais les conditions dans les hôtels du 115 (Numéro d'appel d'urgence sociale) sont souvent très difficiles : chambres exiguës, absence de cuisine, éloignement des services et parfois conditions de vie dégradées.
Sans solution de logement stable, il est très compliqué d’engager un véritable travail de reconstruction psychologique. Lorsqu’une personne ne sait pas où elle va dormir ou comment nourrir ses enfants, ses préoccupations sont ailleurs.
C'est pourquoi on récupère de nombreuses bouilloires faciles à transporter. Elles servent à préparer des nouilles chinoises, de la purée de mousseline, pour faire chauffer pleine de choses. Pendant un temps, on avait aussi des glacières électriques que nous avions achetées. Parce que, quand il n'y a pas de frigo et qu'il fait une chaleur à crever dans certains hôtels, c'est compliqué !
Ponctuellement, on fait aussi les banques scolaires chez Cultura. On a ainsi récupéré de nombreuses fournitures et composé 150 listes de fournitures scolaires pour la rentrée.

Mon ame soeur - une main pour demainL’association intervient donc aussi auprès des enfants ?
Oui. Depuis mars 2025, nous avons ouvert à Domont le premier centre de reconstruction dédié aux enfants exposés aux violences.
Nous proposons des ateliers autour des émotions, de la sophrologie, du théâtre, de l’écriture, de la cuisine ou encore des activités créatives. L’objectif est de permettre aux enfants de s’exprimer, de comprendre ce qu’ils vivent et de développer leurs ressources personnelles.
En 2025, plus de 1000 enfants ont été concernés par nos accompagnements. 53 ont participé aux ateliers du centre lors de sa première année de fonctionnement.

Menez-vous également des actions de prévention ?
Oui, nous intervenons régulièrement dans les collèges et les lycées. Nous observons une banalisation croissante de certaines formes de violence, notamment à travers les réseaux sociaux, le contrôle numérique ou certaines violences verbales. Nous travaillons avec les jeunes sur les notions de respect, de consentement, de confiance et sur la place du témoin face à une situation de violence.
Ces actions sont essentielles pour prévenir les comportements futurs.

De combien de personnes se compose aujourd’hui l’association ?
Nous comptons actuellement cinq salariés : deux travailleuses sociales, une secrétaire, une chargée de mission et moi-même à la direction.
Nous pouvons également compter sur plus de cinquante bénévoles : 21 avocats, 6 psychologues, 1 sophrologue, 1 médecin généraliste, intervenants en ateliers ou bénévoles d’accueil. Leur engagement est indispensable au fonctionnement de l’association.

Soirée princesses - Mon âme soeur - 10 octobre 2026Quels sont aujourd’hui vos principaux besoins ?
Le principal enjeu reste le financement. Comme beaucoup d’associations, nous sommes confrontés à une baisse des subventions et à une augmentation constante des besoins.
Nous avons également besoin de bénévoles pour l’accueil téléphonique, les collectes, les événements solidaires ou certains projets spécifiques.
Enfin, nous avons besoin de soutien pour poursuivre le développement de nos actions en faveur des enfants et améliorer l’accès aux structures de reconstruction.
A ce propos, nous organisons plusieurs fois par an des soirées festives à Eaubonne, les bénéfices étant reversés à l'association. (voir annonce de la fête du 10 octobre 2026)

Quel message souhaitez-vous adresser aux lecteurs ?
Les violences concernent toute la société. Chacun peut agir : en s’informant, en relayant nos actions, en devenant bénévole, en participant à nos événements ou en adhérant à l’association.
Chaque geste compte. Derrière chaque accompagnement, il y a une personne qui tente de reconstruire sa vie. Notre mission est de lui permettre de retrouver sa place, sa sécurité et sa dignité.

Grand merci à Catherine pour sa disponibilité et son accueil chaleureux. Longue vie à "Mon Âme Soeur" !

Contact association "Mon Âme Sœur" : 06 12 57 47 30 ou contact@monamesoeur.fr - 
Du lundi au vendredi 8h à 20h et le samedi 8h à 13h
Site internet - Page Facebook - Compte Instagram

Association Mon âme soeurEn juin dernier, Le Journal de François mettait à l'honneur l'association saint-prissienne Patapon 95, engagée en faveur de l'égalité entre les femmes et les hommes ainsi que dans la lutte contre les violences de genre. C'est à l'occasion de cet entretien que Pierre Carnicelli et Brigitte Carnicelli m'ont vivement conseillé de rencontrer l'équipe de "Mon Âme Sœur", une association eaubonnaise dont l'action remarquable mérite d'être mieux connue.
Un grand merci à eux pour cette précieuse recommandation ! Ma rencontre avec Catherine Goujart-Delambre, cofondatrice de "Mon Âme Sœur", s'est révélée aussi enrichissante que passionnante. Avec enthousiasme et conviction, elle raconte l'aventure humaine que représente le développement de cette association, aujourd'hui devenue un acteur essentiel de l'accompagnement des victimes confrontées à toutes les formes de violences : psychologiques, physiques, sexuelles, numériques, mais aussi financières ou administratives.

