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Vendredi ciné : "Demain" de Cyril Dion et Mélanie Laurent

DEMAIN de Mélanie Laurent et Cyril DionVendredi 12 octobre 2018
Taverny 

Une nouvelle occasion de découvrir "Demain", ce superbe documentaire !

L'histoire
Et si montrer des solutions, raconter une histoire qui fait du bien, était la meilleure façon de résoudre les crises écologiques, économiques et sociales, que traversent nos pays ? Suite à la publication d’une étude qui annonce la possible disparition d’une partie de l’humanité d’ici 2100, Cyril Dion et Mélanie Laurent sont partis avec une équipe de quatre personnes enquêter dans dix pays pour comprendre ce qui pourrait provoquer cette catastrophe et surtout comment l’éviter. Durant leur voyage, ils ont rencontré les pionniers qui réinventent l’agriculture, l’énergie, l’économie, la démocratie et l’éducation. En mettant bout à bout ces initiatives positives et concrètes qui fonctionnent déjà, ils commencent à voir émerger ce que pourrait être le monde de demain…

Vendredi 12 octobre 2018 à 15h30 – Médiathèque 7, rue du Chemin-Vert de Boissy Taverny- Entrée libre mais réservation indispensable au 01 30 40 55 00.

DEMAIN de Cyril Dion et Mélanie LaurentBonus : propos de Cyril Dion et Mélanie Laurent, réalisateurs du film.

Comment vous êtes-vous rencontrés ? Comment est né ce projet de film ?
Cyril Dion : Ça remonte à 2011. À cette époque, je dirigeais le Mouvement Colibris, que nous avions co-fondé avec Pierre Rabhi et quelques amis. Nous montions une opération baptisée "Tous Candidats" dont l’objectif était de mobiliser un maximum de personnes pour la campagne présidentielle de 2012.
Mélanie Laurent : J’avais rencontré Pierre Rabhi lors d’un dîner avec Danielle Mitterrand. Il m’a parlé de la campagne, je lui ai laissé mon numéro et Cyril m’a appelé quelques jours plus tard pour y participer. J’y ai entraîné mon frère, ma mère, mes amis, mon chéri, ma belle-fille…
Cyril Dion  : Très vite, Mélanie a voulu que je lui montre des initiatives qui «  changent le monde »… Je l’ai emmenée à la ferme du Bec Hellouin en Normandie, chez Perrine et Charles Hervé-Gruyer (que nous avons filmés dans "Demain"). Sur le trajet, nous nous sommes rendu compte que nous avions plein de goûts en commun. Je lui ai parlé de mon projet de film que je n’arrivais pas à monter. De fil en aiguille, je me suis dit qu’il fallait qu’on le fasse ensemble. Elle a dit oui dans la seconde et s’est investie totalement.

Le film démarre sur une étude scientifique parue dans la revue Nature en 2012. Celle-ci, assez dévastatrice, annonce un effondrement généralisé de nos écosystèmes, donc la fin des conditions de vie stables sur Terre…
Cyril Dion : J’ai commencé à écrire le film en décembre 2010. À l’époque, je me disais déjà qu’annoncer les catastrophes ne suffisait plus. Il fallait proposer une vision de l’avenir. Chacun a besoin de se projeter, un peu comme quand les gens rêvent de leurs nouvelles maisons et font des plans chez l’architecte. Or, les plans d’architecte de la société de demain n’existaient pas. Ma première intention était de les mettre en image dans un film… Mais j’avais trop d’activités différentes pour sérieusement m’y atteler. En juin 2012 j’ai fait un burn out. Un mois plus tard, j’ai découvert la fameuse étude d’Anthony Barnosky et Elizabeth Hadly. Jamais une étude ne m’avait fait un effet pareil. Mon propre effondrement rencontrait l’effondrement programmé de la société. Je me suis dit qu’il était temps de faire ce qui comptait le plus pour moi et de mettre ce film sur les rails. J’ai démissionné de mon poste chez Colibris et j’ai commencé à y consacrer la plupart de mon temps.
DEMAIN de Cyril Dion et Mélanie LaurentMélanie Laurent  : J’ai lu l’étude pendant que j’étais enceinte, j’étais sous le choc, j’ai passé la journée à pleurer et j’ai maudit Cyril de m’avoir plongée dans un désespoir pareil. Jusqu’à la découverte de cette étude, il ne s’agissait « que » de faire un film positif. Tout d’un coup, cela devenait un film nécessaire, et cela a été un formidable moteur. Dans ma vie d’actrice, j’avais déjà beaucoup de choses calées, j’en ai annulé un certain nombre pour m’investir à fond.

