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Le photographe Jean Hervé Sévézen met en lumière la Croix du Prince de Condé à Saint-Leu-la-Forêt.

Publié le : 01-11-2026

EXPO de Jean-Hervé Sévézen

Le nouveau centre culturel de Saint-Leu-la-Forêt, "Quai des Arts", accueille une exposition de photographies de Jean Hervé Sévézen qui nous propose une série de vingt-cinq photographies de la Croix du Prince de Condé, « son modèle de prédilection, vue sous des visages différents : un oiseau posé sur les bras de la croix, la lune qui s’invite dans le cadre, le cerisier voisin paré de fleurs roses… » 
Profitons de cette exposition pour effectuer quelques rappels historiques sur cette Croix du Prince de Condé, située au 78 rue du Château.

Quelques années après la mort suspecte du prince de Condé, en 1830, le vicomte Édouard-Joseph Walsh a lancé une souscription afin d’élever un monument à sa mémoire.
La croix a donc été érigée à l’emplacement supposé de sa mort et inaugurée le 27 juin 1844. Haut d’environ 13,50 mètres, le monument porte des inscriptions consacrées aux princes de Condé, au duc d’Enghien et aux principaux lieux associés à l’histoire militaire ou tragique de la famille. Offert en 1912 à la Société civile de Dreux, le monument appartient aujourd’hui à la Fondation Saint-Louis.
Cette croix rappelle ainsi la présence du prince de Condé à Saint-Leu-la-Forêt.

Croix du Prince de CondéEn 1804, Louis Bonaparte, frère de Napoléon et époux d’Hortense de Beauharnais, achète les deux châteaux de Saint-Leu puis fait démolir celui du haut.
En 1819, le château et son parc sont acquis par Louis-Henri-Joseph de Bourbon-Condé, dernier prince de Condé. Revenu d’émigration, celui-ci est accompagné de Sophie Dawes, une Anglaise beaucoup plus jeune que lui, qu’il présente comme sa fille naturelle. Pour lui permettre d’accéder à la Cour, il lui fait épouser le baron Adrien Victor de Feuchères. Lorsque ce dernier découvre la véritable nature de leur relation, il se sépare d’elle en 1824, ce qui affaiblit la position mondaine de Sophie.

Rappelons que le prince de Condé possède l’une des plus grandes fortunes de France, comprenant notamment Chantilly, Écouen, Mortefontaine, Saint-Leu et Boissy. Son fils, le duc d’Enghien, ayant été exécuté en 1804 sur ordre de Bonaparte, il n’a plus d’héritier direct. Sous l’influence de la baronne de Feuchères, il devient le parrain du jeune duc d’Aumale, fils de Louis-Philippe d’Orléans, puis rédige en 1827 un testament faisant de l’enfant son principal héritier.

Après la révolution de juillet 1830 et l’arrivée de Louis-Philippe au pouvoir, le prince envisage toutefois la France et de modifier son testament. Mais le 27 août 1830, il est retrouvé pendu à l’espagnolette de la fenêtre de sa chambre. La police et le roi concluent au suicide mais cette mort demeure une énigme historique et alimente différentes hypothèses, parmi lesquelles celle d’un assassinat maquillé ou d’un accident survenu lors d’un jeu intime !

Âgé de huit ans, le duc d’Aumale hérite donc d’une fortune considérable, estimée à plus de 66 millions de francs, ainsi que d’importants revenus et… la baronne de Feuchères reçoit deux millions de francs et plusieurs domaines, dont Saint-Leu ! Soupçonnée sans que sa culpabilité puisse être établie, elle quitte finalement la France, vend ses biens et retourne à Londres, où elle meurt en 1840.

Le château de Saint-Leu est alors détruit en 1837 et ses pierres serviront à la constructions de nombreuses maisons. C'est donc quelques années plus tard que le vicomte Édouard-Joseph Walsh lancera la souscription afin d’élever un monument à la mémoire du prince de Condé !

