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Mercredi cinéma : les films à l'affiche cette semaine dans la Vallée de Montmorency.

Publié le : 12-02-2020

UN DIVAN A TUNIS de Manele LabidiLe film de la semaine :

"Un divan à Tunis" de Manele Labidi avec Golshifteh Farahani, Majd Mastoura, Aïcha Ben Miled…
Après avoir exercé en France, Selma, 35 ans, ouvre son cabinet de psychanalyse dans une banlieue populaire de Tunis. Au lendemain de la Révolution, la demande s'avère importante dans ce pays « schizophrène ». Mais entre ceux qui prennent Freud et sa barbe pour un frère musulman et ceux qui confondent séances tarifées avec "prestations tarifées", les débuts du cabinet sont mouvementés… Alors que Selma commence enfin à trouver ses marques, elle découvre qu'il lui manque une autorisation indispensable pour continuer d'exercer…
> Bande annonce

Autres sorties à noter :

"Le Prince Oublié" de Michel Hazanavicius avec Omar Sy, Bérénice Bejo, François Damiens…
Sofia, 8 ans, vit seule avec son père. Tous les soirs, il lui invente une histoire pour l’endormir. Ses récits extraordinaires prennent vie dans un monde imaginaire où l’héroïne est toujours la princesse Sofia, et son père, le Prince courageux. Mais trois ans plus tard, quand Sofia rentre au collège, elle n’a plus besoin de ces histoires. Désarmé, son père va devoir accepter que sa fille grandisse et s’éloigne de lui. Dans leur Monde imaginaire, le Prince va alors devoir affronter la plus épique de toutes ses aventures pour conserver une place dans l’histoire.
> Bande annonce

"La Fille au bracelet" de Stéphane Demoustier avec Melissa Guers, Roschdy Zem, Chiara Mastroianni
Lise, 18 ans, vit dans un quartier résidentiel sans histoire et vient d'avoir son bac. Mais depuis deux ans, Lise porte un bracelet car elle est accusée d'avoir assassiné sa meilleure amie.
> Bande annonce


Retrouvez rapidement le programme des cinémas de la Vallée de Montmorency

Saint-Gratien (Les Toiles)
Franconville (cinéma Henri Langlois)
Montmorency (L'Eden)
Taverny (Studio Ciné)
Enghien (Centre des Arts)
Enghien (Ugc)

Ermont (séances les mardis et mercredis)
Eaubonne (séances du mercredi)

Autres cinémas proches :
Epinay-sur-Seine (CGR)
Saint-Ouen l'Aumône (Utopia)
Montigny-lès-Cormeilles (Megarama)

 

UN DIVAN A TUNIS de Manele LabidiBonus : propos de Manele Labidi, réalisatrice de "Un divan à Tunis"

Comment est né le projet ?
La Tunisie a toujours été pour moi une matière cinématographique puissante, de par ses paysages, sa lumière et la complexité de ses habitants au carrefour entre culture arabo-musulmane et méditerranéenne. Je savais que mon premier film se passerait à Tunis mais c’est la révolution tunisienne qui a été le véritable déclencheur.
La révolution a rendu le pays tout d’un coup « bavard » après des décennies de dictature et c’est cette effusion de parole intime et collective que j’avais envie de traiter. J’ai aussi compris que la révolution avait eu impact sur le psychisme de la population : la chute brutale de la dictature avait plongé le pays dans un chaos et une incertitude provoquant chez certains des troubles anxieux et dépressifs liés aux interrogations sur l’avenir politique du pays, la crise économique, le spectre islamiste, le terrorisme.
Les mois qui suivirent la révolution m’ont fait penser aux mois qui suivent les débuts d’une analyse. Tout est à reconstruire, on remet tout en question et puis progressivement chaque chose retrouve une place. De là, est née cette figure de psychanalyste franco-tunisienne, oreille à la fois extérieure, distancée mais mue par une volonté de venir contribuer à la reconstruction de son pays d’origine et de donner un sens à vie.

Vous ne jouez pas sur le clash orient/occident dans le film, pourquoi ce parti pris ?
La psychothérapie et la psychanalyse sont encore des pratiques marginales et difficiles d’accès en Tunisie mais je ne crois pas que cela relève uniquement de blocages profonds liés à la religion ou à la culture. Cette dimension existe bien sûr mais je me méfie des théories essentialistes sur le monde arabo-musulman. Les résistances face à ces disciplines existent un peu partout en occident encore aujourd’hui. Je n’avais aucune envie de surfer sur le crédo facile du « corps étranger occidental qui vient prêcher la bonne parole auprès d’une population naïve et inculte ». Ce n’est pas la réalité. La demande pour les consultations psychothérapeutiques a crû auprès de la classe moyenne depuis la révolution et alimenter le cliché de la psy occidentalisée seule contre une population arriérée aurait été grossier et injuste. Je voulais placer l’enjeu ailleurs, autour du projet
fou d’une jeune femme venant installer un cabinet dans un pays en ébullition, en pleine reconstruction sociale, politique, économique et administrative.

