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Hommage à Raymond et Lucie Aubrac qui ont vécu à Soisy-sous-Montmorency.

Publié le : 19-03-2020

Lucie et Raymond AubracIl y a treize ans (12 mars 2007) Lucie Aubrac nous quittait et, cinq ans plus tard (10 avril 2012), son mari Raymond la rejoignait… L'occasion de rendre hommage à ces deux figures de la Résistance qui ont vécu à Soisy-sous-Montmorency pendant douze années.

Raymond et Lucie Aubrac ont marqué l'Histoire avec leur actions courageuses menées pendant la seconde Guerre Mondiale. Ils ont contribué, entre autres, au développement de "Libération", le mouvement de résistance le plus important en zone sud après le mouvement "Combat" fondé par Henri Frenay.
Souvenons-nous aussi que Lucie a organisé à deux reprises l'évasion de son mari : une première fois à Sarrebourg en 1940 et puis à Lyon en 1943 où quatorze résistants ont réussi à retrouver la liberté lors d'un transfert de prisonniers. N'hésitez pas à revoir le film de Claude Berri "Lucie Aubrac" qui a bien relaté ce coup d'éclat.

Lucie AubracAprès la guerre, le couple a résidé à Soisy-sous-Montmorency de 1946 à 1958.  Raymond Aubrac a confié plus tard que « ces douze années symbolisent pour moi la reconstruction. J'étais chargé du déminage au ministère portant ce nom à Paris, tandis que Lucie enseignait au lycée d'Enghien»
Jacqueline Costa-Lascoux, membre du bureau de "France terre d'asile", décrit lors d'un hommage au couple Aubrac l'ambiance : « Dans le jardin de la maison Soisy-sous-Montmorency, où Lucie invitait ses élèves du Lycée d’Enghien, Raymond Aubrac parlait de ses voyages aux quatre coins du monde pour construire des ponts et des barrages. Il avait la passion des ouvrages d’art pour leur esthétique mais aussi pour ce qu’ils représentaient d’invention et de travail, de promesses d’une vie meilleure pour les populations. Bien avant le livre de Peyrefitte "La Chine s’éveillera", il parlait du courage, de l’intelligence et de l’habileté des travailleurs chinois, vertus qui feraient de la Chine une grande puissance. »
Raymond AubracPendant leur séjour, le couple a hébergé à Soisy le résistant vietnamien Ho Chi Minh pendant six semaines de l’été 1946. Retrouvons Hervé Collet, notre historien local qui nous raconte sur le site de "Valmorency" cet épisode :
« Le président Hô Chi Minh est invité à venir, à Paris, discuter du sort du Viêt-Nam et de l’Indochine. Convié, le 27 juillet, à une réception vietnamienne, dans la roseraie de Bagatelle, Raymond Aubrac est présenté à Hô Chi Minh.
Celui-ci le remercie pour son action très positive à l’égard de ses compatriotes vietnamiens, à Marseille, en 1944, et ils s’en vont bavardant dans les allées de Bagatelle… sur Paris, les souvenirs d’Hô Chi Minh sur le quartier latin… sur son installation… que le président déplore ! dans un palace de l’Étoile, l’hôtel Royal Monceau, mais sans jardin…
Hô Chi Minh, gentiment, s’invite à prendre le thé dans le jardin de Lucie, à Soisy-sur-Montmorency.
Après un thé vert — qu’il apprécie peu — il visite la maison de trois étages… Or, le deuxième étage, avec quatre pièces, est vide ! « Je serais bien mieux ici que dans mon palace du Royal Montceau. »
Par courtoisie, par curiosité et sympathie, Raymond Aubrac devint l’hôte du président Hô Chi Minh, pendant la conférence de Fontainebleau, d’autant qu’il était considéré comme sympathisant actif, "compagnon de route" du Parti Communiste.
De très forts liens d’amitié vont se nouer entre eux, avec l’espoir de la création d’une Union française. »

Hô Chi Minh, Lucie Aubrac et sa fille Pendant ce séjour, Lucie Aubrac met au monde une fille, Elisabeth, et Hô Chi Minh en sera le parrain. Jusqu'à la fin de sa vie, quelles que soient les circonstances, "l'oncle Hô" a envoyé régulièrement lettres et cadeaux aux Aubrac et à sa filleule "Babette".

Enfin, notons que leur maison du 18 avenue de Paris (à l'angle de la rue Carnot) est aujourd'hui propriété d’une société d’ambulances.
D'autre part, la ville de Montmorency a donné en septembre 2011 le nom de Lucie Aubrac à l’ancien Château-Gaillard transformé en espace culturel. La ville de Taverny a baptisé une de ses ronds-points de la Plaine du nom de Raymond Aubrac.

