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L'abbé Louis Cotte : Louis XVIII peut le remercier d'avoir découvert les eaux thermales d'Enghien  !

Publié le : 28-09-2017

Statue de L'abbé Cotte à Enghien-les-BainsAu moment où le Musée Bourlet de Deuil-la-Barre propose jusqu'à la fin de l'année une excellente exposition consacrée au thermalisme, il m'a semblé opportun de mettre en avant celui qui a découvert en 1766 les vertus des eaux thermales sulfureuses d'Enghien-les-Bains : l'abbé Louis Cotte !

Louis XVIII peut remercier l'abbé Cotte : grâce aux eaux d'Enghien, le voilà guéri d'un ulcère à la jambe ! La scène se passe en 1823 et, depuis cette date, les thermes de la ville deviennent réputés pour guérir ou atténuer de nombreux maux.
Mais qui est donc ce Père Cotte qui a découvert en 1766 les vertus des eaux thermales sulfureuses d'Enghien-les-Bains ?
Vous l'aurez peut-être deviné, l'abbé Louis Cotte né en 1740, est un prêtre un pu particulier. En effet, entré sous les ordres à 18 ans et membre de l'Oratoire de Montmorency, il a toujours été passionné par les sciences. Il aurait même confié à un ami qu'il préférait lire un traité de physique plutôt que la Somme théologique de Thomas d'Aquin !
Notre scientifique en herbe était passionné par la météo et, pendant trente ans, il a consigné ses observations réalisées dans le laboratoire de météorologie qu'il installa dans l'Oratoire.
Puis, au cours d'une de ses promenades, il s'intéresse à un "ruisseau puant" qui se déversait dans l'étang de Montmorency (devenu le lac d'Enghien). Ses prélèvements analysés par le chimiste Pierre Joseph Maquer confirment ce qu'il supposait : une présence de soufre dans les eaux de ce fameux "ruisseau puant".
Suite à ses différentes expériences, l'abbé Cotte écrit alors un mémoire approuvé par l'Académie le 28 janvier 1767. Ses écrits seront même imprimés dans le recueil "de ceux des Savants étrangers" et par la même occasion il est nommé correspondant de l'Académie royale des sciences !
Nous pouvons vraiment affirmer que l'abbé Cotte fait partie des scientifiques du "Siècle des Lumières"

La Source du Roy à EnghienDeux ans plus tard, le propriétaire des sources d’eau ferrugineuses de Passy, Louis-Guillaume Le Vieillard, prend connaissance du mémoire et se fait concéder la concession et l’exploitation de la source. Le premier établissement thermal verra ainsi le jour… Les historiens locaux relèveront qu'à l'époque la source se situait sur le territoire de… Deuil, la ville d'Enghien n'étant créée qu'en 1850.

Après cette découverte, l'abbé Cotte continuera ses recherches et publiera de nombreux ouvrages dont un traité d'histoire naturelle, des cours d'astronomie, de physique et évidemment… de météorologie.
Notons enfin que le Père Cotte quittera son sacerdoce en 1794, le clergé étant désorganisé pendant la Révolution. A 54 ans, il épouse alors Madeleine Marotte et s'installe à Paris. En 1805, suite au décès de sa femme, il reviendra passer les dix dernières années de sa vie dans la ville de Montmorency.
Il décède le 8 novembre 1815, quatre mois seulement après qu'un certain Louis XVIII ait retrouvé son trône.

Statue de L'abbé Cotte à Enghien-les-BainsAu moment où le Musée Bourlet de Deuil-la-Barre propose jusqu'à la fin de l'année une excellente exposition consacrée au thermalisme, il m'a semblé opportun de mettre en avant celui qui a découvert en 1766 les vertus des eaux thermales sulfureuses d'Enghien-les-Bains : l'abbé Louis Cotte !

Louis XVIII peut remercier l'abbé Cotte : grâce aux eaux d'Enghien, le voilà guéri d'un ulcère à la jambe ! La scène se passe en 1823 et, depuis cette date, les thermes de la ville deviennent réputés pour guérir ou atténuer de nombreux maux.
Mais qui est donc ce Père Cotte qui a découvert en 1766 les vertus des eaux thermales sulfureuses d'Enghien-les-Bains ?
Vous l'aurez peut-être deviné, l'abbé Louis Cotte né en 1740, est un prêtre un pu particulier. En effet, entré sous les ordres à 18 ans et membre de l'Oratoire de Montmorency, il a toujours été passionné par les sciences. Il aurait même confié à un ami qu'il préférait lire un traité de physique plutôt que la Somme théologique de Thomas d'Aquin !
Notre scientifique en herbe était passionné par la météo et, pendant trente ans, il a consigné ses observations réalisées dans le laboratoire de météorologie qu'il installa dans l'Oratoire.
Puis, au cours d'une de ses promenades, il s'intéresse à un "ruisseau puant" qui se déversait dans l'étang de Montmorency (devenu le lac d'Enghien). Ses prélèvements analysés par le chimiste Pierre Joseph Maquer confirment ce qu'il supposait : une présence de soufre dans les eaux de ce fameux "ruisseau puant".
Suite à ses différentes expériences, l'abbé Cotte écrit alors un mémoire approuvé par l'Académie le 28 janvier 1767. Ses écrits seront même imprimés dans le recueil "de ceux des Savants étrangers" et par la même occasion il est nommé correspondant de l'Académie royale des sciences !
Nous pouvons vraiment affirmer que l'abbé Cotte fait partie des scientifiques du "Siècle des Lumières"

La Source du Roy à EnghienDeux ans plus tard, le propriétaire des sources d’eau ferrugineuses de Passy, Louis-Guillaume Le Vieillard, prend connaissance du mémoire et se fait concéder la concession et l’exploitation de la source. Le premier établissement thermal verra ainsi le jour… Les historiens locaux relèveront qu'à l'époque la source se situait sur le territoire de… Deuil, la ville d'Enghien n'étant créée qu'en 1850.

Après cette découverte, l'abbé Cotte continuera ses recherches et publiera de nombreux ouvrages dont un traité d'histoire naturelle, des cours d'astronomie, de physique et évidemment… de météorologie.
Notons enfin que le Père Cotte quittera son sacerdoce en 1794, le clergé étant désorganisé pendant la Révolution. A 54 ans, il épouse alors Madeleine Marotte et s'installe à Paris. En 1805, suite au décès de sa femme, il reviendra passer les dix dernières années de sa vie dans la ville de Montmorency.
Il décède le 8 novembre 1815, quatre mois seulement après qu'un certain Louis XVIII ait retrouvé son trône.


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