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Mercredi cinéma : "La délicatesse" de David et Stéphane Foenkinos avec Audrey Tautou et François Damiens.

Programme de la semaine des cinémas de la Vallée de Montmorency :
Enghien - Franconville - Saint-Gratien - Taverny et les séances du mercredi de Ermont
Autres cinémas proches : Epinay-sur-Seine - Saint-Ouen l'Aumône

 

La délicatesse de David et Stéphane FoenkinosZoom nouveauté : "La délicatesse" de David et Stéphane Foenkinos

L'histoire
Nathalie a tout pour être heureuse. Elle est jeune, belle, et file le parfait amour. La mort accidentelle de son mari va couper son élan. Pendant des années, elle va s’investir dans son travail, se sentir en parenthèse de sa vie sensuelle. Mais subitement, sans qu’elle comprenne vraiment pourquoi, elle embrasse un de ses collègues. Markus, un homme très atypique. S’ensuit alors la valse sentimentale de ce couple hautement improbable qui va susciter interrogation et agressivité au sein de l’entreprise. Choisit-on vraiment par quel moyen on renaît à la vie ? Nathalie et Markus vont finir par fuir pour vivre leur histoire et leur émerveillement à l’abri de tout. Cette histoire de renaissance est aussi celle de l’étrangeté amoureuse.
Le film est adapté du 8ème roman de David Foenkinos ((10 prix littéraires – vendu à plus de 700 000 exemplaires).
Un film de David et Stéphane Foenkinos avec Audrey Tautou et François Damiens, Bruno Todeschini, Mélanie Bernier...

 

Bonus : propos de David et Stéphane Foenkinos, réalisateurs du film

David, "La délicatesse" est votre huitième roman, celui qui a eu le plus de lecteurs (700 000 exemplaires vendus, traduit dans vingt et un pays). Comment est née l’idée de le transformer en film ?
Stéphane Foenkinos : On avait l’envie de faire un jour un film tous les deux. J’ai eu la chance que David me donne le livre à lire très vite. J’ai tout de suite pensé que c’était cela qu’il fallait tourner. Et c’était bien avant qu’on imagine que le livre atteindrait autant de lecteurs.
David Foenkinos : Plusieurs de mes livres sont en cours d’adaptation. Mais dans mon esprit, mon désir de cinéma n’était pas lié à mon activité d’écrivain. D’un côté j’écris des romans, de l’autre j’avais envie de faire un film. Au fil des interviews accordées pour la sortie du livre, au fil des débats qui l’ont accompagnée, je me suis rendu compte que, plus que je ne l’imaginais, cette histoire m’était personnelle, que ce sujet me tenait particulièrement à cœur. Je n’avais pas fini mon histoire avec cette histoire. Lorsque d’autres de mes livres sont parus, j’avais ressenti une lassitude, j’avais envie de passer à autre chose. Alors que là, je ne m’en détachais pas, j’avais envie d’en parler, j’avais l’énergie de passer encore du temps avec.

Sur quoi repose cette complicité cinématographique des frères Foenkinos ?
David F. : Cela fait dix ans qu’on élabore des films…
Stéphane F. : On a eu un bon parrain. C’est Jacques Doillon (avec lequel j’ai débuté en tant que directeur de casting) qui a eu l’idée de nous faire travailler ensemble sur un projet. Il avait un scénario qu’il n’arrivait pas à finir et sur lequel il cherchait un œil neuf. À l’époque, j’écrivais déjà de mon côté, et du sien, David avait publié un premier roman. Jusqu’au jour où je réalisais le making of d’un film de Stéphanie Murat, au Luxembourg, et où, disposant d’une équipe technique, j’ai vu l’opportunitAudrey Tautoué de réaliser le court métrage auquel nous pensions depuis un moment.

Comment s’est passée l’élaboration de "La délicatesse"
David F.; Parmi les propositions, on a été contents de rencontrer les producteurs Marc-Antoine Robert et Xavier Rigault car ils avaient acquis les droits de mon roman précédent, "Nos séparations", et je me sentais très en confiance. J’ai alors écrit le scénario, en essayant de trouver de nouvelles idées. Je voulais que ce soit un film adapté d’un livre, davantage qu’une transposition.

