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Mercredi cinéma : "A genoux les gars" d'Antoine Desrosières avec Souad Arsane, Inas Chanti

Publié le : 04-07-2018

Programme de la semaine des cinémas de la Vallée de Montmorency :
Enghien (ugc) - Enghien (centre des arts),  Franconville - Montmorency - Saint-Gratien et les séances à Ermont (mardi-mercredi) et Eaubonne (mercredi)
Autres cinémas proches : Epinay-sur-Seine - Saint-Ouen l'Aumône

 

A GENOUX LES GARS de Antoine DesrosièresSortie de la semaine (4 juillet 2018) : "A genoux les gars" d'Antoine Desrosières 

L'histoire
En l’absence de sa sœur Rim, que faisait Yasmina dans un parking avec Salim et Majid, leurs petits copains ?
Si Rim ne sait rien, c’est parce que Yasmina fait tout pour qu’elle ne l’apprenne pas. Quoi donc ? L’inavouable… le pire… la honte XXL, le tout immortalisé par Salim dans une vidéo potentiellement très volatile.
Un film d'Antoine Desrosières avec Souad Arsane, Inas Chanti, Sidi Mejai, Mehdi Dahmane et Elis Gardiole.

>> Bande annonce

 

Bonus : propos d'Antoine Desrosières, réalisateur du film.

A GENOUX LES GARS de Antoine DesrosièresMis à part son contexte contemporain, le sujet de votre film résonne avec ces chansons yéyé interprétées par des filles qui le jalonnent d’un bout à l’autre.
Comme pour les acteurs/scénaristes, je me suis livré à un casting de centaines de chansons pour en choisir sept qui m’ont paru intemporelles du point de vue de certains thèmes : les abus des garçons, et les filles qui se défendent en affirmant leurs désirs. Deux chansons insistent fortement là-dessus : "Les garçons sont des brigands", chantée par Anne-Marie Vincent, une jeune fille de 17 ans, écrite par cette même jeune fille à l’époque, et "À genoux les gars". Elles font parfaitement écho au film, qui, comme elles, est lui aussi le fruit d’un travail d’écriture de jeunes femmes de leurs temps.

La présence de ces chansons doit-elle nous laisser entendre que rien n’a changé depuis la révolution sexuelle de la fin des années 1960 ?
Bien sûr. En allant chercher des chansons Yé-yé d’avant la révolution sexuelle de mai 68, je voulais faire un parallèle entre les interdits et désirs des jeunes femmes de cette époque et ceux des jeunes femmes dont nous parlons dans le film.

A GENOUX LES GARS de Antoine DesrosièresQuel lien faites-vous entre votre précédent film "Haramiste" (comédie de 40 minutes avec Inas Chanti et Souad Arsane, sortie en 2015, sur deux jeunes filles voilées prises entre l’étau des interdits et de leurs désirs naissants) et "À genoux les gars".
"Haramiste" montrait comment l’interdit provoque de la frustration, et "À genoux les gars" travaille sur la suite, ou comment la frustration conduit à la violence. La vie et la société forgent des (mauvaises) consciences avec ces étapes, nous, nous racontons comment des jeunes femmes apprennent à y résister, en cela c’est une comédie d’apprentissage à la résistance contre la culture dominante patriarcale. Les deux films ont en commun de finir en remettant en question le saint graal des interdits sexuels culturels ou religieux. Bref utiliser les codes d’un imbroglio sentimentalo sexuel d’une bande de potes pour l’emmener ailleurs que d’habitude.

Ce genre d’histoire peut avoir lieu n’importe où.
Oui bien sûr, ce genre d’histoire a aussi lieu dans d’autres milieux sociaux, dans le monde du travail, dans les familles, partout… Personne n’a le monopole de l’interdit, de la frustration et de la violence. La révolution est à faire partout.

