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Mercredi cinéma : "Kings" de Deniz Gamze Ergüven avec Halle Berry et Daniel Craig.

Programme de la semaine des cinémas de la Vallée de Montmorency :
Enghien (ugc) - Enghien (centre des arts),  Franconville - Montmorency - Saint-Gratien et les séances à Ermont (mardi-mercredi) et Eaubonne (mercredi)
Autres cinémas proches : Epinay-sur-Seine - Saint-Ouen l'Aumône

 

KINGS de Deniz Gamze ErgüvenSortie de la semaine (11 avril 2018) : "Kings" de Deniz Gamze Ergüven

L'histoire
1992, dans un quartier populaire de Los Angeles.
Millie s’occupe de sa famille et d’enfants qu’elle accueille en attendant leur adoption. Avec amour, elle s’efforce de leur apporter des valeurs et un minimum de confort dans un quotidien parfois difficile.
À la télévision, le procès Rodney King bat son plein. Lorsque les émeutes éclatent, Millie va tout faire pour protéger les siens et le fragile équilibre de sa
famille.
Un film de Deniz Gamze Ergüven avec Halle Berry et Daniel Craig.

> Bande annonce du film

 

Bonus : propos de Deniz Gamze Ergüven (extrait communiqué de presse)

Comment est née l’idée de "Kings" ?
Tout a commencé pour moi avec les émeutes de 2005 en France. J’ai été interpellée par ce qui était en train de se passer. Et j’avais le sentiment de comprendre, du moins de reconnaître ce qui se matérialisait à travers ces émeutes. Je ressentais un malaise très fort à l’époque en France. Je suis arrivée à Paris à l’âge de six mois, j’y ai vécu presque toute ma vie. Or je n’étais toujours pas française, on venait de me refuser pour la deuxième fois la nationalité. Et je ne savais pas si j’allais pouvoir rester en France. Je devais aller fréquemment à la Préfecture, j’avais peur à chaque fois que je passais le contrôle des passeports à la frontière. Je ressentais ainsi un sentiment étrange de fragilité dans ma relation au pays que je considérais comme le mien. Dans ces émeutes, je pouvais reconnaître quelque chose que je ne connaissais que trop bien. Ce sentiment d’être rejeté par un pays qu’on aime profondément, même si ce qui se passait alors, courses poursuites, affrontements avec la police, ce n’était pas comme cela que je manifesterais mes émotions.
Un an plus tard, j’ai rencontré cette femme qui m’a parlé des émeutes de Los Angeles. J’avais toujours en tête ces images surgies de mon adolescence, Rodney King, Reginald Denny. Bien que les émeutes de 1992 à L.A. se soient passées à une échelle radicalement différente, elles sont le même symptôme d’une détresse émotionnelle arrivée à un niveau extrême.

Et donc tu es partie pour Los Angeles afin d’enquêter sur les émeutes ?
J’ai d’abord entamé des recherches à Paris, en épluchant tous les livres et les archives auxquels je pouvais avoir accès. J’ai eu assez vite l’intuition du film que j’avais envie de faire. À la première occasion d’aller à Los Angeles je suis partie un mois, fin août 2006. Je n’y avais jusque-là jamais mis les pieds. J’ai parcouru South Central, et les quartiers qui avaient été le ground zero des émeutes. J’ai continué aussi à parcourir toutes les archives auxquelles je pouvais avoir accès, de radio, de presse, de télévision...
J’avais dans un premier temps besoin de m’approprier ces événements comme des faits d’Histoire, puis de tout oublier pour faire un film. Chaque pas, chaque échange durant ce premier voyage ont confirmés l’intuition initiale. Et cela a été trois ans où j’allais à Los Angeles le plus souvent possible. J’ai passé beaucoup de temps au sein des différentes communautés impliquées d’une manière ou d’une autre dans ces émeutes.
Je partageais le quotidien d’officiers de police, de membres de gangs, d’habitants de South Central. J’avais besoin de comprendre le regard de chacun, les différentes manières de penser. Il s’agissait de comprendre des dynamiques qui m’étaient étrangères.

Comment as-tu imaginé les personnages du film ?
Ils sont tous inspirés de personnes réelles. À commencer par la rencontre décisive avec la « vraie Millie », devenue le personnage central du film. J’étais en route vers une église. Je m’étais perdue et j’ai demandé mon chemin à cette femme. Elle m’a dit « viens plutôt dans mon église ! ». Je l’ai suivie, et une amitié est née. Millie est une espèce de totem, cette foster mum qui prend en charge les enfants d’absolument tout le monde.