Exposition : "Ce que le ciel lui offre" de Jean-Hervé Sévézen
Du 3 au 15 novembre 2026 - Quai de Arts 35-37 rue Gambetta Saint-Leu-la-Forêt - Entrée libre
Horaires d'ouverture : vendredi, samedi et dimanche de 10h à 18h

EXPO de Jean-Hervé Sévézen

EXPO de Jean-Hervé Sévézen

Le nouveau centre culturel de Saint-Leu-la-Forêt, "Quai des Arts", accueille une exposition de photographies de Jean Hervé Sévézen qui nous propose une série de vingt-cinq photographies de la Croix du Prince de Condé, « son modèle de prédilection, vue sous des visages différents : un oiseau posé sur les bras de la croix, la lune qui s’invite dans le cadre, le cerisier voisin paré de fleurs roses… » 
Profitons de cette exposition pour effectuer quelques rappels historiques sur cette Croix du Prince de Condé, située au 78 rue du Château.

Quelques années après la mort suspecte du prince de Condé, en 1830, le vicomte Édouard-Joseph Walsh a lancé une souscription afin d’élever un monument à sa mémoire.
La croix a donc été érigée à l’emplacement supposé de sa mort et inaugurée le 27 juin 1844. Haut d’environ 13,50 mètres, le monument porte des inscriptions consacrées aux princes de Condé, au duc d’Enghien et aux principaux lieux associés à l’histoire militaire ou tragique de la famille. Offert en 1912 à la Société civile de Dreux, le monument appartient aujourd’hui à la Fondation Saint-Louis.
Cette croix rappelle ainsi la présence du prince de Condé à Saint-Leu-la-Forêt.

Croix du Prince de CondéEn 1804, Louis Bonaparte, frère de Napoléon et époux d’Hortense de Beauharnais, achète les deux châteaux de Saint-Leu puis fait démolir celui du haut.
En 1819, le château et son parc sont acquis par Louis-Henri-Joseph de Bourbon-Condé, dernier prince de Condé. Revenu d’émigration, celui-ci est accompagné de Sophie Dawes, une Anglaise beaucoup plus jeune que lui, qu’il présente comme sa fille naturelle. Pour lui permettre d’accéder à la Cour, il lui fait épouser le baron Adrien Victor de Feuchères. Lorsque ce dernier découvre la véritable nature de leur relation, il se sépare d’elle en 1824, ce qui affaiblit la position mondaine de Sophie.

Rappelons que le prince de Condé possède l’une des plus grandes fortunes de France, comprenant notamment Chantilly, Écouen, Mortefontaine, Saint-Leu et Boissy. Son fils, le duc d’Enghien, ayant été exécuté en 1804 sur ordre de Bonaparte, il n’a plus d’héritier direct. Sous l’influence de la baronne de Feuchères, il devient le parrain du jeune duc d’Aumale, fils de Louis-Philippe d’Orléans, puis rédige en 1827 un testament faisant de l’enfant son principal héritier.

Après la révolution de juillet 1830 et l’arrivée de Louis-Philippe au pouvoir, le prince envisage toutefois la France et de modifier son testament. Mais le 27 août 1830, il est retrouvé pendu à l’espagnolette de la fenêtre de sa chambre. La police et le roi concluent au suicide mais cette mort demeure une énigme historique et alimente différentes hypothèses, parmi lesquelles celle d’un assassinat maquillé ou d’un accident survenu lors d’un jeu intime !

Âgé de huit ans, le duc d’Aumale hérite donc d’une fortune considérable, estimée à plus de 66 millions de francs, ainsi que d’importants revenus et… la baronne de Feuchères reçoit deux millions de francs et plusieurs domaines, dont Saint-Leu ! Soupçonnée sans que sa culpabilité puisse être établie, elle quitte finalement la France, vend ses biens et retourne à Londres, où elle meurt en 1840.

Le château de Saint-Leu est alors détruit en 1837 et ses pierres serviront à la constructions de nombreuses maisons. C'est donc quelques années plus tard que le vicomte Édouard-Joseph Walsh lancera la souscription afin d’élever un monument à la mémoire du prince de Condé !

Exposition : "Ce que le ciel lui offre" de Jean-Hervé Sévézen
Du 3 au 15 novembre 2026 - Quai de Arts 35-37 rue Gambetta Saint-Leu-la-Forêt - Entrée libre
Horaires d'ouverture : vendredi, samedi et dimanche de 10h à 18h

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