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Les chroniques de Moritz : "Anciens métiers, nouveaux métiers"

Publié le : 20-10-2019

Gérard Pouettre

Moritz mène une étonnante réflexion sur le thème du travail. Grâce à Gérard Pouettre (écriture) et Jean-Marie Brochard (illustration) qui veillent sur lui, Moritz nous propose une nouvelle fois son regard original et humoristique sur le monde qui l'entoure.

 

Anciens métiers, nouveaux métiers

MoritzMoritz se voyait extérieur au monde du travail jusqu’à ce qu’il tombe sur une définition donnée par LCI (Larousse du Chat Intelligent) : le travail au sens large est toute activité utile à la société.

Donc les chats travaillent. La nature de leur travail a bien changé : auparavant, ils devaient chasser les souris et autres rongeurs de la ferme et aujourd’hui ils travaillent plutôt dans le paramédical et le bien-être avec la chathérapie, spécialité calinothérapie pour Moritz.

En fait, ces évolutions sont le fait de tous les métiers. Il y a encore peu de temps, le recyclage n’était pas de mise, aujourd’hui c’est devenu une exigence, mais des chercheurs du CNRS (Centre Nordique du Recyclage Scandinave) ont montré qu’une telle activité était déjà pratiquée par les ancêtres des Vikings : les haches de bronze nordiques étaient en métal recyclé.

Etant un chat pacifiste, Moritz veut bien admettre que ces haches avaient plusieurs fonctions indispensables aux Vikings. Par contre, il s’interroge sur certains nouveaux métiers, comme par exemple, Influencer (Moritz doit miauler avec l’accent anglais). Sur BFM (Business Fric and Marketing) ils expliquaient que ce sont des leaders d’opinion qui permettent de mieux vendre un produit sur le digital.

Moritz s’imagine tout à coup qu’il pourrait être un leader d’opinion pour vanter ses croquettes préférées mais il se rend compte rapidement de la vanité de cette idée. Il pensait qu’Ambiancer (il doit remiauler à l’anglaise) était aussi un nouveau métier ; en fait, c’est le nouveau nom de chauffeur de salle mais comme il n’y a pas de fêtes de chat, il ne connaissait ni l’un ni l’autre.

Par contre, pour ceux qui ne font pas de fêtes et vivent dans la solitude, Los Angeles développe les promeneurs de gens qui accompagnent ceux qui ont besoin de compagnie. Moritz aime bien être à côté de son maitre dans le jardin, peut-être pourrait-il devenir promeneur de maître ?

La satisfaction que l’on retire de son travail vient aussi des conditions dans lesquelles il se déroule. Une loi vient d’être votée en Allemagne sur l’obligation de voir le ciel depuis son bureau. Pour Moritz, c’est une évidence, même pour ses 17 heures de repos, il lui est indispensable d’avoir le ciel à portée d’œil. Il pourrait aussi travailler dans l’obscurité grâce à sa nyctalopie mais pas question d’Open space depuis qu’il a lu dans Chat M’intéresse que cette organisation altérait la concentration et réduisait les interactions entre collègues.

Les femmes actives japonaises ont une raison supplémentaire d’être mécontentes : l’obligation de porter des talons hauts dans plusieurs professions. Si bien qu’elles ont créé le Front de libération du pied. Moritz peut témoigner du bien-être de vivre les pattes libres et de ne pas avoir de code vestimentaire à respecter même s’il est toujours très soucieux de son extérieur.

Mais le pire c’est de ne plus supporter son métier, qu’il soit ancien ou nouveau, soit à cause d’un « burn out » ou d’un « bore out ». Moritz ne pensait pas qu’on pouvait être épuisé par l’ennui au travail. Il peut parfois donner cette impression mais sa vie intérieure est très féconde ; il a toujours une idée ou un rêve en tête même s’il ne sait pas encore les communiquer. C’est dommage car il pourrait peut-être aider les personnes qui en souffrent.

Gérard Pouettre

Moritz mène une étonnante réflexion sur le thème du travail. Grâce à Gérard Pouettre (écriture) et Jean-Marie Brochard (illustration) qui veillent sur lui, Moritz nous propose une nouvelle fois son regard original et humoristique sur le monde qui l'entoure.

 

Anciens métiers, nouveaux métiers

MoritzMoritz se voyait extérieur au monde du travail jusqu’à ce qu’il tombe sur une définition donnée par LCI (Larousse du Chat Intelligent) : le travail au sens large est toute activité utile à la société.

Donc les chats travaillent. La nature de leur travail a bien changé : auparavant, ils devaient chasser les souris et autres rongeurs de la ferme et aujourd’hui ils travaillent plutôt dans le paramédical et le bien-être avec la chathérapie, spécialité calinothérapie pour Moritz.

En fait, ces évolutions sont le fait de tous les métiers. Il y a encore peu de temps, le recyclage n’était pas de mise, aujourd’hui c’est devenu une exigence, mais des chercheurs du CNRS (Centre Nordique du Recyclage Scandinave) ont montré qu’une telle activité était déjà pratiquée par les ancêtres des Vikings : les haches de bronze nordiques étaient en métal recyclé.

Etant un chat pacifiste, Moritz veut bien admettre que ces haches avaient plusieurs fonctions indispensables aux Vikings. Par contre, il s’interroge sur certains nouveaux métiers, comme par exemple, Influencer (Moritz doit miauler avec l’accent anglais). Sur BFM (Business Fric and Marketing) ils expliquaient que ce sont des leaders d’opinion qui permettent de mieux vendre un produit sur le digital.

Moritz s’imagine tout à coup qu’il pourrait être un leader d’opinion pour vanter ses croquettes préférées mais il se rend compte rapidement de la vanité de cette idée. Il pensait qu’Ambiancer (il doit remiauler à l’anglaise) était aussi un nouveau métier ; en fait, c’est le nouveau nom de chauffeur de salle mais comme il n’y a pas de fêtes de chat, il ne connaissait ni l’un ni l’autre.

Par contre, pour ceux qui ne font pas de fêtes et vivent dans la solitude, Los Angeles développe les promeneurs de gens qui accompagnent ceux qui ont besoin de compagnie. Moritz aime bien être à côté de son maitre dans le jardin, peut-être pourrait-il devenir promeneur de maître ?

La satisfaction que l’on retire de son travail vient aussi des conditions dans lesquelles il se déroule. Une loi vient d’être votée en Allemagne sur l’obligation de voir le ciel depuis son bureau. Pour Moritz, c’est une évidence, même pour ses 17 heures de repos, il lui est indispensable d’avoir le ciel à portée d’œil. Il pourrait aussi travailler dans l’obscurité grâce à sa nyctalopie mais pas question d’Open space depuis qu’il a lu dans Chat M’intéresse que cette organisation altérait la concentration et réduisait les interactions entre collègues.

Les femmes actives japonaises ont une raison supplémentaire d’être mécontentes : l’obligation de porter des talons hauts dans plusieurs professions. Si bien qu’elles ont créé le Front de libération du pied. Moritz peut témoigner du bien-être de vivre les pattes libres et de ne pas avoir de code vestimentaire à respecter même s’il est toujours très soucieux de son extérieur.

Mais le pire c’est de ne plus supporter son métier, qu’il soit ancien ou nouveau, soit à cause d’un « burn out » ou d’un « bore out ». Moritz ne pensait pas qu’on pouvait être épuisé par l’ennui au travail. Il peut parfois donner cette impression mais sa vie intérieure est très féconde ; il a toujours une idée ou un rêve en tête même s’il ne sait pas encore les communiquer. C’est dommage car il pourrait peut-être aider les personnes qui en souffrent.


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