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Insolite : Le Vexin... en Provence !

Publié le : 12-05-2014

Mercredi soir 14 mai 2014, sur France 4 à 22h30, est diffusé le film de Fabienne Berthaud : "Pieds Nus sur les limaces". Un beau film qui a une petite particularité : quelques plans ont été tournés dans la commune  de Valmondois. Une plaque souvenir est même présente dans la commune.

PIEDS NUS SUR LES LIMACES

En septembre 2009, Fabienne Berthaud pose ses caméras dans le cimetière de Valmondois (95) pour y réaliser la scène d'enterrement de Mireille (Anne Benoît), la mère de Clara (Diane Kruger) et de Lily (Ludivigne Sagnier). Suite à ce décès, les deux soeurs que tout oppose apprennnent à se connaître, Clara n'hésitant pas à tout abandonner pour s'occuper de Lily...
cimetière de ValmondoisAprès avoir tourné la séquence de la procession religieuse sur le plateau, toute l'équipe investit ce lieu censé se trouver en Provence et filme la mise au tombeau à deux caméras - l'une fixe, la seconde à l'épaule - sans éclairage autre que la lumière naturelle. Tous les plans extérieuts sont réalisés en fonction du trajet du soleil, dans un souci naturaliste se réclamant de John Cassavetes. Pour ce film, Fabienne Berthaud est récompensée à la Quninzaine des réalisateurs, lors du festival de Cannes 2010.

A noter que la situation du cimétière en haut du village, caché derrière des feuillages touffus, explique son attrait auprès de cinéastes comme Benoit Cohen ("Qui m'aime me suive") et Olivier Assayas ("L'heure d'été").

  

Pieds nus sur les limaces afficheZoom nouveauté : "Pieds nus sur les limaces", de Fabienne Berthaud

L'histoire
Lily, drôle, exubérante et insaisissable, vit dans un univers fantaisiste en harmonie avec la nature, à la campagne, chez sa mère. Sa grande sœur, Clara, mariée et citadine, a quitté la maison familiale.
À la mort de leur mère, Clara doit bouleverser ses priorités pour s’occuper de Lily. Les deux sœurs vont alors se révéler l’une à l’autre. Clara, sous l’influence de Lily, va remettre sa vie en question et goûter à une certaine liberté...
Un film de Fabienne Berthaud avec Diane Kruger, Ludivine Sagnier, Denis Menochet, Brigitte Catillon, Jacques Spiesser...

 

Bonus : propos de Fabienne Berthaud (recueillis par Thierry Chèze)

Quand est née l’idée de Pieds nus sur les limaces ?
J’ai écrit le roman pendant que je tournais mon premier long-métrage, Frankie. La jeune fille qui m’a inspirée le personnage de Lily avait fait un séjour dans la clinique où nous tournions. Il s’agit d’une suite logique à mon travail. La fantaisie de l’esprit, les états limites, la fragilité et la différence sont des thèmes récurrents chez moi.

Ludivine Sagnier et Diane KrugerQu’est-ce qui vous a touché chez cette jeune fille ?
Sa liberté. Cette capacité à vivre l’instant. Je m’intéresse aux gens qui n’entrent pas dans « les cases » et dont la trop grande sensibilité les empêche de s’intégrer dans la société telle qu’elle nous est proposée. Le personnage de Lily repousse les limites de la normalité et nous fait nous interroger sur les solutions de vie possibles, de quelqu’un qui n’entre pas dans le « schéma ».
Lily ne fait pas de compromis, elle est libre de corps et d’esprit et ne négocie pas. Elle dérange son environnement et bouscule les mentalités. L’histoire touche à l’intime de chacun de nous et nous questionne sur la fragile frontière entre normal et décalé. Le carcan de notre éducation et les valeurs que l’on nous inculque (argent, réussite professionnelle, confort matériel, amour raisonné) ne sont-ils pas trop souvent source de notre mal-être ?

