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Mercredi cinéma : "L'échappée belle" de Paolo Virzi avec Helen Mirren, et Donald Sutherland.

Programme de la semaine des cinémas de la Vallée de Montmorency :
Enghien (ugc) - Enghien (centre des arts),  Franconville - Montmorency - Saint-Gratien - Taverny et les séances à Ermont (mardi-mercredi) et Eaubonne (mercredi)
Autres cinémas proches : Epinay-sur-Seine - Saint-Ouen l'Aumône

 

L'ECHAPPEE BELLE de Paolo VirziSortie de la semaine (3 janvier 2018) : "L'échappée belle" de Paolo Virzi

L'histoire
Les années ont passé, mais l'amour qui unit Ella et John Spencer est resté intact. Un matin, déterminés à échapper à l'hospitalisation qui les guette, ils prennent la route à bord de leur vieux camping-car et mettent le cap sur Key West. Ils découvrent alors une Amérique qu'ils ne reconnaissent plus… et se remémorent des souvenirs communs, mêlés de passion et d’émotions.
Un film de Paolo Virzi avec Helen Mirren, Donald Sutherland, Christian Mckay, Janel Moloney, Dana Ivey, Dick Gregory.

> bande annonce

 

Bonus : propos du réalisateur Paolo Virzi.

L'ECHAPPEE BELLE de Paolo VirziS'agit-il d'un film américain ?
Je n'aurais jamais imaginé qu'un jour je tournerais un film dans un autre pays et dans une langue qui n'est pas la mienne, et je me demande encore comment cela est arrivé. Tout a commencé, sur un plan financier et artistique, il y a quelques années : à l'époque, l'un de mes films, puis un deuxième, ont été sélectionnés pour représenter l'Italie dans ce manège amusant – et un peu surréaliste – qu'est la course aux Oscars.
Étant donné que ces deux films ont été distribués aux États-Unis et salués par la critique, j'ai reçu plusieurs propositions pour tourner un film en Amérique, mais je suis systématiquement rentré dare-dare en Italie. En général, les scénarios étaient déjà écrits – intégralement ou partiellement – et, sincèrement, ils n'étaient pas très intéressants.
Sans compter qu'ils risquaient bien de ne jamais se concrétiser.
Mes amis d'Indiana Production, qui m'avaient accompagné tout au long de cette aventure, n'arrivaient pas à comprendre pourquoi je refusais tous ces projets. Du coup, je leur ai fait une promesse : si nous tombions sur un projet qui nous intriguait – par exemple tiré d'un livre – et si je gardais la liberté de travailler comme je le fais d'habitude, autrement dit en commençant par écrire le scénario, alors j'étais prêt à revenir sur ma décision.
Les bureaux d'Indiana Production se sont mis à m'inonder de romans et de nouvelles d'auteurs américains. Jusqu'à ce que je découvre ce court roman de Michael Zadoorian qui racontait l'histoire d'un couple âgé qui décide de fuir sa banlieue de Detroit à bord de son vieux camping-car pour se rendre en Californie en sillonnant la mythique Route 66.
