Chargement ...
[Fermer]
[Fermer]

Saisissez votre adresse mail pour être informé des nouvelles du Journal de Fançois

Vous êtes ici: Page d'accueil > Histoire locale > Patrimoine > Origine du nom des villes de la Vallée. Cette semaine : Deuil-la-Barre
Les rencontres de François avec les personnalisés locales

Retrouvez ici
les entreprises
locales
qui font confiance
au Journal
de François

Derniers commentaires

Newsletter

Saisissez votre adresse mail pour être informé des nouvelles du Journal de François

Voir l'agenda culturel
Voir l'agenda expo
Voir l'agenda brocante
Voir l'agenda lotos-jeux
Librairie spéciale Vallée de Montmorency – Val d'Oise

Agenda culturel

Voir l'agenda complet
share

Origine du nom des villes de la Vallée. Cette semaine : Deuil-la-Barre.

Le Journal de François vous propose de découvrir l'origine du nom des villes de notre chère Vallée de Montmorency. Pour débuter cette nouvelle série, attardons-nous sur Deuil-la-Barre.

vue globale de Deuil-la-BarreDeuil-la-Barre… un drôle de nom pour une ville. D’où provient cette appellation ? Vous pensez bien que nos chers historiens locaux se sont penchés sur la question. Alors examinons le résultat de leurs recherches
Priorité à Michel Bourlet, célèbre historien de Deuil-la-Barre (décédé en 2008 et fondateur du Musée d’Histoire de la ville qui porte désormais son nom). D'après lui, le nom Deuil, "Diogilo, Divoailum, Duelio", dans les manuscrits anciens, peut dériver de Dol, signifiant « clairière des eaux dans un lieu bas », ou de Div, désignant une « source sacrée ». Le nom pourrait donc provenir de l’existence du lac Marchais, lieu de culte pré-chrétien et théâtre de la légende de Saint-Eugène et de ses miracles. (à découvrir en fin d'article)
L'hypothèse semble très plausible : en effet, nos historiens Gérard Ducoeur et Hervé Collet nous confirment que sur les bords du lac Marchais ont été découvertes, à la fin du XIXe siècle, des poteries gallo-romaines, des monnaies romaines (conservées au Musée Michel Bourlet) et nous révèlent qu'une portion d’aqueduc en pierre de taille existe encore dans les égouts de la ville.

Deuil-la-BarreMais vous serez surpris d'apprendre que le nom complet de "Deuil-la Barre" ne vit le jour qu'en… 1952 lorsque le Conseil municipal décida d’associer "La Barre" du nom d’une de ses anciennes et prestigieuses propriétés à celui du vieux bourg antique de Deuil.
Nos chers historiens mentionnent que le terme de "Barre" « peut avoir plusieurs origines, mais la plus probable renvoie à l’établissement par Bouchard V de Montmorency, en 1183, d’un barrage, c’est-à-dire un poste de péage, avec garde, dans le but de percevoir des droits de rouage sur la circulation des charrettes. »
Durant l’ancien régime, "La Barre" constituait un petit hameau, séparé du centre du village par des terres cultivées et qui ne compte pas plus de cinq maisons. Puis le domaine connut de grandes heures fastes au XVIIe et XVIIIe siècle avec un château qui connut de célèbres propriétaires. D'où l'envie pour la municipalité de conserver cette référence au domaine de "La Barre".

 

Eglise de Deuil-la-BarreBonus :  la légende de Saint-Eugène (extrait du site internet de la ville de Deuil-la-Barre)

Les passionnés d'histoire s'arrêteront certainement sur l'origine de la création du village et de son église puisqu'elle repose sur une légende dont le récit remonte à l'époque mérovingienne : La légende de Saint-Eugène. Rédigée au IXème siècle par les moines de l'abbaye de Saint-Denis, la légende raconte que le seigneur Ercolde, possesseur de la villa Diogilo fut miraculeusement averti dans son sommeil par Saint-Denis que Saint-Eugène, archevêque de Tolède et compagnon de Saint-Denis, avait été martyrisé à Deuil par les armées romaines et que son corps avait été jeté dans le lac situé dans sa propriété (actuel lac Marchais).
Au matin, Ercolde fit fouiller le lac païen et y découvrit un corps intact. Il le plaça alors dans un lourd sarcophage et pour connaître le lieu où le saint voulait qu'on lui élève une église et son tombeau, la cuve fut hissée sur un chariot attelé de bœufs, animaux sacrés dont les actions étaient, dans certaines circonstances, dictées par les dieux. Ils prirent la voie antique, s'arrêtèrent dans le camp d'Ercolde et refusèrent d'aller plus loin. Le maître fit construire un édifice religieux à l'emplacement actuel du chœur de l'église, qui devint rapidement un centre de pèlerinage au vu des nombreux miracles qui s'y accomplirent. Autour de l'édifice se développa au fil du temps le bourg de Deuil.
Le lac Marchais fut longtemps, au travers des siècles, considéré comme un étang sacré, et de nombreuses processions eurent lieu jusqu'au XIXe siècle. De cette époque date aussi l'implantation d'un vignoble, qui a longtemps constitué une importante ressource durant des siècles pour le bourg de Deuil.

En savoir plus
>> site de l'association Valmorency : Histoire générale de Deuil-la-Barre
>> site de la ville de Deuil-la-Barre : Histoire de la ville.