Est-ce facile d’adapter son propre roman ?
Il faut s’en détacher. Je ne sais plus qui disait qu’il faut regarder « l’œuvre » littéraire avec des yeux de cinéaste et ne pas chercher à reproduire. Avec mon co-scénariste Pascal Arnold, nous nous sommes sentis totalement libres. Il nous est arrivé de beaucoup nous amuser en écrivant certains dialogues. Lily et sa franchise, sa capacité à dire aux gens ce qu’elle pense sans restriction, nous ont permis un humour décalé, qui je crois, est une grande force du film. D’ailleurs, au final, si le livre est très noir, le film lui, est solaire et va vers l’espoir. C’est précisément ce qui m’intéressait en me lançant dans ce projet. Prendre les mêmes personnages et leur faire vivre d’autres situations.

Comment définiriez-vous votre film ?
C’est une histoire de famille. Deux sœurs, fragilisées par la mort brutale de leur mère, se retrouvent. Elles sont en déséquilibre, chacune à sa manière. Bouleversées dans leur quotidien, elles vont apprendre l’une de l’autre. Se révéler. J’ai essayé de parler d’humanité, d’amour et de liberté. Il s’agit de comprendre l’autre dans sa différence.

Ludivine Sagnier et Diane Kruger et le camping carQuand avez-vous pensé à Diane Kruger, votre héroïne de "Frankie", pour jouer Clara, la sœur aînée de Lily ?
Je n’y ai pas pensé, c’était comme ça. Une évidence. Un désir. Il n’était pas question que je fasse ce deuxième long-métrage sans elle. Elle avait lu le roman, je lui ai demandé : « Ça te dirait de jouer Clara ? ». Elle m’a dit oui et voilà. Elle a suivi les différentes versions du scénario. Nous avions envie de retravailler ensemble. Elle fait partie de mon univers, de ma vie, de ma famille, j’adore l’avoir dans l’œil de ma caméra. Elle m’inspire. C’est une actrice fragile et forte en même temps. J’aime cette dualité. Elle est capable d’exprimer les choses dans les silences avec beaucoup de subtilité. On se connaît depuis quelques années maintenant, et puis nous avons démarré ensemble, Frankie était notre premier film à toutes les deux d’une certaine manière. Elle connaît ma façon de travailler et nous n’avons pas besoin de beaucoup nous parler pour nous comprendre. Elle sait ce que j’attends d’elle. Je sais ce qu’elle attend de moi. Nous sommes dans un grand respect l’une envers l’autre. Clara est un rôle difficile, tout en retenue, subtil et délicat. C’est un personnage aux prises avec une tempête intérieure qu’elle n’exprime pas. Jusqu’au jour où…

Pourquoi avez-vous choisi Ludivine Sagnier pour jouer Lily ?
Le personnage de Lily est d’une extrême complexité car il ne doit jamais être ridicule. Il flirte avec la folie mais il ne s’agissait pas d’en faire une « rain woman ». Il fallait trouver une actrice dont l’enfance résonne encore, qui dégage une pureté, une vérité et qui soit d’une grande générosité. Ce n’est pas un rôle en demi-mesure. Il n’y a pas de compromis à faire quand on accepte d’interpréter un rôle comme celui-ci. Il faut tout donner. C’est un rôle qui demande un travail considérable sans que cela se voie. Ludivine s’est imposée comme une évidence. Je la sentais capable de cela. Quand je l’ai vue arriver aux essais, simplement en ouvrant la porte je savais que c’était elle. Ce côté femme-enfant. Ce rayonnement authentique. Je ne sais pas comment expliquer, je fonctionne à l’instinct. Je n’intellectualise rien, je ne fais que ressentir. Et puis, elle avait très envie du rôle et elle me l’a montré. Elle était dans le désir et moi aussi. Je lui ai fait rencontrer Diane. J’avais besoin de les voir ensemble. De sentir si elles pouvaient s’entendre. S’aimer. Le courant est tout de suite passé entre elles et pour le coup, physiquement, leur faire jouer deux sœurs, cela marchait vraiment. D’une grande complicité, elles étaient très à l’écoute l’une de l’autre.
Ludivine est une actrice qui donne tout sans restriction. Elle travaille sans filet. Elle ne joue pas. Elle est. Elle ne triche jamais et propose énormément. Elle a la faculté de s’oublier pour devenir une autre au point de se changer physiquement. C’est un bonheur de travailler avec elle et je pense que Lily va en étonner plus d’un. J’ai le sentiment de la connaître depuis toujours. Elle m’est familière, comme une petite sœur. Je ne sais pas… Comme Diane. Je ressens le même attachement. Ma famille s’agrandit.
(extrait du dossier de presse)

Mercredi soir 14 mai 2014, sur France 4 à 22h30, est diffusé le film de Fabienne Berthaud : "Pieds Nus sur les limaces". Un beau film qui a une petite particularité : quelques plans ont été tournés dans la commune  de Valmondois. Une plaque souvenir est même présente dans la commune.

