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Mercredi cinéma : "Djam" de Tony Gatlif avec Daphné Patakia, Simon Abkarian, Maryne Cayon

Programme de la semaine des cinémas de la Vallée de Montmorency :
Enghien (ugc) - Enghien (centre des arts),  Franconville - Montmorency - Saint-Gratien - Taverny
Autres cinémas proches : Epinay-sur-Seine - Saint-Ouen l'Aumône

 

DJAM de Tony GatlifSortie de la semaine (9 août 2017) : "Djam" de Tony Gatlif

L'histoire
Djam, une jeune femme grecque, est envoyée à Istanbul par son oncle Kakourgos, un ancien marin passionné de Rébétiko, pour trouver la pièce rare qui réparera leur bateau. Elle y rencontre Avril, une française de dix-neuf ans, seule et sans argent, venue en Turquie pour être bénévole auprès des réfugiés. Djam, généreuse, insolente, imprévisible et libre la prend alors sous son aile sur le chemin vers Mytilène. Un voyage fait de rencontres, de musique, de partage et d’espoir.
Un film de Tony Gatlif avec Daphné Patakia, Simon Abkarian, Maryne Cayon, Kimon Kouris, Solon Lekkas, Yannis Bostantzoglou, Eleftheria Komi.

>> Bande annonce

 

Bonus : propos de Tony Gatlif, réalisateur du film

D’où est née l’idée du film ?
De la musique Rebetiko. Je l’ai découverte en 1983 au cours d’un voyage en Turquie où j’étais venu présenter mon film "Les Princes". C’est une musique qui s’est développée dans les bas-fonds d’Athènes et de DJAM de Tony GatlifThessalonique, puis dans les îles, lorsque les Grecs ont été chassés de la Turquie par Atatürk. Il n’y a jamais de colère dans cette musique, plutôt de la révolte et de la mélancolie comme dans toutes les musiques que j’aime. C’est une musique de mal aimés, mais de gens fiers d’être ce qu’ils sont. Une musique subversive. Dans le Rebetiko, les chants ont des paroles qui guérissent.

A quoi attribuez-vous un tel pouvoir ?

Au mélange des cultures. J’y crois beaucoup. Quitter son pays peut aussi apporter quelque chose de positif : de nouveaux horizons, une manière de vivre ensemble… Ce qui me plaît dans le Rebetiko, c’est cet assemblage entre Orient et Occident. Je viens de là : l’Orient et l’Occident sont en moi depuis l’enfance.

Pourquoi revenir à cette musique aujourd’hui ?
Parce que ses chansons parlent d’exil : le départ des Grecs d’Izmir, leur fuite à travers les mers en barques… Chez moi, tout part toujours de la musique et de l’exil. Enfant, j’ai vu les pieds-noirs quitter l’Algérie au début des années soixante. Je les revoie en larmes assis sur leurs valises derrière les grilles du port d’Alger en attendant de prendre des bateaux pour la métropole, j’étais parmi eux. Je revois les boat people vietnamiens, vingt ans plus tard, avec leurs bateaux renversés, si proches du sort des migrants actuels dont les embarcations se fracassent à Lesbos. J’ai vu tant de peuples condamnés à l’exil qu’avec ce film, je voulais parler de tous les migrants, ceux d’hier comme ceux d’aujourd’hui. C’est le Rebetiko et l’envie de filmer une jeune femme libre qui m’ont donné l’énergie de me lancer dans ce projet.

DJAM de Tony GatlifElles sont deux sur les routes...
La première, Djam, rentre chez elle et, en chemin, prend sous son aile la deuxième, Avril, une Française de dix-neuf ans venue en Turquie pour faire du bénévolat et complètement paumée. Elles font la route d’Istanbul à l’île de Mytilène, la même que celle qu’empruntent les migrants. Lorsque Djam s’empare des chants du Rebetiko, elle fait corps avec la musique et en exprime tout le sens dans un mélange d’insolence, de révolte et d’apaisement. Et Daphné Patakia, qui interprète le personnage de Djam, l’incarne sans violence : tout ce qu’elle dit ou qu’elle exprime avec son corps est cash : elle est brute comme les beaux matériaux – c’est de la belle roche- mais elle n’est absolument pas brutale.

