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Mercredi cinéma : "Woman at war" de Benedikt Erlingsson

Publié le : 10-07-2018

Programme de la semaine des cinémas de la Vallée de Montmorency :
Enghien (ugc) - Enghien (centre des arts),  Franconville - Montmorency - Saint-Gratien et les séances à Ermont (mardi-mercredi) et Eaubonne (mercredi)
Autres cinémas proches : Epinay-sur-Seine - Saint-Ouen l'Aumône

 

WOMAN AT WAR de Benedikt ErlingssonSorti le 4 juillet 2018 : "Woman at war" de Benedikt Erlingsson

L'histoire
Halla est une quinquagénaire indépendante. Derrière sa routine tranquille, elle mène une double vie de farouche militante pour l’environnement. Connue sous son seul pseudonyme, « Femme de la montagne », Halla commence une guerre secrète contre l’industrie locale de l’aluminium. Avec des actions de plus en plus audacieuses, passées du vandalisme insignifiant au sabotage industriel pur et simple, Halla réussit à faire cesser les négociations entre le gouvernement islandais et une multinationale pour la construction d’une nouvelle fonderie. Mais alors qu’elle met au point son opération la plus grosse et la plus courageuse, elle reçoit un courrier qui va tout changer. Sa demande d’adoption a enfin été acceptée, et une petite fille l’attend en Ukraine. Halla se prépare à abandonner son rôle de saboteuse et de protectrice des Hautes-Terres pour accomplir son rêve de maternité ; elle décide de préparer une ultime attaque pour porter un coup fatal à l’industrie de l’aluminium.
Un film de Benedikt Erlingsson avec Halldóra Geirharðsdóttir, Jóhann Sigurðarson, Davíð Þór Jónsson…

> Bande annonce

 

Bonus : propos de Benedikt Erlingsson, réalisateur du film 

WOMAN AT WAR de Benedikt ErlingssonVos deux longs métrages "Des chevaux et des hommes" et "Woman at war", montrent l’humanité échouant à dompter ou dominer la nature. Qu’est-ce qui fait de ce conflit, de notre échec total voire bêtise, une si bonne source d’histoire et de comédie pour vous ?
J’ai récemment commencé à penser au lien entre mes deux films – "Des chevaux et des hommes" et "Woman at war". C’est quelque chose dont je n’étais pas vraiment conscient avant d’avoir terminé ce nouveau film. Il est clair pour moi que les droits de la nature doivent être considérés au même niveau que les droits de l’homme, et c’est effectivement une idée qui imprègne les deux films.
Il est évident pour moi que les droits de la nature doivent être défendus par des lois nationales, inscrites dans toutes les constitutions, et par des lois internationales. Nous devons comprendre collectivement que la nature possède un droit intrinsèque et une nécessité d’exister, en dehors de nos besoins humains ou du système économique.
Je peux, par exemple, imaginer un système plus rationnel, où une sorte de tribunal, statuerait si nous humains, souhaitons exploiter des sites vierges.
Ces questions concernent le bien commun et notre existence à long terme. Tout comme la possibilité de priver quelqu’un de liberté en l’enfermant dans une prison pour le restant de ses jours. Je pense que le bon moment pour réfléchir à ces questions.
Ajoutez à ça le paradoxe d’avoir dans certains pays un État, un instrument créé par le peuple et pour le peuple, facilement manipulable par des intérêts particuliers qui vont manifestement à l’encontre de l’intérêt général. Lorsque nous considérons le défi environnemental auxquels nous sommes confrontés et ce qui se passe, c’est parfaitement limpide.
Parfois, c’est un terreau fertile pour la comédie, comme dans mon petit pays ou dans le film, mais dans de nombreux pays, c’est une tragédie pure et simple.
Je veux mentionner deux de mes héroïnes. Des femmes qui étaient vraiment en guerre. Berta Cáceres du Honduras et Yolanda Maturana de Colombie.
Ces deux défenseurs de l’environnement luttaient pour la vie même et en raison de leurs actions, elles ont été assassinées par des forces obscures qui avaient des intérêts pour les terres qu‘elles défendaient.
Le pire dans tout ceci est que l’État ne semblait pas se soucier de les protéger. Il semble même que dans certains pays l’État se bat pour l’autre bord. On en arrive à des situations où les défenseurs de l’environnement sont les ennemis de l’État.

WOMAN AT WAR de Benedikt ErlingssonPlus que "Des chevaux et des hommes", "Woman at war" est un film à la narration classique, avec une évolution claire du personnage principal. Comment avez-vous décidé de ce schéma narratif ?
C’est peut-être la vanité qui m’a fait prendre cette direction. Face au succès de "Des chevaux et des hommes" il y a eu quelques réactions et commentaires acerbes en Islande. Beaucoup m’ont dit que j’avais fait un bon « film de festival » mais pas un film pour un vrai public.
Même si "Des chevaux et des hommes" a aussi été un vrai succès public dans certains pays, je pense que je l’ai gardé en tête, et ça a sans doute joué un rôle dans ma décision de faire de mon prochain film un film tout public.

