Le Casino d'Enghien fête ses 125 ans ! L'occasion de revenir sur son histoire, sur les différents événements qui ont marqué son développement.
Notez qu'une exposition de photographies anciennes, documents d’archives, affiches anciennes est proposée jusqu'au 31 octobre au niveau du kiosque du Jardin des Roses (64 rue du Général de Gaulle Enghien). À travers cette rétrospective, vous découvrirez la place importante qu'a pris le casino au cœur de la ville.
En effet, l'édifice fait partie du patrimoine de la cité thermale et attire l'attention de tous les promeneurs. Aujourd'hui, sa façade de verre et ses reflets qui dansent à la surface du lac étonnent et entraînent l'admiration.
Mais avant d'être ainsi, l'établissement a connu de nombreuses vies qui rendent l'histoire du Casino, ou plutôt des Casinos, particulièrement passionnante.
Rappelons tout d'abord que la ville d'Enghien est relativement jeune. Fondée en 1850, elle a connu un essor rapide grâce à ses établissements thermaux. Par conséquent, les curistes, de plus en plus nombreux, ont souhaité se divertir au sein de la station.
On pourrait considérer comme l'ancêtre du Casino un petit chalet de bois où l'on pouvait jouer à quelques jeux (toupies, quilles, billard…). Mais, en 1870, les Prussiens l'ont vite démonté pour s'en servir tout simplement comme bois de chauffage !
En 1877, un établissement plus officiel verra le jour dans la propre maison d'Hippolyte de Villemessant, le journaliste fondateur du Figaro.
Mais, au début du XXe siècle, face au succès grandissant des cures thermales, la ville a pris l'initiative de faire construire un véritable casino. C'est le projet de l'architecte Edouard Autant qui sera retenu. Les cartes postales de l'époque reflètent assez bien la démesure du projet : un casino-voilier s'élance sur le lac et des grottes artificielles agrémentent ses abords ! Le bâtiment a fière allure et attire de nombreux visiteurs !
Mais il a fallu déchanter assez rapidement car le bateau prend l'eau ! Des infiltrations importantes menaçaient en effet la solidité du bâtiment. Il a donc fallu se résoudre à construire un nouvel établissement. En 1909, un nouveau casino voit le jour et une salle de théâtre suivra l'année suivante.
Le succès est alors au rendez-vous mais il sera de courte durée ! En effet, avec le déclenchement de la Première Guerre mondiale, le casino est vite transformé en hôpital militaire. Il recevra au total 4494 blessés entre le 10 août 1914 et le 24 décembre 1918.
Après le conflit, la vie enghiennoise va-t-elle reprendre ses droits et les curistes vont-ils retrouver le chemin du casino ? Mettons fin à ce suspense : la réponse est… non !
En effet, en 1920, un arrêté ministériel a interdit l'exploitation des salles de jeux dans un rayon de 100 kilomètres autour de Paris ! Gros coup dur pour la ville d'Enghien dont l'économie est étroitement liée à son activité thermale et au casino. Face à cette situation, la municipalité a décidé d'acheter tous les biens loués à la SEETE, la Société d'Exploitation des Eaux et Thermes d'Enghien, notamment les installations thermales, le théâtre et le pavillon du lac.
Il a fallu attendre 1931 pour qu'une loi mette fin à cette interdiction et permet la réouverture des salles de jeux du Casino. Notons que cette décision doit beaucoup à l'action du député Henri Patenôtre-Desnoyers, habitant d'Enghien-les-Bains. Le casino a alors rouvert ses portes et retrouvé progressivement son succès.
Mais une nouvelle fois, la guerre vient perturber l'exploitation du casino.
L'édifice est d'abord réquisitionné pour assurer la distribution de la soupe populaire avant d'être occupé par les Allemands. À la Libération, c'est au tour des Américains de prendre place dans le casino jusqu'en 1946.
Après la guerre, l'activité du casino sera également mouvementée. L'établissement connaîtra plusieurs exploitants jusqu'à ce que le groupe Barrière obtienne en 1989 la concession du casino. Une nouvelle étape décisive est franchie en 2002 avec l'installation des premières machines à sous, rendue possible par un amendement adopté en 1999 autorisant leur exploitation dans la cité thermale.
Aujourd'hui, le casino d'Enghien-les-Bains est le premier casino de France en termes de chiffre d'affaires. Il compte plus de 500 machines et 42 tables de jeux.
Terminons cette histoire en nous penchant sur cette façade de verre qui attire tous les regards. Nous la devons à l'architecte Louis Soors qui a créé en 2005 "un atrium de verre", décoré par Jacques Garcia sur le thème de la mer. Une belle manière de protéger l'édifice et de rendre toute sa splendeur à ce bâtiment emblématique de la ville d'Enghien !