Catherine Goujart DelambreCatherine, pouvez-vous nous présenter l’association "Mon Âme Sœur" ?
"Mon Âme Sœur" a été créée en juin 2014. L’association est née d’une histoire personnelle : avec mon amie Katie Salvador, nous avons toutes les deux été confrontées à des situations de violences. À l’époque, nous avons eu beaucoup de difficultés à trouver de l’aide adaptée. Nous nous sommes alors dit qu’il fallait agir et rendre visible cette réalité.
Au départ, nous n’avions ni local, ni expérience associative. Notre objectif était simplement de faire entendre que les violences existaient et qu’il fallait accompagner les victimes. Douze ans plus tard, l’association est devenue un acteur reconnu sur le territoire.

Comment l’association s’est-elle développée ?
Les débuts ont été compliqués. Nous avons rencontré beaucoup de résistances et il a parfois été difficile d’accéder aux formations ou de travailler en réseau. Nous avons néanmoins poursuivi notre chemin en nous formant ailleurs et en développant progressivement des partenariats avec les services sociaux, les gendarmeries et d’autres acteurs locaux.
Notre force a toujours été notre réactivité. Nous sommes longtemps restés entièrement bénévoles. Lorsqu’une situation urgente se présentait, nous nous mobilisions immédiatement. Cette proximité avec les victimes a contribué à faire connaître notre travail.

Quel a été le rôle de l’association pendant la crise sanitaire ?
Le premier confinement a été un moment déterminant. Beaucoup de structures étaient à l’arrêt alors que les besoins explosaient. Nous avons récupéré des invendus alimentaires, 80 kg de poisson que nous avons cuisinés, nous avons préparé des repas, les avons livrés dans les hôtels, distribué et soutenu les personnes hébergées sur place. On a récupéré chez Ikea toutes les plantes qui étaient dehors et on a ouvert une cagnotte, une plante-un don. On a récupéré 5000 €, ce qui nous a permis d'acheter des couches, des produits de première nécessité, le temps que tous les services sociaux se remettent en ordre de marche…
Cette mobilisation a permis aux institutions de découvrir concrètement notre capacité d’action. C’est à partir de cette période que notre travail a commencé à être davantage reconnu.
Les orientations sont principalement faites par les intervenants sociaux en commissariat ou en gendarmerie ou bien par les services sociaux départementaux…

L’année 2023 a marqué un tournant pour l’association. Pourquoi ?
La fermeture de l’association "Du Côté des Femmes" à Cergy a provoqué une augmentation brutale du nombre de victimes orientées vers nous. En quelques mois, nous avons enregistré une hausse de plus de 245 % des demandes.
À ce moment-là, nous avons dû faire un choix : arrêter, limiter les prises en charge ou professionnaliser l’association. Nous avons choisi la troisième voie. Grâce au soutien de plusieurs partenaires institutionnels, notamment la CAF, nous avons pu recruter nos premiers salariés et structurer notre activité.

Combien de personnes accompagniez-vous auparavant et aujourd’hui ?
En 2022, nous accompagnions environ 316 victimes par an. En 2023, nous sommes passés à 458. En 2024, nous avons atteint 591 accompagnements, puis 641 en 2025. Cette progression reflète à la fois une meilleure visibilité de l’association et l’ampleur des besoins sur le territoire.

Quels types de violences traitez-vous ?
Nous accompagnons principalement les victimes de violences conjugales, quel que soit leur genre. Environ 90 % des personnes accompagnées sont des femmes, mais nous recevons également des hommes victimes.
Nous constatons aussi une augmentation des situations de violences intrafamiliales : violences entre parents et enfants, violences entre frères et sœurs, situations d’inceste ou encore violences exercées par un enfant majeur sur ses parents. Ces situations sont souvent peu prises en charge et laissent les familles très démunies.
Nous aidons principalement des femmes, mais rappelons ces chiffres : une femme meurt tous les 3 jours des suites de violences conjugales et/ou intrafamiliales. N'oublions pas qu'un enfant meurt tous les 5 jours et un homme meurt tous les 13 jours. On ne le dit jamais, mais cela figure dans les stats !

Mon âme soeur - Le colibriComment se déroule l’accompagnement ?
Tout commence par l’écoute. Nous évaluons la situation, les risques et les besoins. Ensuite, nous pouvons proposer un accompagnement social, juridique et psychologique.
Nous aidons également les personnes dans leurs démarches administratives, leurs demandes de logement, leurs procédures judiciaires ou encore leurs démarches auprès des services sociaux.
Puis, depuis 2021, nous avons ouvert "Le Colibri", un centre de reconstruction qui propose des ateliers sur mesure : bien-être, atelier cuisine, arts créatifs, coaching vestimentaire, mise en valeur par le maquillage, sophrologie, massage, self-défense, yoga restauratif, informatique ou encore relaxation avec le "lâcher-prise" de façon à poursuivre la reconstruction de la victime et lui permettre de retrouver son autonomie.

