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Mercredi cinéma : les films à l'affiche cette semaine dans la Vallée de Montmorency.

Publié le : 09-01-2019
EDMOND de Alexis Michalik LES INVISIBLES de Louis-Julien Petit L'HEURE DE LA SORTIE de Sébastien Marnier

Sorties de la semaine : la sélection du Journal !

"Edmond" de Alexis Michalik avec Thomas Solivérès, Olivier Gourmet, Mathilde Seigner, Tom Leeb, Lucie Boujenah, Clémentine Célarié, Igor Gotesman, Alice de Lencquesaing.
Décembre 1897, Paris. Edmond Rostand n'a pas encore trente ans mais déjà deux enfants et beaucoup d'angoisses. Il n'a rien écrit depuis deux ans. En désespoir de cause, il propose au grand Constant Coquelin une pièce nouvelle, une comédie héroïque, en vers, pour les fêtes. Seul souci : elle n'est pas encore écrite. Faisant fi des caprices des actrices, des exigences de ses producteurs corses, de la jalousie de sa femme, des histoires de cœur de son meilleur ami et du manque d'enthousiasme de l'ensemble de son entourage, Edmond se met à écrire cette pièce à laquelle personne ne croit. Pour l'instant, il n'a que le titre : "Cyrano de Bergerac".
Bande annonce

"Les Invisibles" de Louis-Julien Petit avec Audrey Lamy, Corinne Masiero, Noémie Lvovsky…
Suite à une décision municipale, l’Envol, centre d’accueil pour femmes SDF, va fermer. Il ne reste plus que trois mois aux travailleuses sociales pour réinsérer coûte que coûte les femmes dont elles s’occupent : falsifications, pistons, mensonges… Désormais, tout est permis !
Bande annonce

"L'Heure de la sortie" de Sébastien Marnier avec Laurent Lafitte, Emmanuelle Bercot, Pascal Greggory…
Lorsque Pierre Hoffman intègre le prestigieux collège de Saint Joseph il décèle, chez les 3e 1, une hostilité diffuse et une violence sourde. Est-ce parce que leur professeur de français vient de se jeter par la fenêtre en plein cours ? Parce qu’ils sont une classe pilote d’enfants surdoués ? Parce qu’ils semblent terrifiés par la menace écologique et avoir perdu tout espoir en l’avenir ? De la curiosité à l’obsession, Pierre va tenter de percer leur secret...
Bande annonce

 

Programme des cinémas de la Vallée de Montmorency :

Saint-Gratien (Les Toiles)
Franconville (cinéma Henri Langlois)
Montmorency (L'Eden)
Enghien (Centre des Arts)
Enghien (Ugc)

Ermont (séances les mardis et mercredis)
Eaubonne (séances du mercredi)

Autres cinémas proches :

Epinay-sur-Seine (CGR)
Saint-Ouen l'Aumône (Utopia)
Montigny-lès-Cormeilles (Megarama)

 

EDMOND de Alexis MichalikBonus : propos de Alexis Michalik, réalisateur du film "Edmond"

