| Témoignage de Sandrine : "Haïti tu es dans mon coeur !" |
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Nous avons tous été touchés par le drame survenu en Haïti. Je remercie Sandrine qui nous offre un témoignage exceptionnel, habitante de Groslay et lectrice fidèle du journal. Elle partage avec nous son émotion suite au tremblement de terre survenu et lance un appel aux dons pour l’ Association Parents d'Ici Enfants d'Ailleurs .
![]() Témoignage de Sandrine Haïti tu es dans mon coeur ! " Maman d’adoption de deux fillettes de 7 et 10 ans nées à Port-au-Prince, je me souviendrai toujours de ce mercredi 13 janvier 2010 où une grande amie (maman adoptive également) m’a téléphoné et où j’ai entendu dans un demi-sommeil : « tu as vu ? C’est terrible ! ». Non, je n’avais pas encore vu ... Moi qui vais avoir le bonheur de fêter très bientôt avec mes filles les trois ans d’une nouvelle vie ici, dans notre Vallée de Montmorency, j’ai tout de suite pensé à Gladys (la directrice de l’orphelinat auquel mes filles avaient été confiées) et à tous les enfants là-bas, à la Maison des Anges (MDA).
Rapidement l’information a circulé qu’un SMS p
assé après la première secousse par une maman adoptante sur place disait « les enfants vont bien ». Mais après plus rien... et Gladys, cette femme formidable (photo) , qui se dévoue jour après jour sans compter sa peine pour le bien-être de ses Anges, elle que nous considérons comme de notre famille, allait-elle bien elle aussi ? Pour aider à garder l’espoir dans l’attente, l’« Association Parents d’Ici, Enfants d’ailleurs » (APIEA), dont je suis membre (ce coup de téléphone matinal qui restera à jamais gravé dans ma mémoire venait de Florence, sa Présidente), s’est immédiatement mobilisée. Ce n’est que samedi que le contact direct a enfin pu être établi... Immense soulagement ! Gladys et tous les enfants, tous, près de 80, étaient vivants ! C’était confirmé par la voix même de Gladys ! « C’est un vrai miracle » nous a-t-elle dit. L’émotion passée, la mobilisation a repris de plus belle car la situation à l’orphelinat est critique. Les bâtiments se sont affaissés et devront être rasés avant d’être reconstruits, aussi un campement de fortune a été improvisé avec ce qui pouvait être récupéré. Le manque d’eau et de nourriture sont le problème majeur. Vient celui des couches, des médicaments, etc. Il n’y a plus d’électricité et la génératrice a été sévèrement endommagée. Un contact téléphonique régulier avec Gladys étant maintenant assuré, elle peut nous faire part presque au quotidien de la situation sur place, de ses besoins les plus urgents et de ce qui lui parvient. Quelque soit son état de choc et sa fatigue, elle continue à se battre pour assurer un avenir à ces enfants qui lui ont été confiés, ses enfants, qui l’appellent « maman Gladys », tout en vivant dans l’angoisse des répliques et de l’insécurité ambiante. Pour nous, membres de l’association, comment ne pas vouloir tout faire pour la soutenir de notre mieux ! Si vous aussi vous souhaitez aider Gladys et ses Anges (ainsi que l’orphelinat voisin et ami Bon Berger de Fatima), vous pouvez les rencontrer sur le site de l'association. Vous pouvez envoyer vos dons à « Association Parents d’Ici Enfants d’ailleurs », 107 rue Rome, 75017 Paris. J’ai pour devise qu’on ne peut pas refaire le monde mais que si chacun de nous, à sa façon, fait un petit quelque chose, ce sera notre monde, et il sera meilleur." Sandrine. |
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assé après la première secousse par une maman adoptante sur place disait « les enfants vont bien ». Mais après plus rien... et Gladys, cette femme formidable (
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