La question du logement reste-t-elle le principal obstacle ?
Oui. L’hébergement est aujourd’hui l’un des problèmes majeurs. Nous pouvons accéder à des mises à l’abri temporaires à l’hôtel. Dans le Val d'Oise, il y a un dispositif pour une mise en sécurité de 12 nuits, renouvelable une fois, avec une obligation d'être prise en charge par une des trois associations reconnues. Lorsque aucune solution de logement n'est disponible, la sortie de l'hôtel est particulièrement difficile.
Mais les conditions dans les hôtels du 115 (Numéro d'appel d'urgence sociale) sont souvent très difficiles : chambres exiguës, absence de cuisine, éloignement des services et parfois conditions de vie dégradées.
Sans solution de logement stable, il est très compliqué d’engager un véritable travail de reconstruction psychologique. Lorsqu’une personne ne sait pas où elle va dormir ou comment nourrir ses enfants, ses préoccupations sont ailleurs.
C'est pourquoi on récupère de nombreuses bouilloires faciles à transporter. Elles servent à préparer des nouilles chinoises, de la purée de mousseline, pour faire chauffer pleine de choses. Pendant un temps, on avait aussi des glacières électriques que nous avions achetées. Parce que, quand il n'y a pas de frigo et qu'il fait une chaleur à crever dans certains hôtels, c'est compliqué !
Ponctuellement, on fait aussi les banques scolaires chez Cultura. On a ainsi récupéré de nombreuses fournitures et composé 150 listes de fournitures scolaires pour la rentrée.

Mon ame soeur - une main pour demainL’association intervient donc aussi auprès des enfants ?
Oui. Depuis mars 2025, nous avons ouvert à Domont le premier centre de reconstruction dédié aux enfants exposés aux violences.
Nous proposons des ateliers autour des émotions, de la sophrologie, du théâtre, de l’écriture, de la cuisine ou encore des activités créatives. L’objectif est de permettre aux enfants de s’exprimer, de comprendre ce qu’ils vivent et de développer leurs ressources personnelles.
En 2025, plus de 1000 enfants ont été concernés par nos accompagnements. 53 ont participé aux ateliers du centre lors de sa première année de fonctionnement.

Menez-vous également des actions de prévention ?
Oui, nous intervenons régulièrement dans les collèges et les lycées. Nous observons une banalisation croissante de certaines formes de violence, notamment à travers les réseaux sociaux, le contrôle numérique ou certaines violences verbales. Nous travaillons avec les jeunes sur les notions de respect, de consentement, de confiance et sur la place du témoin face à une situation de violence.
Ces actions sont essentielles pour prévenir les comportements futurs.

De combien de personnes se compose aujourd’hui l’association ?
Nous comptons actuellement cinq salariés : deux travailleuses sociales, une secrétaire, une chargée de mission et moi-même à la direction.
Nous pouvons également compter sur plus de cinquante bénévoles : 21 avocats, 6 psychologues, 1 sophrologue, 1 médecin généraliste, intervenants en ateliers ou bénévoles d’accueil. Leur engagement est indispensable au fonctionnement de l’association.

Soirée princesses - Mon âme soeur - 10 octobre 2026Quels sont aujourd’hui vos principaux besoins ?
Le principal enjeu reste le financement. Comme beaucoup d’associations, nous sommes confrontés à une baisse des subventions et à une augmentation constante des besoins.
Nous avons également besoin de bénévoles pour l’accueil téléphonique, les collectes, les événements solidaires ou certains projets spécifiques.
Enfin, nous avons besoin de soutien pour poursuivre le développement de nos actions en faveur des enfants et améliorer l’accès aux structures de reconstruction.
A ce propos, nous organisons plusieurs fois par an des soirées festives à Eaubonne, les bénéfices étant reversés à l'association. (voir annonce de la fête du 10 octobre 2026)

Quel message souhaitez-vous adresser aux lecteurs ?
Les violences concernent toute la société. Chacun peut agir : en s’informant, en relayant nos actions, en devenant bénévole, en participant à nos événements ou en adhérant à l’association.
Chaque geste compte. Derrière chaque accompagnement, il y a une personne qui tente de reconstruire sa vie. Notre mission est de lui permettre de retrouver sa place, sa sécurité et sa dignité.

Grand merci à Catherine pour sa disponibilité et son accueil chaleureux. Longue vie à "Mon Âme Soeur" !

Contact association "Mon Âme Sœur" : 06 12 57 47 30 ou contact@monamesoeur.fr - 
Du lundi au vendredi 8h à 20h et le samedi 8h à 13h
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