Comment as-tu casté le trio d’adolescents ? Ces acteurs-là, comment les as-tu choisis ?
Rachel Hilson avait une insolence et une énergie folle. Je lui avais fait passer les mêmes auditions qu’à toutes les filles de "Mustang", et elle avait cette espèce d’énergie bouillonnante, cette capacité à anticiper, ce charme bien particulier qu’a le personnage de Nicole. Kaalan « KR » Walker (William) avait une fougue évidente pour le personnage. Lamar Johnson, pour Jesse, c’est surtout son élégance, toutes les notes différentes qu’il pouvait jouer en audition, qui m’ont conquise. Ensuite, comme dans MUSTANG, il s’agissait de composer une famille. Il y a les autres enfants, plus jeunes, chacun d’entre eux est bouillonnant, drôle ou attendrissant.

Et Daniel Craig, Halle Berry ?
J’ai un rapport très possessif et complètement jaloux aux acteurs. Je n’aurais aucune envie d’aller avec un acteur, quelque part où il aurait été avec un autre metteur en scène. Et je ne récupèrerais jamais un acteur à la fin d’un grand rôle pour le recaster dans un rôle similaire.
J’aime, avec un acteur, aller quelque part où il n’a jamais été et explorer une part cachée. Daniel Craig est un immense acteur qui a interprété des rôles extrêmement variés. C’est aussi un acteur particulièrement physique qui a dans sa palette des notes proches de celles d’un Buster Keaton ou d’un Harold Lloyd, ce qui est rare. Et le personnage qu’incarne Daniel Craig dans "Kings" nécessitait cela.... Au-delà de tout un tas d’autres éléments. Halle Berry, on s’est rencontré durant la campagne des Oscars de "Mustang". Je trouvais qu’elle avait beaucoup d’humour et cette grâce féminine, qui correspondait à l’énergie de Millie. Mais ce n’était pas du tout prévu : la rencontre a été organisée par des agents et managers sans que j’imagine une seconde que j’allais lui parler de "Kings". À l’époque je ne pensais plus à "Kings", pourtant je lui en ai parlé. Ça a été l’étincelle de départ, qui a permis au film de se faire après toutes ces années.
(extrait dossier de presse)

Programme de la semaine des cinémas de la Vallée de Montmorency :
Enghien (ugc) - Enghien (centre des arts),  Franconville - Montmorency - Saint-Gratien et les séances à Ermont (mardi-mercredi) et Eaubonne (mercredi)
Autres cinémas proches : Epinay-sur-Seine - Saint-Ouen l'Aumône

 

KINGS de Deniz Gamze ErgüvenSortie de la semaine (11 avril 2018) : "Kings" de Deniz Gamze Ergüven

L'histoire
1992, dans un quartier populaire de Los Angeles.
Millie s’occupe de sa famille et d’enfants qu’elle accueille en attendant leur adoption. Avec amour, elle s’efforce de leur apporter des valeurs et un minimum de confort dans un quotidien parfois difficile.
À la télévision, le procès Rodney King bat son plein. Lorsque les émeutes éclatent, Millie va tout faire pour protéger les siens et le fragile équilibre de sa
famille.
Un film de Deniz Gamze Ergüven avec Halle Berry et Daniel Craig.

> Bande annonce du film

 

Bonus : propos de Deniz Gamze Ergüven (extrait communiqué de presse)

Comment est née l’idée de "Kings" ?
Tout a commencé pour moi avec les émeutes de 2005 en France. J’ai été interpellée par ce qui était en train de se passer. Et j’avais le sentiment de comprendre, du moins de reconnaître ce qui se matérialisait à travers ces émeutes. Je ressentais un malaise très fort à l’époque en France. Je suis arrivée à Paris à l’âge de six mois, j’y ai vécu presque toute ma vie. Or je n’étais toujours pas française, on venait de me refuser pour la deuxième fois la nationalité. Et je ne savais pas si j’allais pouvoir rester en France. Je devais aller fréquemment à la Préfecture, j’avais peur à chaque fois que je passais le contrôle des passeports à la frontière. Je ressentais ainsi un sentiment étrange de fragilité dans ma relation au pays que je considérais comme le mien. Dans ces émeutes, je pouvais reconnaître quelque chose que je ne connaissais que trop bien. Ce sentiment d’être rejeté par un pays qu’on aime profondément, même si ce qui se passait alors, courses poursuites, affrontements avec la police, ce n’était pas comme cela que je manifesterais mes émotions.
Un an plus tard, j’ai rencontré cette femme qui m’a parlé des émeutes de Los Angeles. J’avais toujours en tête ces images surgies de mon adolescence, Rodney King, Reginald Denny. Bien que les émeutes de 1992 à L.A. se soient passées à une échelle radicalement différente, elles sont le même symptôme d’une détresse émotionnelle arrivée à un niveau extrême.

