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Frédéric Gaillardet, ancien maire du Plessis-Bouchard a défié en duel… Alexandre Dumas ! Une querelle historique.

Publié le : 14-04-2019

Frédéric GaillardetRendez-vous compte : un duel au pistolet entre Alexandre Dumas, le célèbre écrivain et l'auteur Frédéric Gaillardet qui deviendra par la suite maire du Plessis-Bouchard ! Cet affrontement a alimenté les gazettes pendant une cinquantaine d'années.

 

Né en 1808, Frédéric Gaillardet fait des études de droit, devient avocat à la Cour Royale et milite dans la presse en faveur des libertés publiques. Mais en 1832, il change de cap et s'adonne à la littérature et écrit la fameuse pièce de théâtre "La Tour de Nesle" qui sera jouée au théâtre de la Porte Saint-Martin et connaitra un très grand succès avec plus de 700 représentations. Mais le hic se situe dans l'initiative du directeur du théâtre : en effet, avant les premières répétitions, il demande à Alexandre Dumas d'apporter des modifications afin d'améliorer la pièce. Le célèbre écrivain a accepté cette mission en précisant qu'il ne souhaite pas être mentionné au générique du spectacle. Tout semble parfait sauf que… le directeur du théâtre a favorisé les fuites et le nom d'Alexandre Dumas est alors dévoilé.
La Tour de NesleFrédéric Gaillardet aura alors à cœur de défendre la paternité de sa pièce "La Tour de Nesle" en attaquant le directeur du théâtre puis… Alexandre Dumas qui compte insérer la pièce dans la publication de ses "œuvres complètes". La querelle s'amplifie à travers de nombreuses prises de positions des deux protagonistes, publiées dans les revues littéraires. Frédéric Gaillardet s'estime offensé et provoque en duel Alexandre Dumas ! La date est fixée : 17 octobre 1834. Quant au choix des armes, l'auteur des "Trois mousquetaires" souhaitait l'épée mais il n'a pas eu le dernier mot : ce sera un duel au pistolet ! Le rendez-vous a donc eu lieu à Saint-Mandé et les deux hommes ont, chacun leur tour, tiré… et manqué leur cible fort heureusement. Ils ont souhaité ensuite recharger leurs armes mais les témoins ont refusé et ont emporté les pistolets, laissant seuls les deux adversaires qui ont fini de partir chacun de leur côté !
Après cet épisode dramatique, Frédéric Gaillardet a, une nouvelle fois, changé de vie en rejoignant les Etats-Unis pour devenir le rédacteur en chef du "Courrier des États-Unis" qu'il dirigera avec succès jusqu'en 1848.
Alexandre DumasEn effet, Frédéric Gaillardet souhaite absolument participer aux événements de février 1848 qui secouent la France. En juin de la même année, il se présente aux élections pour devenir député de l'Yonne où il est né. Et devinez qui se présente aussi dans cette circonscription ? Un certain… Alexandre Dumas !
L'histoire retiendra que ni l'un ni l'autre sera élu et chacun continuera sa carrière. Alexandre Dumas signera encore de nombreux succès comme "Les Mohicans de Paris" et Frédéric Gaillardet écrira des chroniques aux "Courriers des Etats-Unis" et s'installera au Plessis-Bouchard.
Il sera élu maire de cette ville à deux reprises (de 1860 à 1870 et de 1876 à 1881) mais ne laissera pas une grande empreinte. A noter simplement que sa maison se situait sur le site actuel de l'ensemble "Le Clos Saint-Georges" et qu'aujourd'hui une école élémentaire porte son nom.

