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Il y a 100 ans, Charles Godefroy, l'aviateur de Soisy-sous-Montmorency entrait dans la légende !

Publié le : 07-01-2019

Photo de Jacques Mortane : passage de Charles Godefroy sous l'Arc de Triomphe

La photo de Jacques Mortane a fait le tour du monde… Elle montre un biplan Nieuport 11 passant sous l'Arc de Triomphe. Un exploit réalisé en 1919 par Charles Godefroy, l'aviateur de Soisy-sous-Montmorency ! Retour sur cet épisode historique qui fut aussi son dernier vol.

Pendant la Première Guerre mondiale, Charles Godefroy est mobilisé à 26 ans au 132e régiment d'infanterie où il reçoit la Croix de Guerre. Ce n'est qu'en 1917 qu'il rejoint l'aviation. Ses compétences de pilote sont alors vite reconnues.
C'est l'organisation du défilé de la victoire sur les Champs-Elysées le 14 juillet 1919 qui a entrainé l'idée du fameux passage en avion sous l'Arc de Triomphe. En effet, ce jour-là, les aviateurs doivent défiler à pied comme les fantassins… et considèrent cette décision comme une provocation.
Charles GodefroyIls décident alors de venger l'affront en choisissant l'un d'entre eux pour passer sous l'Arc de Triomphe. C'est Jean Navarre, pilote de chasse très expérimenté qui est choisi. Mais celui-ci se tue lors d'un vol d'entrainement le 10 juillet… Le projet n'est pas abandonné même s'il n'est pas mis en œuvre pendant le défilé. Avec 500 heures de vol, c'est alors Charles Godefroy qui va relever le défi et se prépare dans le plus grand secret ! Il s'entraine à Miramas en passant sous le pont qui enjambe le Petit-Rhône.

Rappelons quelques données pour mieux comprendre la teneur de l'exploit tenté par l'aviateur : son biplan a une envergure de 7,52 m alors que la largeur de l'Arc de Triomphe n'est que de 14,5 m ! De nombreux aviateurs comme Roland-Garros ou Guynemer considéraient ce passage sous le monument irréalisable !

Arrive donc le 7 août 2019. 7h20 du matin. Charles Godefroy a prévenu ses amis photographes et cinéastes dont Jacques Mortane afin qu'ils immortalisent ce moment historique. (voir film en fin d'article)
Laissons maintenant la parole au héros qui raconta son vol historique :
« Après avoir survolé Neuilly, la porte Maillot, l’avenue de la Grande-Armée à plus de 150 à l’heure, j’arrive à l’Etoile et descend en spirales. Puis, par un large virage, je retourne prendre ma ligne à la porte Maillot. Je vole à 15 mètres au-dessus du sol et file droit au but. Ma résolution est prise : je passerai sous l’Arc de triomphe. Mais voilà que parvenu non loin du monument, je suis assailli par un brusque coup de vent. Vais-je échouer au port ? Je ne prends pas le temps de me le demander. Je redresse mon appareil avec toute mon énergie et je passe à 150 à l’heure. J’ai réussi, je me sens heureux et je vole tranquillement jusqu’à la Concorde. Et me voilà de retour à Villacoublay. Mon voyage n’a pas duré une demi-heure et, bien qu’il y ait peu de chances pour que je le refasse jamais, il m’a causé une émotion mêlée de joie et de tristesse, car je pensais à Navarre. »

Ce n'est pas surprenant, le préfet de police n'apprécie pas cet exploit et fait interdire la projection du film mais de nombreux articles sont publiés. L'identité de l'aviateur est alors vite dévoilée… Les Autorités ont désapprouvé mais Charles Godefroy ne reçoit qu'un simple avertissement. Il est alors fêté à La Flèche, sa ville natale dans la Sarthe.

Stèle commémorative à Soisy-sous-MontmorencyMais rendez-vous compte : cet exploit sera le dernier vol de Charles Godefroy. Personne ne sait s'il a privilégié alors sa vie de famille ou bien si les autorités militaires ont fait pression sur lui. Il s’installe alors avec sa femme et sa fille à Soisy-sous-Montmorency et se consacre à son commerce de vins à Aubervilliers.
A 70 ans, il décède à Soisy-sous-Montmorency le 11 décembre 1958. C'est alors que son exploit sort de l'oubli et que notre aviateur reçoit les honneurs avec notamment une médaille d'honneur d'argent à titre posthume de la part de la ville de Paris. La ville de Soisy donne alors son nom à une rue et lui érige une stèle commémorative.

