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Mercredi cinéma : "Nos plus belles vacances" de Philippe Lellouche avec Gérard Darmon, Julie Gayet, Vanessa Demouy, Philippe Lellouche…

Programme de la semaine des cinémas de la Vallée de Montmorency :
Enghien - Franconville - Saint-Gratien - Taverny et les séances du mercredi de Ermont
Autres cinémas proches : Epinay-sur-Seine - Saint-Ouen l'Aumône

 

Nos plus belles années de Philippe LelloucheZoom nouveauté : "Nos plus belles vacances" de Philippe Lellouche

L'histoire
Juillet 1976, année de la canicule. Claude, juif d’Algérie arrivé en France quinze ans plus tôt, emmène sa jeune femme Isabelle, ses deux garçons Simon (12 ans) et Bibou (8 ans), et Mamie sa belle mère, en Bretagne.
C’est Isabelle, ayant pris Claude en flagrant délit d’adultère, qui a choisi pour ces vacances le petit village où elle est née. Dès le lendemain de leur arrivée, Bernard et Bernadette, Jacky et Marie-Jeanne, deux couples d’amis les y rejoignent.
Au Rocher Abraham, ils sont accueillis avec méfiance par les autochtones à l’accent rugueux comme leurs mains… Principalement au café Pondemer, le café du village où les hommes se retrouvent. Juifs pieds-noirs, bretons catholiques… Parisiens, provinciaux : la cohabitation n’est pas facile. Mais ce sont des hommes avant tout.
Des vrais. Alors peu à peu, avec beaucoup d’humour, avec humanité, avec empathie, les choses vont évoluer, des liens se tisser… Le passé, les vieilles rancœurs, les inimitiés, seront balayés ! Laissant la place à l’amitié, aux émotions, aux amours de vacances... Des moments de vie qu’on n’oublie pas. Sentiments humains que chacun de nous connaît... Et le couple Claude-Isabelle qui se ressoude.
Au Rocher Abraham, à vingt cinq kilomètres de la mer, même Bibou et Simon deux frères complices, vont vivre un bel été. Leurs plus belles vacances ! Pour Simon surtout, qui va connaître ses premiers émois, son premier baiser, son premier amour.
Un film de Philippe Lellouche avec Gérard Darmon, Julie Gayet, Philippe Lellouche, Vanessa Demouy, Christian Vadim et Julie Bernard

 

Bonus : propos de Philippe Lellouche, réalisateur et acteur du film

Votre film donne raison à ceux qui assurent qu’une première œuvre est « forcément autobiographique ».
Je ne vais pas dire le contraire ! Le paradoxe est que ce que nous avons de plus intime en nous est souvent très largement partagé. Y-a-t-il par exemple quelque chose de plus universel que l’enfance et les émotions qu’on ressent à cette époque de la vie ? Lorsque je me suis interrogé sur ce que je portais de plus fort en moi, la réponse alors fut évidemment: «notre histoire familiale».

Nos plus belles années de Philippe LelloucheLe film est dédié « à nos pères » de manière générale, mais au vôtre en particulier.
Tous les dimanches lorsqu’on se retrouvait en famille pour déjeuner, il ne manquait pas une occasion de nous dire «j’aimerais bien vous voir une fois dans le même film au moins ton frère et toi!». Et puis un jour, on a appris la maladie de mon père. C’est d’une telle violence. C’est là que j’ai commencé à écrire "Nos plus belles vacances", pour mon frère et moi.

L’action se déroule en Bretagne durant l’été 1976…
Et pour nous petits banlieusards c’était le comble de l’exotisme je vous jure. Le TGV n’existait pas, il fallait une journée pour y arriver en voiture. C’était la terre natale de notre mère et en même temps une sorte de planète lointaine, dans une nature luxuriante où les paysans avaient un accent rocailleux insensé. Je me souviens que le cinéma local jouait des films de Bruce Lee qui étaient sortis deux ans avant à Paris. Mais j’ai aimé immédiatement cette terre et ces gens-là.

Nos plus belles années de Philippe LelloucheLe village où vous séjournez durant ce mois de juillet s’appelle Le Rocher Abraham. Un mystère en soi, pour votre père notamment.
Forcément, pour lui, le juif pied-noir d’Algérie, trouver au fin fond de la Bretagne ce Rocher Abraham c’était un clin d’œil de la vie ! Il était commerçant, comptable de formation, puis c’est devenu un industriel avec un bon sens des affaires. Comme personne, c’était un homme chaleureux, colérique à l’occasion, un peu soupe au lait. Un méditerranéen. Je me souviens très bien de lui nous disant la première fois «un village avec un nom comme ça, ne peut pas être complètement pourri !» L’ironie, c’est que personne ni dans le village ni à la mairie n’est capable d’expliquer l’origine du mot et le pourquoi d’Abraham accolé à ce rocher…

Vous avez tourné dans le village même ?
Non, à l’exception d’une scène d’intérieur, dans la maison qui fut réellement celle de mon oncle François. Nous avons tourné l’ensemble du film non loin de là, à Lanhelin qui est un typique village breton resté intact.

