Eugène Delacroix (1798 - 1863) fait partie des peintres français les plus célèbres. Il est considéré comme le maître du romantisme et ses nombreuses toiles sont visibles dans les grands musées de France et du Monde. Mais saviez-vous que l'artiste a entretenu un lien particulier avec la ville de Frépillon, au nord de la Vallée de Montmorency. C’est même là que son tableau le plus célèbre, "La Liberté guidant le peuple", fut dissimulé pendant neuf ans.
Eugène Delacroix s'est fait remarquer dès l'âge de 24 ans avec un toile intitulée "Dante et Virgile" et enchaine les expositions avec un succès notoire. Mais depuis l'âge de 16 ans, il est devenu orphelin en perdant sa mère après le décès son père neuf ans auparavant. Et pour retrouver un entourage familial, il vient souvent à Frépillon pour rendre de nombreuses visites à sa tante Félicité Riesener et son oncle Henri, peintre également. Il noue aussi une belle amitié avec son cousin Léon.
En 1842, affaibli par une première crise de laryngite tuberculeuse qui lui sera fatale plus tard, il séjourne plus longuement dans la commune. C’est à cette époque que son cousin Léon réalise un daguerréotype devenu célèbre : le premier portrait photographique connu de Delacroix, aujourd’hui conservé au musée d’Orsay.
Intéressons-nous maintenant à son tableau mythique "La liberté guidant le peuple", peut-être le tableau français le plus célèbre ! Réalisée en 1830, la toile est devenue l’un des symboles majeurs de la République française. Ironie de l’histoire : Delacroix était lui-même nostalgique… de l’Empire napoléonien.
Le tableau représente une barricade de juillet 1830 dressée à Paris pendant les "Trois Glorieuses" qui marquent la chute de Charles X et l'avènement de Louis-Philippe d'Orléans adepte d'une monarchie républicaine. L'allégorie de la Liberté brandissant le drapeau tricolore sera le "coup de maître" du peintre.
En 1831, le gouvernement achète le tableau et l'expose aussitôt au Musée du Luxembourg. Mais très rapidement, craignant que "La liberté" incite à de nouvelles insurrections lorsque le procès des ministres arrive, la toile est décrochée et reléguée au premier étage du Musée… Delacroix parvient alors à récupérer son tableau grâce au Directeur des Beaux-Arts de l'époque et l'apporte à Frépillon chez sa tante qui le conservera précieusement jusqu'à sa mort puis son cousin Léon prendra le relais jusqu'en 1848.
Le tableau exceptionnel retrouvera le Musée du Luxembourg seulement en 1848 après la "Révolution de Février" qui a mis fin à la Monarchie de Juillet, avant de rejoindre une nouvelle fois, les réserves de l'établissement.
Ce n’est qu’en 1855, à l’occasion de l’Exposition universelle où Delacroix présente ses œuvres, que le peintre exige son exposition publique. L’anecdote raconte qu’il fallut même solliciter l’accord de Napoléon III !
La toile retrouve ensuite le musée du Luxembourg en 1863 avant d'être exposée magnifiquement au Musée du Louvre depuis 1874.
Quel destin pour ce tableau qui est resté pendant neuf ans à Frépillon à l'abri des regards !
(Article publié en 2017 et actualisé en février 2026)
Eugène Delacroix (1798 - 1863) fait partie des peintres français les plus célèbres. Il est considéré comme le maître du romantisme et ses nombreuses toiles sont visibles dans les grands musées de France et du Monde. Mais saviez-vous que l'artiste a entretenu un lien particulier avec la ville de Frépillon, au nord de la Vallée de Montmorency. C’est même là que son tableau le plus célèbre, "La Liberté guidant le peuple", fut dissimulé pendant neuf ans.
Eugène Delacroix s'est fait remarquer dès l'âge de 24 ans avec un toile intitulée "Dante et Virgile" et enchaine les expositions avec un succès notoire. Mais depuis l'âge de 16 ans, il est devenu orphelin en perdant sa mère après le décès son père neuf ans auparavant. Et pour retrouver un entourage familial, il vient souvent à Frépillon pour rendre de nombreuses visites à sa tante Félicité Riesener et son oncle Henri, peintre également. Il noue aussi une belle amitié avec son cousin Léon.
En 1842, affaibli par une première crise de laryngite tuberculeuse qui lui sera fatale plus tard, il séjourne plus longuement dans la commune. C’est à cette époque que son cousin Léon réalise un daguerréotype devenu célèbre : le premier portrait photographique connu de Delacroix, aujourd’hui conservé au musée d’Orsay.
Intéressons-nous maintenant à son tableau mythique "La liberté guidant le peuple", peut-être le tableau français le plus célèbre ! Réalisée en 1830, la toile est devenue l’un des symboles majeurs de la République française. Ironie de l’histoire : Delacroix était lui-même nostalgique… de l’Empire napoléonien.
Le tableau représente une barricade de juillet 1830 dressée à Paris pendant les "Trois Glorieuses" qui marquent la chute de Charles X et l'avènement de Louis-Philippe d'Orléans adepte d'une monarchie républicaine. L'allégorie de la Liberté brandissant le drapeau tricolore sera le "coup de maître" du peintre.
En 1831, le gouvernement achète le tableau et l'expose aussitôt au Musée du Luxembourg. Mais très rapidement, craignant que "La liberté" incite à de nouvelles insurrections lorsque le procès des ministres arrive, la toile est décrochée et reléguée au premier étage du Musée… Delacroix parvient alors à récupérer son tableau grâce au Directeur des Beaux-Arts de l'époque et l'apporte à Frépillon chez sa tante qui le conservera précieusement jusqu'à sa mort puis son cousin Léon prendra le relais jusqu'en 1848.
Le tableau exceptionnel retrouvera le Musée du Luxembourg seulement en 1848 après la "Révolution de Février" qui a mis fin à la Monarchie de Juillet, avant de rejoindre une nouvelle fois, les réserves de l'établissement.
Ce n’est qu’en 1855, à l’occasion de l’Exposition universelle où Delacroix présente ses œuvres, que le peintre exige son exposition publique. L’anecdote raconte qu’il fallut même solliciter l’accord de Napoléon III !
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Quel destin pour ce tableau qui est resté pendant neuf ans à Frépillon à l'abri des regards !
(Article publié en 2017 et actualisé en février 2026)
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