Daphné est omniprésente dans le film. Elle chante et danse… Comment s’est-elle préparée ? Aviez-vous donné des indications particulières à Daphné Patakia ?
Je lui ai demandé d’apprendre à chanter, à jouer de la musique et à danser la danse orientale. C’est elle qui chante. Ce n’est jamais du play-back. Comme la plupart des Grecs, Daphné est très cultivée musicalement. Elle connaissait déjà par coeur les chansons rebetiko mais j’ai été frappé par sa facilité à apprendre et par le travail qu’elle a fourni. Dès notre première rencontre, je lui ai demandé si elle savait chanter et si elle acceptait d’apprendre à danser la danse du ventre. Et je lui ai confié un baglama, l’instrument de musique qu’on utilise pour le rebetiko en lui demandant d’apprendre à en jouer. Tout ce qu’elle fait dans le film, elle l’a travaillé.

DJAM de Tony Gatlif"Djam" est son premier grand rôle et son premier film en France. Comment l’avez-vous découverte ?
J’ai cherché très longtemps l’actrice qui allait jouer Djam. Six mois avant le tournage, je ne l’avais toujours pas trouvée. Elle ne devait pas être forcément belle mais devait impérativement parler grec et français. C’est mon assistante en Grèce qui m’a parlé de Daphné. Grecque par ses deux parents, élevée en Belgique elle parle parfaitement le français. Dès je l’ai rencontrée, les scènes du film ont commencé à prendre corps à travers elle. Je sentais qu’elle irait au bout, à fond.
Daphné est née en Belgique et n’a jamais perdu sa culture de vue. Elle sait ce qu’est l’exil.
(extrait dossier de presse - Propos recueillis par Marie-Elisabeth Rouchy)

Programme de la semaine des cinémas de la Vallée de Montmorency :
Enghien (ugc) - Enghien (centre des arts),  Franconville - Montmorency - Saint-Gratien - Taverny
Autres cinémas proches : Epinay-sur-Seine - Saint-Ouen l'Aumône

 

DJAM de Tony GatlifSortie de la semaine (9 août 2017) : "Djam" de Tony Gatlif

L'histoire
Djam, une jeune femme grecque, est envoyée à Istanbul par son oncle Kakourgos, un ancien marin passionné de Rébétiko, pour trouver la pièce rare qui réparera leur bateau. Elle y rencontre Avril, une française de dix-neuf ans, seule et sans argent, venue en Turquie pour être bénévole auprès des réfugiés. Djam, généreuse, insolente, imprévisible et libre la prend alors sous son aile sur le chemin vers Mytilène. Un voyage fait de rencontres, de musique, de partage et d’espoir.
Un film de Tony Gatlif avec Daphné Patakia, Simon Abkarian, Maryne Cayon, Kimon Kouris, Solon Lekkas, Yannis Bostantzoglou, Eleftheria Komi.

>> Bande annonce

 

Bonus : propos de Tony Gatlif, réalisateur du film

D’où est née l’idée du film ?
De la musique Rebetiko. Je l’ai découverte en 1983 au cours d’un voyage en Turquie où j’étais venu présenter mon film "Les Princes". C’est une musique qui s’est développée dans les bas-fonds d’Athènes et de DJAM de Tony GatlifThessalonique, puis dans les îles, lorsque les Grecs ont été chassés de la Turquie par Atatürk. Il n’y a jamais de colère dans cette musique, plutôt de la révolte et de la mélancolie comme dans toutes les musiques que j’aime. C’est une musique de mal aimés, mais de gens fiers d’être ce qu’ils sont. Une musique subversive. Dans le Rebetiko, les chants ont des paroles qui guérissent.