Pourquoi le personnage de Halla devait-il être une femme ?
Je n’y ai pas réfléchi en termes de sexe ou de ce qui serait politiquement correct ou pas. Je suis d’ailleurs très agacé de voir à quel point tout est politiquement correct aujourd’hui…mais ça pourrait changer demain.
Le personnage d’Halla m’est venu naturellement à travers l’histoire et la part dramatique qu’elle exige.
(extrait dossier de presse)

 

Programme de la semaine des cinémas de la Vallée de Montmorency :
Enghien (ugc) - Enghien (centre des arts),  Franconville - Montmorency - Saint-Gratien et les séances à Ermont (mardi-mercredi) et Eaubonne (mercredi)
Autres cinémas proches : Epinay-sur-Seine - Saint-Ouen l'Aumône

 

WOMAN AT WAR de Benedikt ErlingssonSorti le 4 juillet 2018 : "Woman at war" de Benedikt Erlingsson

L'histoire
Halla est une quinquagénaire indépendante. Derrière sa routine tranquille, elle mène une double vie de farouche militante pour l’environnement. Connue sous son seul pseudonyme, « Femme de la montagne », Halla commence une guerre secrète contre l’industrie locale de l’aluminium. Avec des actions de plus en plus audacieuses, passées du vandalisme insignifiant au sabotage industriel pur et simple, Halla réussit à faire cesser les négociations entre le gouvernement islandais et une multinationale pour la construction d’une nouvelle fonderie. Mais alors qu’elle met au point son opération la plus grosse et la plus courageuse, elle reçoit un courrier qui va tout changer. Sa demande d’adoption a enfin été acceptée, et une petite fille l’attend en Ukraine. Halla se prépare à abandonner son rôle de saboteuse et de protectrice des Hautes-Terres pour accomplir son rêve de maternité ; elle décide de préparer une ultime attaque pour porter un coup fatal à l’industrie de l’aluminium.
Un film de Benedikt Erlingsson avec Halldóra Geirharðsdóttir, Jóhann Sigurðarson, Davíð Þór Jónsson…

> Bande annonce

 

Bonus : propos de Benedikt Erlingsson, réalisateur du film 

WOMAN AT WAR de Benedikt ErlingssonVos deux longs métrages "Des chevaux et des hommes" et "Woman at war", montrent l’humanité échouant à dompter ou dominer la nature. Qu’est-ce qui fait de ce conflit, de notre échec total voire bêtise, une si bonne source d’histoire et de comédie pour vous ?
J’ai récemment commencé à penser au lien entre mes deux films – "Des chevaux et des hommes" et "Woman at war". C’est quelque chose dont je n’étais pas vraiment conscient avant d’avoir terminé ce nouveau film. Il est clair pour moi que les droits de la nature doivent être considérés au même niveau que les droits de l’homme, et c’est effectivement une idée qui imprègne les deux films.
Il est évident pour moi que les droits de la nature doivent être défendus par des lois nationales, inscrites dans toutes les constitutions, et par des lois internationales. Nous devons comprendre collectivement que la nature possède un droit intrinsèque et une nécessité d’exister, en dehors de nos besoins humains ou du système économique.
Je peux, par exemple, imaginer un système plus rationnel, où une sorte de tribunal, statuerait si nous humains, souhaitons exploiter des sites vierges.
Ces questions concernent le bien commun et notre existence à long terme. Tout comme la possibilité de priver quelqu’un de liberté en l’enfermant dans une prison pour le restant de ses jours. Je pense que le bon moment pour réfléchir à ces questions.
Ajoutez à ça le paradoxe d’avoir dans certains pays un État, un instrument créé par le peuple et pour le peuple, facilement manipulable par des intérêts particuliers qui vont manifestement à l’encontre de l’intérêt général. Lorsque nous considérons le défi environnemental auxquels nous sommes confrontés et ce qui se passe, c’est parfaitement limpide.
Parfois, c’est un terreau fertile pour la comédie, comme dans mon petit pays ou dans le film, mais dans de nombreux pays, c’est une tragédie pure et simple.
Je veux mentionner deux de mes héroïnes. Des femmes qui étaient vraiment en guerre. Berta Cáceres du Honduras et Yolanda Maturana de Colombie.
Ces deux défenseurs de l’environnement luttaient pour la vie même et en raison de leurs actions, elles ont été assassinées par des forces obscures qui avaient des intérêts pour les terres qu‘elles défendaient.
Le pire dans tout ceci est que l’État ne semblait pas se soucier de les protéger. Il semble même que dans certains pays l’État se bat pour l’autre bord. On en arrive à des situations où les défenseurs de l’environnement sont les ennemis de l’État.

WOMAN AT WAR de Benedikt ErlingssonPlus que "Des chevaux et des hommes", "Woman at war" est un film à la narration classique, avec une évolution claire du personnage principal. Comment avez-vous décidé de ce schéma narratif ?
C’est peut-être la vanité qui m’a fait prendre cette direction. Face au succès de "Des chevaux et des hommes" il y a eu quelques réactions et commentaires acerbes en Islande. Beaucoup m’ont dit que j’avais fait un bon « film de festival » mais pas un film pour un vrai public.
Même si "Des chevaux et des hommes" a aussi été un vrai succès public dans certains pays, je pense que je l’ai gardé en tête, et ça a sans doute joué un rôle dans ma décision de faire de mon prochain film un film tout public.

Pourquoi le personnage de Halla devait-il être une femme ?
Je n’y ai pas réfléchi en termes de sexe ou de ce qui serait politiquement correct ou pas. Je suis d’ailleurs très agacé de voir à quel point tout est politiquement correct aujourd’hui…mais ça pourrait changer demain.
Le personnage d’Halla m’est venu naturellement à travers l’histoire et la part dramatique qu’elle exige.
(extrait dossier de presse)

 

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