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Shakespeare, Dickens, Melville et de très nombreux écrivains peuvent remercier Pierre Leyris, né à… Ermont !

Publié le : 22-07-2019

Pierre LeyrisLa liste est longue ! De très nombreux auteurs de langue anglaise du XIXe siècle doivent leur notoriété en France à… Pierre Leyris qui est né à Ermont en 1907. En effet, pendant toute sa vie, il nous a offert les traductions des plus grands auteurs du XIXe siècle : William Shakespeare, Emily Brontë, Lewis Carroll, Henry James, Herman Melville, Robert Louis Stevenson…
Et dire que cette vocation est née d'un échec terrible pour Pierre Leyris. Après avoir étudié au lycée Janson-de-Sailly à Paris, il a souhaité écrire mais il n'y parvenait pas. C'est alors que la traduction s'est imposée à lui comme « un mode d'expression indirect ».
Comme il aimait la poésie et la littérature anglaise, il s'est naturellement dirigé vers ces auteurs pour réaliser ses premières traductions. Au menu : deux pièces de Shakespeare, "La tempête" et "Le Roi Lear" ou bien "Pierre ou les ambiguïtés" de Melville.
A la fin de sa vie, Pierre Leyris a avoué avec humour qu'il a appris l'anglais peu à peu, aux dépens des lecteurs et qu'il était horrifié par ses premières traductions. Il n'hésitait pas à proposer une nouvelle version de ses propres textes ! Quand on est perfectionniste…
Dans une interview parue en 1995, il déclarait avec humilité qu'il continuait à apprendre son métier depuis une soixantaine d'années : « Mon attaque des textes est beaucoup plus exigeante qu'elle n'était jadis. Je commence à apprendre des choses, une manière de prendre le texte, une philosophie, plutôt une méthodologie de la traduction. Par exemple, le principal est de traduire la fonction du texte. Pour une pièce de Shakespeare, il faut tâcher que cette pièce produise sur le spectateur l'effet que la pièce aurait produit sur le spectateur anglais de l'époque. Le même effet en profondeur, il ne faut pas rapprocher formellement. »
D'autre part, tout au long de sa carrière qui comprend plus d'une centaine d'œuvres traduites, Pierre Leyris a mis un point d'honneur à offrir une préface ou une introduction à ses traductions. Il ne se contentait pas de traduire. Il s'imprégnait de l'œuvre complète des auteurs et n'hésitait à partager ses émotions,
Dès sa jeunesse, Pierre Leyris a été aussi attiré par la poésie en rencontrant Pierre-Jean Jouve, André Gide, Henri Michaux… Naturellement, il devient un des plus grands traducteurs des poètes américains et écrit la préface d'une célèbre anthologie qui leur est consacrée : « En fait, c'est le poème qui vous traverse et vous travaille et, sous vos doigts, peut-être se traduit » a-t-il écrit.
Il nous a quittés en 2001 mais reste aujourd'hui considéré comme un des maîtres de la traduction française contemporaine.

>> En savoir plus : Hommage à Pierre Leyris par François Mathieu.

Pierre LeyrisLa liste est longue ! De très nombreux auteurs de langue anglaise du XIXe siècle doivent leur notoriété en France à… Pierre Leyris qui est né à Ermont en 1907. En effet, pendant toute sa vie, il nous a offert les traductions des plus grands auteurs du XIXe siècle : William Shakespeare, Emily Brontë, Lewis Carroll, Henry James, Herman Melville, Robert Louis Stevenson…
Et dire que cette vocation est née d'un échec terrible pour Pierre Leyris. Après avoir étudié au lycée Janson-de-Sailly à Paris, il a souhaité écrire mais il n'y parvenait pas. C'est alors que la traduction s'est imposée à lui comme « un mode d'expression indirect ».
Comme il aimait la poésie et la littérature anglaise, il s'est naturellement dirigé vers ces auteurs pour réaliser ses premières traductions. Au menu : deux pièces de Shakespeare, "La tempête" et "Le Roi Lear" ou bien "Pierre ou les ambiguïtés" de Melville.
A la fin de sa vie, Pierre Leyris a avoué avec humour qu'il a appris l'anglais peu à peu, aux dépens des lecteurs et qu'il était horrifié par ses premières traductions. Il n'hésitait pas à proposer une nouvelle version de ses propres textes ! Quand on est perfectionniste…
Dans une interview parue en 1995, il déclarait avec humilité qu'il continuait à apprendre son métier depuis une soixantaine d'années : « Mon attaque des textes est beaucoup plus exigeante qu'elle n'était jadis. Je commence à apprendre des choses, une manière de prendre le texte, une philosophie, plutôt une méthodologie de la traduction. Par exemple, le principal est de traduire la fonction du texte. Pour une pièce de Shakespeare, il faut tâcher que cette pièce produise sur le spectateur l'effet que la pièce aurait produit sur le spectateur anglais de l'époque. Le même effet en profondeur, il ne faut pas rapprocher formellement. »
D'autre part, tout au long de sa carrière qui comprend plus d'une centaine d'œuvres traduites, Pierre Leyris a mis un point d'honneur à offrir une préface ou une introduction à ses traductions. Il ne se contentait pas de traduire. Il s'imprégnait de l'œuvre complète des auteurs et n'hésitait à partager ses émotions,
Dès sa jeunesse, Pierre Leyris a été aussi attiré par la poésie en rencontrant Pierre-Jean Jouve, André Gide, Henri Michaux… Naturellement, il devient un des plus grands traducteurs des poètes américains et écrit la préface d'une célèbre anthologie qui leur est consacrée : « En fait, c'est le poème qui vous traverse et vous travaille et, sous vos doigts, peut-être se traduit » a-t-il écrit.
Il nous a quittés en 2001 mais reste aujourd'hui considéré comme un des maîtres de la traduction française contemporaine.

>> En savoir plus : Hommage à Pierre Leyris par François Mathieu.


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