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Les chroniques de Moritz : "Mise au vert".

Publié le : 09-02-2020

Gérard Pouettre

Moritz, féru d'écologie, se projette dans le futur... Grâce à Gérard Pouettre (écriture) et Jean-Marie Brochard (illustration) qui veillent sur lui, Moritz nous propose une nouvelle fois son regard original et humoristique sur le monde qui l'entoure.

 

Mise au vert

MoritzMoritz imagine un voyage qu’il ne fera probablement jamais : voyage dans la ville verte de demain.

Il navigue sur un nouveau bateau de croisière norvégien peu polluant à propulsion hybride. Il descend lentement la mer du Nord jusqu’au port hollandais de Rotterdam. A l’arrivée, les digues mobiles et les barrages articulés sur des bras géants s’ouvrent pour que le navire accoste. Moritz croit voir une tour Eiffel allongée sur l’eau pour protéger toute la région de la montée des eaux.

Il descend du bateau à la recherche d’une herbe à chat pour soulager son mal de mer. Il tombe alors sur un panneau à l’entrée de la ville : Ville interdite à la bande des Duster, Kadjar et Tiguan. Il cherche qui sont ces délinquants : ce sont les SUV pollueurs.

L’étape suivante du voyage de Moritz est Copenhague. Il s’attend à avoir froid ; heureusement qu’il a gardé son pelage d’hiver. Mais, au contraire, il a la sensation qu’une chaleur douce s’infiltre le long des rues grâce au chauffage urbain alimenté uniquement par l’incinération des déchets.

On lui propose d’habiter quelques jours dans un co-living. L’expression ne le rassure pas jusqu’à ce qu’il soit autorisé à dormir avec ses maitres. Par contre, il doit manger dans une salle avec d’autres chats, ranger lui-même son plat, partager le canapé avec des chats inconnus pour regarder Le chat botté en danois. Mais l’ambiance est très sympathique et comme, entre félins, il n’y a pas la barrière de la langue, il peut échanger sur leur mode de vie nordique.

Moritz est séduit par cette vie collective mais il veut aussi passer à l’étape suivante. En tant que chat (un peu) sportif, amoureux des arbres, il se réjouit de voir, en Angleterre, un stade entièrement en bois et alimenté par des énergies renouvelables. Il fut un peu déçu car les travaux n’étaient pas terminés mais son attirance pour les arbres fut par la suite récompensée. Faisant halte à Bruxelles, on lui fit traverser une forêt urbaine. Il était d’abord un peu effrayé par cette végétation luxuriante en pleine ville. Cependant, au cours de la promenade, il respirait beaucoup mieux, son museau redevenait frais et son angoisse diminuait.

Il était alors temps de rentrer à Paris. Ses maitres devaient faire quelques provisions. Heureusement qu’il était dans son panier car il eut peur du défilé de vélos qui les dépassaient sans interruption. Il lut alors dans un kiosque à journaux sur le magazine V4 (Vive le Vélo dans la Ville Verte) qu’en 2019, le nombre de cyclistes a augmenté de 54% dans Paris. Puis, pénétrant dans une boutique, il fut étonné de ne rien entendre. Cette enseigne avait décidé de couper la musique et de baisser la lumière quelques heures par jour, le stress aussi avait diminué.

A la sortie, une petite promenade avant de revenir dans la vallée de Montmorency l’entraina vers une flaque climatique dans une rue du 20ème arrondissement. Cet été elle permettra de faire baisser la température de quelques degrés. Moritz n’a pas envie de patauger mais cela lui rappelle la fraicheur du bassin chez lui.
Sitôt arrivé, il raconte ses aventures à ses copains qui le surnomment… Momo l’écolo !

Gérard Pouettre

Moritz, féru d'écologie, se projette dans le futur... Grâce à Gérard Pouettre (écriture) et Jean-Marie Brochard (illustration) qui veillent sur lui, Moritz nous propose une nouvelle fois son regard original et humoristique sur le monde qui l'entoure.

 

Mise au vert

MoritzMoritz imagine un voyage qu’il ne fera probablement jamais : voyage dans la ville verte de demain.

Il navigue sur un nouveau bateau de croisière norvégien peu polluant à propulsion hybride. Il descend lentement la mer du Nord jusqu’au port hollandais de Rotterdam. A l’arrivée, les digues mobiles et les barrages articulés sur des bras géants s’ouvrent pour que le navire accoste. Moritz croit voir une tour Eiffel allongée sur l’eau pour protéger toute la région de la montée des eaux.

Il descend du bateau à la recherche d’une herbe à chat pour soulager son mal de mer. Il tombe alors sur un panneau à l’entrée de la ville : Ville interdite à la bande des Duster, Kadjar et Tiguan. Il cherche qui sont ces délinquants : ce sont les SUV pollueurs.

L’étape suivante du voyage de Moritz est Copenhague. Il s’attend à avoir froid ; heureusement qu’il a gardé son pelage d’hiver. Mais, au contraire, il a la sensation qu’une chaleur douce s’infiltre le long des rues grâce au chauffage urbain alimenté uniquement par l’incinération des déchets.

On lui propose d’habiter quelques jours dans un co-living. L’expression ne le rassure pas jusqu’à ce qu’il soit autorisé à dormir avec ses maitres. Par contre, il doit manger dans une salle avec d’autres chats, ranger lui-même son plat, partager le canapé avec des chats inconnus pour regarder Le chat botté en danois. Mais l’ambiance est très sympathique et comme, entre félins, il n’y a pas la barrière de la langue, il peut échanger sur leur mode de vie nordique.

Moritz est séduit par cette vie collective mais il veut aussi passer à l’étape suivante. En tant que chat (un peu) sportif, amoureux des arbres, il se réjouit de voir, en Angleterre, un stade entièrement en bois et alimenté par des énergies renouvelables. Il fut un peu déçu car les travaux n’étaient pas terminés mais son attirance pour les arbres fut par la suite récompensée. Faisant halte à Bruxelles, on lui fit traverser une forêt urbaine. Il était d’abord un peu effrayé par cette végétation luxuriante en pleine ville. Cependant, au cours de la promenade, il respirait beaucoup mieux, son museau redevenait frais et son angoisse diminuait.

Il était alors temps de rentrer à Paris. Ses maitres devaient faire quelques provisions. Heureusement qu’il était dans son panier car il eut peur du défilé de vélos qui les dépassaient sans interruption. Il lut alors dans un kiosque à journaux sur le magazine V4 (Vive le Vélo dans la Ville Verte) qu’en 2019, le nombre de cyclistes a augmenté de 54% dans Paris. Puis, pénétrant dans une boutique, il fut étonné de ne rien entendre. Cette enseigne avait décidé de couper la musique et de baisser la lumière quelques heures par jour, le stress aussi avait diminué.

A la sortie, une petite promenade avant de revenir dans la vallée de Montmorency l’entraina vers une flaque climatique dans une rue du 20ème arrondissement. Cet été elle permettra de faire baisser la température de quelques degrés. Moritz n’a pas envie de patauger mais cela lui rappelle la fraicheur du bassin chez lui.
Sitôt arrivé, il raconte ses aventures à ses copains qui le surnomment… Momo l’écolo !


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