Et donc tu es partie pour Los Angeles afin d’enquêter sur les émeutes ?
J’ai d’abord entamé des recherches à Paris, en épluchant tous les livres et les archives auxquels je pouvais avoir accès. J’ai eu assez vite l’intuition du film que j’avais envie de faire. À la première occasion d’aller à Los Angeles je suis partie un mois, fin août 2006. Je n’y avais jusque-là jamais mis les pieds. J’ai parcouru South Central, et les quartiers qui avaient été le ground zero des émeutes. J’ai continué aussi à parcourir toutes les archives auxquelles je pouvais avoir accès, de radio, de presse, de télévision...
J’avais dans un premier temps besoin de m’approprier ces événements comme des faits d’Histoire, puis de tout oublier pour faire un film. Chaque pas, chaque échange durant ce premier voyage ont confirmés l’intuition initiale. Et cela a été trois ans où j’allais à Los Angeles le plus souvent possible. J’ai passé beaucoup de temps au sein des différentes communautés impliquées d’une manière ou d’une autre dans ces émeutes.
Je partageais le quotidien d’officiers de police, de membres de gangs, d’habitants de South Central. J’avais besoin de comprendre le regard de chacun, les différentes manières de penser. Il s’agissait de comprendre des dynamiques qui m’étaient étrangères.

Comment as-tu imaginé les personnages du film ?
Ils sont tous inspirés de personnes réelles. À commencer par la rencontre décisive avec la « vraie Millie », devenue le personnage central du film. J’étais en route vers une église. Je m’étais perdue et j’ai demandé mon chemin à cette femme. Elle m’a dit « viens plutôt dans mon église ! ». Je l’ai suivie, et une amitié est née. Millie est une espèce de totem, cette foster mum qui prend en charge les enfants d’absolument tout le monde.

Comment as-tu casté le trio d’adolescents ? Ces acteurs-là, comment les as-tu choisis ?
Rachel Hilson avait une insolence et une énergie folle. Je lui avais fait passer les mêmes auditions qu’à toutes les filles de "Mustang", et elle avait cette espèce d’énergie bouillonnante, cette capacité à anticiper, ce charme bien particulier qu’a le personnage de Nicole. Kaalan « KR » Walker (William) avait une fougue évidente pour le personnage. Lamar Johnson, pour Jesse, c’est surtout son élégance, toutes les notes différentes qu’il pouvait jouer en audition, qui m’ont conquise. Ensuite, comme dans MUSTANG, il s’agissait de composer une famille. Il y a les autres enfants, plus jeunes, chacun d’entre eux est bouillonnant, drôle ou attendrissant.

Et Daniel Craig, Halle Berry ?
J’ai un rapport très possessif et complètement jaloux aux acteurs. Je n’aurais aucune envie d’aller avec un acteur, quelque part où il aurait été avec un autre metteur en scène. Et je ne récupèrerais jamais un acteur à la fin d’un grand rôle pour le recaster dans un rôle similaire.
J’aime, avec un acteur, aller quelque part où il n’a jamais été et explorer une part cachée. Daniel Craig est un immense acteur qui a interprété des rôles extrêmement variés. C’est aussi un acteur particulièrement physique qui a dans sa palette des notes proches de celles d’un Buster Keaton ou d’un Harold Lloyd, ce qui est rare. Et le personnage qu’incarne Daniel Craig dans "Kings" nécessitait cela.... Au-delà de tout un tas d’autres éléments. Halle Berry, on s’est rencontré durant la campagne des Oscars de "Mustang". Je trouvais qu’elle avait beaucoup d’humour et cette grâce féminine, qui correspondait à l’énergie de Millie. Mais ce n’était pas du tout prévu : la rencontre a été organisée par des agents et managers sans que j’imagine une seconde que j’allais lui parler de "Kings". À l’époque je ne pensais plus à "Kings", pourtant je lui en ai parlé. Ça a été l’étincelle de départ, qui a permis au film de se faire après toutes ces années.
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