L'ECHAPPEE BELLE de Paolo VirziCe récit m'a séduit par son esprit subversif et par la volonté du couple de se rebeller contre son hospitalisation forcée, contre les médecins et ses enfants et contre les règlementations sociales et médicales. Mais dans le même temps, il m'a semblé que ce périple évoquait un paysage déjà vu dans d'autres très bons films. Il y avait le risque d'être piégé par ces clichés, à l'instar de ces réalisateurs américains qui, lorsqu'ils tournent en Italie, finissent par filmer des images purement touristiques et illustratives.
Du coup, j'ai mis cette idée de côté et je me suis attelé à un autre projet : un film italien, tourné en Italie.
Quelque temps plus tard, mes amis Francesca Archibugi et Francesco Piccolo – deux formidables et adorables scénaristes avec qui c'est un bonheur d'écrire – ont tenté de me convaincre de repenser à ce projet : ils m'ont suggéré de me servir du livre comme point de départ, puis de modifier l'itinéraire du voyage et, par conséquent, le profil socioculturel des personnages.
Il s'agissait désormais d'un prof de littérature à la retraite originaire de Nouvelle-Angleterre et de sa femme, plus jeune, elle-même originaire de Caroline du Sud, qui mettaient le cap sur Key West pour aller visiter la maison d'Hemingway. On a immédiatement écrit quelques scènes et dialogues en italien, puis, avec l'aide précieuse de mon ami écrivain Stephen Amidon, on les a adaptés en anglais américain pour la première version du scénario.
Je me souviens que j'ai pris un engagement qui m'a, en quelque sorte, échappé : si Donald Sutherland acceptait de jouer le rôle de John et Helen Mirren celui de sa femme Ella, alors je faisais le serment de tourner ce film. Mais je me contentais de frimer et de parler en l'air pour éviter d'avoir à mettre en œuvre ce projet américain que mes amis producteurs et coscénaristes soutenaient farouchement.
L'ECHAPPEE BELLE de Paolo VirziPourtant, le destin m'a joué un tour : sans que je m'y attende, et sans que je puisse encore l'expliquer aujourd'hui, Helen Mirren et Donald Sutherland ont accepté. Quelques semaines plus tard, on démarrait le tournage. Je n'ai pratiquement pas eu le temps de prendre conscience de ce qui était en train de se passer et j'ai débarqué sur le plateau avec une équipe composée pour moitié de techniciens italiens. J'ai aussi imposé nos habitudes de travail, y compris – pour le meilleur ou pour le pire – notre vision du monde et du cinéma. Je n'avais certainement pas traversé l'océan pour devenir un « réalisateur américain ». Mais travailler avec une sublime actrice comme Helen et une véritable légende comme Donald s'est non seulement révélé exaltant, mais très éclairant.
C'était fascinant de les voir jouer ensemble. Il est profond et impérial, mais aussi drôle et imprévisible. Elle est vive d'esprit, futée, très drôle mais elle peut aussi, tout à coup, se révéler pleine d'ardeur et de rage et exprimer la souffrance. J'avais du mal à dire « Coupez ! » C'est peut-être, au fond, pour avoir le plaisir de travailler avec deux artistes qui me fascinent et me touchent que j'ai accepté de tourner un film en Amérique – au moins une fois dans mon parcours de cinéaste italien, ou plutôt, originaire de Livourne.
(extrait dossier de presse)

