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Les chroniques de Moritz : "Inquiétudes en provenance de l’Empire céleste"

Publié le : 22-09-2019

Gérard Pouettre

Après une précédente dose d'optimisme, voici Moritz angoissé par les nouvelles provenant de la Chine. Grâce à Gérard Pouettre (écriture) et Jean-Marie Brochard (illustration) qui veillent sur lui, Moritz nous propose une nouvelle fois son regard original et humoristique sur le monde qui l'entoure.

 

MoritzInquiétudes en provenance de l’Empire céleste

Moritz est angoissé par la Chine. Il entend de plus en plus fréquemment parler de ce pays depuis qu’il est devenu la deuxième puissance économique mondiale et joue un rôle de plus en plus important. Evidemment la première raison est qu’un pays où l’on mange du chien et du chat ne peut pas être apprécié des félins bien que Moritz perçoive quelques progrès dans ce domaine.

Les chinois commencent à apprécier les animaux domestiques pour d’autres qualités que le goût de leur chair. L’attitude change jusqu’à ouvrir des bars à chats dans les grandes villes. Bien sûr ce n’est pas encore la « nekomania » japonaise, véritable idolâtrie du chat, mais il y a de l’espoir. Par contre, les poils de Moritz se sont hérissés quand il a entendu sur RMC (Radio Matou Chinois) que des chercheurs viennent de cloner un chat – après l’avoir fait avec des chiens -. On pourra donc bientôt choisir son chat comme n’importe quel objet ou marchandise !

Moritz sait que les chinois sont aujourd’hui capables de tout fabriquer mais là ils vont trop loin. En plus ils risquent de les exporter. Heureusement que Moritz a déjà été choisi car il se demande comment les jeunes chats européens vont pouvoir soutenir la concurrence des clones arrivant en masse par la Nouvelle route de la soie qui va s’ouvrir dans quelques années entre la Chine et l’Europe. La soie ne sera pas douce pour tout le monde.

Ces chats sur mesure seront peut-être déjà manipulés par tous les systèmes de surveillance qui se mettent en place là-bas. Les citoyens sont notés en fonction de leur moralité, de leurs comportements et ils peuvent être sanctionnés : ne plus pouvoir prendre le train ou l’avion ou avoir droit à un crédit. Moritz imagine qu’on le note : ne pas manger toute sa pâtée ou gratter dans les fleurs ou miauler la nuit équivaut à une journée enfermé dans la cave ! Il n’imagine pas de vivre aux antipodes de son besoin de liberté, d’autonomie.

Pire encore, dans la version chinoise de Caméra Cachée, des robots scannent les écoliers à leur entrée, pour éviter les épidémies, parait-il. Moritz, pourtant soucieux de son apparence, en déduit qu’il n’irait pas souvent en classe car le robot trouverait toujours une petite impureté dans son pelage.

Mais l’importance accordée à la santé peut être en contradiction avec le souci de l’apparence : les chinois sont très attachés à l’énergie vitale, le Qi, qui émane du corps et doit pouvoir s’évacuer par le ventre mais la vue des ventres gras et plissés des vieux et vieilles chinois(es) a conduit à adopter une loi interdisant le bikini pékinois. Moritz se sent à l’abri d’une telle loi appliquée aux chats : marcher à quatre pattes et être couvert d’un pelage dense permet de masquer un éventuel embonpoint.

Pour autant, Moritz n’envisage pas d’aller dans l’Empire céleste. Même pour fêter le 70ème anniversaire de la République Populaire de Chine. D’autant plus qu’une pénurie de porc s’annonce à cause d’une épidémie de peste porcine. Donc devinez ce qu’il va rester à manger pour cette grande fête ?

Gérard Pouettre

Après une précédente dose d'optimisme, voici Moritz angoissé par les nouvelles provenant de la Chine. Grâce à Gérard Pouettre (écriture) et Jean-Marie Brochard (illustration) qui veillent sur lui, Moritz nous propose une nouvelle fois son regard original et humoristique sur le monde qui l'entoure.

 

MoritzInquiétudes en provenance de l’Empire céleste

Moritz est angoissé par la Chine. Il entend de plus en plus fréquemment parler de ce pays depuis qu’il est devenu la deuxième puissance économique mondiale et joue un rôle de plus en plus important. Evidemment la première raison est qu’un pays où l’on mange du chien et du chat ne peut pas être apprécié des félins bien que Moritz perçoive quelques progrès dans ce domaine.

Les chinois commencent à apprécier les animaux domestiques pour d’autres qualités que le goût de leur chair. L’attitude change jusqu’à ouvrir des bars à chats dans les grandes villes. Bien sûr ce n’est pas encore la « nekomania » japonaise, véritable idolâtrie du chat, mais il y a de l’espoir. Par contre, les poils de Moritz se sont hérissés quand il a entendu sur RMC (Radio Matou Chinois) que des chercheurs viennent de cloner un chat – après l’avoir fait avec des chiens -. On pourra donc bientôt choisir son chat comme n’importe quel objet ou marchandise !

Moritz sait que les chinois sont aujourd’hui capables de tout fabriquer mais là ils vont trop loin. En plus ils risquent de les exporter. Heureusement que Moritz a déjà été choisi car il se demande comment les jeunes chats européens vont pouvoir soutenir la concurrence des clones arrivant en masse par la Nouvelle route de la soie qui va s’ouvrir dans quelques années entre la Chine et l’Europe. La soie ne sera pas douce pour tout le monde.

Ces chats sur mesure seront peut-être déjà manipulés par tous les systèmes de surveillance qui se mettent en place là-bas. Les citoyens sont notés en fonction de leur moralité, de leurs comportements et ils peuvent être sanctionnés : ne plus pouvoir prendre le train ou l’avion ou avoir droit à un crédit. Moritz imagine qu’on le note : ne pas manger toute sa pâtée ou gratter dans les fleurs ou miauler la nuit équivaut à une journée enfermé dans la cave ! Il n’imagine pas de vivre aux antipodes de son besoin de liberté, d’autonomie.

Pire encore, dans la version chinoise de Caméra Cachée, des robots scannent les écoliers à leur entrée, pour éviter les épidémies, parait-il. Moritz, pourtant soucieux de son apparence, en déduit qu’il n’irait pas souvent en classe car le robot trouverait toujours une petite impureté dans son pelage.

Mais l’importance accordée à la santé peut être en contradiction avec le souci de l’apparence : les chinois sont très attachés à l’énergie vitale, le Qi, qui émane du corps et doit pouvoir s’évacuer par le ventre mais la vue des ventres gras et plissés des vieux et vieilles chinois(es) a conduit à adopter une loi interdisant le bikini pékinois. Moritz se sent à l’abri d’une telle loi appliquée aux chats : marcher à quatre pattes et être couvert d’un pelage dense permet de masquer un éventuel embonpoint.

Pour autant, Moritz n’envisage pas d’aller dans l’Empire céleste. Même pour fêter le 70ème anniversaire de la République Populaire de Chine. D’autant plus qu’une pénurie de porc s’annonce à cause d’une épidémie de peste porcine. Donc devinez ce qu’il va rester à manger pour cette grande fête ?


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