Ce sont des sujets qui sont habituellement traités de façon dramatique. Est-ce que choisir la comédie vous a permis de les aborder plus frontalement ?
L’actualité des dernières décennies a réduit le monde arabo-musulman au
terrorisme, à l’islamisme, à la question du voile, aux figures masculines répressives et à des figures féminines bafouées. J’avais envie d’utiliser les outils de la comédie pour sortir de ce schéma et offrir un regard différent. La comédie, ses codes, ses outils cinématographiques permettent de traiter de ces sujets complexes de manière élégante et distancée, ce qui m’a offert une très grande liberté. Par ailleurs, l’humour fait partie intégrante de la culture tunisienne et l’évacuer de ce film aurait trahi l’énergie du pays.
(extrait dossier de presse)

 

 

 

UN DIVAN A TUNIS de Manele LabidiLe film de la semaine :

"Un divan à Tunis" de Manele Labidi avec Golshifteh Farahani, Majd Mastoura, Aïcha Ben Miled…
Après avoir exercé en France, Selma, 35 ans, ouvre son cabinet de psychanalyse dans une banlieue populaire de Tunis. Au lendemain de la Révolution, la demande s'avère importante dans ce pays « schizophrène ». Mais entre ceux qui prennent Freud et sa barbe pour un frère musulman et ceux qui confondent séances tarifées avec "prestations tarifées", les débuts du cabinet sont mouvementés… Alors que Selma commence enfin à trouver ses marques, elle découvre qu'il lui manque une autorisation indispensable pour continuer d'exercer…
> Bande annonce

Autres sorties à noter :

"Le Prince Oublié" de Michel Hazanavicius avec Omar Sy, Bérénice Bejo, François Damiens…
Sofia, 8 ans, vit seule avec son père. Tous les soirs, il lui invente une histoire pour l’endormir. Ses récits extraordinaires prennent vie dans un monde imaginaire où l’héroïne est toujours la princesse Sofia, et son père, le Prince courageux. Mais trois ans plus tard, quand Sofia rentre au collège, elle n’a plus besoin de ces histoires. Désarmé, son père va devoir accepter que sa fille grandisse et s’éloigne de lui. Dans leur Monde imaginaire, le Prince va alors devoir affronter la plus épique de toutes ses aventures pour conserver une place dans l’histoire.
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"La Fille au bracelet" de Stéphane Demoustier avec Melissa Guers, Roschdy Zem, Chiara Mastroianni
Lise, 18 ans, vit dans un quartier résidentiel sans histoire et vient d'avoir son bac. Mais depuis deux ans, Lise porte un bracelet car elle est accusée d'avoir assassiné sa meilleure amie.
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Retrouvez rapidement le programme des cinémas de la Vallée de Montmorency

Saint-Gratien (Les Toiles)
Franconville (cinéma Henri Langlois)
Montmorency (L'Eden)
Taverny (Studio Ciné)
Enghien (Centre des Arts)
Enghien (Ugc)

Ermont (séances les mardis et mercredis)
Eaubonne (séances du mercredi)

Autres cinémas proches :
Epinay-sur-Seine (CGR)
Saint-Ouen l'Aumône (Utopia)
Montigny-lès-Cormeilles (Megarama)

 

UN DIVAN A TUNIS de Manele LabidiBonus : propos de Manele Labidi, réalisatrice de "Un divan à Tunis"

Comment est né le projet ?
La Tunisie a toujours été pour moi une matière cinématographique puissante, de par ses paysages, sa lumière et la complexité de ses habitants au carrefour entre culture arabo-musulmane et méditerranéenne. Je savais que mon premier film se passerait à Tunis mais c’est la révolution tunisienne qui a été le véritable déclencheur.
La révolution a rendu le pays tout d’un coup « bavard » après des décennies de dictature et c’est cette effusion de parole intime et collective que j’avais envie de traiter. J’ai aussi compris que la révolution avait eu impact sur le psychisme de la population : la chute brutale de la dictature avait plongé le pays dans un chaos et une incertitude provoquant chez certains des troubles anxieux et dépressifs liés aux interrogations sur l’avenir politique du pays, la crise économique, le spectre islamiste, le terrorisme.
Les mois qui suivirent la révolution m’ont fait penser aux mois qui suivent les débuts d’une analyse. Tout est à reconstruire, on remet tout en question et puis progressivement chaque chose retrouve une place. De là, est née cette figure de psychanalyste franco-tunisienne, oreille à la fois extérieure, distancée mais mue par une volonté de venir contribuer à la reconstruction de son pays d’origine et de donner un sens à vie.

Vous ne jouez pas sur le clash orient/occident dans le film, pourquoi ce parti pris ?
La psychothérapie et la psychanalyse sont encore des pratiques marginales et difficiles d’accès en Tunisie mais je ne crois pas que cela relève uniquement de blocages profonds liés à la religion ou à la culture. Cette dimension existe bien sûr mais je me méfie des théories essentialistes sur le monde arabo-musulman. Les résistances face à ces disciplines existent un peu partout en occident encore aujourd’hui. Je n’avais aucune envie de surfer sur le crédo facile du « corps étranger occidental qui vient prêcher la bonne parole auprès d’une population naïve et inculte ». Ce n’est pas la réalité. La demande pour les consultations psychothérapeutiques a crû auprès de la classe moyenne depuis la révolution et alimenter le cliché de la psy occidentalisée seule contre une population arriérée aurait été grossier et injuste. Je voulais placer l’enjeu ailleurs, autour du projet
fou d’une jeune femme venant installer un cabinet dans un pays en ébullition, en pleine reconstruction sociale, politique, économique et administrative.

Ce sont des sujets qui sont habituellement traités de façon dramatique. Est-ce que choisir la comédie vous a permis de les aborder plus frontalement ?
L’actualité des dernières décennies a réduit le monde arabo-musulman au
terrorisme, à l’islamisme, à la question du voile, aux figures masculines répressives et à des figures féminines bafouées. J’avais envie d’utiliser les outils de la comédie pour sortir de ce schéma et offrir un regard différent. La comédie, ses codes, ses outils cinématographiques permettent de traiter de ces sujets complexes de manière élégante et distancée, ce qui m’a offert une très grande liberté. Par ailleurs, l’humour fait partie intégrante de la culture tunisienne et l’évacuer de ce film aurait trahi l’énergie du pays.
(extrait dossier de presse)

 

 

 

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