Monument en mémoire d'Alexandre DumasImpossible de terminer cet article sans mentionner la réconciliation tardive des deux auteurs. Frédéric Gaillardet l'a relatée dans son dernier livre "L'aristocratie en Amérique", publié en 1883 (après sa mort) : « Dumas, après un long séjour à Naples, venait de rentrer à Paris, quand nous nous rencontrâmes chez le Dr. Véron qui nous avait invités tous les deux à dîner par hasard ou avec intention. En nous trouvant en face l'un de l'autre, Dumas et moi, nous nous tendîmes la main d'un commun mouvement, et l'on but à notre réconciliation. »

Mais l'histoire n'est pas tout à fait terminée… En 1883 est érigée à Paris, sur la place Malesherbes, un monument à la mémoire d'Alexandre Dumas. Et, sur le piédestal de la statue sont inscrites les principales œuvres de l'écrivain et… "La tour de Nesle" est mentionnée ! La veuve et les enfants de Gaillardet ont souhaité que la pièce soit enlevée de la liste mais ils perdent ce dernier procès… Frédéric Gaillardet et Alexandre Dumas peuvent donc se prévaloir de la paternité de cette fameuse "Tour de Nesle" !

Frédéric GaillardetRendez-vous compte : un duel au pistolet entre Alexandre Dumas, le célèbre écrivain et l'auteur Frédéric Gaillardet qui deviendra par la suite maire du Plessis-Bouchard ! Cet affrontement a alimenté les gazettes pendant une cinquantaine d'années.

 

Né en 1808, Frédéric Gaillardet fait des études de droit, devient avocat à la Cour Royale et milite dans la presse en faveur des libertés publiques. Mais en 1832, il change de cap et s'adonne à la littérature et écrit la fameuse pièce de théâtre "La Tour de Nesle" qui sera jouée au théâtre de la Porte Saint-Martin et connaitra un très grand succès avec plus de 700 représentations. Mais le hic se situe dans l'initiative du directeur du théâtre : en effet, avant les premières répétitions, il demande à Alexandre Dumas d'apporter des modifications afin d'améliorer la pièce. Le célèbre écrivain a accepté cette mission en précisant qu'il ne souhaite pas être mentionné au générique du spectacle. Tout semble parfait sauf que… le directeur du théâtre a favorisé les fuites et le nom d'Alexandre Dumas est alors dévoilé.
La Tour de NesleFrédéric Gaillardet aura alors à cœur de défendre la paternité de sa pièce "La Tour de Nesle" en attaquant le directeur du théâtre puis… Alexandre Dumas qui compte insérer la pièce dans la publication de ses "œuvres complètes". La querelle s'amplifie à travers de nombreuses prises de positions des deux protagonistes, publiées dans les revues littéraires. Frédéric Gaillardet s'estime offensé et provoque en duel Alexandre Dumas ! La date est fixée : 17 octobre 1834. Quant au choix des armes, l'auteur des "Trois mousquetaires" souhaitait l'épée mais il n'a pas eu le dernier mot : ce sera un duel au pistolet ! Le rendez-vous a donc eu lieu à Saint-Mandé et les deux hommes ont, chacun leur tour, tiré… et manqué leur cible fort heureusement. Ils ont souhaité ensuite recharger leurs armes mais les témoins ont refusé et ont emporté les pistolets, laissant seuls les deux adversaires qui ont fini de partir chacun de leur côté !
Après cet épisode dramatique, Frédéric Gaillardet a, une nouvelle fois, changé de vie en rejoignant les Etats-Unis pour devenir le rédacteur en chef du "Courrier des États-Unis" qu'il dirigera avec succès jusqu'en 1848.
Alexandre DumasEn effet, Frédéric Gaillardet souhaite absolument participer aux événements de février 1848 qui secouent la France. En juin de la même année, il se présente aux élections pour devenir député de l'Yonne où il est né. Et devinez qui se présente aussi dans cette circonscription ? Un certain… Alexandre Dumas !
L'histoire retiendra que ni l'un ni l'autre sera élu et chacun continuera sa carrière. Alexandre Dumas signera encore de nombreux succès comme "Les Mohicans de Paris" et Frédéric Gaillardet écrira des chroniques aux "Courriers des Etats-Unis" et s'installera au Plessis-Bouchard.
Il sera élu maire de cette ville à deux reprises (de 1860 à 1870 et de 1876 à 1881) mais ne laissera pas une grande empreinte. A noter simplement que sa maison se situait sur le site actuel de l'ensemble "Le Clos Saint-Georges" et qu'aujourd'hui une école élémentaire porte son nom.