 

Photo de Jacques Mortane : passage de Charles Godefroy sous l'Arc de Triomphe

La photo de Jacques Mortane a fait le tour du monde… Elle montre un biplan Nieuport 11 passant sous l'Arc de Triomphe. Un exploit réalisé en 1919 par Charles Godefroy, l'aviateur de Soisy-sous-Montmorency ! Retour sur cet épisode historique qui fut aussi son dernier vol.

Pendant la Première Guerre mondiale, Charles Godefroy est mobilisé à 26 ans au 132e régiment d'infanterie où il reçoit la Croix de Guerre. Ce n'est qu'en 1917 qu'il rejoint l'aviation. Ses compétences de pilote sont alors vite reconnues.
C'est l'organisation du défilé de la victoire sur les Champs-Elysées le 14 juillet 1919 qui a entrainé l'idée du fameux passage en avion sous l'Arc de Triomphe. En effet, ce jour-là, les aviateurs doivent défiler à pied comme les fantassins… et considèrent cette décision comme une provocation.
Charles GodefroyIls décident alors de venger l'affront en choisissant l'un d'entre eux pour passer sous l'Arc de Triomphe. C'est Jean Navarre, pilote de chasse très expérimenté qui est choisi. Mais celui-ci se tue lors d'un vol d'entrainement le 10 juillet… Le projet n'est pas abandonné même s'il n'est pas mis en œuvre pendant le défilé. Avec 500 heures de vol, c'est alors Charles Godefroy qui va relever le défi et se prépare dans le plus grand secret ! Il s'entraine à Miramas en passant sous le pont qui enjambe le Petit-Rhône.

Rappelons quelques données pour mieux comprendre la teneur de l'exploit tenté par l'aviateur : son biplan a une envergure de 7,52 m alors que la largeur de l'Arc de Triomphe n'est que de 14,5 m ! De nombreux aviateurs comme Roland-Garros ou Guynemer considéraient ce passage sous le monument irréalisable !

Arrive donc le 7 août 2019. 7h20 du matin. Charles Godefroy a prévenu ses amis photographes et cinéastes dont Jacques Mortane afin qu'ils immortalisent ce moment historique. (voir film en fin d'article)
Laissons maintenant la parole au héros qui raconta son vol historique :
« Après avoir survolé Neuilly, la porte Maillot, l’avenue de la Grande-Armée à plus de 150 à l’heure, j’arrive à l’Etoile et descend en spirales. Puis, par un large virage, je retourne prendre ma ligne à la porte Maillot. Je vole à 15 mètres au-dessus du sol et file droit au but. Ma résolution est prise : je passerai sous l’Arc de triomphe. Mais voilà que parvenu non loin du monument, je suis assailli par un brusque coup de vent. Vais-je échouer au port ? Je ne prends pas le temps de me le demander. Je redresse mon appareil avec toute mon énergie et je passe à 150 à l’heure. J’ai réussi, je me sens heureux et je vole tranquillement jusqu’à la Concorde. Et me voilà de retour à Villacoublay. Mon voyage n’a pas duré une demi-heure et, bien qu’il y ait peu de chances pour que je le refasse jamais, il m’a causé une émotion mêlée de joie et de tristesse, car je pensais à Navarre. »

Ce n'est pas surprenant, le préfet de police n'apprécie pas cet exploit et fait interdire la projection du film mais de nombreux articles sont publiés. L'identité de l'aviateur est alors vite dévoilée… Les Autorités ont désapprouvé mais Charles Godefroy ne reçoit qu'un simple avertissement. Il est alors fêté à La Flèche, sa ville natale dans la Sarthe.

Stèle commémorative à Soisy-sous-MontmorencyMais rendez-vous compte : cet exploit sera le dernier vol de Charles Godefroy. Personne ne sait s'il a privilégié alors sa vie de famille ou bien si les autorités militaires ont fait pression sur lui. Il s’installe alors avec sa femme et sa fille à Soisy-sous-Montmorency et se consacre à son commerce de vins à Aubervilliers.
A 70 ans, il décède à Soisy-sous-Montmorency le 11 décembre 1958. C'est alors que son exploit sort de l'oubli et que notre aviateur reçoit les honneurs avec notamment une médaille d'honneur d'argent à titre posthume de la part de la ville de Paris. La ville de Soisy donne alors son nom à une rue et lui érige une stèle commémorative.

 


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