A quoi attribuez-vous un tel pouvoir ?

Au mélange des cultures. J’y crois beaucoup. Quitter son pays peut aussi apporter quelque chose de positif : de nouveaux horizons, une manière de vivre ensemble… Ce qui me plaît dans le Rebetiko, c’est cet assemblage entre Orient et Occident. Je viens de là : l’Orient et l’Occident sont en moi depuis l’enfance.

Pourquoi revenir à cette musique aujourd’hui ?
Parce que ses chansons parlent d’exil : le départ des Grecs d’Izmir, leur fuite à travers les mers en barques… Chez moi, tout part toujours de la musique et de l’exil. Enfant, j’ai vu les pieds-noirs quitter l’Algérie au début des années soixante. Je les revoie en larmes assis sur leurs valises derrière les grilles du port d’Alger en attendant de prendre des bateaux pour la métropole, j’étais parmi eux. Je revois les boat people vietnamiens, vingt ans plus tard, avec leurs bateaux renversés, si proches du sort des migrants actuels dont les embarcations se fracassent à Lesbos. J’ai vu tant de peuples condamnés à l’exil qu’avec ce film, je voulais parler de tous les migrants, ceux d’hier comme ceux d’aujourd’hui. C’est le Rebetiko et l’envie de filmer une jeune femme libre qui m’ont donné l’énergie de me lancer dans ce projet.

DJAM de Tony GatlifElles sont deux sur les routes...
La première, Djam, rentre chez elle et, en chemin, prend sous son aile la deuxième, Avril, une Française de dix-neuf ans venue en Turquie pour faire du bénévolat et complètement paumée. Elles font la route d’Istanbul à l’île de Mytilène, la même que celle qu’empruntent les migrants. Lorsque Djam s’empare des chants du Rebetiko, elle fait corps avec la musique et en exprime tout le sens dans un mélange d’insolence, de révolte et d’apaisement. Et Daphné Patakia, qui interprète le personnage de Djam, l’incarne sans violence : tout ce qu’elle dit ou qu’elle exprime avec son corps est cash : elle est brute comme les beaux matériaux – c’est de la belle roche- mais elle n’est absolument pas brutale.

Daphné est omniprésente dans le film. Elle chante et danse… Comment s’est-elle préparée ? Aviez-vous donné des indications particulières à Daphné Patakia ?
Je lui ai demandé d’apprendre à chanter, à jouer de la musique et à danser la danse orientale. C’est elle qui chante. Ce n’est jamais du play-back. Comme la plupart des Grecs, Daphné est très cultivée musicalement. Elle connaissait déjà par coeur les chansons rebetiko mais j’ai été frappé par sa facilité à apprendre et par le travail qu’elle a fourni. Dès notre première rencontre, je lui ai demandé si elle savait chanter et si elle acceptait d’apprendre à danser la danse du ventre. Et je lui ai confié un baglama, l’instrument de musique qu’on utilise pour le rebetiko en lui demandant d’apprendre à en jouer. Tout ce qu’elle fait dans le film, elle l’a travaillé.

DJAM de Tony Gatlif"Djam" est son premier grand rôle et son premier film en France. Comment l’avez-vous découverte ?
J’ai cherché très longtemps l’actrice qui allait jouer Djam. Six mois avant le tournage, je ne l’avais toujours pas trouvée. Elle ne devait pas être forcément belle mais devait impérativement parler grec et français. C’est mon assistante en Grèce qui m’a parlé de Daphné. Grecque par ses deux parents, élevée en Belgique elle parle parfaitement le français. Dès je l’ai rencontrée, les scènes du film ont commencé à prendre corps à travers elle. Je sentais qu’elle irait au bout, à fond.
Daphné est née en Belgique et n’a jamais perdu sa culture de vue. Elle sait ce qu’est l’exil.
(extrait dossier de presse - Propos recueillis par Marie-Elisabeth Rouchy)

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