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Mercredi cinéma : "Plonger" de Mélanie Laurent avec Gilles Lellouche, Maria Valverde

Programme de la semaine des cinémas de la Vallée de Montmorency :
Enghien (ugc) - Enghien (centre des arts),  Franconville - Montmorency - Saint-Gratien - Taverny et les séances à Ermont (mardi-mercredi) et Eaubonne (mercredi)
Autres cinémas proches : Epinay-sur-Seine - Saint-Ouen l'Aumône

 

PLONGER de Mélanie LaurentSortie de la semaine (29 novembre 2017) : "Plonger" de Mélanie Laurent

L'histoire
C’est l’histoire d‘un amour total entre César et Paz. Paz, photographe espagnole, nourrit une soif de rencontres, d’expériences et de voyages, alors que César, ex-grand reporter de guerre, souhaite à l’inverse s’extraire du tumulte du monde. Paz est enceinte, cette perspective l’angoisse, l’étouffe. Elle semble s’éloigner chaque jour un peu plus de
César, comme obsédée par quelque chose qui lui échappe. Jusqu’au jour où elle disparaît, laissant son enfant et César sans véritable explication.
Un film de Mélanie Laurent avec Gilles Lellouche, Maria Valverde, Ibrahim Ahmed "Pino", Marie Denarnaud, Noémie Merlant, Thomas Soliveres, Albert Delpy.

>> bande annonce

 

Bonus : Propos de Mélanie Laurent, réalisatrice du film

Après "Respire", c’est la deuxième fois que vous adaptez un livre…
C’est Bruno Lévy, mon producteur qui m’a fait découvrir "Plonger". Je venais à peine de terminer "Respire", je l’ai lu et ai aussitôt rencontré Christophe Ono-Dit-Biot. Il me donnait carte blanche pour l’adaptation.

PLONGER de Mélanie LaurentQu’est-ce qui vous séduisait dans son roman ?
Les thèmes qu’il aborde – les relations hommes/femmes, l’art, l’écologie – m’étaient proches, je me suis emparée du livre autant qu’il s’est emparé de moi. La dernière scène, notamment, qui donne lieu à tant d’interprétations différentes de la part des lecteurs, me fascinait. Ce sont parfois trois pages, trois lignes, trois mots qu’on aime qui donnent envie de faire un film.

Vous cosignez le scénario du film avec Julien Lambroschini, avec qui vous aviez déjà adapté "Respire" et avez pris des partis pris très radicaux.
On n’adapte pas un livre de cinq cents pages sans faire des choix et c’est une contrainte magnifique ; il faut aller à l’essentiel, qui se résume souvent à un paragraphe, et tout réinventer. Il ne reste pas plus de trois dialogues du livre dans le film.

PLONGER de Mélanie LaurentVous passez très rapidement, par exemple, sur la rencontre des deux héros.
Parce qu’il suffisait de les voir heureux ensemble en Espagne avec cette fracture à venir qu’on devine déjà entre eux. Passé ce prélude, la construction en deux parties s’imposait : on devait d’abord s’attacher à Paz, à sa manière d’être et de ressentir les choses puis seulement après, se concentrer sur César en le suivant dans sa quête. On inversait les ressentis du livre. En imaginant cette construction, j’ai beaucoup pensé à "The constant gardener" de Fernando Mereilles.

Avez-vous rencontré des difficultés pour obtenir l’autorisation de tourner au sultanat d’Oman ?

Non, aucune. La principale difficulté pour nous a été de quitter ce décor de rêve pour les studios d’Aubervilliers. Nous logions tous dans des bungalows sur la plage, on se projetait des films le soir à la belle étoile. Moralement, la partie parisienne a été plus délicate à tourner.

PLONGER de Mélanie LaurentParlez-nous de Maria Valverde qui interprète Paz et qu’on connaît peu…
J’ai longtemps cherché l’actrice qui allait l’incarner. J’ai rencontré énormément de comédiennes espagnoles et ai même envisagé de prendre une actrice anglo-saxonne – une Anglaise ou une Américaine… Je m’éloignais de Paz mais je gardais l’idée d’un couple avec une double culture. Au fond, ce qui comptait, c’est que la femme qu’aime César vienne d’ailleurs, qu’elle se sente enfermée à Paris et n’y trouve pas sa place. Et puis alors que j’étais toujours en quête de ma comédienne, j’ai revu, presque par hasard, un essai de María que je n’avais pas visionné : coup de foudre. Nous avons pris rendez-vous. Notre rencontre a été merveilleuse, très intense ; j’ai su aussitôt que c’était elle.

Le choix de Gilles Lellouche peut sembler assez inattendu…
Gilles est arrivé assez tôt dans le film : lui et moi souhaitions travailler ensemble depuis longtemps et j’avais très envie de le voir dans un rôle d’homme sensible, un homme éperdument amoureux de sa femme qui ne sait pas toujours comment lui montrer son amour, très loin des emplois de séducteurs dans lesquels on le cantonne souvent.

