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Rencontre-dédicace avec Isabelle Mercat-Maheu à l'occasion de la sortie de son nouveau livre "Marcher sur son ombre".

Vendredi 7 décembre 2018
Ermont

Isabelle Marcat-MaheuRéservez-vite votre soirée du 7 décembre pour un rendez-vous littéraire exceptionnel : notre Sophie, qui livre chaque semaine dans le journal ses coups de cœur littéraires, accueille à Ermont la romancière ermontoise Isabelle Mercat-Maheu à l'occasion de la sortie de son nouveau livre "Marcher sur son ombre" aux Editions Le Chant des Voyelles. Elle sera "interrogée" par Agnès Reyrolle et deux comédiens, Jade Pedri et Vincent Tracol, liront plusieurs extraits du texte.
A l'occasion de ce rendez-vous, retrouvons notre auteure qui a plusieurs cordes à son arc. Interview passionnante !

Il y a 6 ans, le Journal de François relayait la sortie de votre livre "Son père" (Editions Kirographaires). Aujourd'hui votre nouveau roman "Marcher sur son ombre" (Editions Le Chant des Voyelles) reprend une partie de votre précédent ouvrage. Quel a été le déclic pour cette démarche surprenante ?
En effet, en 2012, sortait mon roman Son père, qui a pu exister durant deux années en tant que texte publié.
Et puis, pour des raisons économiques, la maison d’édition a été contrainte de fermer. Ce roman s’est donc retrouvé « sans maison ».
Jusqu’à ce qu’Elisabeth Motsch le lise et me propose de le rééditer. Elle était en train de monter sa maison d’édition, "Le chant des voyelles", et recherchait des textes.
Dès notre premier échange, nous sommes convenues qu’une simple réimpression du livre n’était pas ce que nous désirions.

Marcher sur son ombre d'Isabelle Mercat-MaheuComment avez-vous travaillé pour écrire cette "nouvelle histoire" ?
Après que nous ayons longuement évoqué le texte, mon éditrice m’a proposé des pistes de retravail : rajouter des chapitres / orienter un peu plus le récit du côté de la vie carcérale / rééquilibrer tel ou tel moment du récit. Sans pour autant changer l’esprit, la dynamique du livre qui devait être conservée.
Après cela, j’ai « laissé reposer »… pour une double raison : tout d’abord parce que j’étais à ce moment-là très prise par l’animation de mes ateliers d’écriture ainsi que par les rencontres littéraires que j’organise avec des auteurs dans les médiathèques du Val d’Oise, mais également parce qu’il fallait « laisser infuser mes idées ». Sans que l’on ne fasse rien, dans  ces moments étranges et stimulants, le texte travaille en nous. Nul besoin de prendre des notes, de se mettre physiquement au clavier, les nouveaux personnages commencent à affleurer, des situations se présentent (je sens que certaines ne feront pas long feu, alors que d’autres ouvrent des voies où je sais que je vais pouvoir m’engouffrer).
Et puis, après plusieurs semaines de ce travail silencieux, de ce travail qui semble ne pas en être, je suis partie quinze jours à la campagne et j’ai relu une nouvelle fois le roman initial, j’ai repéré les endroits où je sentais que le récit pouvait être déplié, ou bien, pouvait accueillir de nouveaux chapitres, et j’ai écrit ces chapitres. J’ai écrit du matin au soir, dans un seul souffle ; c’était indispensable de ne pas m’arrêter, si je voulais que le texte trouve son nouvel équilibre, que les nouvelles articulations soient logiques et que rien ne semble « rajouté ».
J’ai bien sûr gardé ce à quoi je tenais beaucoup : l’alternance des chapitres père / fille.
En fait, je me suis employée à donner un territoire plus ample, à cette histoire de séparation, d’amour, de peur et de désir de se retrouver.