Le Journal de François vous propose de découvrir l'origine du nom des villes de notre chère Vallée de Montmorency. Pour débuter cette nouvelle série, attardons-nous sur Deuil-la-Barre.

vue globale de Deuil-la-BarreDeuil-la-Barre… un drôle de nom pour une ville. D’où provient cette appellation ? Vous pensez bien que nos chers historiens locaux se sont penchés sur la question. Alors examinons le résultat de leurs recherches
Priorité à Michel Bourlet, célèbre historien de Deuil-la-Barre (décédé en 2008 et fondateur du Musée d’Histoire de la ville qui porte désormais son nom). D'après lui, le nom Deuil, "Diogilo, Divoailum, Duelio", dans les manuscrits anciens, peut dériver de Dol, signifiant « clairière des eaux dans un lieu bas », ou de Div, désignant une « source sacrée ». Le nom pourrait donc provenir de l’existence du lac Marchais, lieu de culte pré-chrétien et théâtre de la légende de Saint-Eugène et de ses miracles. (à découvrir en fin d'article)
L'hypothèse semble très plausible : en effet, nos historiens Gérard Ducoeur et Hervé Collet nous confirment que sur les bords du lac Marchais ont été découvertes, à la fin du XIXe siècle, des poteries gallo-romaines, des monnaies romaines (conservées au Musée Michel Bourlet) et nous révèlent qu'une portion d’aqueduc en pierre de taille existe encore dans les égouts de la ville.

Deuil-la-BarreMais vous serez surpris d'apprendre que le nom complet de "Deuil-la Barre" ne vit le jour qu'en… 1952 lorsque le Conseil municipal décida d’associer "La Barre" du nom d’une de ses anciennes et prestigieuses propriétés à celui du vieux bourg antique de Deuil.
Nos chers historiens mentionnent que le terme de "Barre" « peut avoir plusieurs origines, mais la plus probable renvoie à l’établissement par Bouchard V de Montmorency, en 1183, d’un barrage, c’est-à-dire un poste de péage, avec garde, dans le but de percevoir des droits de rouage sur la circulation des charrettes. »
Durant l’ancien régime, "La Barre" constituait un petit hameau, séparé du centre du village par des terres cultivées et qui ne compte pas plus de cinq maisons. Puis le domaine connut de grandes heures fastes au XVIIe et XVIIIe siècle avec un château qui connut de célèbres propriétaires. D'où l'envie pour la municipalité de conserver cette référence au domaine de "La Barre".

 

Eglise de Deuil-la-BarreBonus :  la légende de Saint-Eugène (extrait du site internet de la ville de Deuil-la-Barre)

Les passionnés d'histoire s'arrêteront certainement sur l'origine de la création du village et de son église puisqu'elle repose sur une légende dont le récit remonte à l'époque mérovingienne : La légende de Saint-Eugène. Rédigée au IXème siècle par les moines de l'abbaye de Saint-Denis, la légende raconte que le seigneur Ercolde, possesseur de la villa Diogilo fut miraculeusement averti dans son sommeil par Saint-Denis que Saint-Eugène, archevêque de Tolède et compagnon de Saint-Denis, avait été martyrisé à Deuil par les armées romaines et que son corps avait été jeté dans le lac situé dans sa propriété (actuel lac Marchais).
Au matin, Ercolde fit fouiller le lac païen et y découvrit un corps intact. Il le plaça alors dans un lourd sarcophage et pour connaître le lieu où le saint voulait qu'on lui élève une église et son tombeau, la cuve fut hissée sur un chariot attelé de bœufs, animaux sacrés dont les actions étaient, dans certaines circonstances, dictées par les dieux. Ils prirent la voie antique, s'arrêtèrent dans le camp d'Ercolde et refusèrent d'aller plus loin. Le maître fit construire un édifice religieux à l'emplacement actuel du chœur de l'église, qui devint rapidement un centre de pèlerinage au vu des nombreux miracles qui s'y accomplirent. Autour de l'édifice se développa au fil du temps le bourg de Deuil.
Le lac Marchais fut longtemps, au travers des siècles, considéré comme un étang sacré, et de nombreuses processions eurent lieu jusqu'au XIXe siècle. De cette époque date aussi l'implantation d'un vignoble, qui a longtemps constitué une importante ressource durant des siècles pour le bourg de Deuil.

En savoir plus
>> site de l'association Valmorency : Histoire générale de Deuil-la-Barre
>> site de la ville de Deuil-la-Barre : Histoire de la ville.

Vous appréciez le Journal de François ? Soutenez-le ! Merci.

Retourner à la page d'accueil - Retourner à la page "Patrimoine"

Vous appréciez le Journal de François ? Soutenez-le ! Merci.

Retourner à la page d'accueil Retourner à la page "Patrimoine"


Déposer un commentaire
2 commentaire(s)

Filtre anti-spam

(Pour vérifier que vous n'êtes pas un robot et éviter les spams, merci de répondre à la question suivante :)

CAPTCHA Image Reload Image
Résultat :
Chantal Lebrument - Il y a 3 mois
J'y ai appris avec tristesse le décès de Monsieur Bourlet, figure de cette ville où j'ai vécu
odile Richard - Il y a 3 mois
la légende (???) du lieu de la construction de l'église de Deuil est la même que celle de l'emplacement de la cathédrale de Laon:les bœufs refusant d'aller plus loin que le lieu choisi.cordialement.