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Rencontre avec Lou Barthomier, jeune romancière de Saint-Gratien qui publie "La Funambule", un premier livre-choc !

LA FUNAMBULE Lou Barthomier"La Funambule". Un titre mystérieux. Des tranches de vie en banlieue. Une intrigue minimaliste. Et pourtant attention : ce premier livre de Lou Barthomier est un roman-choc ! Il ne vous laissera pas indifférent. En effet, cette jeune écrivaine de Saint-Gratien vous happe dès les premières pages avec son écriture directe, ses mots à la fois crus et poétiques. Elle vous laisse ensuite recoller les morceaux pour suivre son héroïne dans ses tourments, ses réflexions. Partons vite à la rencontre de Lou pour découvrir ce talent prometteur !

 

Lou BarthomierDans mon introduction, je souligne que tu es née à Saint-Gratien, une ville que tu connais bien.
En effet, je suis une vraie Gratiennoise ! J'ai toujours habité dans cette ville et aujourd'hui je travaille pour la municipalité en tant que chargée d'action culturelle et de communication. Outre les ateliers et les rencontres autour des spectacles, je coordonne les animations du festival annuel "Un monde, des cultures". J'aime beaucoup ce travail qui favorise la diffusion de la culture.

Aujourd'hui, tu publies ton premier roman  intitulé "La Funambule". Comment en arrive-t-on à écrire ce premier livre si maitrisé ?
A vrai dire, j'ai toujours écrit des poèmes, des histoires comme beaucoup d'enfants le font. Puis j'ai continué en tenant un blog. Ce n'était pas un journal intime, je postais sur internet uniquement des textes "petits formats". Je suis trop timide pour publier quelque chose de personnel. Ensuite j'ai fait des études littéraires (hypokhâgne et khâgne) et linguistiques (master d'allemand) avant de me rapprocher, en fin de cursus, du monde culturel que j'apprécie.
Pour ce premier roman, j'ai eu envie de parler d'une période charnière située entre la fin de l'adolescence et le début de la vie d'adulte : tu es étudiant, plus vraiment au lycée et plus vraiment dépendant de tes parents… Je souhaitais écrire un livre initiatique. Je vais vous avouer que je pensais intituler mon livre "Le temps d'apprendre à vivre" mais le titre était déjà pris. J'ai tout de même placé la citation complète d'Aragon en préambule de mon livre : "Le temps d'apprendre à vivre, il est déjà trop tard". Cette phrase résume mon état d'esprit lors de l'écriture de ce livre.

Lou BarthomierPeux-tu nous en dire plus sur ton héroïne Alex ? Comment as-tu construit son histoire ?
Dans mon livre la situation de mon héroïne Alex reste volontairement floue, on sait juste qu'elle suit des études qui l'accaparent mais qui ne l'empêchent pas de sortir et de participer à des soirées alcoolisées.
Pour écrire ce premier livre, j'ai rassemblé des textes que j'avais écrits il y a quelques années, puis d'autres plus récents. Enfin, j'ai mis un fil conducteur pour aider le lecteur à suivre les états d'âme d'Alex. Mais j'avoue, l'intrigue n'est pas l'essentiel du livre. Les sentiments, les impressions ressenties par Alex sont mes priorités. Il fallait vraiment que le lecteur soit dans la tête d'Alex !

Tu n'échapperas pas à la question que tous les lecteurs vont se poser : est-ce un livre autobiographique ?
Le fait que l'on me pose la question me fait plaisir. J'ai utilisé la première personne pour rendre le livre plus réaliste et renforcer le côté sensible des sentiments d'Alex. Mais je rassure mes proches, ce n'est pas autobiographique !

Alors si ce n'est pas autobiographique, comment as-tu fait pour décrire de manière si précise ces scènes où l'alcool et la drogue sont omniprésentes ?
Je m'appuie sur ce que j'ai vu et entendu au cours de soirées, puis ensuite mon imagination me permet d'emmener le lecteur là où je le souhaite.
La banlieue est un cadre que je connais bien. J'ai besoin d'avoir des repères tangibles dans le décor où évoluent mes personnages. Je peux ainsi écrire des choses qui paraissent vraies. Je n'aurais jamais pris un astronaute comme héros de mon roman ! Concernant la drogue, l'alcool, la "défonce", j'ai vu des soirées dans des squats et ensuite l'imagination prend le relais.