Le style littéraire de David repose en partie sur un désir constant de jouer avec le lecteur. Il y a de l’autodérision, et de multiples digressions, des informations intercalées entre les chapitres, des références culturelles, listes, résultats de matches de foot, la recette du risotto aux asperges… Comment avez-vous résolu ce dilemme : garder ces annotations mais comment ? Ou les supprimer mais au risque de perdre le ton ?
David F. : L’adaptation est très fidèle, mais je pense que les scènes du livre n’étaient pas forcément cinématographiques. Mon défi, c’était de garder la tonalité du texte en créant de nouvelles fantaisies. J’ai utilisé des transitions, des ellipses, des astuces pour illustrer le temps qui passe. Il y a des choses qui n’existent pas dans le livre, mais un film n’est pas un roman, et là, il fallait que les trouvailles soient visuelles.

La voix intérieure permet aussi de garder un contact avec le texte…
David F. : Le film commence et se termine par une voix off. Dans les cinéastes qui nous influencent, il y a d’abord Truffaut… (il y a d’ailleurs la scène dite «des biscottes» en hommage direct à "domicile conjugal"), mais on ne voulait pas non plus tomber dans le piège d’un film trop littéraire.
Stéphane F. : On aime également beaucoup le comique visuel, le comique de situation. Et les personnages décalés de Jacques Tati, Pierre Etaix ou Blake Edwards.

Vous signez ce film à deux. Vous êtes-vous partagé les tâches ? Qui fait quoi ?
David F. : On est extrêmement complémentaires. J’ai écrit l’histoire, le scénario, et je suis fasciné par la technique, le cadre, le découpage. J’ai passé beaucoup de temps ces dernières années sur des tournages.
Stéphane F. : J’ai été très rassuré de tourner en duo. C’était impensable pour moi de faire un film seul, même si j’étaiFrançois Damiens et Audrey Tautous plus lié à ce métier que David. Lui, c’était l’auteur du livre, donc la conscience, le référent par rapport aux personnages, à leur psychologie. Au moindre souci sur le texte, David faisait l’arbitrage. Moi, de par mon métier de casting, j’étais enclin à diriger les comédiens.

Comment s’est dessiné le casting ?
David F. : On a fait très vite lire le script à Audrey Tautou comme un rêve un peu fou, sans trop y croire même si nous étions certains que c’était elle le personnage.

En quoi Audrey Tautou est-elle «le» personnage ?
David F. : Pendant que j’écrivais le script, j’ai vu "La Maison de poupée" d’Ibsen qu’elle jouait au théâtre, et j’ai été ébloui par sa prestation… J’étais émerveillé par ce qu’elle dégageait de puissance et de fragilité et en même temps d’énergie comique.
Stéphane F. : De mon côté, j’avais un lien particulier avec elle, puisque j’avais fait le casting du film de Pascale Bailly, " Dieu est grand, je suis toute petite". Je connaissais sa capacité de pouvoir travailler sur des registres très différents, son inventivité. Comme sa dextérité à rester crédible de la femme-enfant du début à la femme éprouvée par la vie qui s’ouvre à nouveau. Audrey craignait qu’au fil de l’épreuve qu’elle traverse, son personnage devienne sec, antipathique, or ce n’est jamais le cas.

Parlons des rôles masculins. Dans le roman, vous parlez d’un compromis entre Pierre Richard et Marlon Brando… mais, étrangement, c’est pour dépeindre François, le mari de Nathalie, et non pas Markus, son collègue de bureau tombé amoureux d’elle. Or Markus, qu’interprète François Damiens, a aussi un côté Pierre Richard…
David F. : C’est vrai… Pour François, il fallait quelqu’un d’un charme tel qu’on ait envie de passer sa vie avec lui, et dont la disparition prématurée nous dévaste. Quand à Markus, au début, on ne voyait pas qui pouvait jouer ce rôle de suédois atypique. On a fait un casting de comédiens scandinaves. Et subitement, François est arrivé dans le paysage.
Stéphane F. : On avait un nuage de visages, et à chaque fois il revenait.
David F. : Physiquement, c’est vraiment le personnage, mais j’avais l’image du type des caméras cachées, de l’extraverti, j’avais un doute : Markus est un timide, un discret. Quand on l’a rencontré, cela a été un véritable choc. François DamiensIl était le rôle.
Stéphane F. : Je l’avais distribué dans "le premier venu" de Doillon, où il avait deux scènes d’agent immobilier, à la fois comique et terrorisé. Son personnage a cette part d’enfance que l’on trouve chez l’écrivain polonais Gombrowicz…
David F. : C’est un personnage à la Gogol. Il lit Cioran. Il a la douceur grotesque des personnages de romans des pays de l’Est qui m’influencent beaucoup. Audrey Tautou lit d’ailleurs un roman de Goncharov dans le film.
Stéphane F. : Il est intemporel… comme dans les films de Kaurismaki, que nous adorons !