Agriculture, énergie, le film aborde les thèmes classiques de l’écologie. Puis tout d’un coup, il nous entraîne dans une histoire plus globale et nous parle d’économie, d’éducation, de politique…

Cyril Dion  : Nous voulions montrer que tout est lié. Qu’il n’est pas possible de traiter les problèmes séparément. L’agriculture occidentale par exemple, est totalement dépendante du pétrole. Changer de modèle agricole, c’est aussi changer de modèle énergétique. Mais la transition énergétique coûte cher, il faut donc l’aborder sous l’angle économique. Malheureusement l’économie est aujourd’hui créatrice d’inégalités et largement responsable de la destruction de la planète, il est nécessaire de la réguler démocratiquement. Mais pour qu’une démocratie fonctionne, elle doit s’appuyer sur des citoyens éclairés, que l’on a éduqués à être libres et responsables…

"Demain" serait-il un film enthousiaste, écologiste et humaniste ?
Mélanie Laurent  : Ce n’est pas un documentaire écolo, c’est un regard sur la société telle qu’elle pourrait être demain… Nous sommes pile dans l’ère où plus personne ne se parle, ne se rencontre, tout le monde se juge, il n’y a plus assez d’empathie. Tout d’un coup, le film montre des gens qui agissent ensemble, discutent autour d’un framboisier ou d’un improbable billet de 21 livres. Ces initiatives créent de petites communautés à mille lieues du cliché de l’écolo dans sa grotte. C’était important d’avoir des personnages qui nous ressemblent, auxquels chacun peut s’identifier.
Cyril Dion  : Nous voulons donner envie aux spectateurs d’habiter dans ce monde-là, d’être comme ces nouveaux héros qui ne sont ni milliardaires, ni stars, mais valeureux, beaux, humains… Des personnes ordinaires qui créent des potagers, ouvrent de supers écoles… Après avoir vu Charles et Perrine dans leur ferme luxuriante en permaculture, même notre producteur, qui n’est pas spécialement paysan dans l’âme, a eu envie d’aller cultiver des légumes ! Idem pour notre distributeur ! C’était ça le défi.
Mélanie Laurent : Personne n’a envie d’être confronté à des choses terrifiantes. Pourtant nous devons les regarder en face, nous n’avons plus le choix. ADEMAIN de Cyril Dion et Mélanie Laurentlors, pour avoir la force de réagir, nous avons besoin de solutions, accessibles, joyeuses… C’est pour cette raison que nous avons montré tous ces gens qui agissent sans que ce soit douloureux. Pas besoin de tout larguer, de changer de vie, de vivre isolé dans une ferme en attendant l’autosuffisance… Toutes les initiatives présentées sont à notre portée, dans nos vies et peuvent être mises en place dès demain.

La narration de "Demain" est calquée sur une leçon de choses. Mélanie joue la candide, Cyril le pédagogue. C’était important d’être aussi didactique, de faire « le tour de la question » ?
Cyril Dion  : Je n’ai pas l’impression que nous soyons seulement didactiques  ! Le but premier était de raconter une histoire. Nous avons été très influencés par un essai de Nancy Huston, "L’espèce fabulatrice" qui montrait à quel point les êtres humains se construisent autour de fictions individuelles et collectives. Le monde d’aujourd’hui est né du mythe du progrès, qui est un récit auquel nous avons tous largement adhéré. Impulser un nouvel élan nécessitait avant tout de construire un nouveau récit. D’où le côté road-movie et toutes nos aventures dans chaque nouveau lieu. Ensuite, il a bien fallu rendre accessible et le plus simple possible des sujets parfois arides comme la création monétaire…
Mélanie Laurent : Et pour être sûr d’y arriver nous avons eu des conversations interminables en préparant le film. Je disais à Cyril : « On va vraiment parler d’économie ? » Il me répondait : « Oui, tu vas voir, c’est très simple. » Alors il m’expliquait et quand je ne comprenais plus rien, il recommençait, jusqu’à ce que nous trouvions le bon angle.