Le 7 décembre vous présentez votre livre à l'Espace Pierre Lecut en compagnie de deux comédiens. Quel est le programme de cette soirée, cette rencontre avec le public ?
Ce sera une soirée qui ne se résumera pas à un simple moment de dédicaces.
En effet, Agnès Reyrolle (qui, par sa pratique professionnelle a une grande connaissance des questions de liens et de ruptures de liens dans les familles) sera ma « discutante ». Ainsi, par le biais de son double regard sur le texte, littéraire et relationnel, elle nourrira nos échanges sur le roman et sur les personnages.
En parallèle de ce temps de discussion, deux comédiens, Jade Pedri et Vincent Tracol, liront plusieurs extraits du texte. Chacun des deux prêtera sa voix à l’un des personnages, ainsi quelque chose de l’énergie du père et de sa fille accompagnera la soirée.
La librairie Pierre Lecut, où j’ai déjà animé deux rencontres littéraires (avec Hélène Gestern et Isabelle Monnin), nous offre ce soir-là son cadre et son équipe de professionnels, ce qui permettra que la rencontre puisse se dérouler au milieu des livres et de ceux qui les mettent en valeur chaque jour.

Après ce roman repris et "accompli", avez-vous d'autres projets d'écriture ?
Oui, je travaille depuis quelques mois sur un récit dont le personnage principal est une femme, ce qui n’est pas habituel  pour moi. J’ai toujours le sentiment qu’écrire est une formidable occasion de « se mettre en vacances de soi-même » et, jusque-là, le fait d’être dans la réalité d’hommes ou d’enfants me donnait un plus grand sentiment de liberté. Pourtant, là, en compagnie de cette femme, je découvre que ma liberté est aussi grande et mon plaisir à lui donner vie tout aussi vif.

D'autre part, vous êtes toujours animatrice d'ateliers d'écriture. Etes-vous toujours aussi surprise par la créativité, l'imagination des personnes avec qui vous travaillez ?
J’exerce ce métier depuis 22 ans maintenant, et ce sentiment ne s’éteint pas chez moi. Le fait que je travaille avec des groupes très différents (en terme d’âges, de situations, de relation à l’écriture) garantit que jamais je n’ai le sentiment de piétiner. Puisque chaque personne est la seule à détenir le texte qui dort dans sa tête, chaque arrivée d’un texte neuf est une surprise et un agrandissement de notre monde. Dit comme ça, cela pourrait sembler lyrique ou emphatique mais c’est la réalité de ce que je vis tous les jours. Et je considère que c’est une vraie chance.

Soirée littéraire avec Isabelle Mercat-Maheu
Vendredi 7 décembre 2018 à partir de 19h30 - Librairie Pierre lecut 2 rue Stalingrad Ermont - Invitation à retirer auprès de votre libraire Sophie (01 34 44 14 24)

 

Bonus : résumé du livre "Marcher sur son ombre" (extrait du site internet "Le chant des voyelles")

Jouer aux échecs contre soi-même est aussi paradoxal que de marcher sur son ombre, écrivait Stefan Zweig.  C’est pourtant ce que Fabien s’obstine à faire dans la cellule de sa maison d’arrêt. Car les échecs effacent le temps.
Mais aujourd’hui, le jeu est fini, il doit quitter les lieux, retrouver sa vie d’avant, sa femme, sa fille, sa sœur. L’attente est longue, très longue, il a tout le temps de repenser à ce qu’il a vécu. Aux détenus qui ne supportent pas l’enfermement ou la dureté d’un gardien et qui pètent les plombs. A ceux qui rusent pour résister, grâce à l’humour ou à ce qui leur reste d’humanité. 
Fabien, lui, est comme l’Étranger de Camus, il a passé ces années dans un état d’absence, une sorte d’indifférence morbide à tout ce qui l’entourait.
Mais il y a eu les visites de Hiba, sa femme. Trop belle, trop humaine, l’empêchant de sombrer dans l’étrangeté totale au monde.
Et sa fille, Elise, qu’il a préféré ne pas voir pendant toutes ces années, parce que, pensait-il, ce serait trop difficile pour une petite fille de se retrouver là, dans ce parloir sinistre.
Elise, pourtant,  aurait bien aimé parler à son père, lui raconter ses exploits au tennis,  sa chienne, les réflexions de ses copines, celles de sa grand-mère libanaise.
Donc, Fabien attend, dans une immobilité emplie de doutes et d’appréhension: que dira-t-il à Hiba, à Elise ?
Et Elise avance vers lui, dans le train qui la rapproche de Grenoble, pleine de vie mais doutant de reconnaitre son père : aura-t-il les cheveux blancs ?
Comment vont-ils se retrouver ?

