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Eyvind Johnson : le prix Nobel de littérature a vécu à Saint-Leu-la-Forêt !

Publié le : 11-03-2019

Eyvind JohnsonEn 1974, l'auteur suédois Eyvind Johnson a reçu la plus prestigieuse récompense : le Prix Nobel de littérature. Soyons honnêtes : ce n'est pas le plus connu des écrivains distingués mais il a marqué la ville de Saint-Leu-la-Forêt en résidant dans la ville pendant trois années. Retour sur cet épisode.

Plongeons-nous d'abord sur la fiche Wikipédia d'Eyvind Johnson pour apprendre qu'il est né en 1900 en Suède dans une famille modeste. Dès 14 ans, il commence à travailler avant de se retrouver au chômage après le Première Guerre mondiale. Sensible à la misère, il s'engage alors dans le syndicalisme. Il s'installe ensuite en 1921 à Berlin et publie un premier recueil de nouvelles et un roman anticapitaliste "Timans et la justice"
Peu après, il revient en France et laissons nos amis de l'association "Les Amis de la médiathèque de Saint-Leu" nous raconter sa venue imprévue à Saint-Leu-la-Forêt : « Eyvind Johnson rencontre Aase Christoffersen, une Norvégienne qui lui donne des cours d'Anglais. En rendant visite à une famille d'artistes britanniques résidant à Saint-Prix et les trouvant absents, ils poursuivent leur escapade par la forêt jusqu'à Saint-Leu. C'est le coup de foudre pour Sant-Leu et signent un bail au 2 rue de Boissy dans un modeste appartement sous les combles au 3e étage. Ils se marieront à Saint Leu le 20 décembre 1927 et leur fils Tore naîtra le 3 janvier 1928. Ce dernier deviendra un photographe d'art de renom. »
immeuble à Saint-Leu où Eyvind Johnson résida.C'est donc à Saint-Leu-la-Forêt que Johnson a écrit ses romans "Ville des ténèbres" en 1927 qui évoque son lieu de naissance et "Lettres recommandées" en 1928 dont l'intrigue se déroule à Paris. Les spécialistes littéraires disent que, dans ses ouvrages, on retrouve les influences de Marcel Proust et André Gide.
Le couple quittera Saint-Leu en 1930 et Eyvind Johnson poursuivra une carrière d'écrivain engagé. Il se fera remarquer en devenant au fil des ans une référence en prodiguant un regard avisé sur le monde qui l'entoure.
C'est ainsi que, durant le deuxième conflit mondial, il s'engagera contre les dictatures et ne sera pas tendre avec la politique de neutralité suédoise.
Sa carrière prendra encore plus d'ampleur lorsqu'il rejoint l'Académie suédoise en 1957. Et c'est deux ans avant sa mort (1974) qu'il recevra enfin le fameux Prix Nobel de littérature
Reconnaissons donc que Eyvind Johnson a effectué une belle carrière d'écrivain et, en guise de clin d'œil, notons enfin qu'il n'a pas oublié la France et ses célèbres romanciers. En effet, il a traduit en suédois les ouvrages de Gustave Flaubert, Anatole France, Jules Verne, Albert Camus et Jean-Paul Sartre !

Plaque historique située sur le mur de l'immeuble.

Eyvind JohnsonEn 1974, l'auteur suédois Eyvind Johnson a reçu la plus prestigieuse récompense : le Prix Nobel de littérature. Soyons honnêtes : ce n'est pas le plus connu des écrivains distingués mais il a marqué la ville de Saint-Leu-la-Forêt en résidant dans la ville pendant trois années. Retour sur cet épisode.

Plongeons-nous d'abord sur la fiche Wikipédia d'Eyvind Johnson pour apprendre qu'il est né en 1900 en Suède dans une famille modeste. Dès 14 ans, il commence à travailler avant de se retrouver au chômage après le Première Guerre mondiale. Sensible à la misère, il s'engage alors dans le syndicalisme. Il s'installe ensuite en 1921 à Berlin et publie un premier recueil de nouvelles et un roman anticapitaliste "Timans et la justice"
Peu après, il revient en France et laissons nos amis de l'association "Les Amis de la médiathèque de Saint-Leu" nous raconter sa venue imprévue à Saint-Leu-la-Forêt : « Eyvind Johnson rencontre Aase Christoffersen, une Norvégienne qui lui donne des cours d'Anglais. En rendant visite à une famille d'artistes britanniques résidant à Saint-Prix et les trouvant absents, ils poursuivent leur escapade par la forêt jusqu'à Saint-Leu. C'est le coup de foudre pour Sant-Leu et signent un bail au 2 rue de Boissy dans un modeste appartement sous les combles au 3e étage. Ils se marieront à Saint Leu le 20 décembre 1927 et leur fils Tore naîtra le 3 janvier 1928. Ce dernier deviendra un photographe d'art de renom. »
immeuble à Saint-Leu où Eyvind Johnson résida.C'est donc à Saint-Leu-la-Forêt que Johnson a écrit ses romans "Ville des ténèbres" en 1927 qui évoque son lieu de naissance et "Lettres recommandées" en 1928 dont l'intrigue se déroule à Paris. Les spécialistes littéraires disent que, dans ses ouvrages, on retrouve les influences de Marcel Proust et André Gide.
Le couple quittera Saint-Leu en 1930 et Eyvind Johnson poursuivra une carrière d'écrivain engagé. Il se fera remarquer en devenant au fil des ans une référence en prodiguant un regard avisé sur le monde qui l'entoure.
C'est ainsi que, durant le deuxième conflit mondial, il s'engagera contre les dictatures et ne sera pas tendre avec la politique de neutralité suédoise.
Sa carrière prendra encore plus d'ampleur lorsqu'il rejoint l'Académie suédoise en 1957. Et c'est deux ans avant sa mort (1974) qu'il recevra enfin le fameux Prix Nobel de littérature
Reconnaissons donc que Eyvind Johnson a effectué une belle carrière d'écrivain et, en guise de clin d'œil, notons enfin qu'il n'a pas oublié la France et ses célèbres romanciers. En effet, il a traduit en suédois les ouvrages de Gustave Flaubert, Anatole France, Jules Verne, Albert Camus et Jean-Paul Sartre !

Plaque historique située sur le mur de l'immeuble.


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