Les initiatives que vous montrez sont certes inspirantes mais soyons réalistes, elles ne représentent que l’épaisseur du trait. Face aux enjeux, elles ne suffiront pas à éviter le fameux effondrement prévu par tant d’études comme celle que vous citez.
Cyril Dion : Notre intention n’était pas de fournir la réponse absolue à l’effondrement mais de raconter une nouvelle histoire. Contribuer, même modestement, à l’émergence d’une nouvelle culture, de nouvelles représentations du monde. Nous avons d’abord besoin de changer d’imaginaire et, à chaque époque, cela a été de la responsabilité des artistes (parmi d’autres) de produire des livres, des films, des tableaux, des chansons… qui décrivent ces mutations.
Mélanie Laurent: Mises bout à bout, les initiatives comme la permaculture, les monnaies locales, les énergies renouvelables, dessinent un monde possible. Ce qui peut paraître démotivant, c’est qu’il ne s’agit que d’initiatives isolées, mais en même temps elles ne demandent qu’à être réunies ! Il y a déjà un monde qui tient la route, qui existe, où tout est possible. Des solutions sont déjà disponibles, dans tous les domaines, c’est obligatoirement inspirant !
Cyril Dion: Les sceptiques d’aujourd’hui verront bien que d’ici vingt ou trente ans, lorsque les ressources seront de plus en plus rares, que les réfugiés climatiques seront encore plus nombreux qu’aujourd’hui, que les rendements agricoles chuteront, il n’y aura pas d’autre voie possible que de changer. Toutes ces initiatives vont dans le sens de l’Histoire, nous n’avons pas le choix. Elles sont les prémices d’une nouvelle civilisation et d’une nouvelle culture. Tous nos interlocuteurs nous ont parlé de résilience.
(extrait dossier de presse)

DEMAIN de Mélanie Laurent et Cyril DionVendredi 12 octobre 2018
Taverny 

Une nouvelle occasion de découvrir "Demain", ce superbe documentaire !

L'histoire
Et si montrer des solutions, raconter une histoire qui fait du bien, était la meilleure façon de résoudre les crises écologiques, économiques et sociales, que traversent nos pays ? Suite à la publication d’une étude qui annonce la possible disparition d’une partie de l’humanité d’ici 2100, Cyril Dion et Mélanie Laurent sont partis avec une équipe de quatre personnes enquêter dans dix pays pour comprendre ce qui pourrait provoquer cette catastrophe et surtout comment l’éviter. Durant leur voyage, ils ont rencontré les pionniers qui réinventent l’agriculture, l’énergie, l’économie, la démocratie et l’éducation. En mettant bout à bout ces initiatives positives et concrètes qui fonctionnent déjà, ils commencent à voir émerger ce que pourrait être le monde de demain…

Vendredi 12 octobre 2018 à 15h30 – Médiathèque 7, rue du Chemin-Vert de Boissy Taverny- Entrée libre mais réservation indispensable au 01 30 40 55 00.

DEMAIN de Cyril Dion et Mélanie LaurentBonus : propos de Cyril Dion et Mélanie Laurent, réalisateurs du film.

Comment vous êtes-vous rencontrés ? Comment est né ce projet de film ?
Cyril Dion : Ça remonte à 2011. À cette époque, je dirigeais le Mouvement Colibris, que nous avions co-fondé avec Pierre Rabhi et quelques amis. Nous montions une opération baptisée "Tous Candidats" dont l’objectif était de mobiliser un maximum de personnes pour la campagne présidentielle de 2012.
Mélanie Laurent : J’avais rencontré Pierre Rabhi lors d’un dîner avec Danielle Mitterrand. Il m’a parlé de la campagne, je lui ai laissé mon numéro et Cyril m’a appelé quelques jours plus tard pour y participer. J’y ai entraîné mon frère, ma mère, mes amis, mon chéri, ma belle-fille…
Cyril Dion  : Très vite, Mélanie a voulu que je lui montre des initiatives qui «  changent le monde »… Je l’ai emmenée à la ferme du Bec Hellouin en Normandie, chez Perrine et Charles Hervé-Gruyer (que nous avons filmés dans "Demain"). Sur le trajet, nous nous sommes rendu compte que nous avions plein de goûts en commun. Je lui ai parlé de mon projet de film que je n’arrivais pas à monter. De fil en aiguille, je me suis dit qu’il fallait qu’on le fasse ensemble. Elle a dit oui dans la seconde et s’est investie totalement.