Vendredi 7 décembre 2018
Ermont

Isabelle Marcat-MaheuRéservez-vite votre soirée du 7 décembre pour un rendez-vous littéraire exceptionnel : notre Sophie, qui livre chaque semaine dans le journal ses coups de cœur littéraires, accueille à Ermont la romancière ermontoise Isabelle Mercat-Maheu à l'occasion de la sortie de son nouveau livre "Marcher sur son ombre" aux Editions Le Chant des Voyelles. Elle sera "interrogée" par Agnès Reyrolle et deux comédiens, Jade Pedri et Vincent Tracol, liront plusieurs extraits du texte.
A l'occasion de ce rendez-vous, retrouvons notre auteure qui a plusieurs cordes à son arc. Interview passionnante !

Il y a 6 ans, le Journal de François relayait la sortie de votre livre "Son père" (Editions Kirographaires). Aujourd'hui votre nouveau roman "Marcher sur son ombre" (Editions Le Chant des Voyelles) reprend une partie de votre précédent ouvrage. Quel a été le déclic pour cette démarche surprenante ?
En effet, en 2012, sortait mon roman Son père, qui a pu exister durant deux années en tant que texte publié.
Et puis, pour des raisons économiques, la maison d’édition a été contrainte de fermer. Ce roman s’est donc retrouvé « sans maison ».
Jusqu’à ce qu’Elisabeth Motsch le lise et me propose de le rééditer. Elle était en train de monter sa maison d’édition, "Le chant des voyelles", et recherchait des textes.
Dès notre premier échange, nous sommes convenues qu’une simple réimpression du livre n’était pas ce que nous désirions.

Marcher sur son ombre d'Isabelle Mercat-MaheuComment avez-vous travaillé pour écrire cette "nouvelle histoire" ?
Après que nous ayons longuement évoqué le texte, mon éditrice m’a proposé des pistes de retravail : rajouter des chapitres / orienter un peu plus le récit du côté de la vie carcérale / rééquilibrer tel ou tel moment du récit. Sans pour autant changer l’esprit, la dynamique du livre qui devait être conservée.
Après cela, j’ai « laissé reposer »… pour une double raison : tout d’abord parce que j’étais à ce moment-là très prise par l’animation de mes ateliers d’écriture ainsi que par les rencontres littéraires que j’organise avec des auteurs dans les médiathèques du Val d’Oise, mais également parce qu’il fallait « laisser infuser mes idées ». Sans que l’on ne fasse rien, dans  ces moments étranges et stimulants, le texte travaille en nous. Nul besoin de prendre des notes, de se mettre physiquement au clavier, les nouveaux personnages commencent à affleurer, des situations se présentent (je sens que certaines ne feront pas long feu, alors que d’autres ouvrent des voies où je sais que je vais pouvoir m’engouffrer).
Et puis, après plusieurs semaines de ce travail silencieux, de ce travail qui semble ne pas en être, je suis partie quinze jours à la campagne et j’ai relu une nouvelle fois le roman initial, j’ai repéré les endroits où je sentais que le récit pouvait être déplié, ou bien, pouvait accueillir de nouveaux chapitres, et j’ai écrit ces chapitres. J’ai écrit du matin au soir, dans un seul souffle ; c’était indispensable de ne pas m’arrêter, si je voulais que le texte trouve son nouvel équilibre, que les nouvelles articulations soient logiques et que rien ne semble « rajouté ».
J’ai bien sûr gardé ce à quoi je tenais beaucoup : l’alternance des chapitres père / fille.
En fait, je me suis employée à donner un territoire plus ample, à cette histoire de séparation, d’amour, de peur et de désir de se retrouver.