Lou BarthomierQuel est le message que tu souhaitais aborder dans ce premier roman ?
Je souhaitais écrire sur le thème du mal-être : j'ai rencontré de nombreuses personnes autour de moi, qui étaient très mal à l'adolescence pour des raisons qui ne sont pas toujours spectaculaires. Dans le livre, il n'arrive rien de particulier à Alex. Je voulais juste mettre des mots sur un mal-être… Des personnes en retrait vivent parfois des expériences très difficiles que personne ne soupçonne. Des gens sont en danger et personne ne le sait… Puis je souhaitais évoquer la banlieue en évitant le côté racoleur. Le cadre posé est assez flou, il n'y a pas d'indications précises sur une ville, sur un lieu. J'ai même eu une remarque d'une lectrice qui a noté que mes personnages n'étaient pas vraiment décrits physiquement. En effet, seuls les discussions, même banales et sans grand intérêt et les ressentis m'intéressent.

Tu parviens à captiver le lecteur avec des scènes où il ne se passe rien d'exceptionnel ?
C'est vrai : on peut dire que c'est un livre où il ne se passe rien. Alex n'est pas bien et essaie de grandir. C'est un peu lourd et pas très drôle. Ce n'est pas très vendeur si je présente le roman de cette façon ! (rires)
Mais, cela permet à chacun de s'accaparer le livre. Certains y voient un descriptif de la banlieue sans les clichés habituels, d'autres y trouvent un manifeste féministe. Enfin des lecteurs sont sensibles à la poésie de l'écriture. Cette dernière remarque me fait plaisir car je fais très attention au rythme des phrases, à l'équilibre entre les différentes scènes du livre.

Lou BarthomierQuels sont les premiers retours des lecteurs ?
Dans mon entourage, certains ont été surpris, sûrement par mon écriture à la première personne de ce roman. Mais les premiers retours sont très positifs et cela me rassure.

Après "La Funambule", as-tu déjà un deuxième roman en préparation ?
Oui, il évoquera les non-dits, l'ineffable, l'indicible, tout ce que l'on tait dans l'amitié, le couple, la famille, la vie quotidienne. C'est encore un peu vague mais cela se précise progressivement.

Quels sont enfin tes centres d'intérêt qui t'influencent peut-être dans ton écriture ?
Ce n'est pas original : j'aime la lecture et particulièrement la poésie. Je suis une grande admiratrice d'Aragon. Lors de mes études d'allemand, j'ai aussi découvert Paul Celan, ce poète roumain, considéré comme le plus grand poète de langue allemande de l'après-guerre.
D'autre part, j'écoute beaucoup de musique et mes goûts sont très éclectiques : Brassens, Renaud, Ferrat, Brel mais aussi les groupes de "rock à l'ancienne" comme Pink Floyd et les Doors. Lorsque j'écris, je cherche le bon rythme comme le ferait un musicien. De mon côté j'ai joué du piano et appris un peu de guitare grâce à mon frère musicien qui joue aussi de l'harmonica et de la guimbarde ! D'ailleurs avec lui, nous avons créé un duo "Le traquenard" qui ne se prend pas au sérieux en composant des chansons loufoques sans prétentions.
Enfin, j'ai la chance de voir de très nombreux spectacles dans le cadre de mon activité professionnelle et je me régale !

Grand merci pour ta disponibilité et ta joie de vivre et je te souhaite un grand succès avec "La Funambule".

 

LE FUNAMBULE de Lou BarthomierBonus : 4ème de couverture de "La Funambule".
Gabriel. J’ai aimé son prénom plus que tout, je l’ai porté en moi, je l’ai soufflé des centaines de fois au creux de son oreille. Gabriel. Il avait le nom d’un ange. Ses baisers avaient le goût du paradis. Un jour, il avait posé la main sur mon ventre et m’avait dit :« je t’épouserai et je te ferai des enfants ». Je lui avais tendrement souri. Je n’avais pas pu lui dire : « d’ici peu, je serai morte… ! »
Ses amis s’appellent Alicia, K, Gabriel, ses blessures aussi. Alex danse avec eux sur le fil, au-dessus des tours de la cité ou bien dix pieds sous terre quand tout se trouble, une épopée au quotidien. La vie est un voyage écrivait Proust, et la narratrice nous livre ses notes faites d’amour, de trébuchements, d’accélérations polychromes, de poisons divers et de joies intenses avec force, avec sincérité, le cœur toujours à nu !
"La Funambule" de Lou Barthomier – 160 pages – Editions itinéraires – 17 € - le livre est disponible sur le site fnac.fr et à la commande dans toutes les librairies.