 

En savoir plus
>> Fiches Wikipédia de Raymond Aubrac et Lucie Aubrac
>> Témoignage de Jacqueline Costa-Lascoux, membre du bureau de France terre d'asile

(Info Journal de François : cet article a été mis en ligne en 2017 et mis à jour en mars 2020)

Lucie et Raymond AubracIl y a treize ans (12 mars 2007) Lucie Aubrac nous quittait et, cinq ans plus tard (10 avril 2012), son mari Raymond la rejoignait… L'occasion de rendre hommage à ces deux figures de la Résistance qui ont vécu à Soisy-sous-Montmorency pendant douze années.

Raymond et Lucie Aubrac ont marqué l'Histoire avec leur actions courageuses menées pendant la seconde Guerre Mondiale. Ils ont contribué, entre autres, au développement de "Libération", le mouvement de résistance le plus important en zone sud après le mouvement "Combat" fondé par Henri Frenay.
Souvenons-nous aussi que Lucie a organisé à deux reprises l'évasion de son mari : une première fois à Sarrebourg en 1940 et puis à Lyon en 1943 où quatorze résistants ont réussi à retrouver la liberté lors d'un transfert de prisonniers. N'hésitez pas à revoir le film de Claude Berri "Lucie Aubrac" qui a bien relaté ce coup d'éclat.

Lucie AubracAprès la guerre, le couple a résidé à Soisy-sous-Montmorency de 1946 à 1958.  Raymond Aubrac a confié plus tard que « ces douze années symbolisent pour moi la reconstruction. J'étais chargé du déminage au ministère portant ce nom à Paris, tandis que Lucie enseignait au lycée d'Enghien»
Jacqueline Costa-Lascoux, membre du bureau de "France terre d'asile", décrit lors d'un hommage au couple Aubrac l'ambiance : « Dans le jardin de la maison Soisy-sous-Montmorency, où Lucie invitait ses élèves du Lycée d’Enghien, Raymond Aubrac parlait de ses voyages aux quatre coins du monde pour construire des ponts et des barrages. Il avait la passion des ouvrages d’art pour leur esthétique mais aussi pour ce qu’ils représentaient d’invention et de travail, de promesses d’une vie meilleure pour les populations. Bien avant le livre de Peyrefitte "La Chine s’éveillera", il parlait du courage, de l’intelligence et de l’habileté des travailleurs chinois, vertus qui feraient de la Chine une grande puissance. »
Raymond AubracPendant leur séjour, le couple a hébergé à Soisy le résistant vietnamien Ho Chi Minh pendant six semaines de l’été 1946. Retrouvons Hervé Collet, notre historien local qui nous raconte sur le site de "Valmorency" cet épisode :
« Le président Hô Chi Minh est invité à venir, à Paris, discuter du sort du Viêt-Nam et de l’Indochine. Convié, le 27 juillet, à une réception vietnamienne, dans la roseraie de Bagatelle, Raymond Aubrac est présenté à Hô Chi Minh.
Celui-ci le remercie pour son action très positive à l’égard de ses compatriotes vietnamiens, à Marseille, en 1944, et ils s’en vont bavardant dans les allées de Bagatelle… sur Paris, les souvenirs d’Hô Chi Minh sur le quartier latin… sur son installation… que le président déplore ! dans un palace de l’Étoile, l’hôtel Royal Monceau, mais sans jardin…
Hô Chi Minh, gentiment, s’invite à prendre le thé dans le jardin de Lucie, à Soisy-sur-Montmorency.
Après un thé vert — qu’il apprécie peu — il visite la maison de trois étages… Or, le deuxième étage, avec quatre pièces, est vide ! « Je serais bien mieux ici que dans mon palace du Royal Montceau. »
Par courtoisie, par curiosité et sympathie, Raymond Aubrac devint l’hôte du président Hô Chi Minh, pendant la conférence de Fontainebleau, d’autant qu’il était considéré comme sympathisant actif, "compagnon de route" du Parti Communiste.
De très forts liens d’amitié vont se nouer entre eux, avec l’espoir de la création d’une Union française. »

Hô Chi Minh, Lucie Aubrac et sa fille Pendant ce séjour, Lucie Aubrac met au monde une fille, Elisabeth, et Hô Chi Minh en sera le parrain. Jusqu'à la fin de sa vie, quelles que soient les circonstances, "l'oncle Hô" a envoyé régulièrement lettres et cadeaux aux Aubrac et à sa filleule "Babette".

Enfin, notons que leur maison du 18 avenue de Paris (à l'angle de la rue Carnot) est aujourd'hui propriété d’une société d’ambulances.
D'autre part, la ville de Montmorency a donné en septembre 2011 le nom de Lucie Aubrac à l’ancien Château-Gaillard transformé en espace culturel. La ville de Taverny a baptisé une de ses ronds-points de la Plaine du nom de Raymond Aubrac.

 

En savoir plus
>> Fiches Wikipédia de Raymond Aubrac et Lucie Aubrac
>> Témoignage de Jacqueline Costa-Lascoux, membre du bureau de France terre d'asile

(Info Journal de François : cet article a été mis en ligne en 2017 et mis à jour en mars 2020)


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