Il apporte un aspect très terrien au personnage de César…
J’y tenais beaucoup : on s’éloignait du héros du roman, trop bourgeois à mon goût, qui habite un grand appartement à Montmartre et s’offre le luxe de se faire ouvrir le musée du Louvre à trois heures du matin pour épater sa compagne. J’avais envie d’un couple qui vit dans un soixante mètres carrés du onzième arrondissement où il n’y a pas la place pour faire une chambre d’enfant ; un couple pris dans des obligations professionnelles qui ne leur offrent pas beaucoup de liberté.

PLONGER de Mélanie LaurentComment avez-vous travaillé avec vos comédiens ?
Le travail de María, qui ne parle qu’anglais et espagnol, a surtout consisté à apprendre phonétiquement son texte. C’est une grande travailleuse : en trois semaines, elle le maîtrisait parfaitement. Gilles et elle se sont également entraînés à plonger tous les jours dans un bassin de la région parisienne. Je prépare très peu mes films avec les comédiens : je préfère qu’ils gardent leur instinct, leur naturel. Mais je m’adapte à chacun : si l’un d’eux manifeste le désir de faire une lecture, je me cale à leur demande. J’ai beaucoup parlé avec María, pas du tout avec Gilles.

Tout se passe donc essentiellement sur le tournage ?
Cela a été le cas avec lui : nous avions des journées de travail très intenses : douze heures sous plus de cinquante degrés ! À partir du moment où j’en entame une, j’arrête rarement de tourner, j’improvise beaucoup en fonction de l’état dans lequel je sens mes acteurs : je les garde sans cesse dans une certaine émotion, nous explorons des choses. La chaleur aidant, Gilles s’est senti parfois dépassé, il ne savait plus trop où il allait et nous avons joué là-dessus. Étant moi-même comédienne, je fais confiance à l’instinct de l’acteur, je n’ai aucun ego d’auteur.

Quelle directrice d’acteur êtes-vous ?
J’aime par-dessus tout le cheminement qui nous mène, mes comédiens et moi, exactement là où je veux qu’ils aillent. Je ne les lâche jamais. Je suis très maternelle, très tactile, je veux qu’ils se sentent heureux – je pense qu’on peut tout trouver quand on l’est. Je peux aussi les plonger vers certains états en jouant avec eux : il m’est arrivé de me mettre à pleurer en parlant avec Gilles de ce qu’il devait ressentir pour telle ou telle scène. En agissant ainsi, je savais le charger d’émotions. Cela demande une énergie folle et j’adore ça ! Sur un tournage, j’ai une énergie hors du commun.
(extrait dossier de presse)

Programme de la semaine des cinémas de la Vallée de Montmorency :
Enghien (ugc) - Enghien (centre des arts),  Franconville - Montmorency - Saint-Gratien - Taverny et les séances à Ermont (mardi-mercredi) et Eaubonne (mercredi)
Autres cinémas proches : Epinay-sur-Seine - Saint-Ouen l'Aumône

 

PLONGER de Mélanie LaurentSortie de la semaine (29 novembre 2017) : "Plonger" de Mélanie Laurent

L'histoire
C’est l’histoire d‘un amour total entre César et Paz. Paz, photographe espagnole, nourrit une soif de rencontres, d’expériences et de voyages, alors que César, ex-grand reporter de guerre, souhaite à l’inverse s’extraire du tumulte du monde. Paz est enceinte, cette perspective l’angoisse, l’étouffe. Elle semble s’éloigner chaque jour un peu plus de
César, comme obsédée par quelque chose qui lui échappe. Jusqu’au jour où elle disparaît, laissant son enfant et César sans véritable explication.
Un film de Mélanie Laurent avec Gilles Lellouche, Maria Valverde, Ibrahim Ahmed "Pino", Marie Denarnaud, Noémie Merlant, Thomas Soliveres, Albert Delpy.

>> bande annonce

 

Bonus : Propos de Mélanie Laurent, réalisatrice du film

Après "Respire", c’est la deuxième fois que vous adaptez un livre…
C’est Bruno Lévy, mon producteur qui m’a fait découvrir "Plonger". Je venais à peine de terminer "Respire", je l’ai lu et ai aussitôt rencontré Christophe Ono-Dit-Biot. Il me donnait carte blanche pour l’adaptation.

PLONGER de Mélanie LaurentQu’est-ce qui vous séduisait dans son roman ?
Les thèmes qu’il aborde – les relations hommes/femmes, l’art, l’écologie – m’étaient proches, je me suis emparée du livre autant qu’il s’est emparé de moi. La dernière scène, notamment, qui donne lieu à tant d’interprétations différentes de la part des lecteurs, me fascinait. Ce sont parfois trois pages, trois lignes, trois mots qu’on aime qui donnent envie de faire un film.

Vous cosignez le scénario du film avec Julien Lambroschini, avec qui vous aviez déjà adapté "Respire" et avez pris des partis pris très radicaux.
On n’adapte pas un livre de cinq cents pages sans faire des choix et c’est une contrainte magnifique ; il faut aller à l’essentiel, qui se résume souvent à un paragraphe, et tout réinventer. Il ne reste pas plus de trois dialogues du livre dans le film.