Selon Marcel Pagnol, «On ne guérit jamais de l’enfance». Vous le pensez aussi ? A-t-il été une influence pour vous ?
Bien sûr, la carrière de granit où on jouait enfant, c’est un peu dans mon esprit l’extension de sa garrigue Nos plus belles années de Philippe Lelloucheà lui, une terre d’aventures inépuisables. Je me rends compte que j’ai acquis une force morale. J’ai hérité là du côté terrien de la famille de ma mère, compensant un peu le côté méditerranéen et exubérant du côté de mon père: moitié couscous, moitié granit…

C’est en Bretagne à cette époque que vous prenez conscience que vous êtes en partie juif ?
Oui, parce que le regard des passants qui nous voyaient débarquer la première fois trahissait la petite peur que nous leurs inspirions. Mais l’inverse était un peu vrai aussi, leur accent en particulier était très étrange pour nous parisiens. Cela dit, sur un plan religieux j’étais aussi le fruit d’un mélange, puisque catholique par ma mère et juif par mon père. J’ai été baptisé et circoncis, mais je suis un ancien élève de l’école privée catho !

La reconstitution de cette France du milieu des années 70 est remarquable.
La "magie du cinéma" n’est pas un cliché, je vous assure. Pendant deux mois j’ai vécu un rêve qui m’a permis de reconstituer mon village d’enfance avec l’aide d’une équipe de cent personnes s’affairant à le rendre vrai et à faire revivre les gens que j’aimais. On se sent un peu Dieu à ce moment-là.

Philippe LelloucheOn vous sent encore troublé.
Oui car tandis qu’on tournait, je me revoyais deux ans plus tôt dans ma cuisine en tee-shirt, pas rasé, en train d’écrire le scénario que je n’ai fini par lâcher qu’au bout de 17 versions.

Réaliser un premier film est forcément un peu intimidant ?
J’étais évidemment conscient de mon manque d’expérience alors plutôt que de jouer au «chef», sûr de lui comme certains mal inspirés me le conseillaient, j’ai commencé par réunir toute l’équipe autour d’un pot et je leur ai dit: « aidez-moi, j’ai besoin de vous tous, c’est mon histoire mais elle ne se fera pas sans vous. C’est un premier film or si vous pensez que parfois je fais fausse route, dites-le moi ». C’est comme ça, je pense, qu’on est devenus une équipe. Sur le plateau et en dehors il y avait la même ambiance, celle d’une bande de copains. Je ne suis pas un leader au sens premier, plutôt un mec d’esprit kibboutz. Je déteste la solitude, j’aime initier les projets, mais pour diriger ensuite j’ai besoin que tout le monde prenne le relais. Je souhaite à tout débutant de tomber sur une équipe d’une telle qualité technique et surtout humaine. Ils m’ont permis de faire exactement le film que j’avais imaginé faire. Demain, je reprends les mêmes.

Votre mère a vu le film terminé ?
Bien sûr et elle a été bouleversée, forcément. Elle s’étonnait de voir à quel point j’avais reconstitué notre maison dans les moindres détails. Nos posters de Saint-Etienne et de Rocheteau y compris !

Le regard des enfants sur cette bande d’adultes donne au film sa couleur.
Ces deux enfants sont assez proches de ce que nous étions avec mon frère. Il était déjà mon meilleur ami, j’ai testé sur lui la véracité de mes premières histoires inventées.

Il est la voix-off du film.
Pour des raisons de planning il ne pouvait être des nôtres, mais sa présence est encore plus forte de cette manière.

Et pour compléter la mise en abyme de votre histoire c’est votre propre fils qui joue votre personnage enfant !
Au départ je ne le souhaitais pas, mais Vanessa (Demouy, l’épouse de Philippe Lellouche présente aussi dans le film, NDR) m’a convaincu qu’il était plus juste de lui faire passer le casting et de le considérer comme un autre candidat. Et je dois reconnaître qu’il a été le meilleur aux essais. De par la nature du projet, sa présence avait de surcroit un sens. Cette histoire générationnelle part de mon père, transite par moi et revient à mon fils de droit. Ajoutez-y que les beaux-parents de mon frère Gilles sont aussi dans le film et vous comprenez que j’assume à fond mes liens familiaux !

Vous vous êtes fait un nom au théâtre. Que vous procure le cinéma désormais ?
Un plaisir inouï, que je sens sans limite. Quand j’ai commencé à faire l’acteur c’était pour de «mauvaises raisons» comme on dit, pour qu’on m’aime, pour plaire aux filles, faire l’intéressant, être quelqu’un d’autre. Mais aujourd’hui, à travers l’écriture et la mise en scène je recherche la vérité. Ce n’est plus «jouer» mais «être» qui m’intéresse.

C’est d’ailleurs la principale consigne que vous avez donnée aux acteurs ?
Ils ont été fabuleux, je ne cesserai jamais de les remercier, je les sais contents, ils ont aimé travailler à ma manière peu dirigiste. Leur nature me comblait, je n’ai pas eu besoin de la forcer.

Quelle était votre ambition avec ce film ?
Retrouver l’atmosphère qui régnait durant cette enfance insouciante et heureuse. C’est une carte postale que j’avais écrit à l’âge de dix ans et qui m’arrive seulement aujourd’hui alors que j’en ai 45. Je voulais raconter une histoire où il fait tout le temps beau. Et le résultat est un film après-soleil…
(extrait dossier de presse)

 

Autres films toujours à l'affiche :

"Martha Marcy May Marlene" de Sean Durkin
"La mer à boire" de Jacques Maillot

"La désintégration" de Philippe Faucon
"Une bouteille à la mer" de Thierry Binisti
"Elles" de Malgoska Szumowska
"Sport de filles" de Patricia Mazuy
"Une vie meilleure" de Cédric Kahn
"La délicatesse" de David et Stéphane Foenkinos

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