LA FUNAMBULE Lou Barthomier"La Funambule". Un titre mystérieux. Des tranches de vie en banlieue. Une intrigue minimaliste. Et pourtant attention : ce premier livre de Lou Barthomier est un roman-choc ! Il ne vous laissera pas indifférent. En effet, cette jeune écrivaine de Saint-Gratien vous happe dès les premières pages avec son écriture directe, ses mots à la fois crus et poétiques. Elle vous laisse ensuite recoller les morceaux pour suivre son héroïne dans ses tourments, ses réflexions. Partons vite à la rencontre de Lou pour découvrir ce talent prometteur !

 

Lou BarthomierDans mon introduction, je souligne que tu es née à Saint-Gratien, une ville que tu connais bien.
En effet, je suis une vraie Gratiennoise ! J'ai toujours habité dans cette ville et aujourd'hui je travaille pour la municipalité en tant que chargée d'action culturelle et de communication. Outre les ateliers et les rencontres autour des spectacles, je coordonne les animations du festival annuel "Un monde, des cultures". J'aime beaucoup ce travail qui favorise la diffusion de la culture.

Aujourd'hui, tu publies ton premier roman  intitulé "La Funambule". Comment en arrive-t-on à écrire ce premier livre si maitrisé ?
A vrai dire, j'ai toujours écrit des poèmes, des histoires comme beaucoup d'enfants le font. Puis j'ai continué en tenant un blog. Ce n'était pas un journal intime, je postais sur internet uniquement des textes "petits formats". Je suis trop timide pour publier quelque chose de personnel. Ensuite j'ai fait des études littéraires (hypokhâgne et khâgne) et linguistiques (master d'allemand) avant de me rapprocher, en fin de cursus, du monde culturel que j'apprécie.
Pour ce premier roman, j'ai eu envie de parler d'une période charnière située entre la fin de l'adolescence et le début de la vie d'adulte : tu es étudiant, plus vraiment au lycée et plus vraiment dépendant de tes parents… Je souhaitais écrire un livre initiatique. Je vais vous avouer que je pensais intituler mon livre "Le temps d'apprendre à vivre" mais le titre était déjà pris. J'ai tout de même placé la citation complète d'Aragon en préambule de mon livre : "Le temps d'apprendre à vivre, il est déjà trop tard". Cette phrase résume mon état d'esprit lors de l'écriture de ce livre.

Lou BarthomierPeux-tu nous en dire plus sur ton héroïne Alex ? Comment as-tu construit son histoire ?
Dans mon livre la situation de mon héroïne Alex reste volontairement floue, on sait juste qu'elle suit des études qui l'accaparent mais qui ne l'empêchent pas de sortir et de participer à des soirées alcoolisées.
Pour écrire ce premier livre, j'ai rassemblé des textes que j'avais écrits il y a quelques années, puis d'autres plus récents. Enfin, j'ai mis un fil conducteur pour aider le lecteur à suivre les états d'âme d'Alex. Mais j'avoue, l'intrigue n'est pas l'essentiel du livre. Les sentiments, les impressions ressenties par Alex sont mes priorités. Il fallait vraiment que le lecteur soit dans la tête d'Alex !

Tu n'échapperas pas à la question que tous les lecteurs vont se poser : est-ce un livre autobiographique ?
Le fait que l'on me pose la question me fait plaisir. J'ai utilisé la première personne pour rendre le livre plus réaliste et renforcer le côté sensible des sentiments d'Alex. Mais je rassure mes proches, ce n'est pas autobiographique !

Alors si ce n'est pas autobiographique, comment as-tu fait pour décrire de manière si précise ces scènes où l'alcool et la drogue sont omniprésentes ?
Je m'appuie sur ce que j'ai vu et entendu au cours de soirées, puis ensuite mon imagination me permet d'emmener le lecteur là où je le souhaite.
La banlieue est un cadre que je connais bien. J'ai besoin d'avoir des repères tangibles dans le décor où évoluent mes personnages. Je peux ainsi écrire des choses qui paraissent vraies. Je n'aurais jamais pris un astronaute comme héros de mon roman ! Concernant la drogue, l'alcool, la "défonce", j'ai vu des soirées dans des squats et ensuite l'imagination prend le relais.