Le 7 décembre vous présentez votre livre à l'Espace Pierre Lecut en compagnie de deux comédiens. Quel est le programme de cette soirée, cette rencontre avec le public ?
Ce sera une soirée qui ne se résumera pas à un simple moment de dédicaces.
En effet, Agnès Reyrolle (qui, par sa pratique professionnelle a une grande connaissance des questions de liens et de ruptures de liens dans les familles) sera ma « discutante ». Ainsi, par le biais de son double regard sur le texte, littéraire et relationnel, elle nourrira nos échanges sur le roman et sur les personnages.
En parallèle de ce temps de discussion, deux comédiens, Jade Pedri et Vincent Tracol, liront plusieurs extraits du texte. Chacun des deux prêtera sa voix à l’un des personnages, ainsi quelque chose de l’énergie du père et de sa fille accompagnera la soirée.
La librairie Pierre Lecut, où j’ai déjà animé deux rencontres littéraires (avec Hélène Gestern et Isabelle Monnin), nous offre ce soir-là son cadre et son équipe de professionnels, ce qui permettra que la rencontre puisse se dérouler au milieu des livres et de ceux qui les mettent en valeur chaque jour.

Après ce roman repris et "accompli", avez-vous d'autres projets d'écriture ?
Oui, je travaille depuis quelques mois sur un récit dont le personnage principal est une femme, ce qui n’est pas habituel  pour moi. J’ai toujours le sentiment qu’écrire est une formidable occasion de « se mettre en vacances de soi-même » et, jusque-là, le fait d’être dans la réalité d’hommes ou d’enfants me donnait un plus grand sentiment de liberté. Pourtant, là, en compagnie de cette femme, je découvre que ma liberté est aussi grande et mon plaisir à lui donner vie tout aussi vif.

D'autre part, vous êtes toujours animatrice d'ateliers d'écriture. Etes-vous toujours aussi surprise par la créativité, l'imagination des personnes avec qui vous travaillez ?
J’exerce ce métier depuis 22 ans maintenant, et ce sentiment ne s’éteint pas chez moi. Le fait que je travaille avec des groupes très différents (en terme d’âges, de situations, de relation à l’écriture) garantit que jamais je n’ai le sentiment de piétiner. Puisque chaque personne est la seule à détenir le texte qui dort dans sa tête, chaque arrivée d’un texte neuf est une surprise et un agrandissement de notre monde. Dit comme ça, cela pourrait sembler lyrique ou emphatique mais c’est la réalité de ce que je vis tous les jours. Et je considère que c’est une vraie chance.

Soirée littéraire avec Isabelle Mercat-Maheu
Vendredi 7 décembre 2018 à partir de 19h30 - Librairie Pierre lecut 2 rue Stalingrad Ermont - Invitation à retirer auprès de votre libraire Sophie (01 34 44 14 24)

 

Bonus : résumé du livre "Marcher sur son ombre" (extrait du site internet "Le chant des voyelles")

Jouer aux échecs contre soi-même est aussi paradoxal que de marcher sur son ombre, écrivait Stefan Zweig.  C’est pourtant ce que Fabien s’obstine à faire dans la cellule de sa maison d’arrêt. Car les échecs effacent le temps.
Mais aujourd’hui, le jeu est fini, il doit quitter les lieux, retrouver sa vie d’avant, sa femme, sa fille, sa sœur. L’attente est longue, très longue, il a tout le temps de repenser à ce qu’il a vécu. Aux détenus qui ne supportent pas l’enfermement ou la dureté d’un gardien et qui pètent les plombs. A ceux qui rusent pour résister, grâce à l’humour ou à ce qui leur reste d’humanité. 
Fabien, lui, est comme l’Étranger de Camus, il a passé ces années dans un état d’absence, une sorte d’indifférence morbide à tout ce qui l’entourait.
Mais il y a eu les visites de Hiba, sa femme. Trop belle, trop humaine, l’empêchant de sombrer dans l’étrangeté totale au monde.
Et sa fille, Elise, qu’il a préféré ne pas voir pendant toutes ces années, parce que, pensait-il, ce serait trop difficile pour une petite fille de se retrouver là, dans ce parloir sinistre.
Elise, pourtant,  aurait bien aimé parler à son père, lui raconter ses exploits au tennis,  sa chienne, les réflexions de ses copines, celles de sa grand-mère libanaise.
Donc, Fabien attend, dans une immobilité emplie de doutes et d’appréhension: que dira-t-il à Hiba, à Elise ?
Et Elise avance vers lui, dans le train qui la rapproche de Grenoble, pleine de vie mais doutant de reconnaitre son père : aura-t-il les cheveux blancs ?
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