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Les chroniques de Moritz : "Les faces cachées de la communication".

Publié le : 07-02-2021

Gérard Pouettre Moritz se révèle au fil des semaines un expert en communication. Merci à Gérard Pouettre (écriture) et Jean-Marie Brochard (illustration) qui veillent sur lui ! Moritz nous propose une nouvelle fois son regard original et humoristique sur le monde qui l'entoure.

Les faces cachées de la communication

MoritzMoritz considère qu’il est au carrefour des différents univers de la communication. Il est en lien privilégié avec le règne végétal, le règne animal et l’espèce humaine. Ce qui le chagrine, c’est que les hommes ont tendance à penser qu’ils sont les seuls à communiquer.

Lorsque les animaux chantent, rugissent ou barrissent, ils estiment que cela ne s’adresse à personne. C’est juste pour exister en tant qu’espèce. Mais alors comment expliquer que le chant des oiseaux a changé pendant le confinement ? Ce n’est pas seulement le fait que les autres bruits ont diminué ; les oiseaux ont perçu que leur place dans l’univers sonore avait grandi.

Moritz a même découvert dans ses recherches un lac qui chante. D’accord, quand la température change, la glace réagit en craquant, mais sur un lac suisse, c’est un vrai chant qui sort des profondeurs. Ce lac voulait-il nous envoyer un message ? Moritz n’a pas la réponse.

Il a un deuxième souci : la communication est de plus en plus virtuelle et désignée par un mot qu’il déteste : distanciel.

Lui qui accorde tant d’importance au toucher ne conçoit pas un monde où ce serait impossible. Les chats, peut-être encore moins que les humains, ne peuvent vivre sans câlins. Heureusement ses maitres ne lui appliquent pas le principe du distanciel, ce qu’il avait craint dans un court moment d’angoisse.

Moritz ne conteste pas que la distance soit parfois utile voire vitale. Les arbres ont toujours donné l’exemple, même si nous ne nous en sommes rendu compte que récemment. Ils maintiennent entre eux une distanciation sociale pour que tous aient accès à la lumière. Ils échangent aussi des informations souterraines par l’intermédiaire de champignons pour se protéger mutuellement.

Leur communication n’est pas verbale mais elle est bien réelle. Ils réagissent même aux ondes sonores. A l’inverse Moritz s’inquiète du fait que celle des humains, certes principalement verbale, est de plus en plus virtuelle et symbolique.

Sur BFM (Business et Faces Masquées), Moritz a vu la présentatrice virtuelle des actualités sur une chaine coréenne. C’était la copie trompeuse d’une vraie. Il s’est demandé si les informations étaient aussi virtuelles. Tout est possible comme le montre l’usage détourné et codé des émoji par des réseaux criminels pour échapper à la police. Moritz espère que les nombreux chats émoji ne sont pas compromis.

L’intelligence artificielle peut aussi être utilisée dans un but plus respectable. La Chine n’est pas le paradis des animaux mais, dans des élevages porcins automatisés, la reconnaissance faciale des cochons permet de leur offrir un traitement individualisé face à une maladie, et même de détecter des signes de détresse. Dans d’autres pays comme la Serbie, les égards pour la race porcine vont plus loin : il est interdit de n’avoir qu’un seul cochon d’Inde car il souffrirait de solitude.

Certes la communication est importante, la vie de couple a des avantages mais Moritz se voit mal imposer un autre chat. Il préfère les relations inter-espèces.

Notez bien que les infos distillées par Moritz dans ses chroniques sont toutes vérifiables.

 

Gérard Pouettre Moritz se révèle au fil des semaines un expert en communication. Merci à Gérard Pouettre (écriture) et Jean-Marie Brochard (illustration) qui veillent sur lui ! Moritz nous propose une nouvelle fois son regard original et humoristique sur le monde qui l'entoure.

Les faces cachées de la communication

MoritzMoritz considère qu’il est au carrefour des différents univers de la communication. Il est en lien privilégié avec le règne végétal, le règne animal et l’espèce humaine. Ce qui le chagrine, c’est que les hommes ont tendance à penser qu’ils sont les seuls à communiquer.

Lorsque les animaux chantent, rugissent ou barrissent, ils estiment que cela ne s’adresse à personne. C’est juste pour exister en tant qu’espèce. Mais alors comment expliquer que le chant des oiseaux a changé pendant le confinement ? Ce n’est pas seulement le fait que les autres bruits ont diminué ; les oiseaux ont perçu que leur place dans l’univers sonore avait grandi.

Moritz a même découvert dans ses recherches un lac qui chante. D’accord, quand la température change, la glace réagit en craquant, mais sur un lac suisse, c’est un vrai chant qui sort des profondeurs. Ce lac voulait-il nous envoyer un message ? Moritz n’a pas la réponse.

Il a un deuxième souci : la communication est de plus en plus virtuelle et désignée par un mot qu’il déteste : distanciel.

Lui qui accorde tant d’importance au toucher ne conçoit pas un monde où ce serait impossible. Les chats, peut-être encore moins que les humains, ne peuvent vivre sans câlins. Heureusement ses maitres ne lui appliquent pas le principe du distanciel, ce qu’il avait craint dans un court moment d’angoisse.

Moritz ne conteste pas que la distance soit parfois utile voire vitale. Les arbres ont toujours donné l’exemple, même si nous ne nous en sommes rendu compte que récemment. Ils maintiennent entre eux une distanciation sociale pour que tous aient accès à la lumière. Ils échangent aussi des informations souterraines par l’intermédiaire de champignons pour se protéger mutuellement.

Leur communication n’est pas verbale mais elle est bien réelle. Ils réagissent même aux ondes sonores. A l’inverse Moritz s’inquiète du fait que celle des humains, certes principalement verbale, est de plus en plus virtuelle et symbolique.

Sur BFM (Business et Faces Masquées), Moritz a vu la présentatrice virtuelle des actualités sur une chaine coréenne. C’était la copie trompeuse d’une vraie. Il s’est demandé si les informations étaient aussi virtuelles. Tout est possible comme le montre l’usage détourné et codé des émoji par des réseaux criminels pour échapper à la police. Moritz espère que les nombreux chats émoji ne sont pas compromis.

L’intelligence artificielle peut aussi être utilisée dans un but plus respectable. La Chine n’est pas le paradis des animaux mais, dans des élevages porcins automatisés, la reconnaissance faciale des cochons permet de leur offrir un traitement individualisé face à une maladie, et même de détecter des signes de détresse. Dans d’autres pays comme la Serbie, les égards pour la race porcine vont plus loin : il est interdit de n’avoir qu’un seul cochon d’Inde car il souffrirait de solitude.

Certes la communication est importante, la vie de couple a des avantages mais Moritz se voit mal imposer un autre chat. Il préfère les relations inter-espèces.

Notez bien que les infos distillées par Moritz dans ses chroniques sont toutes vérifiables.

 


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