La comédie peut-elle éduquer sur des questions de société ? Pourquoi avoir choisi la comédie plutôt qu’un drame ?
J’ai le sentiment que par la comédie, un public pouvant se reconnaître dans le reflet négatif montré par le film peut rire de lui-même. Sans relativiser la dureté des faits, le rire ouvre une brèche dans le cerveau, cela le rend plus perméable à ce qu’on veut raconter.
(extrait dossier de presse)

Programme de la semaine des cinémas de la Vallée de Montmorency :
Enghien (ugc) - Enghien (centre des arts),  Franconville - Montmorency - Saint-Gratien et les séances à Ermont (mardi-mercredi) et Eaubonne (mercredi)
Autres cinémas proches : Epinay-sur-Seine - Saint-Ouen l'Aumône

 

A GENOUX LES GARS de Antoine DesrosièresSortie de la semaine (4 juillet 2018) : "A genoux les gars" d'Antoine Desrosières 

L'histoire
En l’absence de sa sœur Rim, que faisait Yasmina dans un parking avec Salim et Majid, leurs petits copains ?
Si Rim ne sait rien, c’est parce que Yasmina fait tout pour qu’elle ne l’apprenne pas. Quoi donc ? L’inavouable… le pire… la honte XXL, le tout immortalisé par Salim dans une vidéo potentiellement très volatile.
Un film d'Antoine Desrosières avec Souad Arsane, Inas Chanti, Sidi Mejai, Mehdi Dahmane et Elis Gardiole.

>> Bande annonce

 

Bonus : propos d'Antoine Desrosières, réalisateur du film.

A GENOUX LES GARS de Antoine DesrosièresMis à part son contexte contemporain, le sujet de votre film résonne avec ces chansons yéyé interprétées par des filles qui le jalonnent d’un bout à l’autre.
Comme pour les acteurs/scénaristes, je me suis livré à un casting de centaines de chansons pour en choisir sept qui m’ont paru intemporelles du point de vue de certains thèmes : les abus des garçons, et les filles qui se défendent en affirmant leurs désirs. Deux chansons insistent fortement là-dessus : "Les garçons sont des brigands", chantée par Anne-Marie Vincent, une jeune fille de 17 ans, écrite par cette même jeune fille à l’époque, et "À genoux les gars". Elles font parfaitement écho au film, qui, comme elles, est lui aussi le fruit d’un travail d’écriture de jeunes femmes de leurs temps.

La présence de ces chansons doit-elle nous laisser entendre que rien n’a changé depuis la révolution sexuelle de la fin des années 1960 ?
Bien sûr. En allant chercher des chansons Yé-yé d’avant la révolution sexuelle de mai 68, je voulais faire un parallèle entre les interdits et désirs des jeunes femmes de cette époque et ceux des jeunes femmes dont nous parlons dans le film.

A GENOUX LES GARS de Antoine DesrosièresQuel lien faites-vous entre votre précédent film "Haramiste" (comédie de 40 minutes avec Inas Chanti et Souad Arsane, sortie en 2015, sur deux jeunes filles voilées prises entre l’étau des interdits et de leurs désirs naissants) et "À genoux les gars".
"Haramiste" montrait comment l’interdit provoque de la frustration, et "À genoux les gars" travaille sur la suite, ou comment la frustration conduit à la violence. La vie et la société forgent des (mauvaises) consciences avec ces étapes, nous, nous racontons comment des jeunes femmes apprennent à y résister, en cela c’est une comédie d’apprentissage à la résistance contre la culture dominante patriarcale. Les deux films ont en commun de finir en remettant en question le saint graal des interdits sexuels culturels ou religieux. Bref utiliser les codes d’un imbroglio sentimentalo sexuel d’une bande de potes pour l’emmener ailleurs que d’habitude.

Ce genre d’histoire peut avoir lieu n’importe où.
Oui bien sûr, ce genre d’histoire a aussi lieu dans d’autres milieux sociaux, dans le monde du travail, dans les familles, partout… Personne n’a le monopole de l’interdit, de la frustration et de la violence. La révolution est à faire partout.

La comédie peut-elle éduquer sur des questions de société ? Pourquoi avoir choisi la comédie plutôt qu’un drame ?
J’ai le sentiment que par la comédie, un public pouvant se reconnaître dans le reflet négatif montré par le film peut rire de lui-même. Sans relativiser la dureté des faits, le rire ouvre une brèche dans le cerveau, cela le rend plus perméable à ce qu’on veut raconter.
(extrait dossier de presse)

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