PIEDS NUS SUR LES LIMACES

En septembre 2009, Fabienne Berthaud pose ses caméras dans le cimetière de Valmondois (95) pour y réaliser la scène d'enterrement de Mireille (Anne Benoît), la mère de Clara (Diane Kruger) et de Lily (Ludivigne Sagnier). Suite à ce décès, les deux soeurs que tout oppose apprennnent à se connaître, Clara n'hésitant pas à tout abandonner pour s'occuper de Lily...
cimetière de ValmondoisAprès avoir tourné la séquence de la procession religieuse sur le plateau, toute l'équipe investit ce lieu censé se trouver en Provence et filme la mise au tombeau à deux caméras - l'une fixe, la seconde à l'épaule - sans éclairage autre que la lumière naturelle. Tous les plans extérieuts sont réalisés en fonction du trajet du soleil, dans un souci naturaliste se réclamant de John Cassavetes. Pour ce film, Fabienne Berthaud est récompensée à la Quninzaine des réalisateurs, lors du festival de Cannes 2010.

A noter que la situation du cimétière en haut du village, caché derrière des feuillages touffus, explique son attrait auprès de cinéastes comme Benoit Cohen ("Qui m'aime me suive") et Olivier Assayas ("L'heure d'été").

  

Pieds nus sur les limaces afficheZoom nouveauté : "Pieds nus sur les limaces", de Fabienne Berthaud

L'histoire
Lily, drôle, exubérante et insaisissable, vit dans un univers fantaisiste en harmonie avec la nature, à la campagne, chez sa mère. Sa grande sœur, Clara, mariée et citadine, a quitté la maison familiale.
À la mort de leur mère, Clara doit bouleverser ses priorités pour s’occuper de Lily. Les deux sœurs vont alors se révéler l’une à l’autre. Clara, sous l’influence de Lily, va remettre sa vie en question et goûter à une certaine liberté...
Un film de Fabienne Berthaud avec Diane Kruger, Ludivine Sagnier, Denis Menochet, Brigitte Catillon, Jacques Spiesser...

 

Bonus : propos de Fabienne Berthaud (recueillis par Thierry Chèze)

Quand est née l’idée de Pieds nus sur les limaces ?
J’ai écrit le roman pendant que je tournais mon premier long-métrage, Frankie. La jeune fille qui m’a inspirée le personnage de Lily avait fait un séjour dans la clinique où nous tournions. Il s’agit d’une suite logique à mon travail. La fantaisie de l’esprit, les états limites, la fragilité et la différence sont des thèmes récurrents chez moi.

Ludivine Sagnier et Diane KrugerQu’est-ce qui vous a touché chez cette jeune fille ?
Sa liberté. Cette capacité à vivre l’instant. Je m’intéresse aux gens qui n’entrent pas dans « les cases » et dont la trop grande sensibilité les empêche de s’intégrer dans la société telle qu’elle nous est proposée. Le personnage de Lily repousse les limites de la normalité et nous fait nous interroger sur les solutions de vie possibles, de quelqu’un qui n’entre pas dans le « schéma ».
Lily ne fait pas de compromis, elle est libre de corps et d’esprit et ne négocie pas. Elle dérange son environnement et bouscule les mentalités. L’histoire touche à l’intime de chacun de nous et nous questionne sur la fragile frontière entre normal et décalé. Le carcan de notre éducation et les valeurs que l’on nous inculque (argent, réussite professionnelle, confort matériel, amour raisonné) ne sont-ils pas trop souvent source de notre mal-être ?

Est-ce facile d’adapter son propre roman ?
Il faut s’en détacher. Je ne sais plus qui disait qu’il faut regarder « l’œuvre » littéraire avec des yeux de cinéaste et ne pas chercher à reproduire. Avec mon co-scénariste Pascal Arnold, nous nous sommes sentis totalement libres. Il nous est arrivé de beaucoup nous amuser en écrivant certains dialogues. Lily et sa franchise, sa capacité à dire aux gens ce qu’elle pense sans restriction, nous ont permis un humour décalé, qui je crois, est une grande force du film. D’ailleurs, au final, si le livre est très noir, le film lui, est solaire et va vers l’espoir. C’est précisément ce qui m’intéressait en me lançant dans ce projet. Prendre les mêmes personnages et leur faire vivre d’autres situations.