Quelle a été la genèse d’"Edmond" ?
C’est un projet que je porte depuis plus de quinze ans. Le premier déclic s’est produit en 1999 lorsque j’ai vu au cinéma "Shakespeare In Love" dans lequel Joe Madden, en se basant sur des faits réels, raconte comment, grâce à une jolie muse, le jeune Shakespeare, alors criblé de dettes, retrouve l’inspiration et écrit son plus grand chef-d'œuvre, "Roméo et Juliette". Je m’étais alors demandé pourquoi, en France, nous n’avions jamais fait de film similaire. Mais, c’en était alors resté à l’état de réflexion…
Quelques années après, je tombe sur un dossier pédagogique dans lequel on relatait les circonstances de la "première" de Cyrano. Et là, je repense au film de Madden, me dis qu’il est incroyable que personne encore n’ait songé à raconter ce qui fut la plus grande "success story" du théâtre français, la dernière aussi, puisqu’elle a eu lieu juste avant l‘arrivée du cinématographe, où ce ne seront plus les pièces, mais les films, comme "Autant en emporte le vent" qui feront des triomphes torrentiels.
J’ai donc commencé à lire tout ce qui existait sur et autour de Cyrano. Je me suis rendu compte que son auteur, Edmond Rostand n’avait que 29 ans lorsqu’il l’avait composé. Écrire un tel chef-d'œuvre à même pas trente ans ! J’ai été sidéré ! J’ai commencé à prendre des notes et suis allé voir Alain Goldman qui m’a incité à développer un scénario. Pendant ce temps-là, nous cherchions un cinéaste, car à l’époque, je ne pensais pas réaliser moi-même… C’était il y a environ six ans…
J’avais tout juste trente ans. Nous avons eu beau nous démener, nous n’avons pas trouvé de financier pour faire ce film, jugé trop onéreux…
J’étais sur le point d’abandonner, lorsque je vais à Londres. Et là, incroyablement, parmi les spectacles qui s’y donnent, il y a l’adaptation théâtrale de "Shakespeare in love" ! La pièce est si merveilleuse et si merveilleusement reçue, que cela me donne l’idée de reprendre mon "Edmond" et de le réécrire pour le théâtre et soumettre mon idée à Alain Goldman. Comme "Le Porteur d’Histoire" et "Le Cercle des illusionnistes" n’avaient pas mal marché, ils me disent banco. Malgré le nombre important de comédiens qu’"Edmond" nécessite, le Théâtre du Palais Royal donne son accord pour l’accueillir… Le succès s’est avéré tel que nous avons trouvé assez vite derrière le budget pour financer le film…

Avec "Edmond", vous avez, en quelque sorte, réitéré le "coup d’éclat" de Cyrano…
Il ne faut pas exagérer, ce n’est pas comparable (rire). Je n’ai pas été, comme Rostand, décoré de la Légion d’Honneur ni admis à l’Académie française dans la foulée de la première représentation d’"Edmond" ! Mais entre son parcours et le mien, il y a quelques petites similitudes. Par exemple, même si c’était mille fois moins phénoménal, j’ai connu, comme le père de Cyrano, mon premier succès théâtral à vingt-neuf ans (avec "Le Porteur d’Histoire"). Et même si elle est advenue sur deux ou trois ans et, non, comme un tsunami, en une seule soirée, j’ai vu comment une réussite peut changer la vie d’un auteur. Indéniablement, il y a l’avant et l’après.

Avez-vous pressenti et analysé le succès d’"Edmond" ?
Au théâtre, les cartons sont imprévisibles. Ils tiennent parfois à peu de choses, à l’air du temps ou au simple bouche-à-oreille. C’est après, quand ils sont là, qu’on peut essayer de les analyser. Le succès d’"Edmond" s’explique peut-être parce qu’à travers le portrait de Rostand, le texte met en scène et donne à "comprendre" celui qui est peut-être le héros français par excellence, Cyrano de Bergerac, un homme, ni beau ni ambitieux, mais qui a ce petit truc en plus dont on raffole chez nous et qui s’appelle le panache. C’est un homme courageux qui place les sentiments au-dessus de tout, un timide disgracieux qui n’a d’autre ambition que celle d’aimer.
Aujourd’hui, comme disent les anglo-saxons, on le classerait dans la catégorie des "losers" magnifiques. Dans l’Hexagone, où, contrairement à l’Amérique, on n’apprécie ni les « winners », ni les mecs trop beaux, on ne peut que l’aimer. Il touche toutes les catégories et toutes les couches de la population. Il est universel…
La "forme" d ‘Edmond a peut-être joué aussi en sa faveur. Je l’ai conçu comme un vrai show. Sur scène, ça bouge, ça déménage, il y a du monde, les changements de décors sont nombreux et se font à vue. Il y a de l’humour, de l’émotion, de la poésie et du rythme. C’est un spectacle à l’américaine, comme il s’en donne à Broadway. On va voir "Edmond" comme on va voir une comédie musicale, à cette différence près qu’il n’y a pas de chanson ! (rire).
(extrait dossier de presse)

EDMOND de Alexis MichalikLES INVISIBLES de Louis-Julien PetitL'HEURE DE LA SORTIE de Sébastien Marnier

Sorties de la semaine : la sélection du Journal !