Programme de la semaine des cinémas de la Vallée de Montmorency :
Enghien (ugc) - Enghien (centre des arts),  Franconville - Montmorency - Saint-Gratien - Taverny et les séances à Ermont (mardi-mercredi) et Eaubonne (mercredi)
Autres cinémas proches : Epinay-sur-Seine - Saint-Ouen l'Aumône

 

L'ECHAPPEE BELLE de Paolo VirziSortie de la semaine (3 janvier 2018) : "L'échappée belle" de Paolo Virzi

L'histoire
Les années ont passé, mais l'amour qui unit Ella et John Spencer est resté intact. Un matin, déterminés à échapper à l'hospitalisation qui les guette, ils prennent la route à bord de leur vieux camping-car et mettent le cap sur Key West. Ils découvrent alors une Amérique qu'ils ne reconnaissent plus… et se remémorent des souvenirs communs, mêlés de passion et d’émotions.
Un film de Paolo Virzi avec Helen Mirren, Donald Sutherland, Christian Mckay, Janel Moloney, Dana Ivey, Dick Gregory.

> bande annonce

 

Bonus : propos du réalisateur Paolo Virzi.

L'ECHAPPEE BELLE de Paolo VirziS'agit-il d'un film américain ?
Je n'aurais jamais imaginé qu'un jour je tournerais un film dans un autre pays et dans une langue qui n'est pas la mienne, et je me demande encore comment cela est arrivé. Tout a commencé, sur un plan financier et artistique, il y a quelques années : à l'époque, l'un de mes films, puis un deuxième, ont été sélectionnés pour représenter l'Italie dans ce manège amusant – et un peu surréaliste – qu'est la course aux Oscars.
Étant donné que ces deux films ont été distribués aux États-Unis et salués par la critique, j'ai reçu plusieurs propositions pour tourner un film en Amérique, mais je suis systématiquement rentré dare-dare en Italie. En général, les scénarios étaient déjà écrits – intégralement ou partiellement – et, sincèrement, ils n'étaient pas très intéressants.
Sans compter qu'ils risquaient bien de ne jamais se concrétiser.
Mes amis d'Indiana Production, qui m'avaient accompagné tout au long de cette aventure, n'arrivaient pas à comprendre pourquoi je refusais tous ces projets. Du coup, je leur ai fait une promesse : si nous tombions sur un projet qui nous intriguait – par exemple tiré d'un livre – et si je gardais la liberté de travailler comme je le fais d'habitude, autrement dit en commençant par écrire le scénario, alors j'étais prêt à revenir sur ma décision.
Les bureaux d'Indiana Production se sont mis à m'inonder de romans et de nouvelles d'auteurs américains. Jusqu'à ce que je découvre ce court roman de Michael Zadoorian qui racontait l'histoire d'un couple âgé qui décide de fuir sa banlieue de Detroit à bord de son vieux camping-car pour se rendre en Californie en sillonnant la mythique Route 66.
L'ECHAPPEE BELLE de Paolo VirziCe récit m'a séduit par son esprit subversif et par la volonté du couple de se rebeller contre son hospitalisation forcée, contre les médecins et ses enfants et contre les règlementations sociales et médicales. Mais dans le même temps, il m'a semblé que ce périple évoquait un paysage déjà vu dans d'autres très bons films. Il y avait le risque d'être piégé par ces clichés, à l'instar de ces réalisateurs américains qui, lorsqu'ils tournent en Italie, finissent par filmer des images purement touristiques et illustratives.
Du coup, j'ai mis cette idée de côté et je me suis attelé à un autre projet : un film italien, tourné en Italie.
Quelque temps plus tard, mes amis Francesca Archibugi et Francesco Piccolo – deux formidables et adorables scénaristes avec qui c'est un bonheur d'écrire – ont tenté de me convaincre de repenser à ce projet : ils m'ont suggéré de me servir du livre comme point de départ, puis de modifier l'itinéraire du voyage et, par conséquent, le profil socioculturel des personnages.
Il s'agissait désormais d'un prof de littérature à la retraite originaire de Nouvelle-Angleterre et de sa femme, plus jeune, elle-même originaire de Caroline du Sud, qui mettaient le cap sur Key West pour aller visiter la maison d'Hemingway. On a immédiatement écrit quelques scènes et dialogues en italien, puis, avec l'aide précieuse de mon ami écrivain Stephen Amidon, on les a adaptés en anglais américain pour la première version du scénario.
Je me souviens que j'ai pris un engagement qui m'a, en quelque sorte, échappé : si Donald Sutherland acceptait de jouer le rôle de John et Helen Mirren celui de sa femme Ella, alors je faisais le serment de tourner ce film. Mais je me contentais de frimer et de parler en l'air pour éviter d'avoir à mettre en œuvre ce projet américain que mes amis producteurs et coscénaristes soutenaient farouchement.
L'ECHAPPEE BELLE de Paolo VirziPourtant, le destin m'a joué un tour : sans que je m'y attende, et sans que je puisse encore l'expliquer aujourd'hui, Helen Mirren et Donald Sutherland ont accepté. Quelques semaines plus tard, on démarrait le tournage. Je n'ai pratiquement pas eu le temps de prendre conscience de ce qui était en train de se passer et j'ai débarqué sur le plateau avec une équipe composée pour moitié de techniciens italiens. J'ai aussi imposé nos habitudes de travail, y compris – pour le meilleur ou pour le pire – notre vision du monde et du cinéma. Je n'avais certainement pas traversé l'océan pour devenir un « réalisateur américain ». Mais travailler avec une sublime actrice comme Helen et une véritable légende comme Donald s'est non seulement révélé exaltant, mais très éclairant.
C'était fascinant de les voir jouer ensemble. Il est profond et impérial, mais aussi drôle et imprévisible. Elle est vive d'esprit, futée, très drôle mais elle peut aussi, tout à coup, se révéler pleine d'ardeur et de rage et exprimer la souffrance. J'avais du mal à dire « Coupez ! » C'est peut-être, au fond, pour avoir le plaisir de travailler avec deux artistes qui me fascinent et me touchent que j'ai accepté de tourner un film en Amérique – au moins une fois dans mon parcours de cinéaste italien, ou plutôt, originaire de Livourne.
(extrait dossier de presse)

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