Monument en mémoire d'Alexandre DumasImpossible de terminer cet article sans mentionner la réconciliation tardive des deux auteurs. Frédéric Gaillardet l'a relatée dans son dernier livre "L'aristocratie en Amérique", publié en 1883 (après sa mort) : « Dumas, après un long séjour à Naples, venait de rentrer à Paris, quand nous nous rencontrâmes chez le Dr. Véron qui nous avait invités tous les deux à dîner par hasard ou avec intention. En nous trouvant en face l'un de l'autre, Dumas et moi, nous nous tendîmes la main d'un commun mouvement, et l'on but à notre réconciliation. »

Mais l'histoire n'est pas tout à fait terminée… En 1883 est érigée à Paris, sur la place Malesherbes, un monument à la mémoire d'Alexandre Dumas. Et, sur le piédestal de la statue sont inscrites les principales œuvres de l'écrivain et… "La tour de Nesle" est mentionnée ! La veuve et les enfants de Gaillardet ont souhaité que la pièce soit enlevée de la liste mais ils perdent ce dernier procès… Frédéric Gaillardet et Alexandre Dumas peuvent donc se prévaloir de la paternité de cette fameuse "Tour de Nesle" !


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1 commentaire(s)

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TARDIF gérard - Il y a 3 mois
Cet intéressant article se termine par quelques éléments historiques sur la place du Général Catroux (ex place Malesherbes depuis 1977).Permettez moi, pour avoir vécu dans ce quartier toute mon enfance quelques compléments d'information:
La place Malesherbes s’est appelée antérieurement place des Trois Dumas pour avoir accueilli,d'abord en 1883, la statue d'Alexandre Dumas père par Gustave Doré. Son socle est orné, sur sa face principale, d'un groupe en bronze représentant des lecteurs feuilletant un de ses livres, allégorie de la Lecture. Dumas est assis, la plume à la main, en robe de chambre, attributs traditionnels du génie littéraire en action. Sur la face postérieure du monument, se tient d'Artagnan, l'épée hors du fourreau, un de ses immortels héros de fiction.
Puis en 1906 le monument à Alexandre Dumas fils du sculpteur René de Saint-Marceaux érigé en 1906; Alexandre Dumas fils est l'un des premiers écrivains à habiter dans la plaine Monceau, lieu privilégié des peintres, acteurs et musiciens.Il est représenté en costume de travail, dominant un socle autour duquel gravite un groupe de figures symboliques. Ces dernières illustrent des émotions féminines : la Douleur, la Résignation et la Jeunesse.L'écrivain tient à la main un stylet s'apprêtant à noter ses pensées. Ses pièces principales sont inscrites sur un côté du piédestal du monument : la Dame aux camélias, l'Étrangère, Denise, l'Ami des femmes (1864) le Demi-monde (1855).
Alexandre Dumas fils vécût dans un hôtel particulier situé au 98, avenue de Villiers, dans le jardin duquel il avait installé un chalet de travail de style alsacien, acheté à l'Exposition Universelle de 1878.
Enfin, en 1912 celle du général Thomas Alexandre Dumas (qui sera fondue sous l'occupation allemande en 1942)et remplacée par une statue dénommée "fers" inaugurée le 4 avril 2009 et réalisée par le plasticien Driss Sans-Arcidet; il représente des fers d’esclaves brisés de plus de cinq mètres de haut, pesant plusieurs tonnes.
A noter aussi sur cette place Le Monument à Sarah Bernhardt, du sculpteur François-Léon Sicard (1926); il représente l'actrice dans le rôle-titre de Phèdre de Racine. Elle avait un hôtel au bout de la place, à l'angle de l'avenue de Villiers et de la rue Fortuny.
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