Le film démarre sur une étude scientifique parue dans la revue Nature en 2012. Celle-ci, assez dévastatrice, annonce un effondrement généralisé de nos écosystèmes, donc la fin des conditions de vie stables sur Terre…
Cyril Dion : J’ai commencé à écrire le film en décembre 2010. À l’époque, je me disais déjà qu’annoncer les catastrophes ne suffisait plus. Il fallait proposer une vision de l’avenir. Chacun a besoin de se projeter, un peu comme quand les gens rêvent de leurs nouvelles maisons et font des plans chez l’architecte. Or, les plans d’architecte de la société de demain n’existaient pas. Ma première intention était de les mettre en image dans un film… Mais j’avais trop d’activités différentes pour sérieusement m’y atteler. En juin 2012 j’ai fait un burn out. Un mois plus tard, j’ai découvert la fameuse étude d’Anthony Barnosky et Elizabeth Hadly. Jamais une étude ne m’avait fait un effet pareil. Mon propre effondrement rencontrait l’effondrement programmé de la société. Je me suis dit qu’il était temps de faire ce qui comptait le plus pour moi et de mettre ce film sur les rails. J’ai démissionné de mon poste chez Colibris et j’ai commencé à y consacrer la plupart de mon temps.
DEMAIN de Cyril Dion et Mélanie LaurentMélanie Laurent  : J’ai lu l’étude pendant que j’étais enceinte, j’étais sous le choc, j’ai passé la journée à pleurer et j’ai maudit Cyril de m’avoir plongée dans un désespoir pareil. Jusqu’à la découverte de cette étude, il ne s’agissait « que » de faire un film positif. Tout d’un coup, cela devenait un film nécessaire, et cela a été un formidable moteur. Dans ma vie d’actrice, j’avais déjà beaucoup de choses calées, j’en ai annulé un certain nombre pour m’investir à fond.

Agriculture, énergie, le film aborde les thèmes classiques de l’écologie. Puis tout d’un coup, il nous entraîne dans une histoire plus globale et nous parle d’économie, d’éducation, de politique…

Cyril Dion  : Nous voulions montrer que tout est lié. Qu’il n’est pas possible de traiter les problèmes séparément. L’agriculture occidentale par exemple, est totalement dépendante du pétrole. Changer de modèle agricole, c’est aussi changer de modèle énergétique. Mais la transition énergétique coûte cher, il faut donc l’aborder sous l’angle économique. Malheureusement l’économie est aujourd’hui créatrice d’inégalités et largement responsable de la destruction de la planète, il est nécessaire de la réguler démocratiquement. Mais pour qu’une démocratie fonctionne, elle doit s’appuyer sur des citoyens éclairés, que l’on a éduqués à être libres et responsables…