"Edmond" de Alexis Michalik avec Thomas Solivérès, Olivier Gourmet, Mathilde Seigner, Tom Leeb, Lucie Boujenah, Clémentine Célarié, Igor Gotesman, Alice de Lencquesaing.
Décembre 1897, Paris. Edmond Rostand n'a pas encore trente ans mais déjà deux enfants et beaucoup d'angoisses. Il n'a rien écrit depuis deux ans. En désespoir de cause, il propose au grand Constant Coquelin une pièce nouvelle, une comédie héroïque, en vers, pour les fêtes. Seul souci : elle n'est pas encore écrite. Faisant fi des caprices des actrices, des exigences de ses producteurs corses, de la jalousie de sa femme, des histoires de cœur de son meilleur ami et du manque d'enthousiasme de l'ensemble de son entourage, Edmond se met à écrire cette pièce à laquelle personne ne croit. Pour l'instant, il n'a que le titre : "Cyrano de Bergerac".
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"Les Invisibles" de Louis-Julien Petit avec Audrey Lamy, Corinne Masiero, Noémie Lvovsky…
Suite à une décision municipale, l’Envol, centre d’accueil pour femmes SDF, va fermer. Il ne reste plus que trois mois aux travailleuses sociales pour réinsérer coûte que coûte les femmes dont elles s’occupent : falsifications, pistons, mensonges… Désormais, tout est permis !
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"L'Heure de la sortie" de Sébastien Marnier avec Laurent Lafitte, Emmanuelle Bercot, Pascal Greggory…
Lorsque Pierre Hoffman intègre le prestigieux collège de Saint Joseph il décèle, chez les 3e 1, une hostilité diffuse et une violence sourde. Est-ce parce que leur professeur de français vient de se jeter par la fenêtre en plein cours ? Parce qu’ils sont une classe pilote d’enfants surdoués ? Parce qu’ils semblent terrifiés par la menace écologique et avoir perdu tout espoir en l’avenir ? De la curiosité à l’obsession, Pierre va tenter de percer leur secret...
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Programme des cinémas de la Vallée de Montmorency :

Saint-Gratien (Les Toiles)
Franconville (cinéma Henri Langlois)
Montmorency (L'Eden)
Enghien (Centre des Arts)
Enghien (Ugc)

Ermont (séances les mardis et mercredis)
Eaubonne (séances du mercredi)

Autres cinémas proches :

Epinay-sur-Seine (CGR)
Saint-Ouen l'Aumône (Utopia)
Montigny-lès-Cormeilles (Megarama)

 

EDMOND de Alexis MichalikBonus : propos de Alexis Michalik, réalisateur du film "Edmond"