Lou BarthomierQuel est le message que tu souhaitais aborder dans ce premier roman ?
Je souhaitais écrire sur le thème du mal-être : j'ai rencontré de nombreuses personnes autour de moi, qui étaient très mal à l'adolescence pour des raisons qui ne sont pas toujours spectaculaires. Dans le livre, il n'arrive rien de particulier à Alex. Je voulais juste mettre des mots sur un mal-être… Des personnes en retrait vivent parfois des expériences très difficiles que personne ne soupçonne. Des gens sont en danger et personne ne le sait… Puis je souhaitais évoquer la banlieue en évitant le côté racoleur. Le cadre posé est assez flou, il n'y a pas d'indications précises sur une ville, sur un lieu. J'ai même eu une remarque d'une lectrice qui a noté que mes personnages n'étaient pas vraiment décrits physiquement. En effet, seuls les discussions, même banales et sans grand intérêt et les ressentis m'intéressent.

Tu parviens à captiver le lecteur avec des scènes où il ne se passe rien d'exceptionnel ?
C'est vrai : on peut dire que c'est un livre où il ne se passe rien. Alex n'est pas bien et essaie de grandir. C'est un peu lourd et pas très drôle. Ce n'est pas très vendeur si je présente le roman de cette façon ! (rires)
Mais, cela permet à chacun de s'accaparer le livre. Certains y voient un descriptif de la banlieue sans les clichés habituels, d'autres y trouvent un manifeste féministe. Enfin des lecteurs sont sensibles à la poésie de l'écriture. Cette dernière remarque me fait plaisir car je fais très attention au rythme des phrases, à l'équilibre entre les différentes scènes du livre.

Lou BarthomierQuels sont les premiers retours des lecteurs ?
Dans mon entourage, certains ont été surpris, sûrement par mon écriture à la première personne de ce roman. Mais les premiers retours sont très positifs et cela me rassure.

Après "La Funambule", as-tu déjà un deuxième roman en préparation ?
Oui, il évoquera les non-dits, l'ineffable, l'indicible, tout ce que l'on tait dans l'amitié, le couple, la famille, la vie quotidienne. C'est encore un peu vague mais cela se précise progressivement.

Quels sont enfin tes centres d'intérêt qui t'influencent peut-être dans ton écriture ?
Ce n'est pas original : j'aime la lecture et particulièrement la poésie. Je suis une grande admiratrice d'Aragon. Lors de mes études d'allemand, j'ai aussi découvert Paul Celan, ce poète roumain, considéré comme le plus grand poète de langue allemande de l'après-guerre.
D'autre part, j'écoute beaucoup de musique et mes goûts sont très éclectiques : Brassens, Renaud, Ferrat, Brel mais aussi les groupes de "rock à l'ancienne" comme Pink Floyd et les Doors. Lorsque j'écris, je cherche le bon rythme comme le ferait un musicien. De mon côté j'ai joué du piano et appris un peu de guitare grâce à mon frère musicien qui joue aussi de l'harmonica et de la guimbarde ! D'ailleurs avec lui, nous avons créé un duo "Le traquenard" qui ne se prend pas au sérieux en composant des chansons loufoques sans prétentions.
Enfin, j'ai la chance de voir de très nombreux spectacles dans le cadre de mon activité professionnelle et je me régale !

Grand merci pour ta disponibilité et ta joie de vivre et je te souhaite un grand succès avec "La Funambule".

 

LE FUNAMBULE de Lou BarthomierBonus : 4ème de couverture de "La Funambule".
Gabriel. J’ai aimé son prénom plus que tout, je l’ai porté en moi, je l’ai soufflé des centaines de fois au creux de son oreille. Gabriel. Il avait le nom d’un ange. Ses baisers avaient le goût du paradis. Un jour, il avait posé la main sur mon ventre et m’avait dit :« je t’épouserai et je te ferai des enfants ». Je lui avais tendrement souri. Je n’avais pas pu lui dire : « d’ici peu, je serai morte… ! »
Ses amis s’appellent Alicia, K, Gabriel, ses blessures aussi. Alex danse avec eux sur le fil, au-dessus des tours de la cité ou bien dix pieds sous terre quand tout se trouble, une épopée au quotidien. La vie est un voyage écrivait Proust, et la narratrice nous livre ses notes faites d’amour, de trébuchements, d’accélérations polychromes, de poisons divers et de joies intenses avec force, avec sincérité, le cœur toujours à nu !
"La Funambule" de Lou Barthomier – 160 pages – Editions itinéraires – 17 € - le livre est disponible sur le site fnac.fr et à la commande dans toutes les librairies.


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