Comment définiriez-vous votre film ?
C’est une histoire de famille. Deux sœurs, fragilisées par la mort brutale de leur mère, se retrouvent. Elles sont en déséquilibre, chacune à sa manière. Bouleversées dans leur quotidien, elles vont apprendre l’une de l’autre. Se révéler. J’ai essayé de parler d’humanité, d’amour et de liberté. Il s’agit de comprendre l’autre dans sa différence.

Ludivine Sagnier et Diane Kruger et le camping carQuand avez-vous pensé à Diane Kruger, votre héroïne de "Frankie", pour jouer Clara, la sœur aînée de Lily ?
Je n’y ai pas pensé, c’était comme ça. Une évidence. Un désir. Il n’était pas question que je fasse ce deuxième long-métrage sans elle. Elle avait lu le roman, je lui ai demandé : « Ça te dirait de jouer Clara ? ». Elle m’a dit oui et voilà. Elle a suivi les différentes versions du scénario. Nous avions envie de retravailler ensemble. Elle fait partie de mon univers, de ma vie, de ma famille, j’adore l’avoir dans l’œil de ma caméra. Elle m’inspire. C’est une actrice fragile et forte en même temps. J’aime cette dualité. Elle est capable d’exprimer les choses dans les silences avec beaucoup de subtilité. On se connaît depuis quelques années maintenant, et puis nous avons démarré ensemble, Frankie était notre premier film à toutes les deux d’une certaine manière. Elle connaît ma façon de travailler et nous n’avons pas besoin de beaucoup nous parler pour nous comprendre. Elle sait ce que j’attends d’elle. Je sais ce qu’elle attend de moi. Nous sommes dans un grand respect l’une envers l’autre. Clara est un rôle difficile, tout en retenue, subtil et délicat. C’est un personnage aux prises avec une tempête intérieure qu’elle n’exprime pas. Jusqu’au jour où…

Pourquoi avez-vous choisi Ludivine Sagnier pour jouer Lily ?
Le personnage de Lily est d’une extrême complexité car il ne doit jamais être ridicule. Il flirte avec la folie mais il ne s’agissait pas d’en faire une « rain woman ». Il fallait trouver une actrice dont l’enfance résonne encore, qui dégage une pureté, une vérité et qui soit d’une grande générosité. Ce n’est pas un rôle en demi-mesure. Il n’y a pas de compromis à faire quand on accepte d’interpréter un rôle comme celui-ci. Il faut tout donner. C’est un rôle qui demande un travail considérable sans que cela se voie. Ludivine s’est imposée comme une évidence. Je la sentais capable de cela. Quand je l’ai vue arriver aux essais, simplement en ouvrant la porte je savais que c’était elle. Ce côté femme-enfant. Ce rayonnement authentique. Je ne sais pas comment expliquer, je fonctionne à l’instinct. Je n’intellectualise rien, je ne fais que ressentir. Et puis, elle avait très envie du rôle et elle me l’a montré. Elle était dans le désir et moi aussi. Je lui ai fait rencontrer Diane. J’avais besoin de les voir ensemble. De sentir si elles pouvaient s’entendre. S’aimer. Le courant est tout de suite passé entre elles et pour le coup, physiquement, leur faire jouer deux sœurs, cela marchait vraiment. D’une grande complicité, elles étaient très à l’écoute l’une de l’autre.
Ludivine est une actrice qui donne tout sans restriction. Elle travaille sans filet. Elle ne joue pas. Elle est. Elle ne triche jamais et propose énormément. Elle a la faculté de s’oublier pour devenir une autre au point de se changer physiquement. C’est un bonheur de travailler avec elle et je pense que Lily va en étonner plus d’un. J’ai le sentiment de la connaître depuis toujours. Elle m’est familière, comme une petite sœur. Je ne sais pas… Comme Diane. Je ressens le même attachement. Ma famille s’agrandit.
(extrait du dossier de presse)


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