Pio Marmaï joue François, le mari…
David F. : Il est parfait, il a la fragilité, la douceur, la tendresse, une forme de maladresse… J’ai écrit le script en pensant à lui, à sa force vitale, après l’avoir vu dans "le premier jour du reste de ta vie" de Rémi Bezançon.
Stéphane F. : Il est beau ET drôle. À la fois Patrick Dewaere et Pierre Richard.

Bruno Todeschini ?
Stéphane F. : On ne sait pas à quel point lui aussi a une "vis comica" peu exploitée ! Pour jouer ce personnage de bellâtre, de loser, il fallait avoir une sacrée dose de recul, ce qu’il a parfaitement compris. Il va en étonner plus d’un.
David F. : C’est un personnage qui souffre, un personnage ingrat. D’une manière caricaturale, il est le méchant de l’histoire. Mais je voulais qu’il puisse nous toucher. Bruno a parfaitement réussi cet étrange équilibre. Il faut aussi parler de Mélanie Bernier (Chloé), à laquelle je pensais dès l’écriture du livre. Elle a un immense sens de l’autodérision. Quand à Joséphine de Meaux, on la voulait à tout prix, en grands fans des films d’Olivier Nakache et Eric Toledano. Le personnage qu’elle interprète (Sophie, la meilleure amie de Nathalie) est le seul qui n’existe pas dans le livre, je l’ai écrit pour elle.

La musique est partie prenante du ton du film. Comment votre choix s’est-il porté sur Emilie Simon ?
David F. : Au départ, parmi mes convictions, il y avait cette musicienne formidablement inventive. C’est la chanteuse que j’admire le plus, et que je rêvais de rencontrer. C’est la chanteuse qui colle le mieux à l’univers de "la délicatesse". À partir du moment où elle a dit oui, elle s’est impliquée au delà de nos espérances. Elle a proposé beaucoup de chansons. Au début, on ne voulait pas tant de musique, mais chaque fois qu’elle nous envoyait quelque chose, c’était tellement juste et approprié à nos images, que ce fut un vrai mariage. C’est un film de David et Stéphane Foenkinos avec la musique d’Emilie Simon !
Stéphane F. : C’est comme si elle avait créé un monde à la fois parallèle au film et en même temps en totale symbiose.

La scène du premier baiser est très inattendue, d’autant qu’on n’a jamais vu François Damiens auparavant, n’est-ce pas ?
Stéphane F.  Ah désolé de vous contredire, mais Markus apparaît quelques scènes plus tôt lors de la première réunion de Nathalie avec son groupe. On aimait bien l’idée d’avoir un héros qui arrive au bout de 30 minutes de film, et dont on ne voit pas le visage lors de sa première scène.
David F. : La scène du baiser est sûrement la scène clé du film. Je me souviens d’un immense soulagement lors du tournage quand j’ai vu le fabuleux roulement d’iris de François Damiens. Il faut dire qu’Audrey nous a beaucoup aidés. Nous avons mis en place une stratégie particulière pour cette journée. Nous avons fait de nombreux plans annexes, pour repousser sans cesse le baiser. François a baissé la garde. Et lors d’une prise, alors qu’il ne s’y attendait plus, Audrey l’a vraiment embrassé avec fougue. On ressent réellement sa surprise dans le plan.

La scène de la fin est particulièrement émouvante. Comment l’avez-vous imaginée ?
Stéphane F. : David avait écrit ce plan séquence assez audacieux dès le scénario et il n’avait pas que des défenseurs au sein de notre équipe ! Nous avons fait beaucoup d’essais et de répétitions. Ensuite, grâce à la déco qui a magnifié ce jardin, la prise de vue au steadycam, la dextérité des comédiens et la musique d’Emilie Simon, cette chorégraphie a pris tout son sens et nous avons pu restituer ce que nous avions en tête.
(extrait dossier de presse)

 

Autres films toujours à l'affiche :

"Des vents contraires" de Jalil Lespert
"Donoma" de Djinn Carrénard
"The lady" de Luc Besson
"L'art d'aimer" d'Emmanuel Mouret
"L'ordre et la morale" de Mathieu Kassovitz
"Toutes nos envies" de Philippe Lioret
"La source des femmes" de Radu Mihaileanu
"L'exercice de l'Etat" de Pierre Schoeller
"Polisse" de Maïwenn
 "The artist" de Michel Hazanavicius 

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