Quelle a été la genèse d’"Edmond" ?
C’est un projet que je porte depuis plus de quinze ans. Le premier déclic s’est produit en 1999 lorsque j’ai vu au cinéma "Shakespeare In Love" dans lequel Joe Madden, en se basant sur des faits réels, raconte comment, grâce à une jolie muse, le jeune Shakespeare, alors criblé de dettes, retrouve l’inspiration et écrit son plus grand chef-d'œuvre, "Roméo et Juliette". Je m’étais alors demandé pourquoi, en France, nous n’avions jamais fait de film similaire. Mais, c’en était alors resté à l’état de réflexion…
Quelques années après, je tombe sur un dossier pédagogique dans lequel on relatait les circonstances de la "première" de Cyrano. Et là, je repense au film de Madden, me dis qu’il est incroyable que personne encore n’ait songé à raconter ce qui fut la plus grande "success story" du théâtre français, la dernière aussi, puisqu’elle a eu lieu juste avant l‘arrivée du cinématographe, où ce ne seront plus les pièces, mais les films, comme "Autant en emporte le vent" qui feront des triomphes torrentiels.
J’ai donc commencé à lire tout ce qui existait sur et autour de Cyrano. Je me suis rendu compte que son auteur, Edmond Rostand n’avait que 29 ans lorsqu’il l’avait composé. Écrire un tel chef-d'œuvre à même pas trente ans ! J’ai été sidéré ! J’ai commencé à prendre des notes et suis allé voir Alain Goldman qui m’a incité à développer un scénario. Pendant ce temps-là, nous cherchions un cinéaste, car à l’époque, je ne pensais pas réaliser moi-même… C’était il y a environ six ans…
J’avais tout juste trente ans. Nous avons eu beau nous démener, nous n’avons pas trouvé de financier pour faire ce film, jugé trop onéreux…
J’étais sur le point d’abandonner, lorsque je vais à Londres. Et là, incroyablement, parmi les spectacles qui s’y donnent, il y a l’adaptation théâtrale de "Shakespeare in love" ! La pièce est si merveilleuse et si merveilleusement reçue, que cela me donne l’idée de reprendre mon "Edmond" et de le réécrire pour le théâtre et soumettre mon idée à Alain Goldman. Comme "Le Porteur d’Histoire" et "Le Cercle des illusionnistes" n’avaient pas mal marché, ils me disent banco. Malgré le nombre important de comédiens qu’"Edmond" nécessite, le Théâtre du Palais Royal donne son accord pour l’accueillir… Le succès s’est avéré tel que nous avons trouvé assez vite derrière le budget pour financer le film…

Avec "Edmond", vous avez, en quelque sorte, réitéré le "coup d’éclat" de Cyrano…
Il ne faut pas exagérer, ce n’est pas comparable (rire). Je n’ai pas été, comme Rostand, décoré de la Légion d’Honneur ni admis à l’Académie française dans la foulée de la première représentation d’"Edmond" ! Mais entre son parcours et le mien, il y a quelques petites similitudes. Par exemple, même si c’était mille fois moins phénoménal, j’ai connu, comme le père de Cyrano, mon premier succès théâtral à vingt-neuf ans (avec "Le Porteur d’Histoire"). Et même si elle est advenue sur deux ou trois ans et, non, comme un tsunami, en une seule soirée, j’ai vu comment une réussite peut changer la vie d’un auteur. Indéniablement, il y a l’avant et l’après.

Avez-vous pressenti et analysé le succès d’"Edmond" ?
Au théâtre, les cartons sont imprévisibles. Ils tiennent parfois à peu de choses, à l’air du temps ou au simple bouche-à-oreille. C’est après, quand ils sont là, qu’on peut essayer de les analyser. Le succès d’"Edmond" s’explique peut-être parce qu’à travers le portrait de Rostand, le texte met en scène et donne à "comprendre" celui qui est peut-être le héros français par excellence, Cyrano de Bergerac, un homme, ni beau ni ambitieux, mais qui a ce petit truc en plus dont on raffole chez nous et qui s’appelle le panache. C’est un homme courageux qui place les sentiments au-dessus de tout, un timide disgracieux qui n’a d’autre ambition que celle d’aimer.
Aujourd’hui, comme disent les anglo-saxons, on le classerait dans la catégorie des "losers" magnifiques. Dans l’Hexagone, où, contrairement à l’Amérique, on n’apprécie ni les « winners », ni les mecs trop beaux, on ne peut que l’aimer. Il touche toutes les catégories et toutes les couches de la population. Il est universel…
La "forme" d ‘Edmond a peut-être joué aussi en sa faveur. Je l’ai conçu comme un vrai show. Sur scène, ça bouge, ça déménage, il y a du monde, les changements de décors sont nombreux et se font à vue. Il y a de l’humour, de l’émotion, de la poésie et du rythme. C’est un spectacle à l’américaine, comme il s’en donne à Broadway. On va voir "Edmond" comme on va voir une comédie musicale, à cette différence près qu’il n’y a pas de chanson ! (rire).
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