Le Casino d'Enghien fête ses 125 ans ! L'occasion de revenir sur son histoire, sur les différents événements qui ont marqué son développement.
Notez qu'une exposition de photographies anciennes, documents d’archives, affiches anciennes est proposée jusqu'au 31 octobre au niveau du kiosque du Jardin des Roses (64 rue du Général de Gaulle Enghien). À travers cette rétrospective, vous découvrirez la place importante qu'a pris le casino au cœur de la ville.
En effet, l'édifice fait partie du patrimoine de la cité thermale et attire l'attention de tous les promeneurs. Aujourd'hui, sa façade de verre et ses reflets qui dansent à la surface du lac étonnent et entraînent l'admiration.
Mais avant d'être ainsi, l'établissement a connu de nombreuses vies qui rendent l'histoire du Casino, ou plutôt des Casinos, particulièrement passionnante.
Rappelons tout d'abord que la ville d'Enghien est relativement jeune. Fondée en 1850, elle a connu un essor rapide grâce à ses établissements thermaux. Par conséquent, les curistes, de plus en plus nombreux, ont souhaité se divertir au sein de la station.
On pourrait considérer comme l'ancêtre du Casino un petit chalet de bois où l'on pouvait jouer à quelques jeux (toupies, quilles, billard…). Mais, en 1870, les Prussiens l'ont vite démonté pour s'en servir tout simplement comme bois de chauffage !
En 1877, un établissement plus officiel verra le jour dans la propre maison d'Hippolyte de Villemessant, le journaliste fondateur du Figaro.
Mais, au début du XXe siècle, face au succès grandissant des cures thermales, la ville a pris l'initiative de faire construire un véritable casino. C'est le projet de l'architecte Edouard Autant qui sera retenu. Les cartes postales de l'époque reflètent assez bien la démesure du projet : un casino-voilier s'élance sur le lac et des grottes artificielles agrémentent ses abords ! Le bâtiment a fière allure et attire de nombreux visiteurs !
Mais il a fallu déchanter assez rapidement car le bateau prend l'eau ! Des infiltrations importantes menaçaient en effet la solidité du bâtiment. Il a donc fallu se résoudre à construire un nouvel établissement. En 1909, un nouveau casino voit le jour et une salle de théâtre suivra l'année suivante.
Le succès est alors au rendez-vous mais il sera de courte durée ! En effet, avec le déclenchement de la Première Guerre mondiale, le casino est vite transformé en hôpital militaire. Il recevra au total 4494 blessés entre le 10 août 1914 et le 24 décembre 1918.
Après le conflit, la vie enghiennoise va-t-elle reprendre ses droits et les curistes vont-ils retrouver le chemin du casino ? Mettons fin à ce suspense : la réponse est… non !
En effet, en 1920, un arrêté ministériel a interdit l'exploitation des salles de jeux dans un rayon de 100 kilomètres autour de Paris ! Gros coup dur pour la ville d'Enghien dont l'économie est étroitement liée à son activité thermale et au casino. Face à cette situation, la municipalité a décidé d'acheter tous les biens loués à la SEETE, la Société d'Exploitation des Eaux et Thermes d'Enghien, notamment les installations thermales, le théâtre et le pavillon du lac.
Il a fallu attendre 1931 pour qu'une loi mette fin à cette interdiction et permet la réouverture des salles de jeux du Casino. Notons que cette décision doit beaucoup à l'action du député Henri Patenôtre-Desnoyers, habitant d'Enghien-les-Bains. Le casino a alors rouvert ses portes et retrouvé progressivement son succès.
Mais une nouvelle fois, la guerre vient perturber l'exploitation du casino.
L'édifice est d'abord réquisitionné pour assurer la distribution de la soupe populaire avant d'être occupé par les Allemands. À la Libération, c'est au tour des Américains de prendre place dans le casino jusqu'en 1946.
Après la guerre, l'activité du casino sera également mouvementée. L'établissement connaîtra plusieurs exploitants jusqu'à ce que le groupe Barrière obtienne en 1989 la concession du casino. Une nouvelle étape décisive est franchie en 2002 avec l'installation des premières machines à sous, rendue possible par un amendement adopté en 1999 autorisant leur exploitation dans la cité thermale.
Aujourd'hui, le casino d'Enghien-les-Bains est le premier casino de France en termes de chiffre d'affaires. Il compte plus de 500 machines et 42 tables de jeux.
Terminons cette histoire en nous penchant sur cette façade de verre qui attire tous les regards. Nous la devons à l'architecte Louis Soors qui a créé en 2005 "un atrium de verre", décoré par Jacques Garcia sur le thème de la mer. Une belle manière de protéger l'édifice et de rendre toute sa splendeur à ce bâtiment emblématique de la ville d'Enghien !
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