PLONGER de Mélanie LaurentVous passez très rapidement, par exemple, sur la rencontre des deux héros.
Parce qu’il suffisait de les voir heureux ensemble en Espagne avec cette fracture à venir qu’on devine déjà entre eux. Passé ce prélude, la construction en deux parties s’imposait : on devait d’abord s’attacher à Paz, à sa manière d’être et de ressentir les choses puis seulement après, se concentrer sur César en le suivant dans sa quête. On inversait les ressentis du livre. En imaginant cette construction, j’ai beaucoup pensé à "The constant gardener" de Fernando Mereilles.

Avez-vous rencontré des difficultés pour obtenir l’autorisation de tourner au sultanat d’Oman ?

Non, aucune. La principale difficulté pour nous a été de quitter ce décor de rêve pour les studios d’Aubervilliers. Nous logions tous dans des bungalows sur la plage, on se projetait des films le soir à la belle étoile. Moralement, la partie parisienne a été plus délicate à tourner.

PLONGER de Mélanie LaurentParlez-nous de Maria Valverde qui interprète Paz et qu’on connaît peu…
J’ai longtemps cherché l’actrice qui allait l’incarner. J’ai rencontré énormément de comédiennes espagnoles et ai même envisagé de prendre une actrice anglo-saxonne – une Anglaise ou une Américaine… Je m’éloignais de Paz mais je gardais l’idée d’un couple avec une double culture. Au fond, ce qui comptait, c’est que la femme qu’aime César vienne d’ailleurs, qu’elle se sente enfermée à Paris et n’y trouve pas sa place. Et puis alors que j’étais toujours en quête de ma comédienne, j’ai revu, presque par hasard, un essai de María que je n’avais pas visionné : coup de foudre. Nous avons pris rendez-vous. Notre rencontre a été merveilleuse, très intense ; j’ai su aussitôt que c’était elle.

Le choix de Gilles Lellouche peut sembler assez inattendu…
Gilles est arrivé assez tôt dans le film : lui et moi souhaitions travailler ensemble depuis longtemps et j’avais très envie de le voir dans un rôle d’homme sensible, un homme éperdument amoureux de sa femme qui ne sait pas toujours comment lui montrer son amour, très loin des emplois de séducteurs dans lesquels on le cantonne souvent.

Il apporte un aspect très terrien au personnage de César…
J’y tenais beaucoup : on s’éloignait du héros du roman, trop bourgeois à mon goût, qui habite un grand appartement à Montmartre et s’offre le luxe de se faire ouvrir le musée du Louvre à trois heures du matin pour épater sa compagne. J’avais envie d’un couple qui vit dans un soixante mètres carrés du onzième arrondissement où il n’y a pas la place pour faire une chambre d’enfant ; un couple pris dans des obligations professionnelles qui ne leur offrent pas beaucoup de liberté.

PLONGER de Mélanie LaurentComment avez-vous travaillé avec vos comédiens ?
Le travail de María, qui ne parle qu’anglais et espagnol, a surtout consisté à apprendre phonétiquement son texte. C’est une grande travailleuse : en trois semaines, elle le maîtrisait parfaitement. Gilles et elle se sont également entraînés à plonger tous les jours dans un bassin de la région parisienne. Je prépare très peu mes films avec les comédiens : je préfère qu’ils gardent leur instinct, leur naturel. Mais je m’adapte à chacun : si l’un d’eux manifeste le désir de faire une lecture, je me cale à leur demande. J’ai beaucoup parlé avec María, pas du tout avec Gilles.

Tout se passe donc essentiellement sur le tournage ?
Cela a été le cas avec lui : nous avions des journées de travail très intenses : douze heures sous plus de cinquante degrés ! À partir du moment où j’en entame une, j’arrête rarement de tourner, j’improvise beaucoup en fonction de l’état dans lequel je sens mes acteurs : je les garde sans cesse dans une certaine émotion, nous explorons des choses. La chaleur aidant, Gilles s’est senti parfois dépassé, il ne savait plus trop où il allait et nous avons joué là-dessus. Étant moi-même comédienne, je fais confiance à l’instinct de l’acteur, je n’ai aucun ego d’auteur.

Quelle directrice d’acteur êtes-vous ?
J’aime par-dessus tout le cheminement qui nous mène, mes comédiens et moi, exactement là où je veux qu’ils aillent. Je ne les lâche jamais. Je suis très maternelle, très tactile, je veux qu’ils se sentent heureux – je pense qu’on peut tout trouver quand on l’est. Je peux aussi les plonger vers certains états en jouant avec eux : il m’est arrivé de me mettre à pleurer en parlant avec Gilles de ce qu’il devait ressentir pour telle ou telle scène. En agissant ainsi, je savais le charger d’émotions. Cela demande une énergie folle et j’adore ça ! Sur un tournage, j’ai une énergie hors du commun.
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