"Demain" serait-il un film enthousiaste, écologiste et humaniste ?
Mélanie Laurent  : Ce n’est pas un documentaire écolo, c’est un regard sur la société telle qu’elle pourrait être demain… Nous sommes pile dans l’ère où plus personne ne se parle, ne se rencontre, tout le monde se juge, il n’y a plus assez d’empathie. Tout d’un coup, le film montre des gens qui agissent ensemble, discutent autour d’un framboisier ou d’un improbable billet de 21 livres. Ces initiatives créent de petites communautés à mille lieues du cliché de l’écolo dans sa grotte. C’était important d’avoir des personnages qui nous ressemblent, auxquels chacun peut s’identifier.
Cyril Dion  : Nous voulons donner envie aux spectateurs d’habiter dans ce monde-là, d’être comme ces nouveaux héros qui ne sont ni milliardaires, ni stars, mais valeureux, beaux, humains… Des personnes ordinaires qui créent des potagers, ouvrent de supers écoles… Après avoir vu Charles et Perrine dans leur ferme luxuriante en permaculture, même notre producteur, qui n’est pas spécialement paysan dans l’âme, a eu envie d’aller cultiver des légumes ! Idem pour notre distributeur ! C’était ça le défi.
Mélanie Laurent : Personne n’a envie d’être confronté à des choses terrifiantes. Pourtant nous devons les regarder en face, nous n’avons plus le choix. ADEMAIN de Cyril Dion et Mélanie Laurentlors, pour avoir la force de réagir, nous avons besoin de solutions, accessibles, joyeuses… C’est pour cette raison que nous avons montré tous ces gens qui agissent sans que ce soit douloureux. Pas besoin de tout larguer, de changer de vie, de vivre isolé dans une ferme en attendant l’autosuffisance… Toutes les initiatives présentées sont à notre portée, dans nos vies et peuvent être mises en place dès demain.

La narration de "Demain" est calquée sur une leçon de choses. Mélanie joue la candide, Cyril le pédagogue. C’était important d’être aussi didactique, de faire « le tour de la question » ?
Cyril Dion  : Je n’ai pas l’impression que nous soyons seulement didactiques  ! Le but premier était de raconter une histoire. Nous avons été très influencés par un essai de Nancy Huston, "L’espèce fabulatrice" qui montrait à quel point les êtres humains se construisent autour de fictions individuelles et collectives. Le monde d’aujourd’hui est né du mythe du progrès, qui est un récit auquel nous avons tous largement adhéré. Impulser un nouvel élan nécessitait avant tout de construire un nouveau récit. D’où le côté road-movie et toutes nos aventures dans chaque nouveau lieu. Ensuite, il a bien fallu rendre accessible et le plus simple possible des sujets parfois arides comme la création monétaire…
Mélanie Laurent : Et pour être sûr d’y arriver nous avons eu des conversations interminables en préparant le film. Je disais à Cyril : « On va vraiment parler d’économie ? » Il me répondait : « Oui, tu vas voir, c’est très simple. » Alors il m’expliquait et quand je ne comprenais plus rien, il recommençait, jusqu’à ce que nous trouvions le bon angle.

Les initiatives que vous montrez sont certes inspirantes mais soyons réalistes, elles ne représentent que l’épaisseur du trait. Face aux enjeux, elles ne suffiront pas à éviter le fameux effondrement prévu par tant d’études comme celle que vous citez.
Cyril Dion : Notre intention n’était pas de fournir la réponse absolue à l’effondrement mais de raconter une nouvelle histoire. Contribuer, même modestement, à l’émergence d’une nouvelle culture, de nouvelles représentations du monde. Nous avons d’abord besoin de changer d’imaginaire et, à chaque époque, cela a été de la responsabilité des artistes (parmi d’autres) de produire des livres, des films, des tableaux, des chansons… qui décrivent ces mutations.
Mélanie Laurent: Mises bout à bout, les initiatives comme la permaculture, les monnaies locales, les énergies renouvelables, dessinent un monde possible. Ce qui peut paraître démotivant, c’est qu’il ne s’agit que d’initiatives isolées, mais en même temps elles ne demandent qu’à être réunies ! Il y a déjà un monde qui tient la route, qui existe, où tout est possible. Des solutions sont déjà disponibles, dans tous les domaines, c’est obligatoirement inspirant !
Cyril Dion: Les sceptiques d’aujourd’hui verront bien que d’ici vingt ou trente ans, lorsque les ressources seront de plus en plus rares, que les réfugiés climatiques seront encore plus nombreux qu’aujourd’hui, que les rendements agricoles chuteront, il n’y aura pas d’autre voie possible que de changer. Toutes ces initiatives vont dans le sens de l’Histoire, nous n’avons pas le choix. Elles sont les prémices d’une nouvelle civilisation et d’une nouvelle culture. Tous nos interlocuteurs nous ont parlé de résilience.
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